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Raisons d’agir


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x 11 17,5 117 p. Les Évangélistes du marché Dixon Keith société 2008 01/03/08 9782912107411 Raisons d’agir Politique et société -économie 6,00 € 6.00 actuellement indisponible
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x 11 18 220 p. Jusqu’à quand ? T Lordon Frédéric essai économie 2008 23/10/08 9782912107428 Raisons d’agir Politique et société -économie 8,00 € 8.00 prochainement à Plume(s) ?
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Le manuscrit de cet ouvrage a été arrêté fin août 2008. Ses épreuves sont relues le 22 septembre. Entre temps survient une « décade prodigieuse » – du 10 au 20 septembre 2008 – qui a de quoi changer la face du monde néolibéral.

Dépassé avant même parution ? Ce serait le cas si ce livre avait eu la visée d’une chronique de crise. Pour le coup, il en aurait loupé un gros bout ! Et, même repris à la hâte, se serait condamné à la fatalité de l’obsolescence – ou bien au chantier d’une écriture sans fin, car, en cet automne 2008, la décomposition financière prend un cours torrentiel qui rend parfaitement caduc le commentaire en temps réel dans l’instant où il est produit.

Mais la perspective de ce livre n’est pas celle-là. Les événements auxquels il est fait référence n’y sont pas mobilisés au titre de la consignation des faits mais comme support d’une analyse – au demeurant, le livre serait très incomplet même si l’horloge s’était arrêtée fin août 2008, et c’est à dessein qu’il a laissé de côté bon nombre d’événements croustillants qu’un historien de la période ne manquera pas d’enregistrer.

Aussi, que la « facture » du sauvetage de Fannie Mae et Freddie Mac soit montée à 200 milliards de dollars alors qu’elle n’était « que » de 25 milliards au moment où le livre était achevé, qu’il faille rajouter Lehman Brothers, Merrill Lynch et AIG à la liste, décidément interminable, des faillis ou des grands brûlés, qu’il n’y ait plus de banques d’affaire aux Etats-Unis ( !), qu’une structure de cantonnement géante destinée à purger d’un coup le système financier constitue une délicieuse irruption de socialisme seule à même de sauver le capitalisme étasunien du désastre, tout cela, qui est considérable en soi, et même inouï, n’altère pas, au contraire, la thèse que la première année de crise suffisait largement à étayer : l’analyse des nuisances intrinsèques de la finance libéralisée appelle son impérative mise au pas, c’est-à-dire une réaction politique de première grandeur.

En définitive le cours stupéfiant pris par la crise depuis le 12 septembre 2008 ne change fondamentalement qu’une chose – mais importante : il a littéralement pulvérisé toutes les stratégies « du fil de l’eau » qui pensaient s’en tirer avec quelques bonnes paroles – le cas échéant on irait jusqu’aux martiales déclarations –, un ersatz de « régulation » à base de transparence et de vertu, et les effets de l’oubli pour, une fois le choc amorti, laisser les affaires reprendre gentiment leur cours sans avoir rien changé de significatif. Cette disposition d’esprit qui prévalait encore à la fin de l’été 2008 a été anéantie. Nul ne peut plus feindre d’ignorer que ce sont les structures mêmes des marchés de capitaux libéralisés qui sont en question, et que les laisser à l’identique vaut ipso facto renouvellement de l’abonnement « crise et krach ». Arraisonner la finance n’est plus une option.

x 11 18 128 p. Accueillir ou reconduire
Enquête sur les guichets de l’immigration
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Spire Alexis essai immigration 2008 02/10/08 9782912107442 Raisons d’agir Politique et société -immigration et précarité 8,00 € 8.00 présent à Plume(s)
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Un bureau de préfecture, une file d’attente, un espoir – obtenir des papiers. Désormais banale, cette image de l’immigration occulte l’essentiel : ce qui se joue de l’autre côté du guichet. Là, des fonctionnaires examinent les dossiers, jaugent les candidats, statuent sur leur sort. C’est à eux que l’Etat délègue la mise en œuvre de sa politique d’« immigration choisie ». Mais qui sont ces hommes et ces femmes qui décident d’attribuer des papiers ou, au contraire, de reconduire à la frontière ? Comment travaillent-ils ? De quelle latitude disposent-ils dans l’interprétation des règlements ?

Au terme de plusieurs années d’enquêtes dans les coulisses des consulats, des préfectures et des services de la main-d’œuvre étrangère, Alexis Spire dévoile la face cachée de cette machine à trier les étrangers. Ceux qu’on éloigne, et la main-d’œuvre bon marché réclamée par les employeurs. Situés au bas de l’échelle administrative, les personnels chargés l’immigration sont sommés de « faire du chiffre » et de « traquer les fraudeurs ». Cobayes de la « modernisation de l’Etat », ils s’enrôlent dans cette croisade en croyant défendre le modèle social français.

x 11 18 124 p. Nous serons des millions
Evo Morales et la gauche au pouvoir en Bolivie
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Do Alto Hervé et Stefanoni Pablo essai Bolivie, intégration 2008 20/03/08 9782912107398 Raisons d’agir International -Amériques 6,00 € 6.00 présent à Plume(s)
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Avant d’être exécuté pour avoir mené l’insurrection indienne de 1780-81 dans le Haut-Pérou, dont la future Bolivie est une des composantes, Túpac Katari annonce : « Je reviendrai et nous serons des millions ».

Plus de deux siècles plus tard, en décembre 2005, le peuple bolivien élit Evo Morales à la présidence de la République. Le candidat du Mouvement vers le Socialisme (MAS) devient le premier dirigeant indigène d’un pays où les fractures ethniques redoublent les divisions de classe. Son programme, qui ambitionne de rompre simultanément avec l’héritage colonial et le néolibéralisme, traduit sur le plan électoral les conquêtes des mouvements sociaux.

La mobilisation contre les multinationales de l’eau en avril 2000, puis la « guerre du gaz » de 2003 en faveur de la nationalisation des hydrocarbures, sont les épisodes les plus marquants d’une résistance multiforme, qui a fait converger organisations rurales et syndicats urbains, processus identitaires et revendications économiques, nationalisme révolutionnaire et indianisme. Convaincus qu’on ne change pas le monde sans prendre le pouvoir, paysans et ouvriers, métis et indigènes, ont transformé leur attelage hétéroclite en une force politique capable de diriger le pays : faut-il pour autant y voir un modèle pour une recomposition de la gauche ?

x 11 18 141 p. Libération de Sartre à Rothschild T Rimbert Pierre essai médias 2005 18/11/05 9782912107251 Raisons d’agir Politique et société -médias 8,00 € 8.00 prochainement à Plume(s) ?
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Fondé par Jean-Paul Sartre en 1973, pour « donner la parole au peuple », Libération est passé en 2005 sous le contrôle du banquier d’affaires Édouard de Rothschild.

Ces noces de la presse et de l’argent n’éclairent pas seulement le sort des journaux français livrés aux industriels. Libération fut aussi le laboratoire d’une métamorphose. Celle d’une gauche convertie au libéralisme dans les années 1980, et qui dissimule son conformisme économique derrière un rideau d’« audaces » culturelles.

Au-delà de l’analyse d’un cas exemplaire, ce livre examine les ressorts d’une révolution conservatrice dans la vie intellectuelle française.

x 11 18 135 p. Le mythe du "trou de la Sécu" T Duval Julien essai société 2007 01/05/07 9782912107343 Raisons d’agir Politique et société 6,00 € 6.00 sur commande ?
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À en croire les médias et les débats politiques, la Sécurité sociale serait menacée de faillite par un déficit abyssal. Pour faire face à l’augmentation des dépenses et au vieillissement de la population, notre système de protection sociale, créé en 1945 pour donner « la garantie à chaque homme qu’en toutes circonstances il pourra assurer sa subsistance et celle de personnes à sa charge », serait condamné à se « réformer » sans cesse : déremboursements, réduction des prestations, hausse des cotisations, voire privatisation.

Chercheur au CNRS, Julien Duval renverse les termes du problème : il n’y a pas de « déficit de la sécu » mais « un besoin de financement » que les gouvernements successifs ont décidé de ne pas satisfaire en multipliant depuis 1993 les exonérations de charges sociales. En effet, l’affaiblissement de la protection sociale découle non pas d’arbitrages techniques mais d’un choix politique : le transfert généralisé des « risques » du capital vers le travail.

x 11 17,5 122 p. AGCS
Quand les États abdiquent face aux multinationales
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Jennar Raoul Marc et Kalafatides Laurence essai libéralisme, AGCS 2007 14/06/07 9782912107350 Raisons d’agir Politique et société -libéralisme 6,00 € 6.00 présent à Plume(s)
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Engendrée sous la pression des milieux d’affaires, assemblée dans les couloirs de l’Organisation mondiale du commerce, une formidable machine à détruire les services publics mondiaux entre en action : l’Accord général sur le commerce des services, plus connu sous son sigle AGCS.

Son objectif : libéraliser tous les services en supprimant un à un les obstacles au commerce. L’AGCS autorisera par exemple une multinationale à poursuivre pour concurrence déloyale une commune qui subventionne sa cantine scolaire. Chercheurs indépendants,

Chercheurs indépendants, Raoul Marc Jennar et Laurence Kalafatides expliquent les origines et les conséquences de cet accord. Sa mise en oeuvre faisant l’objet de négociations successives, l’AGCS menace à terme l’enseignement, la santé, la culture et l’accès à l’eau potable.

Comprendre le fonctionnement de cette canonnière libérale conçue hors de tout contrôle démocratique, c’est se donner les moyens de l’enrayer.

x 11 17,5 155 p. On achète bien les cerveaux
La publicité et les médias
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Bénilde Marie essai médias, publicité 2007 15/02/07 9782912107312 Raisons d’agir Politique et société -médias 8,00 € 8.00 présent à Plume(s)
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Trop souvent, l’omniprésence de la publicité dans les médias est acceptée avec un mélange d’agacement et de fatalisme.

Mais connaît-on le coût d’une telle résignation ? Il est élevé : une information altérée au profit d’intérêts privés, une télévision soucieuse de " vendre du temps de cerveau humain disponible ", une presse soumise aux exigences des annonceurs... Pourtant, la publicité se présente comme un art, une culture, une machine de rêves. En réalité, elle façonne des besoins de consommation, véhicule des stéréotypes, alimente la course au productivisme.

Et, désormais, elle recourt aux neurosciences pour installer ses " marques " dans nos consciences. Ses agences milliardaires en ont fait un pouvoir financier ; ses conseillers en communication, un pouvoir politique ; son influence sur la presse, un pouvoir médiatique. Bien plus qu’une émanation superficielle de l’ordre économique, la " pub " est un rouage essentiel.

x 11 17,4 232 p. L’économie des Toambapiks
une fable qui n’a rien d’une fiction
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Cordonnier Laurent essai économie 2010 11/03/10 9782912107527 Raisons d’agir Politique et société -économie 8,00 € 8.00 présent à Plume(s)
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Dans L’économie des Toambapiks, Laurent Cordonnier utilise le ton et le style de la fable pour décrire avec ironie les effets désastreux que produit la transformation d’une paisible économie agraire en une société capitaliste avancée qui, pour être conforme aux préceptes du néo-keynésianisme, n’en est pas moins cauchemardesque.

Tout comme l’ouvrage précédent, Pas de pitié pour les gueux, constituait une sorte d’anti-manuel d’économie du travail, ce livre donne une vision claire des principaux mécanismes qui, selon les économistes, régissent le fonctionnement macroéconomique des sociétés. Il dénonce dans le même mouvement les non-dits politiques d’une vision du monde aujourd’hui à la fois dominante et ébranlée par la crise.

x 10,7 17,5 124 p. Pas de pitié pour les gueux
Sur les théories économiques du chômage
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Cordonnier Laurent essai travail 2000 04/11/00 9782912107114 Raisons d’agir Politique et société 8,00 € 8.00 prochainement à Plume(s) ?
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Pourquoi y a-t-il du chômage ? Parce que les salariés en veulent toujours trop...

parce qu’ils recherchent la sécurité, la rente et se complaisent dans l’assistanat... parce qu’ils sont roublards, paresseux, primesautiers et méchants, etc. Voilà ce que racontent, en termes certes plus choisis, et avec force démonstrations mathématiques, les théories " scientifiques " élaborées par les économistes du travail. L’auteur se livre ici à un véritable travail de traduction en langage littéraire des théories savantes, au terme duquel il apparaît que leur signification, " une fois défroquées de leurs oripeaux savants, frôle souvent l’abject, à un point dont on n’a généralement pas idée ".

C’estjustement pour en donner idée que ce livre est écrit.

x 11 17,5 153 p. Les dettes illégitimes
Quand les banques font main basse sur les politiques publiques
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Chesnais François essai dette 2011 09/06/11 9782912107602 Raisons d’agir Politique et société -économie 8,00 € 8.00 présent à Plume(s)
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De nombreux pays européens, la Grèce, le Portugal, l’Irlande, l’Espagne, voire la France, auraient, nous dit-on, vécu « au-dessus de leurs moyens ».

Parce qu’ils ne taxent pas la fortune et le capital et qu’ils ne luttent pas contre l’évasion fiscale vers les paradis fiscaux, les gouvernements se sont effectivement lourdement endettés auprès des fonds de placement étrangers, mais aussi des banques européennes. Celles-ci ont des bilans fragiles. Elles ont créé trop de crédit par rapport à leurs dépôts et fonds propres. Elles ont été sauvées à l’automne 2008.

Elles exigent de l’être une seconde fois. Les politiques de rigueur budgétaire et de réduction salariale exigées par l’Union européenne, la BCE et le FMI sont socialement injustes. Elles enfoncent l’Europe dans la récession. Se pose ainsi la question de l’annulation des dettes publiques et dans la foulée celle de la socialisation des banques, BCE incluse. Certains plaident pour le rééchelonnement des dettes.

Dans ce livre, c’est leur dénonciation qui est défendue.

x 11,1 17,6 125 p. Contre-feux
Propos pour servir à la résistance contre l’invasion néo-libérale
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Bourdieu Pierre essai libéralisme 1998 24/03/98 9782912107046 Raisons d’agir Politique et société 8,00 € 8.00 prochainement à Plume(s) ?
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Si j’ai pu me résoudre à rassembler pour la publication ces textes en grande partie inédits, c’est que j’ai le sentiment que les dangers contre lesquels ont été allumés les contre-feux dont ils voudraient perpétuer les effets ne sont ni ponctuels, ni occasionnels et que ces propos, s’ils sont plus exposés que les écrits méthodiquement contrôlés aux dissonances, pourront encore fournir des armes utiles à tous ceux qui s’efforcent de résister au fléau néo-libéral.
x 11 17,5 122 p. LQR - La propagande du quotidien T Hazan Eric essai propagande 2006 02/02/06 9782912107299 Raisons d’agir Cours Et Travaux Politique et société 8,00 € 8.00 présent à Plume(s)
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De modernité à gouvernance en passant par transparence, réforme, crise, croissance ou diversité : la Lingua Quintae Respublicae (LQR) travaille chaque jour dans les journaux, les supermarchés, les transports en commun, les "20 heures" des grandes chaînes, à la domestication des esprits.

Comme par imprégnation lente, la langue du néolibéralisme s’installe : plus elle est parlée, et plus ce qu’elle promeut se produit dans la réalité. Créée et diffusée par les publicitaires et les économistes, reprise par les politiciens, la LQR est devenue l’une des armes les plus efficaces du maintien de l’ordre. Ce livre décode les tours et les détours de cette langue omniprésente, décrypte ses euphémismes, ses façons d’essorer les mots jusqu’à ce qu’ils en perdent leur sens, son exploitation des "valeurs universelles" et de la "lutte antiterroriste".

Désormais, il n’y a plus de pauvres mais des gens de condition modeste, plus d’exploités mais des exclus, plus de classes mais des couches sociales. C’est ainsi que la LQR substitue aux mots de l’émancipation et de la subversion ceux de la conformité et de la soumission.

x 11 17,5 155 p. Les nouveaux chiens de garde T Halimi Serge essai médias 2005 18/11/05 9782912107268 Raisons d’agir Raisons D’agir Politique et société -médias 8,00 € 8.00 présent à Plume(s)
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Les médias français se proclament " contre-pouvoir". Mais la presse écrite et audiovisuelle est dominée par un journalisme de révérence, par des groupes industriels et financiers, par une pensée de marché, par des réseaux de connivence. Alors, dans un périmètre idéologique minuscule, se multiplient les informations oubliées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices, les services réciproques. Un petit groupe de journalistes omniprésents - et dont le pouvoir est conforté par la loi du silence - impose sa définition de l’information-marchandise à une profession de plus en plus fragilisée par la crainte du chômage. Ces appariteurs de l’ordre sont les nouveaux chiens de garde de notre système économique.
x 11 17,5 138 p. L’Europe sociale n’aura pas lieu T Denord François et Schwartz Antoine essai société, Europe 2009 07/05/09 9782912107480 Raisons d’agir Raisons D’agir International -Europe 8,00 € 8.00 prochainement à Plume(s) ?
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A l’instar de Nessie, le sympathique monstre du Loch Ness, l’Europe sociale soulève les passions sans que jamais son existence n’ait pu être prouvée. Dans les eaux glacées du grand marché, ses chances de survie sont pourtant minces. Sa mythologie n’a qu’une raison d’être : elle insuffle un supplément d’âme à une Europe qui flotte en apesanteur, au-dessus des peuples. Dès les années 1950, la construction européenne fut l’autre nom donné au rétablissement du libre-échange. Elle prend racine dans un projet conservateur porté par des élites atlantistes soucieuses de dompter sous le fouet de la concurrence les soubresauts du Vieux continent. Cette empreinte s’est avérée indélébile, malgré les élargissements successifs du périmètre de L’Union. Une Europe libérale ne saurait, comme par magie, se muer en Europe sociale. Sauf à envisager une refonte complète de ses institutions et de ses principes. Ce à quoi invite ce livre qui dissipe bien des illusions et permet de découvrir les possibles écartés sur le chemin de l’histoire.
x 15,5 23 326 p. Ouvriers malgré tout
Enquête sur les ateliers de maintenance des trains de la Régie autonome des transports parisiens
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Thibault Martin enquête ouvrier 2013 06/06/13 9782912107732 Raisons d’agir Cours et travaux Politique et société -entreprises, travail, syndicalisme 20,00 € 20.00 actuellement indisponible
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La mort annoncée du monde ouvrier ne doit pas cacher ni la pérennité de cette condition (près du quart de la population active), ni les transformations en cours, notamment dans certaines fractions de la jeunesse. Invisibles, délaissés politiquement, les ouvriers ne semblent plus capables de faire entendre leur voix. Pourtant, un ouvrier sur quatre a aujourd’hui entre 15 et 29 ans et, si les travaux sur les générations antérieures ont été nombreux, la jeunesse ouvrière semble d’autant plus invisible aujourd’hui qu’elle est peu explorée.
L’enquête ethnographique présentée dans cet ouvrage, et qui a été menée pendant huit ans sur de jeunes ouvriers de la maintenance des trains à la RATP, entend donner à voir un univers social peu visible à trois titres : le monde ouvrier déjà, celui du public ensuite, la jeunesse ouvrière enfin. Elle nous amène à suivre des trajectoires de jeunes, de leur sortie de l’école à leur insertion dans le monde du travail, de leur quotidien dans l’atelier à leurs activités en dehors, de leurs acceptations des contraintes managériales à de nouvelles formes de résistances au travail...
Ainsi, ce livre se propose de répondre à trois questions : Qu’est-ce qu’être un jeune ouvrier et comment ces jeunes vivent-ils cette condition ? En quoi cette génération apparaît-elle distante de celle qui la précède ? En quoi la perméabilité aux normes managériales du secteur privé tend à remettre en cause la "particularité" de ces ouvriers de la RATP et une certaine idée du service public ?
x 11 17,5 144 p. Arrêtons les frais
pour un enseignement supérieur gratuit et émancipateur
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Collectif Acides essai éducation, gratuité 2015 29/01/15 9782912107800 Raisons d’agir Politique et société -école 8,00 € 8.00 sur commande ?
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À mesure que la situation des finances publiques se dégrade et que les universités désormais « autonomes » se retrouvent sans ressources au point d’être menacées par la faillite, une solution miraculeuse et vertueuse s’élabore presque secrètement pour surmonter les difficultés des secondes sans aggraver celles de l’État : l’augmentation dpour la gratuité de l’enseignement supérieures frais d’inscription.

Cette solution n’est pas inscrite ouvertement au programme des grands partis politiques tant elle paraît difficile à soutenir devant l’opinion publique. Elle est pourtant largement partagée de la droite à la gauche libérale. Elle est d’ores et déjà mise en oeuvre en catimini par des institutions de l’enseignement supérieur privé et apparaîtra très prochainement sans doute comme la seule solution possible pour sortir l’enseignement supérieur de sa débâcle financière.

Augmenter de manière significative les frais d’inscription de quelques centaines d’euros à plusieurs milliers, c’est offrir une manne financière considérable qui ne manque pas d’attirer l’attention surtout dans une période de difficultés financières. Mais une telle réforme ne peut être défendue sur cette seule base et c’est pour des raisons d’efficacité et, de manière plus étonnante, de justice sociale qu’elle est mise en avant.

L’objectif de ce livre est d’expliciter les enjeux économiques et politiques d’une augmentation des frais d’inscriptions en donnant à la fois les limites des arguments en sa faveur et en présentant les effets réels de sa mise en oeuvre dans un certain nombre de pays où elle a été appliquée.

Les arguments en faveur d’une augmentation des frais d’inscription tiennent en quelques éléments : les étudiants qui paient leurs études s’investissent plus, sont plus exigeants, mettent en concurrence les établissements améliorant ainsi non seulement les ressources mais aussi l’efficacité du système ; l’université gratuite est inégalitaire puisque les enfants des classes aisées en bénéficient relativement plus que les autres et elle contribue à perpétuer les inégalités puisqu’ils obtiendront de meilleurs salaires en étant diplômés ; les frais d’inscriptions fonction des ressources des parents et des gains futurs des étudiants donneront son caractère redistributif et égalitaire au système.

L’ouvrage démontre les limites de ces arguments : les frais d’inscriptions ne sont pas des ressources financières supplémentaires mais un autre moyen de les obtenir ; les effets incitatifs sur les étudiants ne sont pas avérés, en revanche le paiement de droits pèsent sur leur liberté d’orientation, qui plus est de manière inégalement distribuée socialement ; la mise en concurrence des universités contribue moins à augmenter leur efficacité qu’à rompre l’égalité républicaine dans la qualité du service rendu. Le caractère anti-redistributif de l’enseignement supérieur est indéniable. La question est de savoir si on doit juger du bon fonctionnement d’un service public à son caractère redistributif. Faudrait-il, par exemple, augmenter les cotisations santé de groupes sociaux qui sont plus souvent malades pour qu’ils contribuent à hauteur des bénéfices qu’ils en tirent ?

Un système universitaire dont le financement serait principalement organisé dans une logique d’investissement individuel en capital humain et où chacun contribuerait à proportion de ce qu’il en retire ensuite sur le marché, conduirait à terme à imposer à l’université la hiérarchie des prix et des valeurs du marché, à inscrire les choix du savoir et de la connaissance dans la seule mesure des rendements présents de diplômes bâtis sur mesure pour répondre aux besoins du moment de l’économie. Les expériences observées dans d’autres pays montrent les dangers d’une telle évolution, le plus immédiat étant l’explosion de l’endettement des jeunes actifs et leur vulnérabilité accrue sur le marché du travail. Elle rend patent l’éclatement du système d’enseignement supérieur entre des institutions d’élites qui cumulent tous les avantages et toutes les ressources et des établissements de relégation dépourvus de moyens. Elles font aussi apparaître la perte d’autonomie réelle du monde universitaire, conçue non pas comme un privilège indu mais comme un garant de sa capacité à défendre la valeur de la connaissance et de la citoyenneté mais aussi de constituer un lieu irremplaçable d’innovation et de progrès social, y compris dans le domaine économique.

Le livre s’attache enfin à démontrer qu’un autre modèle de financement des universités est possible.

x 11 17,5 95 p. Sur la télévision
suivi de L’emprise du journalisme
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Bourdieu Pierre essai télévision 1996 01/11/96 9782912107008 Raisons d’agir Politique et société -médias 8,00 € 8.00 sur commande ?
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Ces deux cours télévisés du Collège de France, présentent, sous une forme claire et synthétique, les acquis de la recherche sur la télévision. Le premier démonte les mécanismes de la censure invisible qui s’exerce sur le petit écran et livre quelques-uns des secrets de fabrication de ces artefacts que sont les images et les discours de télévision. Le second explique comment la télévision, qui domine le monde du journalisme, a profondément altéré le fonctionnement d’univers aussi différents que ceux de l’art, de la littérature, de la philosophie ou de la politique, et même de la justice et de la science ; cela en y introduisant la logique de l’audimat, c’est-à-dire de la soumission démagogique aux exigences du plébiscite commercial.
x 15,5 23 320 p. Community organizing
De l’émeute à l’alliance des classes populaires aux Etats-Unis
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Talpin Julien doc société américaine, États-Unis 2016 24/03/16 9782912107862 Raisons d’agir International -Amériques 20,00 € 20.00 sur commande ?
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Avril 1992 : Los Angeles connait des émeutes d’une ampleur inégalée, après l’acquittement des policiers qui avaient passé à tabac Rodney King. Vingt ans plus tard l’Amérique fait l’expérience de nouveaux soulèvements, à Ferguson et Baltimore, contre les violences policières, le racisme et l’injustice. Ces protestations ne sont pas les seules réactions des fractions dominées de la population étasunienne.

A Los Angeles notamment, des associations ont su rassembler celles et ceux qui voulaient améliorer les conditions d’habitat, de travail, d’existence des résidents des quartiers populaires. Ces organisations donnent à voir comment déployer le pouvoir d’agir des dominés pour améliorer leur quotidien et oeuvrer au changement social. Elles incarnent des contre-pouvoirs autonomes qui rappellent les élus à leurs promesses et promeuvent des politiques progressistes.

A partir du cas étasunien et des essais d’acclimatation du community organizing en France, l’auteur identifie des pistes pour renouveler le militantisme dans les quartiers populaires.

x 15,5 23 254 p. La question climatique
Genèse et dépolitisation d’un problème public
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Comby Jean-Baptiste essai climat 2015 08/10/15 9782912107817 Raisons d’agir Cours Et Travaux Politique et société -écologie 20,00 € 20.00 présent à Plume(s)
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Avec la montée en puissance de la thématique climatique dans les médias généralistes français à partir du début des années 2000, les détracteurs de la « pensée unique » ont pu espérer que les enjeux environnementaux globaux permettraient de colorer le débat public. Alors qu’à l’aube du XXIe siècle les « altermondialistes » donnent de la voix et les commentateurs patentés se gargarisent de l’émergence d’une « société civile » censée limiter l’hégémonie des logiques marchandes, l’accentuation des problèmes écologiques viendrait signaler l’urgence de reconsidérer l’emprise du capitalisme sur l’organisation des sociétés.

Or ce n’est pas une diversification de l’idéologie dominante que révèle la médiatisation accrue de la question climatique mais bien les processus au gré desquels les définitions conformistes des problèmes deviennent les plus récurrentes et les plus accessibles dans les espaces du débat public. Pour attirer l’attention des journalistes sur les changements climatiques, les entrepreneurs de cette cause doivent en livrer une version consensuelle afin de se plier aux verdicts du « plus grand nombre ».

L’analyse sociologique de la configuration formée par ces agents permet de comprendre pourquoi ils s’adonnent sans coup férir à ces génuflexions. C’est notamment parce qu’ils ont intériorisé les conceptions indissociablement psychologisantes et marchandes du « bon » reportage comme de la « bonne » campagne de communication qu’ils reprennent en choeur une mélodie climatique s’apparentant à une moralisation des individus sans référence aux logiques économiques et politiques contribuant à la catastrophe écologique en cours.

Or c’est précisément parce que les discours « éco-citoyens » occultent le coût environnemental élevé des styles de vie des classes supérieures et moyennes que ces dernières peuvent régulièrement faire leur profession de foi écologique sans avoir à interroger leurs aspirations consuméristes. En d’autres termes et à rebours des prophéties sur les progrès de la réflexivité au sein des sociétés dites « post-modernes », progrès dont on pouvait attendre qu’ils favorisent si ce n’est la remise en cause du moins le questionnement du cours marchand des choses, c’est plutôt l’adhésion à une organisation sociale tournée vers l’accroissement généralisé mais fortement inégalitaire des capitaux qui est donnée à voir.

Précis et argumenté, cet ouvrage donne une lecture sans concession de l’impuissance des politiques environnementales en France.