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x 14 21,5 128 p. Chroniques ordinaires du colonialisme français T Péra J. histoire colonialisme 2002 30/11/01 9782909899213 Acratie »» International -colonies, esclavage, libération 15,00 € 15.00 présent à Plume(s)
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Voici donc quelques chroniques parues dans la Révolution prolétarienne de 1926 à 1928 qui dénoncent avec précision les modes d’expropriation et d’exploitation avec travail forcé et corvées de l’administration et des riches colons dans quelques colonies, notamment à Madagascar. Péra était le pseudonyme de Louis Bercher, qui était médecin des Messageries maritimes. Ses articles lui valurent d’ailleurs son licenciement.

"Aux colonies comme ailleurs, le véritable rêve des capitalistes est l’existence d’un prolétariat, c’est-à-dire d’une classe d’hommes dont le seul rôle et la seule possibilité soient la création de plus-value pour le compte d’autrui. Et pour créer un prolétariat, sous les tropiques, comme dans les zones tempérées ou glaciaires, il n’y a qu’un moyen : l’expropriation."

L’histoire du colonialisme n’est que l’histoire des différents moyens utilisés pour réaliser ces expropriations, en fonction du rapport de forces avec les colonisés. Les exemples décrits dans ce livre, en Océanie, en Algérie ou à Madagascar, montrent comment les capitalistes jouent tour à tour du paternalisme et de la violence la plus extrême, allant jusqu’au massacre et à la déportation, pour parvenir à établir de véritables formes modernes de l’esclavage.

x 13 21,5 210 p. Pour en finir avec le travail salarié T OCL essai travail 1997 30/11/96 Acratie »» Politique et société -entreprises, travail, syndicalisme 13,50 € 13.50 prochainement à Plume(s) ?
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Le travail demeure, et très certainement pour longtemps encore, au centre de nos préoccupations : mais pas comme valeur positive ou simplement comme élément de lien social, mais parce que sans travail, pas de possibilité de revenu décent, donc pas de vie décente dans cette société de consommation où tout à un prix. C’est précisément de cette société dont nous ne voulons plus. Une société où le travail n’est pas une activité humaine partagée en fonction de besoins librement décidés, mais un esclavage salarié destiné à produire n’importe quoi du moment que ça se vend et que les capitalistes peuvent réaliser des profits. Cette « crise du travail » permettra peut-être de tordre enfin le cou à de « vieilles croyances » telles lla nécessité de la croissance, du productivisme, de la prépondérance et de la domination de la gestion ou de l’administration des choses (l’économie) « pour s’en sortir » … Autant de fuites en avant qui caractérisent le système capitaliste.

Ce livre de 210 pages, réalisé par l’OCL et édité chez Acratie, n’est qu’une contribution à la recherche d’une alternative au règne de la marchandise — une alternative nécessairement politique, et dont l’objectif est la fin de la domination sous toutes ses formes (exploitation, esclavage, ordre patriarcal, saccage de la planète…)

x 13,5 21 150 p. Libération des femmes et projet libertaire T OCL essai féminisme 9782909899121 Acratie »» Politique et société -femmes 9,15 € 9.15 présent à Plume(s)
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Fruit d’un travail de réflexion collectif, ce livre est né d’une insatisfaction et d’un désir. Une insatisfaction par rapport au positionnement tant du mouvement des femmes que du mouvement libertaire face à la société patriarcale et capitaliste dans laquelle nous vivons. Un désir de dégager quelques axes de remobilisation susceptibles d’éviter les écueils rencontrés par les dynamiques sociales de l’après-68.

En effet, hommes et femmes demeurent enchaîné-e-s à des normes et assigné-e-s à des rôles sociaux différenciés, en fonction d’une hiérarchisation des sexes toujours aussi importante dans le travail et les rapports sociaux en général ; et nous assistons à un retour en force de l’idéologie patriarcale.

Un bilan du MLF des années 70 nous conduit ici à affirmer — contre les dérives faussement égalitaires d’intégration des femmes que sont la démarche institutionnelle et la revendication d’une parité avec les hommes — la nécessité d’un projet libertaire à la fois antipatriarcal et anticapitaliste comme alternative porteuse de libération pour les femmes mais aussi pour les hommes.

x 14 21,5 135 p. Fortunes de mer - Lignes maritimes à grande vitesse
les illusions bleues d’un "capitalisme vert"
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essai écologie, capitalisme, océans 2010 01/08/10 9782909899350 Acratie »» Politique et société -écologie 12,00 € 12.00 présent à Plume(s)
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" Plus de quatre-vingt-dix pour cent du trafic mondial de marchandises s’effectue sur les mers..." A l’heure où ils caressent l’espoir d’une croissance adossée aux "marchés verts", les capitalistes entendent faire de l’espace maritime leur nouvel alibi écologique.

En Europe, l’engorgement des voies rapides ralentit les flux de marchandises et engloutit une part de la plus-value. A eux seuls les prochains couloirs à grande vitesse ne suffiront pas à combler ce manque à gagner. A fortiori quand les populations des régions concernées comme les salariés impliqués dans ces projets en ont déjà saisi l’imposture. De multiples actions de résistance se font jour au fil de ces tracés, que ces derniers soient hypothétiques ou avérés.

C’est donc vers la mer, redevenue un territoire à conquérir, que se tournent aujourd’hui les instances de l’Union européenne. La commission de Bruxelles présente les autoroutes de la mer et autres bateaux à grande vitesse comme les prochains outils d’un " transport écologique au service du développement durable ". Mais, par-delà les annonces, que dissimulent en réalité ces projets auxquels souscrivent avec enthousiasme nombre d’écologistes officiels ? C’est ce que les auteurs de ce texte ont tenté de comprendre, en parlant du doigt quelques-unes des fausses alternatives et des vraies illusions particulières à la période qui s’ouvre devant nous.

x 14 21,5 287 p. Le prolétaire précaire
Notes et réflexions sur le nouveau sujet de classe
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Rouillan Jann-Marc, Schleicher Régis, Ménigon Nathalie et Aubron Joëlle essai politique 2011 01/12/11 9782909899206 Acratie »» Politique et société 22,50 € 22.50 épuisé
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L’expansion de la domination réelle du capital à toute la vie et la reproduction des hommes et des femmes de cette planète tend à mettre inexorablement à l’ordre du jour leur unité pour l’abattre.

Mondialement, l’heure est donc à l’ouverture d’une brèche décisive dans la digue séparant la société capitaliste et la société socialiste, pour la libération des nouveaux rapports de production correspondant effectivement aux développements des forces productives. Partout, où qu’il vive et travaille, où qu’il survive, que cela soit dans les ghettos, les favelas lointaines ou les grandes cités métropolitaines, chaque prolétaire trouve en face de lui les mêmes barrières et les obstacles à l’apparition de nouveaux rapports de production...

Les forces politiques du sujet prolétaire précaire sont seules à pouvoir mener à son terme cette mission historique... Cette échéance, sempiternellement repoussée, s’impose aujourd’hui comme la question de notre époque, en prenant les caractères et les contours d’une urgence permanente, comme crise du système lui-même. La très vieille alternative entre socialisme ou barbarie.

x 14 21,5 600 p. Du refus d’être complice à l’engagement
Israël/Palestine
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Stambul Pierre témoignage Moyen-Orient 2012 13/11/12 9782909899398 Acratie »» International -Moyen Orient 25,00 € 25.00 présent à Plume(s)
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Entre Mer Méditerranée et Jourdain, Palestiniens et Israéliens sont en nombre sensiblement égal. Mais les Israéliens possèdent tout : les richesses, la terre, l’eau, les droits politiques. La Palestine est volontairement étranglée et sa société est détruite. L’inégalité est flagrante et institutionnelle.

Il faut dire les mots pour décrire ce qui est à l’œuvre : occupation, colonisation, apartheid, crimes de guerre et crimes contre l’humanité, racisme. La majorité des Israéliens espèrent qu’à terme, les Palestiniens deviendront des indigènes marginalisés incapables de défendre leurs droits. Les gouvernements israéliens s’acharnent à fragmenter la Palestine en des entités aux statuts différents : Cisjordanie, Gaza, Jérusalem-Est, Palestiniens d’Israël, réfugiés… Comment un État colonialiste peut-il se revendiquer du passé quand les Juifs étaient les parias de l’Europe ? L’idéologie sioniste est au cœur de ce processus. Le sionisme n’est pas seulement militariste, raciste, colonialiste ou pro-impérialiste. Il a contribué à une gigantesque manipulation de l’histoire, de la mémoire et des identités juives. Le sionisme est au départ une idéologie de la séparation proclamant que Juifs et non-juifs ne peuvent pas vivre ensemble. Dans l’État juif, les non-juifs sont des étrangers dans leur propre pays.

Il n’y aura pas de paix si on ne la fonde pas sur l’égalité des droits dans tous les domaines. Il n’y aura pas de paix sans une rupture avec le sionisme ou un dépassement de cette idéologie. Le sionisme n’est pas seulement criminel pour les Palestiniens, il est suicidaire pour les Juifs.

x 14,5 21,5 104 p. La tentation insurrectionniste T Wajnsztejn Jacques et Gzavier C. essai 2012 04/05/12 9782909899381 Acratie »» Politique et société 10,00 € 10.00 présent à Plume(s)
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Si les tendances insurrectionnistes ne sont pas nouvelles dans l’histoire du mouvement révolutionnaire, notamment anarchiste, elles semblaient d’autant plus avoir disparu qu’elles n’avaient pas vraiment été réactivées par le dernier assaut révolutionnaire de la fin des années 60. Il faudra en fait attendre le milieu des années 70, et tout particulièrement le mouvement des luttes de 1977 en Italie, pour les voir s’épanouir puis être défaites en même temps que tout le mouvement subversif de l’époque.$

Aujourd’hui, dans une période qui paraît sans perspectives révolutionnaires, elles réapparaissent dans un tout autre contexte alors même que l’idée de révolution semble s’être perdue. Elles prennent donc plusieurs formes, de la plus modérée avec l’ " insurrection des consciences " de l’Appel des appels, à des formes plus basiques comme dans certaines actions des indignados espagnols ou des Occupy Wall Street américains, ou encore des formes plus radicales quand elles restent inscrites dans une perspective anti-étatique. C’est sur ces dernières que porte cet ouvrage, parce qu’elles reposent des questions essentielles telles que celle du rapport à la violence et à la légalité, entre perspectives révolutionnaires et pratiques alternatives voire sécessionnistes. Mais en même temps elles n’échappent pas toujours à une pose idéologique " insurrectionnaliste ", mélange d’activisme, de triomphalisme et d’absence de questionnement sur ses présupposés. Il s’ensuit des ambiguïtés sur la nature de l’État et une méconnaissance de ce qu’est le capital.

x 12 21,5 65 p. Le sionisme en questions T Stambul Pierre doc Israël, sionisme 2014 29/09/14 9782909899497 Acratie »» International -Moyen Orient 6,00 € 6.00 présent à Plume(s)
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La guerre qu’Israël mène contre le peuple palestinien avec son cortège de nettoyages ethniques et de crimes de guerre n’a commencé ni en 1967, ni même en 1948. Elle remonte au début du XXe siècle quand les sionistes ont commencé leur conquête coloniale. Les « solutions » comme les accords d’Oslo qui ont voulu éviter d’aborder les questions vives (occupation, colonisation, apartheid. racisme ...) ont définitivement échoué. Il est clair aujourd’hui qu’il s’agissait alors d’une grande illusion.

La question du sionisme est centrale comme l’était celle de l’apartheid quand il a fallu imaginer un autre avenir pour l’Afrique du Sud.

Le sionisme est à la fois une fausse réponse à l’anti-sémitisme, un nationalisme, un colonialisme et une manipulation de l’histoire, de la mémoire et des identités juives. Il est aussi une idéologie prétendant transformer les anciens parias de l’Europe jugés inassimilables en colons européens en Asie.

Parce qu’il a gommé les différences idéologiques, le sionisme a abouti au gouvernement de type OAS qui gouverne aujourd’hui Israël. Cette idéologie n’est pas seulement criminelle pour les Palestiniens, elle n’offre aucune issue pour les Juifs qu’elle met sciemment en danger et qu’elle voudrait pousser à être traitres ou complices.

Sans dépassement ou rupture avec le sionisme, aucune paix Juste n’est envisageable.

x 18,5 25 172 p. Non, nous ne sommes pas un peuple élu !
sionisme et antisémitisme dans les années trente
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doc histoire, racisme, Europe, sionisme, antisémitisme 2016 17/03/16 9782909899527 Acratie »» International -Moyen Orient 15,00 € 15.00 présent à Plume(s)
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La doctrine du Bund polonais dans les textes.

De la fin du XIXe siècle au génocide, les bourgades juives d’Europe orientale sont frappées de plein fouet par la modernisation industrielle, l’explosion de l’antisémitisme et l’émigration (4 millions de Juifs fuient vers l’Europe de l’Ouest et l’Amérique). C’est dans ce contexte qu’est fondé à Vilnius, en 1897, le Bund, Union Générale Juive des Travailleurs de Lituanie, de Pologne et de Russie. Social-démocrate, le Bund est combattu par les communistes bolcheviques et ses cadres seront éliminés sous Staline.

Partisan de la doïkeyt (en yiddish l’"icitude", c’est-à-dire le refus de fuir) et d’une autonomie culturelle en Russie et en Pologne, le Bund s’oppose à l’émigration et à l’implantation juives en Palestine prônées par les militants sionistes. Ce puissant mouvement politique n’a pas survécu à l’extermination de sa base sociale par l’Allemagne nazie et ses alliés. Les articles, publiés dans les années trente en Polonais ou en Yiddish et traduits ici pour la première fois, nous montrent à quel point le débat sur le sionisme et l’antisémitisme qui secouait alors le mouvement juif est d’une actualité encore brûlante.

Parti révolutionnaire marxiste dans le fond et de culture juive dans la forme, le Bund a écrit une des pages les plus originales de l’histoire des mouvements d’émancipation contre le capitalisme et de lutte contre l’antisémitisme.

Les auteurs : Militants du Bund, Journalistes ou chroniqueurs, quelques-uns parvinrent à échapper au régime nazi, les autres furent liquidés par Staline.

x 16 24 92 p. Chroniques de Gaza
mai-juin 2016
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Stambul Pierre et Katz Sarah doc Palestine 2016 08/11/16 9782909899541 Acratie »» International -Moyen Orient 10,00 € 10.00 présent à Plume(s)
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La Bande de Gaza n’est pas située sur la Lune. Elle commence à 60 Km de Tel-Aviv, la ville occidentale, vitrine de l’occupant. Qui se soucie des deux millions de Palestinien-ne-s enfermé-e-s de-puis 10 ans sur un minuscule territoire ? Pas la grande majorité des médias qui ignorent la bande de Gaza et contribuent souvent à la diffamer : " terroristes ", " intégristes ", " liste noire " ...

Comment est-il possible qu’après 3 grands massacres (Plomb Durci 2008-9, Piliers de la Défense 2012, Bordure Protectrice 2014) qui ont tué plus de 4000 personnes, en ont laissé handicapées plusieurs milliers, ont rendu inhabitables des quartiers ou des villages en provoquant l’exode de toute la population et ont pulvérisé en priorité l’appareil productif pour tenter de transformer définitivement les Gazaouis en assistés, tout continue comme avant ? Le blocus de Gaza est un crime ignoble. Le coupable, l’occupant israélien, a de nombreux complices : l’Occident, le régime égyptien ... Gaza est une société normale dans une situation totalement anormale.

Nous avons pu séjourner à Gaza du 23 mai au 9 juin 2016 dans le cadre de la deuxième mission « Éducation et partage solidaire ». Notre tâche essentielle a été de recueillir un maximum d’informations et de témoignages dans tous les domaines : la vie quotidienne, les associations, les partis politiques, la religion, les agriculteurs, les pêcheurs, la société civile, la jeunesse, les Bédouins, le système éducatif ...Auprès de nos amis proches, nous avons recensé les besoins les plus urgents en matière de collaboration ou de solidarité.

Si quelqu’un vous dit " les Palestiniens pensent que ... ", ne l’écoutez pas ! Vous constaterez que, dans cette cage, les avis, les réactions, les façons d’être ou de penser sont très diverses.
Si quelqu’un associe à Gaza le mot de terroriste, indignez-vous ! Ces stéréotypes sont criminels et contribuent à maintenir la cage fermée.

x 14,5 21,5 200 p. Temps obscurs
nationalisme et extrême droite en Europe
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Gallandier Matt et Ibo Sébastien enquête extrême droite 2017 22/08/17 9782909899565 Acratie »» Politique et société 13,00 € 13.00 sur commande ?
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L’objectif de cet ouvrage est de comprendre pourquoi l’extrême droite a fait ces dernières années un tonitruant retour au premier plan de la scène politique en Europe et particulièrement en France. Sa dynamique est-elle similaire au fascisme des années 1930 ? Après avoir étudie le fascisme historique, nous proposons d’analyser son renouveau idéologique, ainsi que son rapport au localisme et a l’international.

Dans une perspective de synthèse, avec un langage simple et claire, cet ouvrage entend offrir une analyse matérialiste pensant en termes de classes sociales le nationalisme et l’extrême droite.

x 14 21,5 184 p. La Nakba ne sera jamais légitime T Stambul Pierre doc Palestine 2018 30/06/18 9782909899602 Acratie »» International -Moyen Orient 14,00 € 14.00 présent à Plume(s)
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Ce livre n’est pas écrit pour plaire. Il ne plaira pas aux sionistes. II dit les mots sur ce qui est à l’œuvre : occupation, colonisation, racisme, apartheid, crimes de guerre, crimes contre l’humanité. II conteste aux sionistes le droit de parler au nom du judaïsme, qu’il soit laïque ou religieux, car ils salissent en permanence le judaïsme. Il démonte le "roman national" sioniste censé justifier le nettoyage ethnique de 1948 qui se prolonge tous les jours.

Il refuse cette gigantesque manipulation de l’histoire, de la mémoire et des identités juives. Il qualifie d’obscène l’instrumentalisation de l’antisémitisme par les soutiens d’un gouvernement qui est aujourd’hui clairement d’extrême droite. Il ne plaira pas non plus à ceux qui pensent que la seule issue, c’est que les Israéliens disparaissent comme avant eux les Croisés. On ne répare pas un nettoyage ethnique par un autre nettoyage. Jérusalem n’est pas juive. Mais elle n’est pas non plus musulmane. Elle appartient à tout le monde.

Il ne plaira toujours pas aux partisans d’un agenda politique obsolète : les nostalgiques des "deux États vivant côte à côte". Les accords d’Oslo ont été une gigantesque illusion permettant au rouleau compresseur colonial d’avancer sans obstacle. Cette illusion n’a plus d’avenir. Ce livre n’apporte pas de solution à cette guerre parce que, pour l’instant, personne n’en possède.

Il dit juste que le BDS est aujourd’hui essentiel. Il faut impérativement sanctionner l’occupant. Il dit qu’aujourd’hui, face à l’apartheid, le soutien aux droits des Palestiniens est l’affaire de toute l’humanité. Nous aspirons à un autre monde fait de respect du droit, d’égalité et de solidarité. Au Proche-Orient, on humilie et on enferme les Palestiniens. Ici, on traque les migrants et on les rejette.

Partout, c’est le racisme décomplexé qui s’exprime. Il n’y a pas d’alternative, là-bas comme ici, au "vivre ensemble" dans l’égalité des droits.

x 14 21,5 224 p. Israel - Palestine
Mondialisation et micro-nationalismes
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Berthier René essai Palestine, Israël 1998 01/04/98 9782909899152 Acratie »» Bibliotheque Anarchiste International -Moyen Orient 16,77 € 16.77 présent à Plume(s)
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Pourquoi s’intéresser au conflit israélo-palestinien ?

Parce qu’il nous semble que ce conflit qui oppose deux « micro-nationalités » de quelques millions de personnes serait à peine mentionné par les médias s’il n’était le centre de gravite d’antagonisme internationaux qui dépassent largement ses protagonistes directs.

Parce que ce conflit est l’illustration parfaite, jusqu’à la caricature, d’un type de rapport instaure entre métropoles industrielles et pays dominés.

Parce qu’il éclaire la façon scandaleusement discriminatoire dont les problèmes de justice sont traités par les puissances qui dominent la planète : deux poids, deux mesures. Parce qu’il est exemplaire de la façon dont un combat juste, celui de la population palestinienne opprimée, a pu être instrumentalisé au profit d’intérêts de caste.

Parce qu’il montre comment les acquis de la lutte de toute une population pendant plusieurs années — l’intifada — ont pu être cassés par la frénésie de concessions sans contre-partie de la direction palestinienne.

Notre ambition a été de tenter une synthèse des questions soulevées par ce conflit en récusant catégoriquement tout argument de légitimation religieuse, en affirmant, d’une part la nécessite d’appliquer une approche strictement matérialiste au problème, d’autre part le refus catégorique d’appliquer à l’analyse de la nature de l’État d’Israël d’autres critères que ceux appliqués à n’importe quel autre État.

x 16 24 300 p. Plaidoyer pour le Rojava
réflexions d’un internationaliste sur les aléas d’une révolution
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Sores B. doc Kurdistan janvier 2020 14/01/20 9782909899640 Acratie »» International -Moyen Orient 20,00 € 20.00 présent à Plume(s)
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Ce sont plusieurs milliers d’internationalistes de toutes nationalités qui partirent combattre les islamistes de Daech dans le nord de la Syrie, au Rojava, aux côtés des forces révolutionnaires Kurdes. L’auteur de ce livre, un français, fut l’un d’entre eux. Ce qu’il raconte de son expérience pendant les années de guerre est toujours mis en relation avec la géopolitique de cette partie du Moyen-Orient dont il est un fin connaisseur.

L’ouvrage est un plaidoyer pour le Rojava. Un Rojava qui, malgré l’hostilité déclarée des États de la région et bien au-delà, tente de construire une organisation sociale basée sur l’égalité, en particulier entre les hommes et les femmes. Il ne s’agit pas de l’analyse froide et distante d’un universitaire « neutre » ou aux motivations cachées : il a combattu dans les YPG par le passé, et est solidaire du projet politique basé sur le municipalisme libertaire. C’est de ce point de vue que ces textes ont été écrits. Pourtant, prendre parti n’est en rien pour lui synonyme d’aveuglement, et il se tient à distance de tous ceux pour qui un soutien signifierait inconditionnalité et récit hagiographique. Il s’en prend également , et avec preuves et témoignages à l’appui, à un certain nombre de mensonges répandus, en particulier par le gouvernement turc mais aussi par les grande puissance impérialistes et une certaine presse, tendant à faire passer l’expérience sociale kurde pour une infâme dictature. L’objectivité n’exclut en rien le positionnement politique ; elle en est la condition.