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x 15 21 36 p. Éléments pour une démarche politique
n° 15
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Fargette Guy essai politique 2009 28/02/09
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Lieux communs »» Politique et société 2,00 € 2.00 sur commande ?
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Avant-propos

Fruit de l’activité d’une seule personne, le bulletin « Les mauvais jours finiront... » connut 14 numéros. Le premier paru en avril 86, précédant de quelques mois le mouvement lycéen et étudiant de décembre (qui permit à beaucoup de mesurer l’écart construit avec l’élan de Mai 68) et auquel l’auteur consacra une longue analyse . La dernière livraison date de septembre 1993 et clôt une des dernières périodes de sursaut, déjà très affaibli, où s’annoncent une aggravation du reflux et l’entrée dans une ère géopolitique radicalement nouvelle.

Ces quatorze brochures hétérogènes de quelques pages austères diffusées à quelques centaines d’exemplaires il y a vingt ans nous parlent aujourd’hui bien plus que ce qui brillait à l’époque et ce qui se donne pour résolument novateur aujourd’hui. Elles voulaient à la fois mesurer froidement l’ampleur du changement que l’époque opérait dans les comportements ; se donner les moyens minimaux de ne pas céder à la résignation complaisante, aux reniements nihilistes, aux cynismes déferlants ; expliciter « clairement et simplement » toutes les dimensions de la critique de ce monde ; poser les principes - individuels en attendant d’être collectifs - d’une activité obstinée et exigeante visant une auto-transformation de la société ; viser à développer une praxis qui reprenne ces exigences et rassemble les volontés éclatées ; et rompre, enfin, avec les manies d’une « radicalité » narcissique et stérile - qui s’agite encore de nos jours. Quiconque parcourra l’ensemble de ces textes aura la confirmation, une fois encore, que la lucidité n’est jamais très éloignée de la détermination, fut-elle payée de solitude. Rompre avec les stigmates du « milieu radical » ; l’ambition surprendra ceux qui y sont enfermés comme ceux qui, infiniment plus nombreux, y préfèrent encore la dispersion, qu’ils la rationalisent ou non. L’auteur des « Mauvais jours... » énonce des évidences qui ne le sont qu’exceptionnellement pour les groupes auto-qualifiés « révolutionnaires » : primat de la clarté, de la nuance, de la patience et de l’austérité ; défiance envers les engagements qui ne tiennent qu’à de froids raisonnements stratégiques et les promesses de mondes meilleurs agrémenté de catastrophisme ; refus d’un carcan idéologique comme d’un éclectisme informe, distance vis-à-vis des mythes qui nourrissent les vénérations et construisent en chaîne des fascinations déplacées ; volonté d’établir avec ses lecteurs des relations basées sur la modestie, la rigueur et l’exigence réciproque... De fait, l’impression que laisse ces pages tranche évidemment d’avec une littérature devenue conventionnelle, et les numéros suivants montreront que ce ne sont pas des mots.

La collaboration éphémère que cette publication entretiendra avec L’Encyclopédie des Nuisances, référence absolue de la mouvance « radicale » du tournant des années 90, illustre concrètement ce qui sépare deux tendances, deux approches, deux postures : la première n’en finissant pas de mourir à force de réclusion dans une pureté tranchante et inaccessible, et la seconde toujours à naître, qui ne trouve ni les forces ni la continuité nécessaires à une mise en commun mettant à plat tout l’héritage « révolutionnaire » des trois ou quatre dernières décennies. N’y voir que deux filiations concurrentes, celle de G. Debord et celle de C. Castoriadis, celle de l’Internationale Situationniste et celle de Socialisme ou Barbarie , serait réduire et stériliser l’enjeu colossal de notre époque - pour peu qu’elle ne soit déjà terminée : construire, à partir du « siècle des révolutions » que fut le monstrueux vingtième siècle et de l’intérieur des ravages de l’insignifiance contemporaine, des pensées, des discours et des actes qui fassent sens, c’est-à-dire porteurs d’une critique illimitée qui n’épargne ni celui qui la tient, ni ce dont il se réclame, ni, surtout, l’idée qu’il se fait de son désir, avec cette évidence qui disparaît à vue d’œil qu’il ne s’agit ni d’une table rase ni de la poursuite d’un rêve inconséquent : nous parlons d’un projet humain partiellement incarné dans certaines sociétés et à certaines époques et dont semble dépendre l’avenir de ce que nous appelions jusqu’ici l’humanité.

Il est question ici de la métamorphose profonde de l’occident, devenue ostentatoire depuis les années 80, mais perçue dès les années 50. Même les tenants les plus bouchés du « creux de la vague » en conviennent : ce « long reflux » est un changement anthropologique qui affecte le type d’êtres humains que l’époque forge . Il faut en prendre acte, même si le vertige, ou la panique, n’est jamais loin pour qui s’y emploie : la question du sens de la vie individuelle elle-même ne semble plus pouvoir être entendue et l’absence désirée de point fixe dans l’existence laisse le champs libre au modelage à l’infini des comportements et des personnalités, notamment par le truchement de l’escalade technologique - pourvu que soient conservés les signes du confort moderne. La réelle dynamique « anti-libérale » née il y a une dizaine d’année laisse évidemment intacte la soumission à l’ordre bureaucratique-capitaliste, la collaboration à sa fuite en avant et l’adhésion à ses valeurs vides qui caractérisent la masse écrasante de nos contemporains : l’important renouveau des luttes sociales semble avoir dépassé la culture groupusculaire du gauchisme traditionnel, mais son institutionnalisation à « gauche de la gauche » en une nouvelle sociale-démocratie condamne la nébuleuse « altermondialiste », avec son amnésie et son volontarisme, à reconduire les mécanismes oligarchiques dans la société comme en son sein même.

Alors les quelques pages qui suivent n’incitent guère à la légèreté : ce n’est pas tellement que du temps soit passé et que ce qui soit advenu reste dérisoire face à ce que la situation mondiale exigerait. C’est plutôt que les problématiques décrites s’enracinent, plus aiguës encore : les réponses - de taille - à y apporter semblent s’éloigner à mesure que nos sociétés s’en accommodent, du moins jusqu’au jour où « quelque chose » rendra le quotidien impossible. Ces textes, sans en avoir l’air, pointent sous une multitude d’aspect des chantiers fondamentaux dans lesquels s’aventurent, qu’ils le sachent ou non, tous ceux qui ont aujourd’hui une activité politique quelconque : l’apathie contemporaine des populations, nourrie autant du souvenir du totalitarisme que de l’absence de crédibilité des courants politiques contemporains (« l’oubli » du premier par les seconds n’y étant peut-être pas pour rien ) ; le rôle de la jeunesse d’aujourd’hui, à la fois révélatrice du néant de la société et incapable de poser durablement d’autres valeurs, éternel réservoir d’une révolte qui peut n’avoir pas plus de sens que l’objet de sa haine ; les fantasmes autour de la « récupération par le système » qui permettent tantôt de ne répondre de rien, tantôt de se résigner à bon compte, et qui, finalement, ne laissent surnager que l’insignifiance ; l’héritage très ambigu, et certainement pas démêlé, qu’a laissé le gauchisme des années 70 dans beaucoup de pays, constituant à la fois une référence politique incontournable pour certains et un repoussoir pour beaucoup d’autres, sans qu’il soit évident de savoir, précisément, de quoi il est question ; la difficulté immense qui existe à articuler dans le temps sa révolte et ses désirs à ceux des autres, à l’heure où les simples rapports entre humains se vivent comme des contraintes encore nécessaires et poussent à l’hypocrisie comme à l’éparpillement...

Nous qui cherchons les pistes d’une politique exigeante et cohérente semblons plus que jamais « tourner en rond au fond d’un cul-de-sac dont l’accès s’est refermé derrière nos pas » , et les textes de G. Fargette ne disent pas le contraire. Mais c’est une lecture - et un style - qui ne laisse ni indifférent, ni seul, et l’enthousiasme tranquille qui s’en dégage retentit comme un appel que sauront entendre ceux à qui il est destiné.

B.L. St Denis, février 2007

x 15 21 56 p. Octobre 2010, une lutte à la croisée des chemins
n° 16 - Retour sur le mouvement social contre la réforme des retraites
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Collectif Lieux Communs essai politique 2011 28/02/11
16
Lieux communs »» Politique et société 2,00 € 2.00 présent à Plume(s)
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Le texte qui suit ne dit fondamentalement rien de nouveau : les faits comme leurs interprétations présen­tés ici sont connus. Nous nous tenons à ce qui nous semble être la lucidité, qui est encore la meilleure arme contre les illusions, l’impuissance, le désespoir. Pas plus nous ne visons l’objectivité ou l’exhaustivité : nous tentons de présenter ce qui nous paraît significatif, non au regard d’une humeur ou d’une quelconque science, mais en fonction d’un projet historique dans lequel nous nous re­connaissons, l’instauration par le peuple d’une démo­cratie radicale – ou di­recte ; une société où l’ordre ne serait plus imposé par une minorité dirigeante au nom d’une autorité extérieure, séparée et inaccessible – Dieu(x), Traditions, Nature, Lois de l’Histoire ou du Mar­ché – mais où la liberté et la justice sont reconnues comme des questions toujours ouvertes et dont nous sommes tous directement responsables en tant que femmes et hommes dignes, libres et égaux (car c’est seule­ment à ce prix que nous le sommes effectivement). C’est de là que nous interrogeons le sens du mouve­ment d’octobre autant que de la société qui l’a pro­duit. Ce sens n’est prédonné par rien ni par personne ; il ne dépend que de ce que les gens feront dans l’ave­nir. Nous parlons donc, autant que nous le pouvons, dans la perspective d’une autonomie indivi­duelle et collec­tive. Nous nous adressons donc en tant qu’égaux à des hommes capables de faire leur his­toire, comme ils l’ont déjà faite dans le passé, et comme ils continuent de la faire, le sachant ou non. Enfin, ce n’est donc pas un bilan au sens propre : il aurait fallu pour cela un ob­jet circonscrit, des critères admis, des objectifs clairs et des perspect­ives tracées. Mais c’est tout cela même qui fait question, au moins pour nous, au sein de ce qu’on ap­pelle « le » mouvement social contemporain.
x 15 21 60 p. Les soulèvements arabes face au vide occidental - 1
n°17 - L’exemple tunisien - première partie
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Collectif Lieux Communs essai politique 2011 31/03/11
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Lieux communs »» Politique et société 2,00 € 2.00 présent à Plume(s)
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Parler de ce qui est arrivé au régime de Ben Ali, c’est évidemment pour tous [les arabes] un moyen de parler très crûment de la corruption, du né­potisme, de la répression de leurs dirigeants respectifs. Ils vivent comme une révolution par procuration, mais je crois que celle-ci pourra difficilement se faire ailleurs.
(Gilles Kepel - spécialiste du monde arabe, Libération, 17/1/2011)

Si l’histoire humaine est si fascinante, c’est précisément parce qu’elle est essentiellement le lieu des transformations sociales : elle peut toujours remettre en cause nos estimations, et surtout nos prévisions, sans parler de celles qui sont émises par divers « spécialistes » ès études et gestions de la chose publique. Là où le gouvernement français estimait que les événe­ments qui se déroulaient depuis presque une semaine en Tunisie ne signi­fiaient rien de plus qu’une « crise » ordinaire dont le régime Ben Ali pour­rait, d’une manière ou d’une autre (y compris l’assistance policière fran­çaise), sortir indemne, on voit s’exprimer un magnifique et courageux mou­vement politique, une révolte populaire, qui a réussi à renverser un dicta­teur qui dominait et pillait, avec sa famille, le pays pendant plus de vingt ans. Qui plus est, alors que rien n’annonçait que la révolte tunisienne pou­vait se propager aux autres pays arabes, on se trouve devant une explosion sociale sans précédent qui a secoué l’Egypte et le Bahreïn, et aujourd’hui la Libye et la Syrie pour ne pas citer tous les régimes en sursis.

Ce qui importe pour le moment n’est pas tant de parler des événements en tant que tels. Ce que nous considérons, par contre, comme nécessaire, voire urgent (puisque très peu de gens ont essayé de le faire), c’est de réflé­chir sur la signification politique potentielle des soulèvements en question ainsi que la manière dont l’Occident les perçoit. Et cela pour une raison simple, c’est que la manière dont les occidentaux perçoivent les soulève­ments des peuples arabes reflète la façon dont ils perçoivent la politique et le changement social en général.

x 15 21 56 p. Les soulèvements arabes face au vide occidental - 2
n°17 bis - L’exemple tunisien - seconde partie
T
Collectif Lieux Communs essai politique 2011 31/03/11
17 bis
Lieux communs »» Politique et société 2,00 € 2.00 présent à Plume(s)
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Cette brochure est la suite de Les soulèvements arabes face au vide occidental - 1

Elle est constituée des documents suivants :
- Compte-rendu de voyage
- Retours de Tunisie, ci-dessous

x 15 21 60 p. Le mouvement grec pour la démocratie directe - 1
n° 18 - Le « mouvement des places » du printemps 2011 dans la crise mondiale - Première partie
T
Collectif Lieux Communs essai politique 2011 31/08/11
18
Lieux communs »» Politique et société 2,00 € 2.00 présent à Plume(s)
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- Introduction générale : Entrée en période troublée, Ci-dessous
- Considérations sur la Grèce moderne (C. Castoriadis)
- Les prémisses du mouvement. 2008 – 2011 : La lente montée de l’exaspération sociale
- Récit d’un participant sur la place Syntagma
- Les assemblées générales de Syntagma : Structure et fonctionnement
- Le mouvement des places en Grèce : Les réalités grecques aux prises avec les exigences de la démocratie directe
- « Nous sommes à un stade embryonnaire de la démocratie directe »
x 15 21 60 p. Le mouvement grec pour la démocratie directe - 2
n° 18 bis - Le « mouvement des places » du printemps 2011 dans la crise mondiale - seconde partie
T
Collectif Lieux Communs essai politique 2011 31/08/11
18 bis
Lieux communs »» Politique et société 2,00 € 2.00 présent à Plume(s)
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Cette brochure est la suite de Le mouvement grec pour la démocratie directe - 1

- Enjeux politiques et anthropologiques du mouvement grec pour la démocratie directe, Ci-dessous...
- Grèce : les pratiques maffieuses de l’oligarchie libérale
- « Le terrain est maintenant fécond pour une nouvelle conception politique »
- Sur la dynamique des mouvements actuels

x 15 21 94 p. Malaises dans l’identité
n° 19 - Définir des appartenance individuelles et collectives contre le confusionnisme et les extrêmes droites
T
2012 30/04/12
19
Lieux communs »» Politique et société 2,00 € 2.00 sur commande ?
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Cette brochure est constituée des documents suivants :

- "Les déshérités"
- "Post-scriptum sur l’identité nationale"
- "Malaise dans l’identité", ci-dessous
- "Nous, immigrés arabes, face à nos choix politiques"
- "Les élections tunisiennes entre l’oligarchie et l’islamo-gauchisme"
- "La confusion occidentale"

x 15 21 64 p. Démocratie directe - Principes, enjeux perspective - 1
n° 20 - Contre l’oligarchie, ses fondements politiques, sociaux et idéologiques
T
20
Lieux communs »» Politique et société 3,00 € 3.00 présent à Plume(s)
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Cette première brochure s’attaque à l’idéologie omniprésente qui fait passer l’oligarchie actuelle pour une démocratie. Les textes rassemblés dé­noncent les mascarades électorales, exhument les origines historiques du gouvernement représentatif et sapent les fondements théoriques de la do­mination. Il s’agit d’interroger le système politique et le type d’individu que nous connaissons actuellement : sont-ils compatibles avec une société réellement démocratique ?

La deuxième partie examinera d’abord les obstacles idéologiques qui se dressent dès qu’il est question d’un projet de société démocratique. Ces objections, plus ou moins conscientes, ne peuvent être levées qu’en portant un regard critique sur l’histoire des mouvements d’émancipation. Un se­cond texte pose la question de l’organisation collective de tous ceux qui voudraient défendre aujourd’hui un tel projet et qui se heurtent à tous les écueils concrets qui jalonnent notre époque.

Dans la troisième partie, nous proposerons notre projet d’une société dé­mocratique. Projet qui n’engage que nous, qui invite à la discussion, qui laisse de nombreuses questions sans réponses. Ce projet est subjectif, puisque nous pensons que l’histoire n’a pas de sens prédéterminé. Mais il n’est pas une utopie car il s’inspire fortement d’un héritage bien réel, celui de la Grèce antique et de l’Occident moderne, seuls moments dans l’His­toire où les hommes ont établi que leurs lois émaneraient de leurs délibéra­tions et non d’un Dieu, d’une Tradition ou de toute autre source posée comme non discutable. Cette dernière brochure se clôt par une proposition de charte visant à fédérer les courants politiques animés de projets simi­laires.

x 15 21 66 p. Démocratie directe - Principes, enjeux perspective - 2
n° 20 bis - Lutter pour l’auto-gouvernement des peuples
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2014 30/04/14
20 bis
Lieux communs »» Politique et société 3,00 € 3.00 présent à Plume(s)
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Par cette brochure en trois parties, nous tâchons d’aborder les pro­blèmes que soulève la formulation du projet d’une société réellement démocratique – une démocratie directe. Terrain délaissé par une gauche qui se contente de gérer loyalement les intérêts des capitalistes. Terrain hanté par le cauchemar stalinien et ses diverses variantes toujours vivaces. Terrain constamment sapé, enfin, par les tenants du postmodernisme.

Une première brochure s’est attaquée à l’idéologie omniprésente qui fait passer l’oligarchie actuelle pour une démocratie. Les textes rassemblés dé­noncent les mascarades électorales, exhument les origines historiques du gouvernement représentatif et sapent les fondements théoriques de la do­mination. Il s’agit d’interroger le système politique et le type d’individu que nous connaissons actuellement : sont-ils compatibles avec une société réellement démocratique ?

Cette deuxième partie examine d’abord les obstacles idéologiques qui se dressent dès qu’il est question d’un projet de société démocratique. Ces objections, plus ou moins conscientes, ne peuvent être levées qu’en portant un regard critique sur l’histoire des mouvements d’émancipation. Un se­cond texte pose la question de l’organisation collective de tous ceux qui voudraient défendre aujourd’hui un tel projet et qui se heurtent à tous les écueils concrets qui jalonnent notre époque.

Dans la troisième partie, nous proposerons notre projet d’une société dé­mocratique. Projet qui n’engage que nous, qui invite à la discussion, qui laisse de nombreuses questions sans réponses. Ce projet est subjectif, puisque nous pensons que l’histoire n’a pas de sens prédéterminé. Mais il n’est pas une utopie car il s’inspire fortement d’un héritage bien réel, celui de la Grèce antique et de l’Occident moderne, seuls moments dans l’His­toire où les hommes ont établi que leurs lois émaneraient de leurs délibéra­tions et non d’un Dieu, d’une Tradition ou de toute autre source posée comme non discutable. Cette dernière brochure se clôt par une proposition de charte visant à fédérer les courants politiques animés de projets simi­laires.

x 15 21 66 p. Démocratie directe - Principes, enjeux perspective - 3
n° 20 ter - Ce que pourrait être une société démocratique
T
essai politique 2015 31/01/15
20 ter
Lieux communs »» Politique et société 3,00 € 3.00 présent à Plume(s)
AA AA

Une première brochure s’est attaquée à l’idéologie omniprésente qui fait passer l’oligarchie actuelle pour une démocratie. Les textes rassemblés dé­noncent les mascarades électorales, exhument les origines historiques du gouvernement représentatif et sapent les fondements théoriques de la do­mination. Il s’agit d’interroger le système politique et le type d’individu que nous connaissons actuellement : sont-ils compatibles avec une société réellement démocratique ?

La deuxième partie examinait d’abord les obstacles idéologiques qui se dressent dès qu’il est question d’un projet de société démocratique. Ces objections, plus ou moins conscientes, ne peuvent être levées qu’en portant un regard critique sur l’histoire des mouvements d’émancipation. Un se­cond texte pose la question de l’organisation collective de tous ceux qui voudraient défendre aujourd’hui un tel projet et qui se heurtent à tous les écueils concrets qui jalonnent notre époque.

Dans cette troisième partie, nous proposons notre projet d’une société dé­mocratique. Projet qui n’engage que nous, qui invite à la discussion, qui laisse de nombreuses questions sans réponses. Ce projet est subjectif, puisque nous pensons que l’histoire n’a pas de sens prédéterminé. Mais il n’est pas une utopie car il s’inspire fortement d’un héritage bien réel, celui de la Grèce antique et de l’Occident moderne, seuls moments dans l’His­toire où les hommes ont établi que leurs lois émaneraient de leurs délibéra­tions et non d’un Dieu, d’une Tradition ou de toute autre source posée comme non discutable. Cette dernière brochure se clôt par une proposition de charte visant à fédérer les courants politiques animés de projets simi­laires.

x 15 21 66 p. Islamismes, islamogauchisme, islamophobie
n° 21 - L’islam à l’offensive. De la prédication à la guerre
T
essai islam 2015 31/10/15
21
Lieux communs »» Politique et société 3,00 € 3.00 présent à Plume(s)
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Sommaire :

Introduction générale : L’Occident au pied du mur

De l’islam à l’islamisme : établir une ligne de partage (Tract)

En banlieue, l’islamisme élémentaire (Entretien)

Islamisme : concevoir l’impensable (Exposé)

Islamophobie : la contre-enquête (Recension)

x 15 21 68 p. Islamismes, islamogauchisme, islamophobie seconde partie
n° 21 bis - Islam, extrême-droite, totalitarisme. De la guerre à la domination
T
essai islamisme 2016 31/07/16
21 bis
Lieux communs »» Politique et société 3,00 € 3.00 présent à Plume(s)
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Nous sommes plongés dans une longue confrontation avec l’islamisme, qui met fin à plusieurs décennies de paix civile en Europe. Comme pour les crises écologique, énergétique ou économique qui iront en s’aggravant, les oligarchies ont échoué, ou ont favorisé, cette extrême-droite religieuse qui domine maintenant tout le monde musulman. Elle s’étend aujourd’hui partout, s’immisçant peu à peu dans le quotidien, dans la rue, dans les médias, au travail. Ce combat va être de plus en plus celui des populations laissées à elles-mêmes, aux prises avec un totalitarisme populaire qui ne pourra être mis en échec, si jamais il l’est, que par la mise en mouvement des peuples animés par les idéaux de liberté et d’égalité.

Partisans de la démocratie directe, nous ne pouvons qu’être en première ligne de cette lutte apocalyptique, où il convient, avant tout, de voir clair. C’est l’objectif de cette brochure en deux parties.

Une première partie dresse une sorte d’état des lieux qui veut rompre avec les discours rassurants servis par les milieux médiatico-politiques et leurs zélateurs gauchisants. Oui, l’islam est à l’offensive, il s’étend et s’impose. Sa forme martiale et spectaculaire ne sert qu’à masquer son avancée silencieuse, diffuse et quotidienne, que l’on rechigne à regarder en face, tant elle annonce un assombrissement et une brutalisation sans retour de tous les aspects de la vie collective.

Cette seconde partie est une tentative de cerner la nature de ce que nous avons à combattre. L’islamisme est une idéologie religieuse pluriséculaire, un impérialisme colonisateur qui s’inspire des grands courants totalitaires du XXe siècle. C’est à ce titre qu’il fascine et pétrifie, pousse au déni ou suscite la sympathie et la collaboration de tous les compagnons de route de la mise à mort du versant émancipateur de l’Occident.
Alors que c’est cet héritage, pour nous précieux, qu’il s’agirait de reprendre.

x 15 21 66 p. Idéologies contemporaines
n° 22 - Effondrement et permanence du politico-religieux
T
essai 2017 23/06/17
22
Lieux communs »» Politique et société 3,00 € 3.00 présent à Plume(s)
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Le fait est connu : croire que penser par soi-même veut dire penser seul est le meilleur moyen de penser comme tout le monde... Pourtant, cha­cun d’entre nous répugne à admettre que ce que nous faisons, ce que nous croyons, ce que nous pensons obéit à une logique tacite, un ordonnancement sous-jacent, des postulats non-dits, bref une idéologie.

Ce n’est pourtant qu’à partir de ces constats, sans cesse à refaire, que la liberté est concevable, et que peut s’imaginer une démarche politique lu­cide. Les slogans, les schémas pré-établis, le prêt-à-penser, et, plus subtile­ment, le politiquement correct, la contestation mainstream ou la pensée-éclatée n’aident en rien à la vitalité démocratique et constituent plutôt un symptôme alarmant de son affaissement contemporain. Alors que les trans­formations de nos sociétés vont s’accélérant, semblant échapper à toute volonté humaine, bousculant les certitudes de chacun et ouvrant des boule­vards à toutes les formes de démagogie, il nous faudrait nous réapproprier notre capacité de penser. De nouveaux clivages semblent naître, recoupant étrangement de plus anciens, tandis que les opinions se polarisent et que de nouvelles sécessions apparaissent : il serait temps que l’interrogation ouverte retrouve sa légitimité.

Cette brochure veut y inviter. Elle rassemble des textes qui, en diverses occasions, ont cherché à élucider les soubassements idéologiques de quelques discours et pratiques en circulation. Exemples épars qui ne se veulent que l’illustration d’une tentative de voir clair en analysant les ressorts invisibles auxquels obéissent des positions politiques. D’où parlons-nous ? D’une vo­lonté d’instaurer une démocratie directe, régime indissolublement lié à la la formation d’un individu attaché à se forger son opinion par la délibération collective.

On aurait tort d’y chercher le sésame qui permettrait, enfin, de penser librement hors des carcans hérités. Il s’y trouve au contraire la démons­tration qu’un tel désir appartient en plein à la malédiction idéologique et en forme sans doute la clef de voûte : vouloir qu’il existe, quelque part, une Véri­té qui échapperait à la discussion. Ce n’est qu’au prix de ce deuil que pourrait se continuer l’aventure de la liberté.

Le fait est connu : croire que penser par soi-même veut dire penser seul est le meilleur moyen de penser comme tout le monde... Pourtant, cha­cun d’entre nous répugne à admettre que ce que nous faisons, ce que nous croyons, ce que nous pensons obéit à une logique tacite, un ordonnancement sous-jacent, des postulats non-dits, bref une idéologie.

Ce n’est pourtant qu’à partir de ces constats, sans cesse à refaire, que la liberté est concevable, et que peut s’imaginer une démarche politique lu­cide. Les slogans, les schémas pré-établis, le prêt-à-penser, et, plus subtile­ment, le politiquement correct, la contestation mainstream ou la pensée-éclatée n’aident en rien à la vitalité démocratique et constituent plutôt un symptôme alarmant de son affaissement contemporain. Alors que les trans­formations de nos sociétés vont s’accélérant, semblant échapper à toute volonté humaine, bousculant les certitudes de chacun et ouvrant des boule­vards à toutes les formes de démagogie, il nous faudrait nous réapproprier notre capacité de penser. De nouveaux clivages semblent naître, recoupant étrangement de plus anciens, tandis que les opinions se polarisent et que de nouvelles sécessions apparaissent : il serait temps que l’interrogation ouverte retrouve sa légitimité.

Sommaire : (certains textes sont en ligne au 25 juin 2017 sur le site de Lieux communs)
- Introduction
- Contre la Constituante (Analyse)
- Décroissance et démocratie directe (Entretien)
- Catastrophes, catastrophismes (Éditorial)
- Notes éparses sur la logique de la consommation (Notes)
- Grèce : l’impasse anthropologique (Exposé)
- « Il y a des affinités anthropologiques très profondes entre un gauchiste et un musulman » (Interview)
- Effondrement et permanence de l’idéologie (Analyse)

x 15 21 68 p. L’horizon impérial
n° 23 - Sociétés chaotiques et logique d’empire
essai 2018 28/02/18
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Lieux communs »» Politique et société 3,00 € 3.00 présent à Plume(s)
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x 15 21 66 p. Le mouvement des gilets jaunes
n° 24 - Surgissement populaire et démocratie directe en germe
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luttes sociales, gilets jaunes 2018 31/12/18
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Lieux communs »» Politique et société 3,00 € 3.00 présent à Plume(s)
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Les gilets jaunes font bien plus qu’écrire une page d’histoire : l’his­toire, ils la font redémarrer. Parce que le monde dont ils exigent le retour disparaît sous leurs yeux et ne reviendra plus jamais. Mais aussi parce qu’ils s’expriment dans des formes et par des moyens qui malmènent toutes les institutions. Enfin, et surtout, parce que leur élan les emmène sur un chemin qui n’existe encore nulle part sinon sous chacun de leurs pas.

Ce que veulent les gilets jaunes c’est, tout simplement, le maintien de notre univers familier et rassurant : un niveau de vie convenable, un tra­vail qui paie, une république respectable, une solidarité égalitaire, des fron­tières claires, une nature préservée, une société décente… Ils sont donc obligés de tout bouleverser et de défier tout ce qui participe à l’effondrement en cours. Ce sont d’abord, évidemment, les oligarchies déracinées et arro­gantes qui instrumentalisent la dévastation écologique pour accélérer ses pillages, fracassant les uns contre les autres les peuples et les cultures à tra­vers les continents. C’est ce que les bien-pensants appellent la « gouver­nance mondiale », la « transition écologique » et le « multiculturalisme » – c’est-à-dire le chaos généralisé.

Mais ce que vont devoir affronter les gilets jaunes, et tous ceux qui refusent la course à la catastrophe, ce sont des contradictions bien plus profondes. Elles affleurent déjà, et chacun s’aperçoit, plus ou moins claire­ment, qu’il va falloir une transformation sociale et politique sans précédent. Car il n’est possible de prendre en compte la raréfaction des ressources énergétiques et naturelles que par une véritable égalité sociale. Or celle-ci est impensable dans un pays fragmenté en lobbies, corporatismes, communautarismes, diluant toute identité collective dans la tiers-mondia­lisation en cours. Les peuples tentent, en ordre dispersé, de retrouver une souveraineté collective – la France des gilets jaunes, elle, semble renouer avec ce vieux principe qui est nôtre : la démocratie directe.

Ce sont ces multiples dimensions que cette brochure veut explorer. Les textes qu’elle contient ont été rédigés à chaud, voulant favoriser l’émergence d’une autonomie collective qui se cherche et n’en est, encore, qu’à ses balbutiements.

Sommaire :

- Introduction : la révolution précipitée
- « Gilets jaunes » : la démocratie directe en germe ? (Tract)
- Le mouvement des « gilets jaunes » (Synthèse)
- Réponses aux objections du désordre établi (Argumentaire)
- Le piège des réseaux sociaux (Analyse)
- Tentations révolutionnaires et risque de chaos (Analyse)
- « Une révolution sans révolutionnaires » ? (Émission radio)
- Gilets jaunes et démocratie directe : convergences et obstacles (Exposé)
- « Les gens expérimentent et ils ont raison de le faire » (Émission)

x 15 21 68 p. Le mouvement des gilets jaunes, seconde partie
n° 24 bis - Chantiers de l’auto-organisation et clôtures idéologiques
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essai luttes sociales, gilets jaunes 2019 30/04/19
24 bis
Lieux communs »» Politique et société 3,00 € 3.00 présent à Plume(s)
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Les gilets jaunes font bien plus qu’écrire une page d’histoire : l’his­toire, ils la font redémarrer. Parce que le monde dont ils exigent le retour disparaît sous leurs yeux et ne reviendra plus jamais. Mais aussi parce qu’ils s’expriment dans des formes et par des moyens qui malmènent toutes les institutions. Enfin, et surtout, parce que leur élan les emmène sur un chemin qui n’existe encore nulle part sinon sous chacun de leurs pas.

Ce que veulent les gilets jaunes c’est, tout simplement, le maintien de notre univers familier et rassurant : un niveau de vie convenable, un tra­vail qui paie, une république respectable, une solidarité égalitaire, des fron­tières claires, une nature préservée, une société décente… Ils sont donc obligés de tout bouleverser et de défier tout ce qui participe à l’effondrement en cours. Ce sont d’abord, évidemment, les oligarchies déracinées et arro­gantes qui instrumentalisent la dévastation écologique pour accélérer ses pillages, fracassant les uns contre les autres les peuples et les cultures à tra­vers les continents. C’est ce que les bien-pensants appellent la « gouver­nance mondiale », la « transition écologique » et le « multiculturalisme » – c’est-à-dire le chaos généralisé.

Mais ce que vont devoir affronter les gilets jaunes, et tous ceux qui refusent la course à la catastrophe, ce sont des contradictions bien plus profondes. Elles affleurent déjà, et chacun s’aperçoit, plus ou moins claire­ment, qu’il va falloir une transformation sociale et politique sans précédent. Car il n’est possible de prendre en compte la raréfaction des ressources énergétiques et naturelles que par une véritable égalité sociale. Or celle-ci est impensable dans un pays fragmenté en lobbies, corporatismes, communautarismes, diluant toute identité collective dans la tiers-mondia­lisation en cours. Les peuples tentent, en ordre dispersé, de retrouver une souveraineté collective – la France des gilets jaunes, elle, semble renouer avec ce vieux principe qui est nôtre : la démocratie directe.

Ce sont ces multiples dimensions que ces deux brochures veulent explorer. Les textes qu’elles contiennent ont été rédigés à chaud, voulant favoriser l’émergence d’une autonomie collective qui se cherche et n’en est, encore, qu’à ses balbutiements.

Sommaire :
- Retirer les crocs au parti-journaliste (Tract)
- Analyse d’un mensonge officiel sur le nombre de manifestants à Paris (Analyse)
- Ni gauchistes ni fachos, les gilets jaunes sont politiques (Analyse)
- Gilets jaunes : la violence et l’impasse (Analyse).
- Les gilets jaunes entre le bistrot et le parti (Analyse)
- Putsch gauchiste à Commercy (Analyse)
- Les gilets jaunes et les millénaristes (Courrier) — bientôt disponible...
- Gilets jaunes : On veut du soleil, pas Ruffin ! (Analyse)
- « Il faudrait des paysans de la société » (Courrier) — bientôt disponible...
- La démocratie directe et ses lieux communs (Émission)

x 15 21 68 p. La fin de l’immigration
Réalités troublantes et mensonges déconcertants
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immigration mars 2020 29/02/20
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Lieux communs »» Politique et société 3,00 € 3 présent à Plume(s)
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La fin de l’immigration n’est pas du tout une métaphore. L’immi­gration, telle que l’Occident, et une partie du monde, l’a connue pendant deux siècles, est en voie de disparition effective. De quoi s’agissait-il ?

Avec le développement des mécanismes capitalistes industriels dès le début du XIXe siècle, le besoin de main-d’œuvre dans les centres urbains a provoqué l’exode rural, l’arrachement à leurs terroirs de populations entières. D’abord à l’échelle régionale, puis nationale, ce processus centripète a rapide­ment dépassé les frontières immédiates, attirant Belges, Italiens, Espagnols, puis Polonais ou Portugais, dernièrement Maghrébins, Asiatiques, Africains. Les flux étaient sévèrement contrôlés par l’État et le patronat, les immigrés venaient chercher du travail, subissaient pressions populaires et mesures d’expulsion, repartaient, luttaient ou s’assimilaient, se fondant, en trois générations, dans la population d’accueil.

À cette immigration se substitue progressivement, depuis la fin des « Trente Glorieuses », un autre mécanisme continu et croissant, apparem­ment incontrôlé, provoquant des basculements démographiques. Les nou­veaux arrivants issus du monde entier viennent pour l’ascension sociale tout en revendiquant, et démultipliant, leurs particularités identitaires, for­mant des diasporas pérennes, voire des enclaves en sécession. C’est désor­mais à l’accueillant, culpabilisé par une histoire sans cesse réécrite, d’accepter et de s’adapter à ce qui ressemble de plus en plus à une revanche historique anti-occidentale. L’islamisme, sous toutes ses formes, en constitue le fer de lance.

Ce bouleversement civilisationnel est alternativement dénié et glorifié par l’oligarchie et ses supplétifs. Nous devrions, au moins, nous enthousias­mer pour ce multiculturalisme prétendument paradisiaque, ce pseudo-métissage généralisé, cet éloge d’un Grand Remplacement qui n’existerait pas, tous aussi inéluctables que providentiels. Le complotisme, en réaction, est posé comme seule et dérisoire opposition.

Ici comme ailleurs, toute dissidence est amalgamée au « racisme », à « l’extrême droite » et au « fascisme ». Il nous faut, de plus en plus, ignorer les anathèmes, révéler les incohérences et examiner la réalité à nouveaux frais pour tenter de comprendre lucidement ce qui nous arrive.


Sommaire :
Introduction — Bientôt disponible...
Les réfugiés de l’intérieur (Entretien)
Chronique de ma cité (Nouvelle)
Bi-nationalité : illustration du délire contemporain (Billet)
Brèves remarques sur la « crise des migrants » (Synthèse)
Les lieux communs de l’immigration (Argumentaire)
La ruée vers l’Europe (Note de lecture)

x 15 21 68 p. Écologie, pandémie & démocratie directe - première partie
L’écologie politique dans la crise mondiale
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essai mai 2020 30/04/20
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Lieux communs »» Politique et société 3,00 € 3 présent à Plume(s)
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Peut-être faut-il envisager la pandémie de Covid-19 comme la première crise écologique planétaire ? Les mesures exceptionnelles prises et les crises en cascade déclenchées préfigureraient alors le monde dans lequel nous entrons. C’est celui de l’écologie politique, qui renferme des moyens d’asservissement encore jamais vus comme la possibilité de retrouver les ressorts démocratiques de nos sociétés.

Il n’est pas difficile d’entrevoir ce que pourrait être un régime autoritaire se légitimant des risques entraînés par les risques naturels, les déséquilibres de la biosphère et l’épuisement de ses ressources. Un État soutenu par une élite scientifique régenterait, pour le « bien » de tous, une population infantilisée et paniquée, administrée et réprimée selon des statuts différenciés. Un tel totalitarisme écologique, redouté de longue date, mettrait certainement fin au consumérisme consternant de nos sociétés de masse, mais entérinerait la perpétuation du pillage mondial des richesses terrestres. Cette perspective cauchemardesque ne serait, au fond, que le prolongement des tendances lourdes de ces dernières décennies, qui ont vu les peuples s’en remettre à leurs oligarchies à mesure que les problèmes s’amoncelaient, et la naissance de nouveaux courants apocalyptiques.

Une écologie politique conséquente ne pourrait que renouer avec tous les grands problèmes politiques que la mondialisation de l’american way of life avait cru dissoudre dans le politiquement correct. Il nous faudrait passer outre les nouvelles orthodoxies idéologiques pour reprendre toutes les questions, abyssales, portées par la modernité. L’horizon de démocratie dire­cte porte en lui le germe qui permettrait de redéfinir les rapports que cha­cun entretien avec la société, la technique, la science, la nature. Cet arrêt ra­di­cal des basculements en cours ne sera pas mené par quelques philosophes et encore moins par des populations affolées de voir leur monde dispa­raî­tre inéluctablement, mais bien par la réappropriation lucide, par le plus grand nombre, de la chose publique, la res publica, dans toutes ses dimensions.

Mais les peuples, coincés entre les « fins de mois » et les « fins du monde », taraudés par la jouissance et l’angoisse, peuvent-ils et surtout veulent-ils encore faire l’histoire comme ils l’ont faite pendant des siècles ?


Sommaire :
Introduction
Questions à la décroissance (Article)
Climat : la longue marche ? (Tribune)
Écologie et démocratie directe (Conférence)
Premières remarques sur la crise ouverte par la pandémie (Article)
« Une épidémie est ce moment où se révèlent les gens qui adhèrent ou non à l’intérêt collectif » (Entretien)

x 15 21 68 p. Écologie, pandémie & démocratie directe - seconde partie
L’écologie politique dans la crise mondiale
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essai mai 2020 30/04/20
26 bis
Lieux communs »» Politique et société 3,00 € 3 présent à Plume(s)
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Peut-être faut-il envisager la pandémie de Covid-19 comme la première crise écologique planétaire ? Les mesures exceptionnelles prises et les crises en cascade déclenchées préfigureraient alors le monde dans lequel nous entrons. C’est celui de l’écologie politique, qui renferme des moyens d’asservissement encore jamais vus comme la possibilité de retrouver les ressorts démocratiques de nos sociétés.

Il n’est pas difficile d’entrevoir ce que pourrait être un régime autoritaire se légitimant des risques entraînés par les risques naturels, les déséquilibres de la biosphère et l’épuisement de ses ressources. Un État soutenu par une élite scientifique régenterait, pour le « bien » de tous, une population infantilisée et paniquée, administrée et réprimée selon des statuts différenciés. Un tel totalitarisme écologique, redouté de longue date, mettrait certainement fin au consumérisme consternant de nos sociétés de masse, mais entérinerait la perpétuation du pillage mondial des richesses terrestres. Cette perspective cauchemardesque ne serait, au fond, que le prolongement des tendances lourdes de ces dernières décennies, qui ont vu les peuples s’en remettre à leurs oligarchies à mesure que les problèmes s’amoncelaient, et la naissance de nouveaux courants apocalyptiques.

Une écologie politique conséquente ne pourrait que renouer avec tous les grands problèmes politiques que la mondialisation de l’american way of life avait cru dissoudre dans le politiquement correct. Il nous faudrait passer outre les nouvelles orthodoxies idéologiques pour reprendre toutes les questions, abyssales, portées par la modernité. L’horizon de démocratie dire­cte porte en lui le germe qui permettrait de redéfinir les rapports que cha­cun entretien avec la société, la technique, la science, la nature. Cet arrêt ra­di­cal des basculements en cours ne sera pas mené par quelques philosophes et encore moins par des populations affolées de voir leur monde dispa­raî­tre inéluctablement, mais bien par la réappropriation lucide, par le plus grand nombre, de la chose publique, la res publica, dans toutes ses dimensions.

Mais les peuples, coincés entre les « fins de mois » et les « fins du monde », taraudés par la jouissance et l’angoisse, peuvent-ils et surtout veulent-ils encore faire l’histoire comme ils l’ont faite pendant des siècles ?


Sommaire :
« En prenant des mesures contre le virus on peut être amenés à prendre des décisions qu’on n’osait pas trancher à cause de la bien-pensance » (Émission de radio)
« On ne peut pas vouloir une démocratie directe pour rétablir une société de consommation » (Émission de radio)
Immigration, écologie et décroissance (Conférence)
Enseigner… la catastrophe (Entretien)