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Après la Lune


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x 14 21 174 p. Portrait physique et mental du policier ordinaire T Rajsfus Maurice B essai répression, société 2008 09/05/08 9782352270447 Après la Lune Politique et société -répression 14,00 € 14.00 épuisé
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Au risque de passer pour des débiles profonds, faisons un rêve. Et si le policier protégeait le faible contre le fort, le pauvre contre le riche, l’exploité contre l’exploiteur, les militants des Droits de l’Homme contre les tenants du pouvoir fort ? Comment réagirait le monde policier si on lui expliquait que la démocratie est bien plus menacée par ces forces de l’ordre trop nombreuses que par la “racaille” que Nicolas Sarkozy prévoyait d’envoyer en prison dès l’âge de dix ans ? De telles fictions ne peuvent que faire rire ceux qui ont la lourde tâche de nous surveiller au quotidien pour nous indiquer inlassablement le droit chemin. Celui que nous n’aurions jamais dû quitter… Et pourtant, il reste toujours des insoumis qui refusent certaines formes d’autorité, avec cette certitude chevillée au corps que la société peut vivre paisiblement sans police. Peut-être n’est-ce là qu’une utopie, mais comment vivre sans utopie ?

Articulé en 5 chapitres : La morphologie du policier - La brutalité ordinaire - La personnalité du policier - La représentation du policier - Un avenir bleu marine, ce livre paraît alors que le comportement violent et raciste de certains policiers défraie encore et toujours la chronique ; la mort du jeune Abdelhakim Ajimi, le 9 mai 2008 à Grasse, vient hélas de le rappeler.

Maurice Rajsfus, de très méchante humeur, dresse le portrait au vitriol de la police d’une République qui s’est dotée en 2007 d’un ministère de l’Identité nationale. Il a dédié son pamphlet à l’homme de Néanderthal.

x 14 21 60 p. Lettre au garde des Sceaux pour une dépénalisation du délit d’outrage T Dunand Romain, Reboux Jean-Jacques B pamphlet justice, répression 2008 31/05/08 9782352270423 Après la Lune Tous Les Possibles Politique et société -répression 5,00 € 5.00 épuisé
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Ces dernières années, les délits d’outrage ont connu en France une inflation exponentielle. Un banal contrôle routier, un simple courrier syndical, et la parole d’un citoyen se retrouve traînée devant les tribunaux, avec à la clé de fortes amendes, sanctionnant des délits résultant le plus souvent d’un abus d’autorité. Et des citoyens impuissants qui, de victimes - notamment en ce qui concerne les violences policières -, se retrouvent dans la situation de délinquants.

Forts des enseignements de leurs propres démêlés judiciaires, les auteurs ont choisi d’alerter l’opinion. Ils en viennent évidemment à soumettre aux autorités la nécessaire abrogation de ce délit d’un autre temps, où l’arbitraire le dispute à l’ubuesque. Des affaires à suivre. Une liberté à conquérir. Cette lettre au garde des Sceaux a été envoyée à l’ensemble des parlementaires français.

Pour avoir comparé la politique de l’ex-ministre de l’Intérieur à celle de Vichy, Romain Dunand a été condamné le 14 février 2008 à 800 € d’amende pour outrage à Nicolas Sarkozy. Pour avoir contesté un abus de pouvoir d’un policier, Jean-Jacques Reboux est jugé le 27 juin 2008 pour outrage à agent. Leur rencontre a été rendue possible grâce au site d’information Rue89.

Extrait du livre : PEUT-ON ENCORE PARLER AUX POLICIERS ?

Note liminaire des auteurs

Notre propos, nous le savons, s’inscrit à contre-courant dans le contexte actuel du tout-répressif : lois Perben-Sarkozy, multiplication des manquements à la déontologie de la part de fonctionnaires de police constatés par la Commission nationale de déontologie de la sécurité, multiplication des condamnations pour outrage et rébellion, utilisation de ces délits pour couvrir des violences policières de plus en plus banalisées, instrumentalisation des statistiques de la délinquance, du taux d’élucidation des crimes et délits, culture de résultat imposée aux policiers, insti­tutionnalisation de la chasse aux sans-papiers, répression des militants des associations les défendant, conditions de détention inhumaines dans les centres de rétention, peines-planchers, loi sur la récidive, sans parler du rétablissement du délit ubuesque d’outrage au drapeau - dans un pays où, rappelons-le, il est fortement question de dépénaliser le droit des affaires !

Pour autant, malgré son titre volontairement provocateur, ce « pavé dans la mare » répond à un constat : un nombre croissant de gens ne supportent plus le comportement de policiers dont le respect pour les citoyens et l’observation des règles de déontologie, trop souvent, laissent à désirer, alors que ces mêmes policiers ne supportent pas qu’on leur en fasse la remarque. Dès lors, la question s’impose : peut-on encore parler à un policier ? Autrement dit, est-il encore possible, en France, de parler de son travail à un policier sans risquer l’outrage ?

Signe des temps, le cinéma français, pourtant peu enclin aux clameurs militantes, s’est emparé du problème, avec Très bien, merci, l’excellent film d’Emmanuelle Cuau sorti en 2007.

Nous avons voulu, à partir de deux expériences personnelles, ayant a priori peu à voir, et une rencontre rendue possible grâce au site Rue89, livrer une réflexion sur une problématique, qui, si elle n’est pas nouvelle, est de plus en plus prégnante dans la société française : le délit d’outrage à agent et les scandaleux détournements qu’en font certains policiers, qui portent systématiquement plainte contre leurs victimes afin de se « couvrir » et... d’arrondir leurs fins de mois. Et au-delà, bien évidemment, le délit d’outrage à personne dépositaire de l’autorité publique.

Nous en sommes arrivés à cette conclusion : à cause des abus commis en son nom, et de sa non-réciprocité (un citoyen ordinaire portant plainte contre un policier, malgré l’article 432-5 du Code pénal réprimant les abus d’autorité, a toutes les chances d’être débouté) ; le délit d’outrage est devenu une source d’injustices, dont les victimes sont le plus souvent des citoyens transformés en délinquants par le seul fait d’un arbitraire policier.

Il est surtout devenu un pesant anachronisme, aux relents de crime de lèse-majesté.

C’est pourquoi nous disons au garde des Sceaux : ne serait-il pas grand temps, ainsi que l’ont fait récemment certains pays, de dépénaliser le délit d’outrage ? Ne serait-ce pas là une occasion de ramener un peu de paix civile et sociale -fut-ce au prix d’une baisse des très artificielles statistiques de la délinquance - dans un pays marqué par le doute et la dépression ?

Ce courrier a été envoyé à l’ensemble des parlementaires français, ainsi qu’à un certain nombre de magistrats, avocats, policiers, femmes, hommes politiques et, bien entendu, aux médias.

Nous restons assez circonspects, quant à savoir si l’un(e) d’entre eux aura le courage de déposer une proposition de loi en ce sens sur le bureau de l’Assemblée nationale.

Il suffirait pourtant d’un(e) seul(e) pour que nous ayions le sentiment que cette lettre n’aura pas été écrite en vain.

Romain Dunand
Jean-Jacques Reboux

x 12,6 19,2 54 p. Casse-toi pov’con !
Le livre qui congédie Sarkozy
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Buron Fernand B pamphlet Sarkozy 2011 24/02/11 9782352270577 Après la Lune Politique et société 5,00 € 5.00 épuisé
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23 février 2008, salon de l’Agriculture.

Sarkozy lance à Fernand Buron, qui refuse de lui serrer la main : casse-toi pov’con ! L’insulte, digne d’une cour de récré, donne le "ton" du quinquennat Sarkozy : mépris, vulgarité, susceptibilité, arrogance. Le président parle mal, et il parle mal aux Français, qu’il n’aime pas, et qui le lui rendent bien. 23 février 2011. Fernand Buron sort de son silence. S’inspirant du savoir-faire du courageux peuple tunisien, il invite tous les "pov’cons" outragés par Sarkozy à le retrouver devant l’Elysée pour dire à ce président qui fait honte à des millions de Français : "Dégage !"

x 10 16,3 60 p. Les gros seins de la petite juive T Andrevon Jean-Pierre B 2006 30/04/06 9782352270140 Après la Lune La maitresse en maillot de bain Jeunesse -littérature 6,00 € 6.00 épuisé, mais encore disponible à Plume(s)
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Que me restait-il des gros seins de la petite juive ?...
Il me restait, intact, le fantôme qui m’avait accompagné toutes ces années et pouvait maintenant, après sa métamorphose ultime, se fondre à mon esprit apaisé, au milieu de la lumière d’août, dans le tardif et trompeur éblouissement du monde.

Extrait du livre :
Depuis tout petit, après les classes, on s’y retrouvait pratiquement tous les jours avec les copains. C’est sur les bancs de la place Victor-Hugo que certains ont fumé leur première cigarette (pas moi), c’est sur ses bancs que certains ont bécoté leur premier flirt (pas moi). La petite juive, je ne crois pas l’avoir vue une seule fois place Victor-Hugo. Au temps de la guerre, le temps de la petite juive, la place était le lieu des garçons. Les filles sont venues plus tard, après la guerre. Mais pour la petite juive, c’était trop tard. Son temps était passé. (...)
A l’époque des marrons, il y avait aussi, sous les marronniers, des hannetons. A la même époque, vraiment ? C’est fou comme on oublie, comme les dates peuvent se mélanger. Mais je n’oublierai jamais les hannetons. Cette espèce d’insecte, de la famille des coléoptères, subit une métamorphose qui les fait passer de l’état de larve hideuse et blanchâtre à celui de magnifique bijou cuirassé dont la carapace est de la même couleur, de la même nuance, du même brillant, de la même texture exactement que la surface d’un marron. Qui s’est fait la réflexion ? Cette ressemblance mimétique induit inévitablement un comportement similaire : un hanneton, c’est en quelque sorte un marron à pattes. On l’aura donc compris, je ramassais aussi des hannetons pour les monter chez moi. Je ne les maltraitais pas véritablement. Au pire, j’attachais mon prisonnier par une patte, à l’aide d’un fil de couture, à une épingle plantée dans ma table d’écolier, puis j’attendais qu’il décolle. La bête ayant pris son envol lourdaud, je guettais le moment où le fil se tendait et où l’insecte, au bout de sa longe aérienne, battait désespérément des ailes avant de retomber en grésillant. Ensuite, il repliait piteusement ses ailes sous l’espèce de sécateur dessiné par le double battant de la carapace marron. Je n’avais plus alors qu’à patienter jusqu’au prochain envol.