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  • La libraithèque ’le droit à la paresse’, librairie et bibliothèque associative et militante, une adresse indispensable dans le Lot.
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Calmann-Lévy


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x 14 21,5 302 p. François Mitterrand et la guerre d’Algérie T Stora Benjamin et Malye François essai guerre d Algérie 2010 13/10/10 9782702140802 Calmann-Lévy Politique et société -histoire 22,40 € 22.40 sur commande ?
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Une enquête passionnante sur le dernier tabou du mitterrandisme

ler novembre 1954, l’Algérie s’embrase.

En tant que ministre de l’Intérieur, François Mitterrand se retrouve au coeur de la tourmente. Pas question pour lui, ni d’ailleurs pour la majeure partie de la classe politique, d’envisager l’indépendance de ces départements français. Il tente en revanche d’imposer des réformes sociales. Devenu ministre de la Justice du gouvernement socialiste de Guy Mollet, il reste un homme d’ordre, fidèle à la politique répressive qui s’installe.

La guillotine en devient une des armes. Quand François Mitterrand quitte la place Vendôme à la fin du mois de mai 1957, quarante-cinq condamnés à mort ont été guillotinés en seize mois. Comment celui qui, vingt-cinq ans plus tard, abolira la peine de mort peut-il accepter l’exécution des militants algériens ? Comment expliquer le silence autour de cet épisode noir de la carrière du futur président de la République ? Ce livre montre que François Mitterrand n’a pas été au rendez-vous de la décolonisation algérienne.

Nourri de documents et de témoignages inédits, il est le fruit d’un long et méticuleux travail mené par un journaliste et un historien. Evoquant cette période plusieurs décennies plus tard, le président fera cet aveu : " J’ai commis au moins une faute dans ma vie, celle-là ".

x 15 23 257 p. Guyane française : L’or de la honte T May Axel doc société 2007 26/09/07 9782702137031 Calmann-Lévy International -Amériques 21,90 € 21.90 manquant sans date, mais encore disponible à Plume(s)
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Imaginez une terre couverte d’une majestueuse forêt tropicale et à la biodiversité exceptionnelle, où des milliers de chercheurs d’or clandestins viennent défier l’État, la violence et le paludisme, avec l’espoir de faire fortune. Ce lieu des extrêmes est le plus vaste des départements français, et pourtant, en métropole, il ne suscite qu’une indifférence quasi générale. En Guyane, morceau de France perdu dans l’immensité du continent sud-américain, la soif de l’or cause des ravages sociaux, sanitaires et environnementaux. Empoisonneurs d’Amérindiens, pilleurs de ressources, dévastateurs de jungle : ces orpailleurs clandestins originaires de régions défavorisées du Brésil, les garimpeiros, font l’objet des pires accusations. Leur loi ? Celle des armes. En creusant des fosses béantes, ils libèrent l’or qu’ils récupèrent par amalgamation avec du mercure. Tant pis pour la forêt éventrée, tant pis pour la santé des populations contaminées par le mercure, tant pis pour le climat d’insécurité qu’ils créent. De leur côté, la minorité des opérateurs miniers déclarés, pas toujours irréprochables, essaient de s’organiser et de donner une meilleure image de la profession, tandis que les gendarmes, dotés de moyens insuffisants, tentent de rétablir l’ordre républicain. Le drapeau français flotte sur une terre moribonde. Les pouvoirs publics finiront-ils par réagir comme il se doit ? Axel May a parcouru la Guyane pendant plusieurs mois, en pirogue, sur les pistes et par les airs, de Cayenne à Saint-Laurent-du-Maroni et des bords de l’Oyapock aux profondeurs de la forêt, pour rencontrer et faire parler les protagonistes de cette terrible histoire. Il en a tiré un récit vivant et implacable sur la Guyane d’aujourd’hui.


x14 mm

x 15 24 500 p. Le jeune Staline T Montefiore Simon Sebag biographie URSS 2008 31/08/08 9782702139264 Calmann-Lévy Littérature 26,30 € 26.30 présent à Plume(s)
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Comment devient-on Staline ? Né pauvre, ce garçon séducteur et dangereux s’essaye à la poésie romantique, se prépare à entrer dans les ordres, mais trouve sa vocation dans l’action révolutionnaire. À la fois intellectuel, gangster et terroriste, le jeune Staline avait tout pour se forger un destin hors du commun dans la Russie de 1917 : peu de scrupules et un énorme appétit de vie et de pouvoir.

En s’appuyant sur dix ans de recherches, en particulier dans des fonds d’archives récemment ouverts en Géorgie et à Moscou, ainsi que sur les Mémoires de nombreux acteurs et témoins de l’époque, Simon Sebag Montefiore décape le vernis de la mythologie révolutionnaire. Il montre comment la rencontre, chez le jeune Staline, du banditisme caucasien, d’une paranoïa extrême et d’une idéologie impitoyable lui permit de conquérir le Kremlin et l’URSS et fit de lui un des dictateurs les plus sanguinaires de l’histoire.

Sont exposés ici ses liens ambigus avec la police secrète tsariste, ses nombreuses conquêtes féminines, ses innombrables crimes et délits, mais aussi le rôle qu’il joua dans la naissance du parti bolchevique et dans la révolution d’Octobre. On comprend mieux la question des nationalités, les luttes d’influence et la guerre idéologique, puis exterminatrice, entre bolcheviks et mencheviks avant et pendant la Révolution de 1917. Se trouvent aussi éclairées d’un jour nouveau ses relations avec Lénine, qu’il impressionna tant que celui-ci en fit, avec Trotski, son principal homme de main, avant de mesurer, trop tard, le danger qu’il représentait.

Le Jeune Staline est à la fois une fascinante préhistoire de l’URSS et le portrait saisissant d’un tyran en jeune homme.

Grand prix de la biographie politique 2008

x 14 21 225 p. les sandales blanches T Bellaribi Malika témoignage banlieues 2008 08/10/08 9782702138267 Calmann-Lévy Littérature 19,90 € 19.90 présent à Plume(s)
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Faire une carrière de mezzo-soprano qui vous porte à la présidence du jury de présélection de l’Eurovision, voilà qui n’est déjà pas à la portée de tout le monde.
Mais connaître un tel succès quand on est né dans un bidonville à Nanterre, voilà qui est proprement stupéfiant, tant on imagine nombreux et dissuasifs les obstacles à surmonter.

C’est peu dire, en effet, que rien ne prédestinait Malika Bellaribi à suivre ce parcours exceptionnel. Née dans ce "quart-monde" à la périphérie de Paris dénoncé par l’abbé Pierre, grandie tant bien que mal dans une famille nombreuse aux parents indifférents, Malika est victime d’un très grave accident qui la force à passer des années à l’hôpital et en rééducation dès sa plus tendre enfance.

Mais à quelque chose ce malheur est bon. Loin de son univers familial, soignée par des religieuses bienveillantes, Malika se trouve, et découvre la musique : celle des chants religieux qui emplissent, chaque dimanche, la chapelle de l’hôpital. La musique : c’est, la petite fille le sent, la voie du salut et du bonheur.

Il lui faudra endurer encore bien des humiliations et des vicissitudes, y compris une tentative de mariage forcé en Algérie, avant d’oser défier les règles de sa communauté. Elle décidera de choisir librement sa vie, son amour, et sa religion.

Mais la réussite de Malika ne se borne pas à cette prouesse déjà exemplaire. A peine son nom commence-t-il à être connu qu’elle songe à faire profiter les autres de ce qu’elle a appris et à partager la joie que lui procure le chant lyrique. Elle crée en banlieue des ateliers de chant qui s’appuient sur une pédagogie utilisant la mémoire corporelle, les cinq sens, la créativité des jeunes, les relations affectives, les règles de groupe, les tabous. Malika n’a pas oublié d’où elle venait.

x 15 23 270 p. Robe de marié T Lemaitre Pierre roman 2009 07/01/09 9782702139752 Calmann-Lévy Littérature 17,25 € 17.25 sur commande ?
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Evidemment, je m’y attendais puisque j’en suis l’auteur mais à ce point-là ! Quelle vision, c’est à peine croyable. Son mari n’est plus que l’ombre de lui-même. Les vertèbres ont dû être salement touchées. Il doit maintenant peser dans les quarante-cinq kilos. Il est tassé dans son fauteuil, sa tête est maintenue à peu près droite par une minerve. Son regard est vitreux, son teint jaune comme un coing. Et il est tout à fait conscient. Pour un intellectuel, ça doit être terrible.

Quand on pense que ce type n’a pas trente ans, on est effaré. Quant à elle, elle pousse le fauteuil avec une abnégation admirable. Elle est calme, son regard est droit. Je trouve sa démarche un peu mécanique mais il faut comprendre : cette fille a de gros soucis. En tout cas, elle ne tombe pas dans la vulgarité : pas d’attitude de bonne sœur ou d’infirmière martyre. Elle serre les dents et pousse le fauteuil, voilà tout.

Elle doit pourtant réfléchir et se demander ce qu’elle va faire de ce légume. Moi aussi d’ailleurs.

x 14 21 300 p. Ces Noirs qui ont fait la France T Hopquin Benoît essai histoire 2009 07/01/09 9782702139882 Calmann-Lévy International -colonies, esclavage, libération 22,40 € 22.40 IAD présent à Plume(s)
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Ils étaient musiciens à la cour, soldats révolutionnaires, héros de Verdun, écrivains, compagnons de la Libération.

Ils étaient à la tribune de l’Assemblée nationale ou sur les plages du Débarquement, en Provence, à l’Odéon ou à Polytechnique. Ils étaient noirs. Qui s’en souvient ? Qui se souvient de Habib Benglia, qui joua dans Les Enfants du paradis et dans La Grande Illusion, ou de René Maran, qui obtint le prix Goncourt en 1921 ? Après les indépendances, dans les années 60, la France et l’Afrique se sont séparées de corps mais aussi éloignées d’esprit.

Chacune est partie de son côté. Dans les livres d’histoire, soit par honte d’avoir colonisé, soit par dépit d’avoir été largués, soit encore par indifférence, nous avons peu à peu gommé les traces de couleur de notre saga nationale. C’est oublier Félix Eboué qui, alors qu’il était gouverneur du Tchad, fut parmi les premiers résistants à répondre à l’appel du général de Gaulle ; c’est oublier Gaston Monnerville, président du Sénat et ainsi deuxième personnage de la République pendant plus de vingt ans.

C’est oublier aussi Edmond Albius, ancien esclave qui découvrit la technique de la fécondation artificielle de la vanille, ou Louis Delgrès, qui préféra mourir plutôt que d’accepter le rétablissement de la servitude en Guadeloupe. D’une écriture vive et brillante, Benoît Hopquin retrace les destins exceptionnels et romanesques de ces figures noires, ces pionniers qui durent les premiers lutter contre les préjugés et pour l’égalité.

x 15 23 388 p. Points de rupture
Comment la nature nous fera payer un jour le changement climatique
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Pearce Fred essai écologie 2008 20/02/08 9782702138892 Calmann-Lévy Politique et société -écologie 24,90 € 24.90 IAD présent à Plume(s)
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Que deviendra l’homme lorsque la nature lui fera payer ses frasques ? Dans cette enquête précise, fouillée et très documentée, Fred Pearce nous alerte sur le fait que, en ce moment même, des modifications de l’écosystème dues à l’activité humaine (incendies de forêt monstrueux, déforestation, fonte des glaces, fonte du permafrost) sont en cours et peuvent déclencher à tout moment, par un effet de bascule, des scénarios de fin du monde qui se joueraient non pas sur des millénaires ni des siècles, mais sur des années.

Se décrivant lui-même comme un "écologiste sceptique", il ne joue pas les catastrophistes : il reste dans un effort constant d’objectivité et de confrontation des différentes thèses scientifiques. La nature a en effet mis en place de fragiles équilibres. Pourtant, depuis des décennies - et notamment la révolution industrielle -, nous menons contre notre écosystème une véritable guerre, une guerre que l’on ne pourra pas gagner.

Nous pensons que la nature peut s’adapter - à notre mode de vie de consommateurs effrénés, à notre fringale d’énergie, etc. -, ce qu’elle a fait jusqu’à aujourd’hui. Mais Fred Pearce nous rappelle que sa capacité d’absorption n’est pas infinie. Toutes les conditions de rupture de l’équilibre naturel et terrestre sont actuellement réunies, et la bête s’apprête à mordre.

x 15 23 435 p. Quand meurent les grands fleuves
Enquête sur la crise mondiale de l’eau
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Pearce Fred essai environnement 2006 24/05/06 9782702136904 Calmann-Lévy Politique et société -écologie 19,80 € 19.80 présent à Plume(s)
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Nous n’échapperons pas à la crise mondiale de l’eau, une crise à côté de laquelle les chocs pétroliers de 1973 et 1979 paraîtront anecdotiques.

Nous consommons actuellement plus d’eau douce que la planète n’en fabrique. Pour compenser ce déficit croissant et subvenir aux besoins exponentiels des populations, de l’agriculture et de l’industrie, nous vidons des nappes phréatiques vieilles de plusieurs millions d’années, nous détournons le cours de fleuves majeurs, nous érigeons des barrages gigantesques. Et que récoltons-nous ? Une désertification galopante, des inondations à répétition, une pollution qui menace la biodiversité, des dérèglements climatiques en chaîne...

Mais aussi des inégalités criantes entre le Nord et le Sud : alors que un milliard d’êtres humains n’ont pas accès à l’eau potable, l’Occident dilapide ses ressources en eau comme si elles étaient inépuisables. Des steppes d’Asie centrale au Pakistan et à la Chine, en passant par les Etats-Unis, l’Espagne et la France, Fred Pearce dresse un tableau saisissant, parfois effrayant mais toujours précis et documenté, de la situation de l’eau à travers le monde.

Il nous invite à méditer la leçon de frugalité de nos ancêtres, qui géraient l’eau comme un bien précieux, et plaide pour une prise de conscience mondiale débouchant sur un changement radical des modes de consommation de l’eau, ce bien commun précieux entre tous.

x 15 23 325 p. Demain, seuls au monde ?
L’homme sans la biodiversité
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Grundmann Emmanuelle essai sciences, biodiversité 2010 03/03/10 9782702139790 Calmann-Lévy Politique et société -écologie 24,20 € 24.20 présent à Plume(s)
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A l’heure où l’homme, émerveillé, prend conscience de la diversité quasi infinie du vivant, il s’aperçoit également, peut-être trop tard, qu’il en est l’ennemi mortel et que, paradoxalement, il ne pourra survivre sans elle.

La sixième extinction de masse est en cours, mais, cette fois-ci, le principal responsable de cette hécatombe se nomme Homo sapiens. Devenus sédentaires au néolithique, nous avons commencé à modeler la nature suivant nos besoins. En a découlé une prolifération d’espèces nouvelles nées de l’élevage et des pratiques agricoles, et en même temps une destruction de plus en plus intense de l’habitat naturel des espèces sauvages.

Tout s’accéléra aux XIXe et XXe siècles, lorsque surgirent la révolution industrielle, la colonisation, la poussée démographique et pour finir la mondialisation, avec leur maux désormais bien connus : surpopulation, pollution, déforestation, réchauffement climatique, au profit d’une économie devenue l’unique chef d’orchestre de notre existence. Mais la mort de la nature, c’est la mort de l’Homme : sans les abeilles, qui pollinisera nos fleurs, prémisse indispensable à la production des céréales, fruits et légumes ? Sans les poissons et les crustacés, où des millions d’hommes trouveront-ils les protéines animales nécessaires à leur survie ? Sans les micro-organismes, qui recyclera nos déchets organiques ? Sans les plantes tropicales et le savoir botanique des peuples forestiers, où trouverons-nous les médicaments pour soigner nos maladies ? Emmanuelle Grundmann, dans cet essai passionnant et passionné, didactique et poétique à la fois, plaide la cause de la biodiversité et nous met en garde : au rythme où nous la détruisons, en 2100 nous serons seuls au monde.

Dès lors, c’est notre propre extinction qui sera programmée. Une vieille utopie se muera en cauchemar, sauf si, comprenant enfin la véritable valeur de la biodiversité, nous parvenons à inverser le cours des choses...

x 15 23 319 p. La femme nue T Morris Desmond essai femmes, sociologie 2005 26/01/05 9782702135433 Calmann-Lévy Politique et société 17,75 € 17.75 manquant sans date
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Le corps de la femme, source de fascination mais aussi d’angoisse, a depuis longtemps été soumis à toutes les transformations imaginables destinées à le rendre plus beau, c’est-à-dire plus conforme aux canons esthétiques du moment.

Desmond Morris, explique comment chaque partie de l’anatomie féminine - des cheveux aux pieds, en passant par les joues, les épaules ou encore les hanches - est avant tout le résultat d’une longue évolution, remplissant une fonction biologique mais servant aussi, le plus souvent, de marqueur de l’identité sexuelle. Chacune de ces caractéristiques naturelles a pu être modifiée, améliorée, exagérée ou parfois même supprimée pour satisfaire aux exigences des différentes normes culturelles, établies à travers le monde et à travers l’Histoire par les sociétés humaines.

Fort de sa grande expérience en tant qu’observateur de l’animal humain, Desmond Morris mêle les analyses scientifiques aux observations anthropologiques pour mieux déchiffrer le langage mystérieux du corps féminin.

x 14 21 384 p. Les désillusions du progrès
Essai sur la dialectique de la modernité
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Aron Raymond essai 1994 01/04/94 9782702109205 Calmann-Lévy Politique et société 28,45 € 28.45 manquant sans date
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Après un quart de siècle de croissance économique, la société moderne doit affronter de nouveaux assauts : les uns, disciples fidèles ou infidèles de Marx, dénoncent ses échecs relatifs ou partiels, les îlots de pauvreté au milieu de la richesse, l’inégalité excessive de la répartition des revenus ; les autres, dont l’inspiration remonte à J.-J. Rousseau, voire aux romantiques, vitupèrent contre la barbarie de la « civilisation industrielle », la dévastation de la nature, la pollution de l’atmosphère, l’aliénation des individus manipulés par les moyens de communication, l’asservissement par une rationalité sans frein ni loi, l’accumulation des biens, la course à la puissance et à la richesse vaine.

Le pessimisme ambiant, diffus à travers l’Occident, accentué en France par le choc des événements de mai-juin 1968, imprégnait déjà l’analyse, esquissée dans ce livre, de la modernité. Tout se passe comme si les désillusions du progrès, créées par la dialectique de la société moderne, et, à ce titre, inévitables, étaient éprouvées par la jeune génération des années soixante avec une telle intensité que l’insatisfaction endémique s’exprime en révolte. Du même coup, l’observateur s’interroge sur le sens de cette explosion, sur la direction dans laquelle la société moderne pourrait répondre aux désirs qu’elle suscite, apaiser la faim, peut-être plus spirituelle que matérielle, qu’elle fait naître.

Les Occidentaux éprouvent-ils une sourde mauvaise conscience pour s’être réservé la meilleure part des profits de la science et de la technique, ou tendent-ils à se renier eux-mêmes, faute de trouver un sens à leurs exploits ? Relisons Spengler, Toynbee et Sorokine, et ne cherchons pas à prévoir l’imprévisible, le destin d’une civilisation, révoltée contre ses oeuvres et rêvant d’un paradis perdu ou à reconquérir.

Raymond ARON
1969

x 14 21 319 p. Principes du gouvernement représentatif T Manin Bernard essai politique 1995 01/01/95 9782702124079 Calmann-Lévy liberté de l’esprit Politique et société 21,75 € 21.75 manquant sans date
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Des démocrates athéniens à Montesquieu, d’Aristote à Rousseau, personne ne songeait à faire de l’élection l’instrument démocratique par excellence ; démocratie n’équivalait pas à gouvernement représentatif, c’est le tirage au sort qui paraissait le mieux apte à respecter l’égalité stricte des candidats.

Que s’est-il passé au tournant du XVIIIe siècle, en Europe et aux Etats Unis, pour que se renverse cette conception multiséculaire et pour qu’advienne l’idée qu’une démocratie est, par essence, un gouvernement représentatif ? Le changement tient-il à la réalité des choses ou au regard que nous portons sur elles ?

Ce livre présente une théorie du gouvernement représentatif en s’attachant aussi bien à la tradition européenne qu’aux débats américains.

Bernard Manin, montre que le système représentatif n’a pas pour seule fonction de permettre au peuple de se gouverner lui-même. Le gouvernement représentatif mêle en fait des traits démocratiques et aristocratiques. L’Elu n’est jamais le double ni le porte parole de l’électeur, mais il gouverne en anticipant le jour où le public rendra son jugement.

x 15 23 487 p. Tarnac, magasin général T Dufresne David récit, roman police 2012 07/03/12 9782702142127 Calmann-Lévy Politique et société 20,00 € 20.00 présent à Plume(s)
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Une enquête façon road movie sur les dessous de l’affaire de Tarnac.

11 novembre 2008, au petit matin. Cent cinquante policiers antiterroristes et de la Direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI) investissent Tarnac, un village de Corrèze. Ils sont venus arrêter Julien Coupat et ses amis, suspectés d’avoir saboté quatre lignes TGV. Les interpellations, pilotées en direct depuis le ministère de l’Intérieur, se font sous l’œil des caméras. L’instant est décisif : il s’agit de prouver à l’opinion publique l’efficacité de la DCRI, le « FBI à la Française » voulu par Nicolas Sarkozy.

C’est un ordre, venu d’en haut. Et c’est le début d’une terrible déroute : quand la police se fait bras armé de la politique, le fiasco n’est jamais loin. Pendant trois ans, David Dufresne a rencontré tous les protagonistes de l’affaire. Mis en examen, policiers, magistrats, membres de cabinets ministériels ; avec le temps, tous ont accepté de se confier. Des sans-grades aux proches de Nicolas Sarkozy, jusqu’aux patrons du Renseignement français, leurs propos dessinent un portrait de la France d’aujourd’hui.

Logiques à l’œuvre, guerre des polices, mensonges, fantasmes, l’enquête, écrite façon road movie, transporte le lecteur au cœur du pouvoir, et du contre-pouvoir ; chez les autonomes comme dans les arcanes des services secrets. Au fil des pages, l’affaire de Tarnac devient une affaire policière (qui surveille-t-on et comment ?), une affaire politique (qu’est-ce que le terrorisme aujourd’hui ?), une affaire personnelle (celle d’un journaliste faisant l’expérience du désenchantement) et une affaire d’utopies et de fantasmes, de part et d’autre.

Enquête minutieuse oscillant dans les marais des mensonges d’État, l’ouvrage met au jour avec un style original, brillant et sensible, toutes les contradictions du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

x 14 21 260 p. Femen T Ackerman Galia et Femen doc 2013 06/03/13 9782702144589 Calmann-Lévy Politique et société -femmes 20,90 € 20.90 présent à Plume(s)
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« L’Ukraine n’est pas un bordel ! » Tel était, au moment de l’Euro 2012, le cri de guerre des Femen qui se firent remarquer dans le monde entier. Inna, Sasha, Oksana, Anna sont quatre jeunes femmes ukrainiennes. Originaires de deux villes de province, issues de familles ordinaires, elles se distinguent très tôt par leur volonté d’indépendance et le désir de ne pas gâcher leur vie, de ne pas sombrer dans la banalité sans espoir de l’Ukraine post-soviétique.

À partir de 2008, cette « bande des quatre » élabore un féminisme nouveau, radical, spectaculaire. C’est ainsi que naît Femen (« cuisse », en latin). Seins nus et couronnées de fleurs, campées sur des talons aiguilles, elles transforment leurs corps frêles en instruments d’expression idéologique grâce aux slogans et dessins portés sur leur peau. L’humour, la mise en scène, le courage physique et leur capacité à choquer sont leurs armes.

En Ukraine d’abord, puis dans le monde entier, elles luttent pour la condition de la femme mais aussi contre la pauvreté, la discrimination, les dictatures, le diktat des religieux. En Italie, elles manifestent contre les agissements de Silvio Berlusconi, en France, déguisées en soubrettes, contre Dominique Strauss-Kahn. Les filles escaladent des clochers et des ambassades, font irruption dans des studios de télévision et des bureaux de vote.

Alors qu’elles se radicalisent au cours des années, elles font toutes les quatre de la prison, sont poursuivies pour « hooliganisme » dans leur pays natal et sont interdites de séjour dans certains États. Mais grâce à une couverture médiatique extraordinaire, le mouvement fait des émules en France, en Allemagne et au Brésil. Le centre Femen France, nouvellement créé, se propose de former des activistes pour lancer d’autres actions de protestation dans le monde entier.

Ce livre raconte à quatre voix l’histoire de ces néo-féministes, leur incroyable épopée, leurs ambitions pour les femmes.

x 14 21,5 251 p. La revanche des nuls en orthographe T Gaignard Anne-Marie 2012 29/08/12 9782702143414 Calmann-Lévy Divers 16,90 € 16.90 sur commande ?
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Le coup de gueule d’une ancienne nulle en orthographe contre une institution inadaptée et démissionnaire. Petite, Anne-Marie Gaignard avait la phobie des dictées. À cause de trop nombreuses fautes d’orthographe, elle est vite diagnostiquée dyslexique, mais l’orthophoniste ne peut rien pour elle. Une institutrice lui prédit qu’elle ne saura jamais rien faire d’autre que balayer des couloirs. Avec une naïveté toute enfantine, elle passe ses nuits à apprendre le dictionnaire par cœur dans l’espoir d’être guérie de sa nullité le matin venu.

Elle traîne sa mauvaise orthographe pendant toute la première partie de sa vie professionnelle. On lui entoure encore ses fautes en rouge quand elle doit faire valider des courriers. Son ras-le-bol monte jusqu’à ce qu’elle découvre tardivement qu’elle n’est pas dyslexique, mais dysorthographique : elle n’a simplement pas assimilé la méthode d’apprentissage utilisée par ses instituteurs - la méthode globale, en l’occurrence.

Et cela se corrige ! Désormais, son moteur sera la rage, dirigée contre une institution humiliant tous ceux qui sortent du moule. Pendant une dizaine d’années, elle épluche, rature, surligne les mots de son dictionnaire, dissèque ses livres de grammaire et crée sa propre méthode, qui sera validée, pour son plus grand bonheur, par les experts du Robert. Avec elle, la grammaire devient une discipline ludique, laissant de côté épithètes, attributs et autres termes barbares.

Dans Hugo et les rois, écrit à la manière d’un conte, les verbes « être » et « avoir » se changent en princes de la phrase. Dans La revanche des nuls en orthographe, Anne-Marie Gaignard, désormais coach, raconte ses blessures et son expérience, celles aussi des enfants stigmatisés, des adultes méprisés, autant d’êtres en souffrance auxquels elle propose une approche iconoclaste faisant la part belle à l’empathie.

Sans concessions, elle tacle une certaine catégorie d’enseignants, avec une gouaille volontiers provoc. Elle se révolte contre une médicalisation excessive, un recours inapproprié mais quasi-systématique aux orthophonistes et une étiquette "handicap" délivrée tous azimuts pour expliquer les retards de certains élèves. Aujourd’hui, Anne-Marie Gaignard applique avec succès ses trouvailles dans son centre de formation, où elle reçoit notamment des salariés honteux d’avouer suivre des cours d’orthographe, des personnes bloquées dans leur évolution de carrière par des écrits déplorables ou des directeurs paniqués quand des restrictions de budgets suppriment leur assistante.

x 14 21 261 p. Un fléau si rentable
Vérités et mensonges sur l’huile de palme
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Grundmann Emmanuelle enquête 2013 28/08/13 9782702144459 Calmann-Lévy Politique et société -consommation 16,90 € 16.90 présent à Plume(s)
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Difficile d’échapper à l’huile de palme : elle est omniprésente dans les aliments issus de l’industrie agroalimentaire distribués par les grandes surfaces ainsi que dans moult autres produits - biscuits, friandises, pâtisseries, lait en poudre, condiments, plats cuisinés, glaces, pizzas, cosmétiques, savons... Pourquoi ? Parce que ses propriétés mécaniques et thermiques lui garantissent une "tenue" incomparablement plus stable à toutes températures que n’importe quelle autre matière grasse végétale.

Et ses propriétés nutritives ? Elles sont mises en cause de façon insistante et répétée par de nombreuses ONG et agences pour la protection de la santé publique du fait de sa haute teneur en acides gras saturés, synonyme d’obésité chez les consommateurs ayant peu accès aux produits frais. Les critiques ne s’arrêtent pas à cet aspect des choses. La culture intensive du palmier à huile, une plante originaire d’Afrique, est si lucrative qu’elle a envahi toute la ceinture tropicale de la planète, avec des effets ravageurs sur les biotopes, la biodiversité et les populations autochtones.

En Indonésie, en Malaisie, en Afrique centrale ou en Amérique latine, on défriche des millions d’hectares de forêt primaire pour y substituer des plantations immenses de palmiers à huile tirés au cordeau. Souvent à la faveur de gouvernements corrompus, les multinationales agroalimentaires exploitent ces terres en faisant appel à une main d’œuvre bon marché, paupérisée par la ruine de leur mode de subsistance traditionnel.

Le sujet est quasi-tabou : les "agros" et ces gouvernements veillent et n’hésitent pas à assigner les journalistes trop curieux ou trop critiques, tant le "business" de l’huile de palme est sensible aux opinions des consommateurs. Emmanuelle Grundmann nous livre la première enquête documentée, rigoureuse et impartiale sur ce nouvel or "vert" (les guillemets sont ironiques). Elle fait le tri entre les vérités et les mensonges qui polluent le débat depuis plus de vingt ans, et ce travail réserve au lecteur bien des surprises.

x 14 21 267 p. Plus noir dans la nuit
La grande grève des mineurs de 1948
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Simonnot Dominique doc histoire, grève 2014 12/03/14 9782702144534 Calmann-Lévy Politique et société -entreprises, travail, syndicalisme 17,50 € 17.50 présent à Plume(s)
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Qui s’en souvient ? Fin 1948, la troupe est envoyée dans tous les bassins miniers, réprimer, brutalement, la grande grève des mineurs. Six morts, deux mille arrestations, autant de condamnations à de la prison entraînent autant de licenciements. Or, être viré pour un mineur, c’était tout perdre. La maison, l’école, le médecin, le chauffage, tout appartenait aux puissantes Houillères. Pire encore, dans le Pas-de-Calais, les ouvriers grévistes ont interdiction de travailler dans la région. "Moi vivant, t’auras plus jamais de boulot !", tonne le chef de Georges Carbonnier après sa sortie de prison.

Chassé du coron, Georges empile meubles et vêtements sur une charrette à bras et traverse la cité, avec Simone, son épouse et leur bébé. Le début d’une longue errance, pour eux et pour d’autres. Colette et René Lebrun échouent, avec leurs enfants, dans une baraque en bois, sans eau, ni électricité. Norbert et Lucienne Gilmez n’ont plus rien. Jeanne et Henri Couchey emménagent dans un blockhaus désaffecté, ruisselant d’eau et grouillant de souris. Leur crime à tous était le même. Être communistes et grévistes en pleine guerre froide, sans que nul ne se soucie ni de leur grève héroïque, en 1941, contre les nazis, ni de leur ardeur à extraire le charbon à la Libération.

Ce livre fait revivre cette histoire oubliée, à travers ceux qui l’ont vécue. Norbert, Colette, Jeanne et les autres, au soir de leur vie, racontent ici leur jeunesse dans ce monde des mines désormais englouti et leur fureur d’avoir été traités en parias. Voici Lucienne, sur le marché de Bully-les-Mines faisant essayer à sa fille un paletot rouge qu’elle ne peut lui payer. Voilà Colette qui, à Vermelles, se lève à 2 heures le matin pour nettoyer des bureaux. Voici Jeanne et Henri, le résistant, le militant qui "en a fait des sabotages contre les Boches !" et en fut si mal récompensé. La retraite venue, Georges et Norbert n’ont pas cessé de réclamer réparation des tourments passés, se heurtant à l’indifférence de tous les gouvernements successifs. Enfin, en 2013, ils obtiennent 30000 euros par famille. "Ce n’est pas assez !" clame Norbert, 92 ans, qui refuse de baisser les bras et continue le combat de sa vie : "Quand j’aurai gagné, je pourrai mourir content !"

x 14 21 323 p. Le culte de la performance T Ehrenberg Alain essai 1994 01/06/94 9782702119600 Calmann-Lévy essai société Politique et société 25,00 € 25.00 présent à Plume(s)
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Le paysage imaginaire français s’est profondément remodelé en une dizaine d’années avec l’arrivée massive des héros de la performance : battants, entrepreneurs, aventuriers, sportifs, chômeurs créant leur propre entreprise ont fait une telle percée sur la scène publique qu’il n’est pas incongru de parler d’un véritable culte de la performance. les mouvements sociaux n’ont-ils pas laissé la place aux gagneurs, le confort à la suractivité et les anciennes passions politiques aux charmes rudes de la concurrence ? Trois déplacements caractérisent ce culte. les champions sportifs sont des symboles d’excellence sociale alors qu’ils étaient signe de l’arriération populaire. la consommation est un vecteur de réalisation personnelle alors qu’elle connotait auparavant aliénation et passivité. le chef d’entreprise est devenu un modèle de conduite pour chacun alors qu’il était l’emblème de la domination des gros sur les petits. L’entreprise a désormais le premier rôle : elle est le nouveau réservoir des fictions françaises. chaque individu doit conduire sa vie comme un vrai professionnel de la performance. l’entreprise serait la voie royale pour conquérir son autonomie, se repérer dans l’existence et définir son identité sociale.on nous enjoint de devenir les entrepreneurs de nos propres vies. L’auteur explore les mutations de sensibilité à l’oeuvre dans ces nouvelles mythologies françaises. il décrit comment se modifient les moeurs d’une société, quand ses modèles politiques institués ne fournissent plus de solutions crédibles aux problèmes majeurs auxquels elle est confrontée et quand les utopies de la société idéale ont disparu.
x 14 21 187 p. Le système Soral
Enquête sur un facho business
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Angelo (d’) Robin et Molard Mathieu enquête extrême droite 2015 02/09/15 9782702158647 Calmann-Lévy Politique et société 17,00 € 17.00 présent à Plume(s)
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Alain Soral est l’homme politique star d’une nouvelle génération accro à Internet. Etudiants, jeunes chômeurs, petits blancs ou Français issus de l’immigration, ils sont des millions à regarder ses vidéos. Des conférences virtuelles qui exposent le petit logiciel d’analyse soralien construit autour de ses obsessions : les bobos, les féministes, le lobby gay ou, encore et toujours, les Juifs. Il les déteste tous.

La popularité virale d’Alain Soral ne doit rien au hasard. Dans l’ombre, les cyber-activistes de son mouvement Egalité & Réconciliation organisent la propagande. Une galaxie de médias de « réinformation » relaie ses idées, quand ce n’est pas l’humoriste Dieudonné qui met sa notoriété à son service. Soral est bel et bien une vedette dont la légende a été patiemment peaufinée par ses soins. Celle d’un homme viril, adepte du coup de poing, doublé d’un intellectuel, qui aurait fréquenté l’avant-garde des années 80.Pourtant, la réalité est moins glorieuse.

Grâce aux témoignages d’amis de longues dates ou d’anciens compagnons de route qui se confient pour la première fois, on découvre en effet que celui qui prétend être un penseur « dissident » est surtout un boutiquier avide de gloire qui fait commerce de sa haine. Dans le système Soral, marketing, business et droite radicale constituent un cocktail explosif.

x 14 21 233 p. Informer n’est pas un délit
Ensemble contre les nouvelles censures
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Arfi Fabrice et Moreira Paul essai médias 2015 30/09/15 9782702158654 Calmann-Lévy Politique et société -médias 17,00 € 17.00 prochainement à Plume(s) ?
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En démocratie, savoir est un droit fondamental. Normalement. Mais quand le sujet devient trop sensible, quand il touche à des intérêts protégés, il constitue un problème. C’est, souvent, l’assurance pour le journaliste de s’attirer des ennuis : menaces, surveillances, censure qui ne dit pas son nom. Pire, informer devient parfois un délit. Nous ne pouvons nous y résoudre. Vingt journalistes d’investigation français ont décidé de faire cause commune pour raconter dans un livre choral les dessous de leurs enquêtes interdites.

Comment ils sont suivis et écoutés. Comment les pressions économiques s’exercent sur eux. Comment le droit est régulièrement contourné pour criminaliser le journalisme, entre secret défense et secret des affaires. Comment leurs sources sont traquées ou menacés. Comment le harcèlement judiciaire est organisé par de puissantes multinationales. Oui, la France est une démocratie. Non, on n’y meurt pas d’être journaliste.

Ce n’est pas une raison pour accepter les nouvelles censures qui affectent insidieusement les principes de liberté d’informer et de transparence, ingrédients indispensable d’une République vivante et fière d’elle-même. Ce livre est un livre de journalistes pour des citoyens éclairés.