Livres de l'éditeur le Flibustier - Librairie Plume(s)
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Plume(s) est une toute jeune petite librairie, qui a ouvert le 1er avril 2008 - non, ce n’était pas un poisson.

Nous voulons proposer des documents qu’on ne trouve habituellement pas à Millau, et proposer aussi un espace de convivialité.

Vous y trouverez des livres, des dvd, des revues sur les thèmes de l’écologie, de l’alter-mondialisme, de la non-violence,... mais aussi des livres maternité et jeunesse, jardinage, cuisine, construction écologique, ou d’autres qui nous ont plu,
ainsi que thé, café, chocolat et jus de fruits bio-équitables,
et aussi un accès internet,
le tout dans la bonne humeur ...

Régulièrement nous organisons des projections vidéo.

le Flibustier


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x 11 17 138 p. L’action directe suivi de Le Sabotage T Pouget Emile essai syndicalisme 2009 20/04/09 9782918156017 le Flibustier Politique et société -entreprises, travail, syndicalisme 11,00 € 11.00 épuisé
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Publié vers 1904, L’Action directe d’Émile Pouget est un appel à l’union et à la lutte des travailleurs contre l’exploitation capitaliste. Rejetant tout transfert de pouvoir à une quelconque autorité, à un quelconque parti, l’auteur les invite à s’organiser eux-mêmes pour résister et renverser la minorité possédante qui les « emploie ». Car c’est sûr le terrain même de l’exploitation — dans les usines, dans les ateliers, dans les bureaux — que doit se conduire la révolution sociale. Ce n’est que par un combat direct et quotidien, un combat de détails d’abord mais visant à la transformation radicale du système de production par l’abolition du salariat, que les travailleurs pourront enfin se réapproprier leur travail et n’être plus les instruments de l’enrichissement personnel de quelques-uns.

Le Sabotage, paru vers 1910, constitue en quelque sorte le prolongement par l’exemple de l’appel lancé dans L’Action directe. Car il est une des formes (avec, entre autres, le boycott et la grève) que celle-ci peut prendre. Émile Pouget nous en retrace l’histoire et, à travers de nombreux exemples pris en Europe et aux États-Unis, nous indique les diverses manières de l’appliquer selon les situations. Reprenant l’idée capitaliste selon laquelle le travail n’est qu’une marchandise, cette méthode de résistance se fonde sur un principe simple : « À mauvaise paye, mauvais travail ! » Elle consiste alors à agir sur la production, en ralentissant son rythme ou en influant sur sa qualité, pour toucher le patronat là où c’est le plus douloureux pour lui : ses bénéfices.

x 11 17 98 p. Les lois scélérates de 1893-1894 T Pouget Emile et Pressensé (de) Francis essai politique 2008 15/12/08 9782918156000 le Flibustier Politique et société 11,00 € 11.00 présent à Plume(s)
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En mars 1892, l’anarchiste Ravachol fait exploser un immeuble parisien boulevard Saint-Germain. Ce n’est certes pas le premier attentat anarchiste en France, mais il inaugure une vaste série qui, en décembre 1893, touche directement le pouvoir politique : une bombe est jetée par Auguste Vaillant au sein de l’Assemblée en pleine séance des députés. Ainsi pris pour cible, le gouvernement fait alors adopter immédiatement deux lois graves, qui remettent profondément en question les libertés acquises : la première de ces lois concerne la presse et condamne d’emprisonnement toute déclaration considérée comme une apologie des attentats ou une provocation à en commettre, même lorsque cette provocation n’est pas suivie d’effet ; la deuxième loi définit toute « entente établie dans le but de préparer ou de commettre des crimes contre les personnes ou les propriétés » comme une association de malfaiteurs, condamnable des travaux forcés et de la relégation. Mais les attentats continuèrent et, en juillet 1894, le président de la République lui-même, Sadi Carnot, est assassiné. Une troisième loi est alors aussitôt votée, renforçant encore la répression contre toute forme de propagande anarchiste. Ce sont ces trois lois que les anarchistes et, plus largement, les socialistes révolutionnaires désignèrent sous le terme de « lois scélérates ».

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ISBN 978-2-918156-00-0

Parution : 15 décembre 2008

11 x 17 cm, 98 p., 11 euros

Publié en 1899 et jamais réédité depuis, l’ouvrage sur Les Lois scélérates de 1893-1894 que nous publions ici analyse en trois textes l’esprit de ces lois d’abord, la manière dont elles furent adoptées et finalement imposées par le gouvernement ensuite, et enfin les condamnations auxquelles elles donnèrent lieu. Reprenant les faits eux-mêmes de l’histoire de ces lois, ces textes mettent clairement en lumière la façon dont le pouvoir politique et juridique a profité de la menace anarchiste pour promulguer et appliquer des lois destinées à réprimer toute contestation révolutionnaire, au mépris des principes fondamentaux de la République et de l’État de droit.

En nous montrant ainsi dans le détail comment un gouvernement élu peut exploiter l’émotion suscitée par certains événements pour se doter de lois liberticides, ce livre constitue aussi une dénonciation rigoureuse des manipulations et abus du pouvoir face à l’opposition politique et à la société civile. Une leçon précieuse en ce début de XXIe siècle, où la « lutte contre le terrorisme » et la « sécurité des citoyens » sont devenues les arguments inespérés des gouvernements occidentaux pour renforcer le contrôle des citoyens au mépris des libertés individuelles.

x 11 17 168 p. L’État, son rôle historique T Kropotkine Piotr essai politique 2009 01/12/09 9782918156024 le Flibustier Politique et société 11,00 € 11.00 prochainement à Plume(s) ?
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Dans les quatre textes que nous regroupons ici (L’État, son rôle historique, L’Organisation de la vindicte appelée Justice, La Loi et l’Autorité et Les Droits politiques), Pierre Kropotkine entreprend une critique sans appel de l’État et de ses institutions. Dissipant l’illusion selon laquelle les hommes auraient librement consenti à s’en remettre à un pouvoir supérieur, seul moyen pour eux de se préserver d’une inévitable guerre de tous contre tous, l’auteur dénonce la structure étatique comme une organisation sociale fondée dans son essence même sur la domination. Substituant au principe fédératif de la libre initiative et de la libre entente, qui a prévalu pendant des siècles, le principe de la soumission à l’autorité, l’État centralise aux mains d’une minorité richesses et pouvoirs. Dès lors, la loi et les institutions qui la protègent — police, tribunaux, prisons —, prétendant garantir le droit des individus et les protéger de leurs semblables, se révèlent n’être que les instruments par lesquels le pouvoir conserve ses privilèges et maintient son autorité. L’égalité sociale, en ce sens, et l’émancipation des classes dominées ne sauront passer par l’appareil étatique, quelles que soient la forme de son gouvernement et l’idéologie au pouvoir. Ce n’est au contraire qu’en se libérant de l’État, en démantelant cette centralisation hiérarchisée et en renouant avec l’esprit communaliste et libertaire d’auto-organisation et de libre fédération que les hommes parviendront à réaliser une révolution sociale authentique.
x 11 17 224 p. Les bandits tragiques T Meric Victor récit anarchisme 2010 03/04/10 9782918156031 le Flibustier Politique et société 11,00 € 11.00 prochainement à Plume(s) ?
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Paru en 1926, Les Bandits tragiques raconte l’histoire de la bande à Bonnot, une poignée d’hommes encore jeunes lancés dans une épopée sanglante qui ne les conduira nulle part. L’auteur y relate dans le détail chaque épisode de leur course folle, examine leurs personnalités et revient sans indulgence sur le journal dont ils faisaient partie, L’Anarchie, porte-voix des individualistes fondé en 1905 par Albert Libertad. Il dépeint les théories illégalistes que l’on y défendait volontiers, selon lesquelles vol et fausse monnaie, en tant que réappropriation des biens acquis sur la base de l’exploitation sociale, étaient élevés au rang d’actes révolutionnaires. Il raconte enfin comment ces hommes, ces « en-dehors », refusant leur avenir tracé d’esclaves salariés, voulaient vivre en anarchistes ici et maintenant, sans attendre une hypothétique Révolution.

Mais l’aventure des bandits tragiques est surtout, pour Victor Méric, l’occasion de dénoncer le rouleau compresseur répressif qui s’est abattu sur les membres de L’Anarchie, et tout particulièrement sur Eugène Dieudonné. S’appuyant sur le seul témoignage d’un garçon de recette attaqué par la bande, la police l’accusa d’être l’un des agresseurs. Et malgré l’authentique alibi dont disposait l’accusé, malgré les multiples déclarations des véritables auteurs de l’attaque, il fut déclaré coupable et condamné à la peine de mort. On ne l’exécuta certes pas, sa peine ayant été au dernier moment commuée en travaux forcés à perpétuité. Mais il paya au prix fort sa proximité avec les bandits tragiques, en demeurant au bagne pendant plus de dix ans.

x 11 17 98 p. Le suffrage universel
et le problème de la souveraineté du peuple
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Brousse Paul essai politique 2010 11/10/10 9782918156048 le Flibustier Politique et société 9,00 € 9.00 prochainement à Plume(s) ?
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Le Suffrage universel et le problème de la souveraineté du peuple, publié par Paul Brousse en 1874, propose une critique radicale de la démocratie représentative en dénonçant la réduction de la souveraineté populaire au droit de vote accordé à tous. On prétend, nous dit-il, que puisque le peuple a le droit de voter, il est souverain. Certes, il ne gouverne pas lui-même, mais il désigne par les urnes ceux qui le représenteront et accompliront sa volonté. Mais qu’est-ce que « la volonté du peuple », demande Paul Brousse ? Que recouvre ce mot sur lequel se hissent les gouvernements ? Un peuple est toujours constitué de volontés individuelles, et celle que dégage le suffrage n’est jamais, au mieux, que la volonté d’une majorité ponctuelle. Aussi la représentation électorale du peuple, fondement de nos démocraties, est-elle une illusion. Mais cette illusion, poursuit-il, est en outre un piège pour le peuple. Car si le principe du suffrage contraint certes la minorité dirigeante à composer avec les électeurs, il forme aussi pour elle un garde-fou efficace qui la prévient des révolutions. C’est d’ailleurs pour cela que Paul Brousse condamne a priori tout effort de se constituer en parti d’opposition. L’opposition parlementaire, même sincère, nourrit inéluctablement le parti au pouvoir. Elle l’avertit des risques de soulèvements et offre au mécontentement populaire un exutoire inoffensif. Si l’on souhaite réellement que le peuple se gouverne, alors laissons-le agir. Laissons les individus s’organiser seuls, en associations, en corps de métiers, et ne leur imposons pas une démocratie creuse où leur souveraineté se résume simplement à déposer un bulletin de vote. Cette remise en cause de la représentation populaire par les urnes, on le voit, est plus que jamais d’actualité. Car depuis plus d’un siècle et demi que le suffrage universel a été instauré en France, il ne semble pas que le peuple soit tellement représenté.
x 18,5 12 288 p. La cendre et les étoiles
Chronique d’une révolution sociale
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Rampeau Cédric roman alternatives 2011 14/02/11 9782918156055 le Flibustier Littérature 16,00 € 16.00 prochainement à Plume(s) ?
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« Jusqu’ici tout allait bien pour moi ; j’étais comme vous, ponctuel, discipliné, accommodant ; les désastres de la planète, le sacrifice du tiers-monde, ça m’embêtait bien un peu mais bon, ça a toujours été comme ça. Le monde marche depuis longtemps sur la tête mais tant que ce n’était pas sur la mienne… Les grands dirigeants se goinfrent de plus en plus mais je ne pensais pas qu’un jour ça aurait quelque chose à voir avec moi. Golden parachutes, stock-options, bonus, golden hello… ouais, bon, on a bien fini par s’y faire, on peut blaguer avec ça…

Et puis vlan ! Compression de personnel ! Putain ! la crise m’a surpris en pantoufles en train de regarder la télé ! Me voilà licencié ! Jeté à la porte comme un Kleenex !

D’un seul coup je suis de ceux qui paieront les violons du bal sans jamais avoir été invité à la fête ! Et ça va durer combien de temps cette plaisanterie ? »

Ecrit en 2009, ce roman nous projette quelques années plus tard, en 2012.

La crise économique continue ses ravages — licenciements massifs, délocalisations, plans d’austérité... — et le peuple n’en finit pas de payer. Mais ils sont quelques-uns, hommes et femmes, à ne plus vouloir jouer à ce jeu de dupes où les bénéfices sont privés et les pertes publiques. Rejetant toutes les institutions, ils construiront alors leur propre système avec ses entreprises, ses centres de soins, ses universités populaires, etc., tout un univers autogéré fondé sur la gratuité des échanges et l’autonomie de chacun.

x 12 18,5 176 p. Le monde est plein de frites et de télévisions aquatiques T Électrophone nouvelles 2011 13/05/11 9782918156062 le Flibustier Les inédits Littérature 13,00 € 13.00 sur commande ?
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Cette rivière, c’est ma fiançée, j’la love, m’écriai-je, effervescent comme une danseuse des petits rats. Coucou, je n’ai pas le temps de descendre te voir, ma chérie, une autre fois !

Je me sentais foufou, une âme de trottinette, une âme chante sous la pluie et sifflotante. Je me gavais des couleurs incessamment changeantes, comme toujours à l’aurore.

Je montais la sauce tout seul. Tout neuf, je gueulai : Philo ! Coloriage ! Non-violence ! Les mamelles de la révolution moderne ! Hé, madame la vache laitière, c’est ça la vie ? L’audimat, le ménage, les enfants, les grille-pain, se réfugier dans la consommation effrénée, la normalité, le travail ? C’est ça la vie, c’est ça ?… Les porte-bonheur, le courrier rose du cœur, et des clodos partout, accrochés à leurs cartons ? Est-ce cela, la vie extraordinaire que nous attendions tous ?

En dix nouvelles, « contes pour grands enfants », Électrophone nous plonge dans un univers exalté où l’écume du quotidien bouillonne de poésie. À travers une écriture imprégnée de rock et de fantaisie hallucinatoire, il fait pétiller l’ordinaire pour en exprimer la magie.

x 11 17 150 p. La ligue contre la bêtise
et autres fantaisies théâtrales
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Roorda Henri théâtre humour 2012 11/01/12 9782918156079 le Flibustier Littérature -théâtre 11,00 € 11.00 prochainement à Plume(s) ?
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Méconnu aujourd’hui, Henri Roorda, sous le pseudonyme de Balthasar, était un grand humoriste. Et quoi de mieux que l’humour pour parler de la faiblesse humaine ? Car c’est là l’objet de ces quatre courtes pièces de théâtre qu’il écrivit à la fin de sa vie et que nous regroupons aujourd’hui en recueil : Le Silence de la bonne, Un amoureux, Un beau divorce et La Ligue contre la Bêtise. Dans chacune de ces pièces, nous voyons des hommes emplis de belles et grandes idées sur l’amour, les relations sociales et le bonheur de l’humanité, chercher à les mettre en pratique et se heurter aux conventions sociales, aux opinions divergentes et à leurs propres contradictions. Cela aurait pu donner lieu à des drames, des tragédies. Mais l’auteur préfère s’en amuser, et nous en amuser avec lui. La dérision est souvent le meilleur remède contre le désabusement, le seul antidote efficace contre le désespoir. Aussi Roorda prend-il le parti d’en rire, et de nous réjouir du ridicule de ses personnages.

Mais son regard moqueur est bien loin du cynisme et de la moralisation. Son rire est toujours tendre et bienveillant, car il sait qu’il n’est lui-même pas meilleur que ces hommes et ces femmes qu’il met en scène. Leur naïveté est finalement la nôtre, et quand nous rions d’eux nous rions de nous-mêmes. La simplicité, l’humilité et la conscience claire de la faiblesse humaine sont sans doute ce qui caractérise le mieux le style et l’esprit de Henri Roorda. Comme il le dit lui-même : « J’ai d’excellentes raisons pour ne pas enseigner la morale à mes contemporains. Je suis tout au plus tenté de leur dire : Ayez pitié des hommes, car ils errent sur une planète où la vie est difficile. Ayez autant d’indulgence pour leurs faiblesses que pour les vôtres. Et, surtout, n’imitez pas ces Purs qui sont contents d’eux-mêmes parce que, du matin au soir, ils marinent dans la vertu et qui, pour cela, sont un peu trop sûrs de leur supériorité sur autrui » (« Réponse à celle qui n’a pas compris », Gazette de Lausanne, février 1924).