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Nouvelles éditions Lignes


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x 11 18 160 p. De quoi Sarkozy est-il le nom ?
Circonstances tome 4
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Badiou Alain essai société, Sarkozy 2007 25/10/07 9782355260032 Nouvelles éditions Lignes Politique et société 14,20 € 14.20 présent à Plume(s)
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Les détracteurs du « gouvernement Sarkozy » devront s’y résoudre : ce n’est pas plus dans l’examen de la personnalité de son « chef » que dans le compte des ralliements qu’il suscite qu’ils trouveront le moyen d’en précipiter la chute.

Le philosophe Alain Badiou pose que, face à la brutalité (historiquement inscrite et idéologiquement fondée) des lois actuelles, la gauche ne peut qu’assumer à son tour l’héritage de ses valeurs essentielles, celles que le gouvernement et ses amis se plaisent à désigner comme obsolètes, irresponsables, ou même dangereuses. Ce n’est qu’ainsi qu’une véritable politique d’émancipation pourra à nouveau émerger.

x 11 18 160 p. Un nouveau théologien, B.-H. Lévy T Bensaïd Daniel essai philosophie 2008 07/01/08 9782355260100 Nouvelles éditions Lignes Politique et société 12,70 € 12.70 prochainement à Plume(s) ?
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Dans « Ce grand cadavre à la renverse », le dernier et très commenté de ses livres, Bernard-Henri Lévy se propose, pour sauver une gauche en perdition, d’habiller philosophiquement le nouveau centre né de la fée Ségolène et de l’enchanteur Bayrou.

Plutôt que de donner le moindre contenu à la rénovation de la gauche qu’il appelle de ses vœux, Bernard-Henri Lévy lui propose une identité par défaut, consistant à pourfendre les « sept péchés capitaux » de ce qui serait une gauche non reniée, une gauche de gauche tout simplement :
- le nationalisme,
- l’anti-libéralisme,
- l’anti-américanisme,
- l’anti-sionisme,
- l’indulgence envers le « fascislamisme »,
- la tentation totalitaire,
- l’historicisme.

Quand la politique est à la baisse, la théologie est à la hausse. Quand le profane recule, le sacré prend sa revanche. Quand l’histoire piétine, l’Éternité s’envole. Après la « nouvelle philosophie », Bernard-Henri Lévy revient avec son dernier livre en pèlerin de la « nouvelle théologie », celle d’une gauche light, du centre, c’est-à-dire allégée de l’embarassante question sociale.Pour que cette gauche frelatée puisse prétendre représenter la continuité de la Gauche majuscule et au singulier, il faut conjurer le spectre d’une autre gauche, fidèle à son histoire. Autrement dit, disqualifier moralement (à défaut de pouvoir la disqualifier politiquement) la gauche désignée dès lors et pour les besoins de la cause de « radicale ».

Un Nouveau théologien : Bernard-Henri Lévy réfute point par point cet acte d’accusation. Si les mots ont encore un sens, si l’on peut encore appeler un chat un chat (et Bernard-Henri Lévy un fripon), la gauche du xxie siècle ne sera pas nationaliste, mais internationaliste ; pas anti-américaine, mais antiimpérialiste ; pas anti-libérale, mais anti-capitaliste ; pas antisémite mais antisioniste, au sens où le sionisme est un projet d’État fondé sur le droit du sang et non sur le droit du sol.

Le présent ouvrage fait également le point sur les usages multiples de la notion de totalitarisme et règle les comptes avec la philosophie de l’Histoire universelle et du Progrès à sens unique, qui a servi d’idéologie dominante à la gauche républicaine positiviste. La gauche libérale dont Bernard-Henri Lévy s’institue, en s’expliquant sur son soutien à Ségolène Royal, l’idéologue organique, s’annonce comme une gauche qui n’engage à rien, une gauche d’opinion, autrement dit une gauche de marché ajustée à la démocratie de marché et à l’opinion de marché, à laquelle un philosophe de marché va comme un gant. Visant la gauche radicale, cet exercice d’exorcisme (dans le style théologique du temps) de Bernard-Henri Lévy constitue en réalité un argumentaire contre ce que fut historiquement le projet d’émancipation sociale.

x 13 20 254 p. Crédit à mort
La décomposition du capitalisme et ses critiques
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Jappe Anselm essai économie, politique 2011 07/01/11 9782355260605 Nouvelles éditions Lignes Lignes Politique et société 20,30 € 20.30 actuellement indisponible
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La crise mondiale du crédit survenue à l’automne 2008 aurait conforté la théorie marxiste orthodoxe d’une crise tendancielle du capitalisme : ce dernier porterait en germe sa propre faillite.

Les tenants de la "critique de la valeur" ne se satisfont pas de cette théorie, pas plus qu’ils ne se réjouissent véritablement de sa récente et apparente vérification. Car ainsi que l’expose ici Anselm Jappe, la question théorique principale doit demeurer celle de l’émancipation sociale. Or, jusqu’à preuve du contraire, la crise financière mondiale n’a nullement contribué à son progrès. Le présent volume réunit les récents travaux de recherche menés par Anselm Jappe.

Revus et enrichis pour la présente édition, ils constituent à la fois une première approche de la théorie de la valeur et son application à différents objets, chaque texte s’appliquant à exposer ses propres présupposés théoriques.

x 11 18 256 p. Penser, agir T Bensaïd Daniel essai société 2008 29/11/08 9782355260216 Nouvelles éditions Lignes Politique et société 17,30 € 17.30 présent à Plume(s)
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À l’heure où une véritable gauche de combat prend corps (le congrès fondateur d’un « nouveau parti anticapitaliste » est prévu en janvier 2009), Daniel Bensaïd propose sa réflexion sur les évolutions de la « gauche de gauche » intervenues depuis la chute du mur de Berlin et qui ont conduit à sa présente « recomposition ». Penser, Agir explicite les raisons qui ont poussé la LCR à décider de sa dissolution et pose des jalons pratiques et théoriques pour le nouveau parti.

« Assez pensé maintenant *  ! ». Cette injonction de la ministre en exercice de l’économie et de finances, restera peut-être comme la maxime d’une époque obscure  : assez pensé, place aux marchés ventriloques et aux marchands de temps de cerveau disponible.

Pensons au contraire à ce qui nous est advenu et qui n’est jamais tout à fait dernière nous, mais nous attend encore au prochain tournant. Pourquoi et comment les grandes espérances du XXe siècle ont-elles fait naufrage  ? Comment les rêves d’émancipation ont-ils pu virer au cauchemar  ? Qu’en est-il de la grande idée communiste après l’effondrement de sa contrefaçon bureaucratique  ? Qu’en est-il de la validité contemporaine de l’héritage marxiste  ? Et de la- dialectique comme travail subversif de l’ordre despotique du capital  ?

Pensons, mais pensons pour agir au présent. Pour ne pas céder aux fatalités d’une économie automate et d’une histoire réduite à la célébration du fait accompli.

Les textes en grande partie inédits ou introuvables rassemblés dans ce volume occupent une séquence de vingt années, de la chute du Mur et de la désintégration de l’Union soviétique aux combats actuels pour la construction d’un nouveau parti anticapitaliste, en passant par l’effondrement de l’orthodoxie stalinienne et la conversion de la social-démocratie à l’idolâtrie marchande. Les va-et-vient que ce recueil propose entre théorie et pratique font de lui la véritable « boite à idées » (et à outils) du Nouveau Parti Anticapitaliste (« N.P.A. », dont le nom définitif sera décidé en janvier prochain).

* La citation complète est la suivante  : « Que de détours pour dire une chose au fond si simple  : il faut que le travail paye. Mais c’est une vieille habitude nationale  : la France est un pays qui pense. Il n’y a guère une idéologie dont nous n’avons fait la théorie. Nous possédons dans nos bibliothèques de quoi discuter pour les siècles à venir. C’est pourquoi j’aimerais vous dire  : assez pensé maintenant. Retroussons nos manches. » Assemblée nationale, le 10 juillet 2007

x 11 18 192 p. L’hypothèse communiste
Circonstances tome 5
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Badiou Alain essai politique 2009 17/04/09 9782355260254 Nouvelles éditions Lignes Politique et société 15,30 € 15.30 sur commande ?
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« L’hypothèse communiste revient à dire que le devenir de l’humanité n’est pas condamné à la domination planétaire du capitalisme, aux inégalités monstrueuses qui l’accompagnent, à l’obscène division du travail et à la « démocratie » qui est, de tout cela, le concentré étatique, organisant en fait le pouvoir sans partage d’une oligarchie très étroite. »

Dans mon livre De quoi Sarkozy est-il le nom ?, j’ai proposé d’appeler « hypothèse communiste » ce qui a animé, de la Révolution française aux années quatre-vingt du XXe siècle, les politiques révolutionnaires, ou politiques d’émancipation. Cette appellation concerne quelques principes. Certains sont négatifs  : la conviction qu’on ne saurait confier l’organisation de la société à la concurrence des égoïsmes, et que donc la propriété privée doit être sévèrement limitée. Ou  : l’État, puissance répressive extérieure, est appelé à disparaître. Ou encore  : il convient de faire cesser toute opposition sociale entre le travail intellectuel et le travail manuel. D’autres principes sont quant à eux positifs  : un seul monde des humains vivants doit se substituer à la fermeture des territoires. Ou  : l’égalité est la seule maxime fondamentale de toute politique. Ou encore  : la figure créatrice du travail exige la polyvalence de tous en lieu et place de la division et de la spécialisation. Le jugement que la Restauration politique rampante a imposé depuis trente ans est que toutes les tentatives de réalisation des principes que résume l’hypothèse communiste se sont soldées par de tragiques échecs, et que l’hypothèse est donc invalidée par l’Histoire. De là qu’il faudrait se résigner, comme au moindre mal, à l’économie de marché, à une démocratie élective rabougrie, à la pérennité des inégalités, à d’innombrables guerres sordides, et finalement à l’insignifiance de la vie.

On pourrait sur ce point remarquer que le capitalisme, même si on considère les choses en gros, n’a nullement fait la preuve qu’il était un « moindre mal ». Pour quelques séquences (jamais plus de vingt-cinq ans) d’une prospérité localisée qui ressemble fort à un gaspillage irrationnel, du reste très chèrement payée dans les zones (les plus nombreuses, les plus peuplées) où cette prospérité et ce gaspillage n’existent pas, que de guerres atroces, que de pillages, que de répressions féroces  ! Que de crises où disparaissent des quantités inimaginables de valeur  ! Que de stupidité dans une conception enchaînée et dérisoire de l’existence  !

Si le communisme a été jugé sur quelques années d’expérience tâtonnante et encerclée, le capitalisme, lui, peut être évalué sur plusieurs siècles de domination installée. Si sanglantes et coûteuses qu’aient été les expériences se réclamant du communisme, elles ne sauraient être comparées aux destructions immenses, aux massacres irréversibles, aux désespoirs et aux abaissements auxquels a conduit le capitalisme, non pas même au service d’une idée, mais uniquement pour pouvoir continuer à étendre et sa rapine de gangster huppé, et sa mécanique et vaine proposition marchande. L’hypothèse communiste en est encore, historiquement, à ses tous débuts. S’agissant en revanche de l’antique capitalisme, le verdict, solidement étayé, me semble aller de soi  : inacceptable, il doit être détruit.

Ce livre, toutefois, s’il lui accorde quelques pages, n’est pas centré sur une approche critique. Il envisage directement la fameuse « preuve » historique de « l’échec » du communisme. Sur trois exemples caractéristiques d’un tel échec – la Commune de Paris, la Révolution culturelle et Mai 68 –, il interroge en son fond la notion même d’échec. Il conclut que pas plus en matière de politique qu’en matière de science, l’échec local d’une tentative ne peut supprimer le problème dont elle proposait une solution. L’expérimentation historique des politiques est toujours ce à partir de quoi – si bien entendu on ne cède pas à l’obscurantisme du genre « ça ne marche pas, revenons aux vieilles formules oppressives » – on peut inventer de nouvelles solutions aux problèmes sur lesquels cette expérimentation a buté.

Le travail politique est intellectuellement minutieux et difficile. Le capitalisme et sa « démocratie » de surface, c’est ce qui est vieux, c’est ce qui est condamné, c’est le renoncement à penser, le renoncement à agir selon les principes d’une pensée. C’est l’hypothèse communiste, quel que soit le nom qu’on lui donne (émancipation, égalité…), qui est nouvelle et légitime. Nous n’y renoncerons pas.

x 13 20 320 p. L’idée de communisme T Badiou Alain et Zizek Slavoj essai politique 2010 20/01/10 9782355260438 Nouvelles éditions Lignes Politique et société 22,40 € 22.40 présent à Plume(s)
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Ce volume réunit les textes du colloque "Idea of Communism", organisé par Alain Badiou et Slavoj Zizek à Londres, en mars 2009.

Avec les interventions des spécialistes actuels les plus éminents de la pensée marxiste : Alain Badiou, Judith Balso, Bruno Bosteels, Susan Buck-Morss, Terry Eagleton, Peter Hallward, Michael Hardt, Minqi Li, Jean-Luc Nancy, Toni Negri, Jacques Rancière, Alessandro Russo, Roberto Toscano, Gianni Vattimo, Wang Hui, Slavoj Zizek.

x 11 18 192 p. Les Animaux malades du consensus T Châtelet Gilles essai société 2010 04/03/10 9782355260407 Nouvelles éditions Lignes Politique et société -philosophie 17,30 € 17.30 sur commande ?
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Pour commémorer le dixième anniversaire de la mort de Gilles Châtelet, auteur du fameux essai critique Vivre et penser comme des porcs, paru en 1998, les Éditions Lignes publient le recueil de ses interventions et textes politiques inédits ou devenus introuvables. Les Animaux malades du consensus : "Pour mettre en oeuvre son équation : Marché = Démocratie = Majorité d’Hommes Moyens, l’Industrie du Consensus a su inventer de redoutables technologies de crétinisation. C’est une fable pour le temps présent et les temps à venir… " G. C.

Voilà dix ans, le mathématicien et philosophe Gilles Châtelet publiait un essai singulier et prophétique, dont le titre retentit encore : Vivre et penser comme des porcs. De l’incitation à l’envie et à l’ennui dans les démocraties-marchés, (Éditions Exils, 1998, puis Folio actuel, 1999, régulièrement réimprimé depuis). Ce texte était l’un des premiers à analyser, avec la rigueur du scientifique, la verve du polémiste et la patience du philosophe, le processus de domestication généralisée imposé par ce qu’il était alors convenu d’appeler le «  nouvel ordre mondial  », ordre qu’il nomme tantôt «  cyber-mercantile  », tantôt «  démocratie-marché  ». Ce faisant, il ouvrait la voie aux philosophes, qui, après lui, pourfendent la démocratie en montrant combien elle est soluble dans l’économie de marché. Gilles Châtelet en appelait à la constitution d’un front du refus fondé sur une philosophie de combat  : «  Nous devons vaincre là où Hegel, Marx et Nietzsche n’ont pas vaincu…  » Ce livre, publié juste avant qu’il ne se donne la mort, au début juin 1999, était l’aboutissement d’une longue maturation, le fruit d’expériences, de rencontres qui avaient nourri sa tendance naturelle à la révolte et aiguisé son esprit de résistance à toutes formes de répression  : politique, philosophique ou institutionnelle, partout où l’irréductibilité vertigineuse et «  l’innocence du quelconque  » peuvent être mises à mal au nom du dogmatisme, de l’idéologie, de la pensée et du système uniques. Gilles Châtelet avait commencé de rendre publique ses critiques du consensus dès les années 1980 (les années Mitterand ; il est sans doute, là encore, l’un des premiers à avoir décelé le consensus auxquel se livrait la gauche de gouvernement). Ce sont ces interventions et articles, depuis devenus introuvables, ou les textes restés inédits que nous réunissons sous le titre : Les Animaux malades du consensus. Ces proses critiques très maîtrisées, d’une lucidité mordante, constituent autant de fables des temps modernes, mêlant considérations philosophiques et humeur, humour et pensée critique, où l’on retrouve en germe le bestiaire et les généalogies de son unique et ultime pamphlet. Ses analyses stimulantes, suffocantes de pertinence et de liberté de ton, sont taillées à la mesure des questions d’actualité d’alors, qui demeurent des plus brûlantes  : l’Université, le travail, l’usage des drogues, les élites, la vitesse, le pétro-consensus… En somme, un exercice spirituel qui rappelle, en période de glaciation et d’amnésie, que la liberté n’est pas un choix mais un fait ; qu’il ne s’agit pas seulement d’invoquer son principe mais bien de travailler aux conditions de son exercice.

Préface de Catherine Paoletti.

x 11 17,5 128 p. L’inhabitable capital
Crise mondiale et expropriation
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Dollé Jean-Paul essai économie 2010 16/04/10 9782355260476 Nouvelles éditions Lignes Lignes Politique et société 12,20 € 12.20 sur commande ?
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Le philosophe Jean-Paul Dollé, professeur à l’école d’architecture de Paris-la Villette, propose une approche originale de la crise économique mondiale survenue en 2009. Ce n’est pas par hasard, avance-t-il, que cette crise historique trouve son origine dans les conditions d’accès à la propriété foncière de la population pauvre de l’État le plus puissant du monde capitaliste. Ce n’est pas un hasard non plus si ce sont des familles noires, celles des descendants d’esclaves, qui ont les premières subi les effets des subprimes et ont dû, dans de très nombreux cas, abandonner leur logement. La question de la propriété, et en premier lieu celle de la maison cristallise en effet plusieurs déterminations très puissantes, spécifiques à la fois de l’histoire du capitalisme et de celle de son développement américain particulier : quand la réappropriation du corps permet historiquement de s’arracher au servage dans les sociétés traditionnelles d’Europe, la propriété de sa maison constitue quant à elle le premier rempart contre la violence de la société de la conquête américaine.
x 11 18 123 p. André Gorz ou le socialisme difficile T Münster Arno essai politique 2008 15/10/08 9782355260193 Nouvelles éditions Lignes Lignes Politique et société 14,20 € 14.20 sur commande ?
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André Gorz a traversé la seconde moitié du 20e siècle en témoin lucide de ses mutations économiques et sociales.

Disparu l’automne 2007, il a laissé une œuvre critique exigeante qui n’est réductible à aucun des courants poli-tiques constitués. Ses prises de position en faveur de la sortie progressive du capitalisme se fondent sur une proposition autogestionnaire très argumentée et s’articulent avec son souci précoce pour les enjeux écologiques. Car, affirmait-il, " c’est par la critique du modèle de consommation opulent que je suis devenu écologiste avant la lettre ".

Le socialisme qu’André Gorz appelle de ses vœux est celui qui saura faire face à l’urgence des enjeux sociaux, économiques et écologiques inédits auxquels le monde est aujourd’hui confronté. Le présent ouvrage, conçu comme un hommage, est également le premier à proposer un regard sur l’existence et l’œuvre entières d’André Gorz.

x 13 20 140 p. Le spectacle, stade ultime du fétichisme de la marchandise
Marx, Marcuse, Debord, Lefebvre, Baudrillard, etc
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Bensaïd Daniel essai politique 2011 04/03/11 9782355260759 Nouvelles éditions Lignes Fins de la philosophie Politique et société 16,30 € 16.30 actuellement indisponible
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Dans cet ouvrage inédit, le dernier auquel il aura travaillé, Daniel Bensaid établit, en philosophe, la généalogie du désespoir révolutionnaire et de ce qu’il appelle le " nihilisme de la renonciation " tels qu’ils s’inscrivent, selon lui, au coeur même de la pensée intellectuelle radicale, dès les années 1960.

Car c’est bien à une sorte de " front secondaire " que le philosophe et militant inlassable qu’il fut entreprend ici de s’opposer : le front de ceux qui s’emploient à démontrer - fût-ce pour le déplorer - que le capitalisme ne connaît aucun dehors et sa domination, aucune limite (Marcuse, Debord, Baudrillard...). À ces thèses - ici décrites et analysées dans le détail -, Daniel Bensaïd oppose une nouvelle fois le " principe espérance " d’Ernst Bloch, et la nécessité stratégique d’accorder toute leur importance aux " refus divers ", ceux appelant à un monde autre, même si aucun grand récit ne permet plus d’en définir le sens.

" Penser politiquement, c’est penser historiquement. C’est concevoir le temps politique, comme un temps brisé, discontinu, rythmé de crises. C’est penser la singularité des conjonctures et des situations. C’est penser l’événement non comme miracle surgi de rien mais comme historiquement conditionné, comme articulation du nécessaire et du contingent, comme singularité politique ".

x 13 19 252 p. Thèses sur le concept de grève T Institut de démobilisation essai grève 2012 13/03/12 9782355260964 Nouvelles éditions Lignes Politique et société -entreprises, travail, syndicalisme 17,00 € 17.00 prochainement à Plume(s) ?
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Aucun livre encore n’avait pensé la grève avec une joie, un sérieux, une frénésie, une contagion, un élan pareils. Jusque dans ses conséquences philosophiques, historiques, personnelles, collectives, intimes. En particulier, en tâchant de penser la différence entre la grève syndicale et disciplinaire — et celle née dans le désir. Et leur raccrochement, vaille que vaille, l’une sur l’autre. Car il n’y a qu’une seule grève...
x 11 18 132 p. Pour un socialisme vert
Contribution à la critique de l’écologie politique
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Münster Arno essai écologie 2012 23/06/12 9782355261039 Nouvelles éditions Lignes Politique et société -écologie 12,50 € 12.50 prochainement à Plume(s) ?
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L’écologie politique peut-elle faire l’économie d’une remise en question fondamentale des principes de la société capitaliste ? Dans cet essai qui retrace l’histoire et les principales lignes de fracture de l’écologie politique depuis sa création, Arno Münster répond par la négative, et appelle de ses vœux l’avènement d’un véritable « socialisme vert », qui saurait articuler efficacement les préoccupations sociales et environnementales.

Connaisseur des théories de Marx, spécialiste d’André Gorz, auteur d’un essai d’hommage paru chez Lignes en 2008 sous le titre André Gorz, le socialisme difficile, Arno Münster retrace ici la généalogie de la prise de conscience écologique dans le monde, et celle de la constitution progressive d’un mouvement organisé (parti) en Europe et en France.

Bien que d’une constitution récente, le mouvement écologique s’appuie sur un corpus théorique divers, toujours en mouvement aujourd’hui. L’examen attentif que mène ici Arno Münster fait apparaître les principales lignes de fracture conceptuelles qui séparent et opposent les tenants d’une écologie avant tout concernée par la préservation de la nature, de ceux qui inscrivent l’écologie dans l’histoire politique de l’émancipation sociale.

La période récente a montré qu’indépendamment des partis politiques qui font de l’écologie leur principal combat affiché (les partis écologistes), cette dernière pouvait faire l’objet d’appropriations très diverses, et parfois situées en des points opposés du spectre politique. Pour certains en effet (cf. le « Grenelle » organisé en France par le dernier gouvernement), l’écologie représenterait une voie permettant au capitalisme de se réformer, du moins superficiellement, en lui offrant l’illusion d’un développement à la fois profitable et plus respectueux de l’environnement. Ce « capitalisme vert », ne représente cependant qu’un aggiornamento du capitalisme traditionnel, certes modéré dans ses excès, et structuré par des innovations technologiques permettant d’occuper de nouvelles positions dominantes.

Pour d’autres, au nombre desquels Arno Münster se place à la suite d’André Gorz, la révolution écologique ne peut se faire sans remise en cause fondamentale des principes du capitalisme. Ce dernier, du fait de son appétit insatiable pour l’accumulation, conduit en effet selon lui à la destruction inévitable de la totalité des ressources disponibles et de l’écosystème global. Car il n’est pas tenable, affirme Munster, de prétendre entretenir une croissance infinie dans un environnement fini.

Promouvoir un « socialisme vert », comme le fait ici Arno Münster, c’est affirmer que la préoccupation écologique (y compris sur son versant environnemental) n’est nullement dissociable de la préoccupation sociale, telle qu’elle est traditionnellement portée par la gauche. L’une et l’autre, bien qu’elles se fondent sur une histoire, des luttes et des concepts différents, doivent conjoindre leurs luttes, pour une remise en cause radicale de l’ordre existant. L’écologie doit affirmer son ancrage à gauche, et la gauche inscrire l’écologie dans ses programmes et ses actes, faute de quoi l’une et l’autre verraient leur existence menacée.

x 11 17,5 93 p. Sarkozy : pire que prévu ; Les autres : prévoir le pire
Circonstances - Tome 7,
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Badiou Alain essai Sarkozy 2012 17/03/12 9782355261015 Nouvelles éditions Lignes Circonstances Politique et société 9,50 € 9.50 sur commande ?
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"Sarkozy, c’est entendu, a été pire que je ne l’avais moi-même prévu dans De quoi Sarkozy est-il le nom ?, ce qui n’est pas peu dire.

Faut-il pour autant se faire l’agent électoral et politique de ceux qui incarnent l’autre version du pire, celle qui vous fait avaler la même potion avec de douces paroles consolatrices et vous administre le somnifère des vaines espérances ?" "Aussi bien cet essai, qui n’a évidemment pas pour but de classer et de sélectionner les candidats dans le cadre prescrit de l’hystérie électorale, n’a pas non plus pour but de prôner l’abstention.

S’abstenir n’est pas assez, s’abstenir est encore une modalité d’obéissance à l’injonction électorale, la modalité négative. Ce à quoi il faut parvenir, c’est à une pensée de la politique dont le vote est purement et simplement absent. La subjectivité politique accomplie est celle pour laquelle la question de s’abstenir ne se pose même pas. Car tout ce qui mérite d’être pensé et accompli est hétérogène à cette procédure."

x 13,1 20 514 p. Ecrits pour l’Anti-Oedipe T Guattari Félix essai psychanalyse 2012 19/01/12 9782355260926 Nouvelles éditions Lignes Revue Lignes Divers 30,00 € 30.00 sur commande ?
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Durant trois années, Gilles Deleuze et Félix Guattari ont travaillé ensemble pour concevoir l’un des livres phares des années 1970 : L’Anti-OEdipe (Minuit, 1972). Sur les modalités de cette association inédite, que Gilles Deleuze qualifiera plus tard de "groupuscule", les présents Ecrits apportent un éclairage décisif. Sont ici réunis, dans un agencement et une présentation de Stéphane Nadaud, les textes, fragments, notes et corrections de Félix Guattari relatifs à la préparation de L’Anti-OEdipe. Ils permettent de comprendre, de l’intérieur, le fonctionnement de "Deleuze-Guattari", cette extraordinaire machinerie théorique collective.
x 13,1 20 318 p. Dem ak xabaar, partir et raconter
Récit d’un clandestin africain en route vers l’Europe
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Traoré Mahmoud et Le Dantec Bruno 2012 23/10/12 9782355261114 Nouvelles éditions Lignes Lignes Politique et société -immigration et précarité 23,00 € 23.00 épuisé, réédité avec l'ean 9782355261701
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Parti de Dakar en 2002, Mahmoud Traoré a mis plus de trois ans à atteindre l’Europe, à travers le Sahel, le Sahara, la Libye et le Maghreb. Le 29 septembre 2005, son voyage s’est conclu par sa participation à l’assaut collectif de la frontière de Ceuta, enclave espagnole située au nord du Maroc, qui a fait grand bruit alors. Le récit de cette aventure, recueilli par Bruno Le Dantec, et qu’ils ont ensemble établi, révèle la réalité de la vie sur les routes d’un migrant irrégulier, faite d’expédients, d’attente, d’extorsions et de brutalité, mais aussi d’entraide et de bravoure.

Il s’y dévoile le fonctionnement des foyers, "ghettos" et autres campements de fortune, où les clandestins réinventent une organisation sociale à la fois précaire et pleine de contradictions. Aucun livre n’avait encore rapporté cette réalité souterraine avec autant de précision, sans jamais stigmatiser ces hommes et femmes qui ont la faiblesse de croire en la liberté de circulation, ni les idéaliser.

"Je n’ai aucune idée de la façon dont ils se répartissent les sommes qu’ils nous réclament. Ils sont vingt-neuf à gouverner le ghetto sénégalais. Le président, le Premier ministre, le commissaire et le trésorier forment le noyau dur. Réunis toute la journée dans leur Q.G., ils comptent aussi sur la collaboration des chefs de zone. Il y a trois zones pour la Guinée-Bissau, deux pour la Guinée-Conakry et six pour le Sénégal. Ce qui fait une bonne dizaine de zones, ou quartiers, avec chacune son chef, qui siège au parlement, d’où sont dictées les lois du ghetto."

x 11 17,5 113 p. Tous Coupat, tous coupables
Le moralisme antiviolence
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Brossat Alain essai 2009 10/09/09 9782355260391 Nouvelles éditions Lignes Lignes Politique et société 9,20 € 9.20 prochainement à Plume(s) ?
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Le 11 novembre 2008, des policiers encagoulés accompagnés de caméras de télévision investissaient une ferme de Tarnac (Corrèze) et plaçaient en détention huit militants dits « anarcho-autonomes ». Julien Coupat, que les services du ministère de l’Intérieur considéraient comme le « chef » de ce groupe « à vocation terroriste » et l’auteur présumé d’un livre, L’Insurrection qui vient, devenu depuis un important succès de librairie, sera le dernier d’entre eux à être libéré, en mai 2009, après six mois passés en prison et sans qu’aucun élément tangible ne soit venu étayer sa culpabilité. Alain Brossat propose ici son analyse « à chaud » des différentes réactions alors suscitées, dans la presse et dans les milieux intellectuels, par ce fait divers singulier.Il suggère que, plutôt que d’en appeler à l’innocence des « jeunes de Tarnac », l’on se rende par principe coupable avec eux d’un refus d’obéissance à l’ordre politique des prétendues démocraties de marché.
x 13 20 101 p. Les chronophages
Sept principes de l’hypercapitalisme
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Galibert Jean-Paul essai 2014 16/01/14 9782355261268 Nouvelles éditions Lignes Lignes Politique et société 13,00 € 13.00 présent à Plume(s)
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Dans une veine théorique instruite des analyses de Marx et inspirée du Discours de la servitude volontaire de La Boétie, Jean-Paul Galibert poursuit la critique de ce qu’il a proposé de nommer « l’hypercapitalisme » (analyse initiée dans Suicide & Sacrifice, paru en 2012 chez le même éditeur). Ce dernier, dont les différences avec le capitalisme « traditionnel » sont ici détaillées d’une façon précise, et illustrées de nombreux exemples éloquents, constitue en effet une véritable « évolution ontologique » - au sens où l’exploitation qu’il opère réclame à présent la participation hyperactive de ses agents.

Le motif du « chronophage » désigne ici aussi bien les objets de la chronophagie (appareils électroniques divers à écrans plats, publicité télévisuelle et sur Internet, économie dématérialisée), que ceux à qui leur commerce profite (notamment les grandes firmes de l’économie dite virtuelle). Au travers du prisme marxien classique du temps de travail considéré comme mesure de la valeur, Jean-Paul Galibert introduit la notion de « double travail », qui consiste à faire payer le consommateur deux fois : une fois pour acquérir l’instrument (le chronophage), une seconde fois pour imaginer et produire lui-même le contenu correspondant à sa forme vide.

Le mode d’exploitation hypercapitalistique opère en effet dans un rapport renouvelé à l’usage du temps des individus, le travail imaginaire de ces derniers venant s’ajouter à leur travail réel, sous l’espèce d’un temps de « loisir » revendiqué par eux (... là réside leur servitude volontaire) et générateur de profits faramineux pour les chronophages.

L’hyperrentabilité de ce capitalisme nouveau genre s’établit dans une sphère presque entièrement dévolue à l’imaginaire, ou même à « l’imaginaire de l’imaginaire » ; il s’inscrit en outre sur le mode d’un échange fondamentalement irréciproque.

Ainsi décrit, l’hypercapitalisme dévoile sa vacuité, le « rien » qui lui sert de fondement, et dont la présente crise mondiale fournit l’illustration exemplaire. On comprend dès lors que la valorisation du capital, devenue purement imaginaire, indexée sur la seule anticipation de sa valeur à venir, n’a cure de produire réellement quoi que ce soit. Quand l’imaginaire de l’imaginaire (et l’anticipation de sa valorisation future) conditionne la valeur boursière d’une société commerciale, il devient évident que les biens produits ne sont plus qu’un prétexte à toute valorisation, voire son simple déchet, de la même façon les emplois industriels qui en dépendent.

Que la valeur d’une capitalisation boursière n’entretienne plus de rapport avec la qualité ni avec la quantité des biens produits se vérifie aujourd’hui aisément. Le capitalisme étant devenu purement « spéculaire », c’est même par la preuve donnée de sa capacité à détruire (des emplois, des biens. et même de l’argent) qu’une société commerciale génère de l’hyperprofit.

x 13 20 96 p. Les excès du genre T Fraisse Geneviève essai genre 2014 22/08/14 9782355261336 Nouvelles éditions Lignes Fins de la philosophie Politique et société 14,00 € 14.00 prochainement à Plume(s) ?
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Ce livre propose une perspective originale sur la polémique sexe/genre, sur la critique des stéréotypes et sur l’usage de la nudité en politique. Honni par une droite réactionnaire qui se cherchait une identité, célébré par une gauche intellectuelle qui a pourtant tardé à en entreprendre l’étude, le genre se retrouve au coeur de polémiques politiques violentes. En désaccord avec les uns et les autres, Geneviève Fraisse fait d’abord le point sur celles-ci, et ce qu’elles signifient. Et s’emploie ensuite à constituer avec ce mot en partie nouveau un nouvel objet de pensée philosophique, dans la droite ligne de ses travaux sur l’émancipation des femmes et l’égalité des sexes.
x 13 20 96 p. Les nouveaux rouges-bruns T Amselle Jean-Loup essai extrême droite 2014 22/10/14 9782355261381 Nouvelles éditions Lignes LIGNES Politique et société 14,00 € 14.00 présent à Plume(s)
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Comment décrire et penser le phénomène, aussi violent que symptomatique de notre époque, du passage d’un certain nombre d’intellectuels, agitateurs, journalistes de l’extrême gauche vers l’extrême droite ? C’est à quoi s’emploie Jean-Loup Amselle, qui, dans ce livre, actualise un tableau consternant dont Dieudonné et Soral ne sont que les noms les plus connus, et pense ce processus en ethnologue. Posant avec perspicacité cette question : qu’est-ce qu’un tel processus doit au regain de mode du primitivisme dû aux études post-coloniales ?
x 11 17 220 p. Les nouveaux espaces de liberté T Guattari Félix essai 2010 29/10/10 9782355260582 Nouvelles éditions Lignes LIGNES Politique et société 16,30 € 16.30 sur commande ?
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Il y a, dans Les Nouveaux espaces de liberté, livre rédigé à quatre mains au tout début des années 1980, une énergie rare qui contraste avec le recul de l’orientation révolutionnaire dans les années 1970. Ici, aucun recul - aucune « mort du politique », comme on disait beaucoup alors  ; au contraire, une volonté d’affirmation réitérée et réorientée. Affirmation politique.

Texte suivi de : Des libertés en Europe, de Félix Guattari, de Lettre archéologique, de Toni Negri et de la « Postface » à l’édition américaine de 1990, de Toni Negri.