Livres de l'éditeur Verdier - Librairie Plume(s)
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Quelques sites qui méritent le voyage ...

  • Petites perspectives illustrées : Bibliothèque collective de critique sociale, 1 rue Pasteur 12100 Millau ; ouvert le vendredi de 10h30 à 13h.
  • la boutique en ligne d’EnVies EnJeux
  • 36 rue des Lilas : chambres et tables d’hôtes à Millau, chez Eveline et Jean-Michel.
  • La libraithèque ’le droit à la paresse’, librairie et bibliothèque associative et militante, une adresse indispensable dans le Lot.
  • Le pas de côté une librairie - bistrot à Béziers a dû fermer, hélas ...
  • Naturellement Simples Produits naturels à base de plantes
  • Le Lieu-Dit à Saint Affrique, librairie-café-resto-..., lieu de rencontres incontournable, n’a pas (encore) de site internet : 5 rue de l’industrie / 05 65 99 38 42 ; voir aussi sur le site de Plume(s) : Le Lieu-Dit.
  • L’essentiel librairie — épicerie bio — tartinerie à Marciac (Gers)
  • Construire un monde solidaire
  • Radio-Larzac celle que vous entendez fréquemment à Plume(s) - à moins que ce ne soit :
  • Radio Saint-Affrique
  • Association E.V.E. : écomobilité et voyage écologique.
  • Plume(s) est affiliée au site Place des Libraires ,
  • et aussi au site lalibrairie.com (réseau de 2500 — début 2017 — points libraires sur le territoire français), sur lequel vous pouvez commander un livre et le régler en ligne, puis le récupérer à Plume(s).
  • EnVies EnJeux est la continuité d’Alter’Educ, dans son approche comme dans sa volonté de fonctionner collectivement. Cette équipe, constituée de bénévoles passionné-e-s, dispose depuis septembre 2012 de deux antennes : une à Millau et l’autre à Aubagne.
  • Enercoop, notre fournisseur d’électricité réellement écolo.

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x 11 18 88 p. Les fantômes d’Oradour T Lercher Alain récit 39-45 2008 15/05/08 9782864325383 Verdier Politique et société -histoire 7,61 € 7.61 présent à Plume(s)
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Le 10 juin 1944, par mesure de représailles, les Allemands massacrèrent les habitants d’Oradour-sur-Glane avant d’incendier le village.

Aujourd’hui encore ses ruines étranges demeurent. L’approche de cet événement, qui touche de près l’auteur de ce livre puisque deux membres de sa famille y ont péri, se fait selon trois modes qu’il veut successifs mais solidaires : la relation rigoureuse et historique des faits, sa vision personnelle et subjective qui nourrit une réflexion sur les enjeux de la mémoire et la réponse qu’on peut opposer à la violence et à la barbarie.

En refermant le livre, nous laisserons Alain Lercher à la solitude des lieux, arpentant par un soir d’hiver la rue principale, évoquant les fantômes, les arrachant un instant à l’oubli en même temps qu’à l’horreur.

x 14 22 153 p. La Grande Sauvagerie T Pradeau Christophe roman 2010 05/01/10 9782864326014 Verdier Littérature 13,18 € 13.18 présent à Plume(s)
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La Grande Sauvagerie, c’est le nom que les coureurs de bois du Canada français ont donné à ce qui s’est appelé, en d’autres temps et d’autres lieux, The Wild : l’espace inviolé, le blanc sur la carte.

L’expression s’est perdue et ne parle plus guère à personne. La Grande Sauvagerie, c’est aussi un lieu-dit, un rocher qui domine un coin de la campagne limousine. Les guides touristiques le signalent à l’attention pour sa lanterne des morts, une simple tour de granit, sans grâce. Les habitants du pays ont oublié depuis longtemps qu’un feu y brûlait jadis, qui guidait les voyageurs dans la nuit. Thérèse Gandalonie a grandi à Saint-Léonard, à l’ombre de la lanterne des morts.

Puis elle s’en est allée. Elle a traversé l’océan. Elle a découvert, dans les bibliothèques américaines, le Journal inédit de Jean-François, peintre d’ex-voto établi à Montréal, cousin à la mode de Bretagne du Grand Rameau. Elle a compris en le lisant que les deux Grandes Sauvageries renvoyaient l’une à l’autre. Quand elle s’en retournera, elle saura désormais apercevoir, infusée dans le paysage, une histoire oubliée de tous.

Elle la déchiffre pour nous. C’est sa voix que nous entendons, une voix rocailleuse traversée par le vol des lucioles.

x 14,5 22 116 p. Journal des jours tremblants
Après Fukushima précédé de Trois leçons de poétique
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Tawada Yoko Japon, nucléaire 2012 16/02/12 9782864326670 Verdier Der Doppelgänger Politique et société -nucléaire 13,20 € 13.20 prochainement à Plume(s) ?
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Invitée à donner trois leçons de poétique à l’université de Hambourg, Yoko Tawada prononce sa première conférence le 4 mai 2011, moins de deux mois après la catastrophe qui marque d’ores et déjà un tournant décisif de l’histoire du Japon moderne.

Son propos s’en trouve, dès lors, transformé. Le nom de Fukushima s’inscrit désormais à côté de celui de Hiroshima comme un emblème de la relation problématique que le Japon entretient avec sa propre insularité et avec l’altérité occidentale. Ces conférences sont l’occasion de s’interroger sur l’image du Japon en Occident depuis trois siècles. Après avoir tenté de concilier le strict isolement qui préservait sa culture avec l’établissement de relations commerciales très circonscrites, le Japon a fini par accueillir sans retenue la modernité occidentale.

Évitant le piège qui consisterait à juger une culture par l’autre, Yoko Tawada préfère éclairer les transferts et les glissements de sens opérés par l’Histoire, afin de mieux comprendre le présent. Les thèmes de ces leçons entrent de ce fait en résonance avec les textes que la romancière a publiés dans la presse germanophone en réaction à la récente catastrophe nucléaire. Augmentés d’un texte plus récent écrit en japonais, ils illustrent la vigilance critique de l’auteur et constituent une première réponse à l’injonction "d’écrire après Fukushima".

x 14 22 505 p. Eloge des voyages insensés T Golovanov Vassili 2008 10/01/08 9782864324430 Verdier Slovo Littérature 29,41 € 29.41 sur commande ?
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L’île polaire de Kolgouev est le cœur du récit. C’est en lui donnant une dimension imaginaire que Golovanov parvient à décrire avec le plus de fidélité cet espace géographique et mental. Il raconte ses expéditions en mêlant à ses impressions, ses propres sensations, des légendes, des contes, des dialogues, composant ainsi une étrange et puissante partition symphonique qui fait de son livre une sorte d’épopée contemporaine sur les cendres des temps mythiques. Golovanov ne se limite pas à " chanter l’espace " et l’antique horde nomade du Grand Nord - des Nénets en particulier -, il montre les désastres infligés par la civilisation industrielle et le communisme à cette terre et à ses hommes, et la déréliction dans laquelle ils se trouvent aujourd’hui. Se faire une opinion sur l’originalité de cette prose, seuls peuvent le tenter ceux qui décident, aux côtés de l’auteur, d’entreprendre le voyage.
x 14 22 312 p. Edifier
L’architecture et le lieu
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Godin Christian essai philosophie 2005 06/10/05 9782864324546 Verdier Art et architecture Politique et société -philosophie 24,85 € 24.85 présent à Plume(s)
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L’originalité même de cet ouvrage précis, documenté, neuf dans le champ de la critique architecturale, tient en sa capacité à démontrer que le lieu - c’est-à-dire l’espace singulier - a été travaillé et transformé par l’architecture à travers l’histoire, les cultures et les styles de toutes les époques, de tous les pays. Le lieu qui n’est jamais neutre permet, et mieux encore favorise, promeut un projet d’espace qui trouve dans l’architecture une résolution stable à travers la production et la cristallisation d’une forme lorsque celle-ci s’associe sur la durée à ses environnements naturel et social. "Le lieu est un espace inscrit, qualifié, valorisé. " Au moment où les villes historiques semblent vouées à disparaître dans des agglomérations qui ne sont plus des lieux parce qu’y vivre ensemble devient impossible, ces dernières " expriment " l’absence du projet par lequel elles se sont extraites du vide, se sont développées et se sont étendues sur un vaste territoire par la puissance (symbolique, imaginaire...) issue de la volonté d’édifier. Loin de ressasser un passé désormais révolu, défait par les coups de boutoir d’une modernité aujourd’hui dévastatrice, les auteurs ont pointé la radicalité du phénomène de destruction du projet de la ville en tant que lieu propre de l’édifier. Grâce à une recherche féconde menée depuis plusieurs années, à une grande érudition, et à un savoir puisant ses exemples dans le patrimoine architectural mondial, ils nous invitent à considérer l’édifier comme une dimension essentielle de notre existence.
x 14 23 56 p. Retour à Béziers T Daeninckx Didier 2014 02/10/14 9782864327714 Verdier Politique et société 10,00 € 10.00 prochainement à Plume(s) ?
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Contrainte de quitter Paris parce que sa retraite est trop faible, Houria décide de revenir vivre à Béziers, la ville de son enfance. Elle trouve facilement à se loger dans un immeuble haussmannien du centre-ville avec vue sur les Champs-Elysées biterrois, les allées Paul-Riquet, qu’arpentent les candidats aux élections municipales. Plus grand-chose ne subsiste de la ville florissante de son souvenir. L’ancienne capitale du Midi viticole est aujourd’hui rongée par la pauvreté, frappée de déshérence, victime de l’incurie. On y perd même au rugby...

Au printemps 2014, alors que les thématiques du Front national y trouvaient un écho amplifié, Didier Daeninckx a suivi Houria le long des façades délabrées, des vitrines murées, des ruelles à l’abandon, dans la cité de la Devèze où se sont succédé rapatriés et immigrés.

Un décor sur lequel ses personnages ne projettent plus que leurs ombres désabusées.

x 11 17,5 250 p. Essais hérétiques
Sur la philosophie de l’Histoire
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Patocka Jan essai histoire 2007 01/03/07 9782864324973 Verdier Verdier Poche Politique et société -philosophie 9,00 € 9.00 sur commande ?
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Disciple de Husserl, Jan Patocka (1907-1977) a rédigé au terme de sa carrière ce magnifique essai qui reprend le débat ouvert entre Husserl et Heidegger sur le thème de la liberté. L’histoire peut-elle avoir un sens ? Pour Patocka, la philosophie qui a conduit à l’idéalisme a échoué dans sa prétention à saisir la subjectivité dans son rapport au monde, c’est-à-dire précisément ce qui fonde l’histoire. Remontant aux origines de la philosophie européenne, il aborde alors les problèmes du choix, du souci de l’engagement, et de la violence. La Charte 77 dont Jan Patocka fut le premier porte-parole, trouve ici une première tentative d’expression philosophique.
x 15 22 111 p. Cent onze Haïku T Bashô jeunesse 1998 31/10/98 9782864322917 Verdier Poésie Jeunesse -poésie 14,70 € 14.70 sur commande ?
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Bashõ est l’une des figures majeures de la poésie classique japonaise. Par la force de son oeuvre, il a imposé dans sa forme l’art du haiku, mais il en a surtout défini la manière, l’esprit : légèreté, recherche de la simplicité et du détachement vont de pair avec une extrême attention à la nature. Le haiku naît donc au bord du vide, de cette intuition soudaine, qui illumine le poème, c’est l’instant révélé dans sa pureté. La vie de ce fils de samouraï, né près de Kyoto en 1644, fut exclusivement vouée à la poésie. Agé de treize ans, il apprend auprès d’un maître du haikai les premiers rudiments de ce genre. Plus tard, après avoir lui-même fondé une école et connu le succès à Edo (l’actuelle Tokyo), il renonce à la vie mondaine, prend l’habit de moine, et s’installe dans son premier ermitage. Devant sa retraite, il plante un bananier, un bashõ, offert par l’un de ses disciples - ce qui lui vaudra son pseudonyme. Sa vie est dès lors faite de pauvreté, d’amitiés littéraires et de voyages. Osaka sera le dernier. Après avoir dicté un ultime haiku à ses disciples éplorés, il cesse de s’alimenter, brûle de l’encens, dicte son testament, demande à ses élèves d’écrire des vers pour lui et de le laisser seul. Il meurt le 28 novembre 1694. Sur sa tombe, on plante un bashõ.
x 10 11 66 p. Sidérer, considérer
Migrants en France, 2017
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Macé Marielle 2017 24/08/17 9782864329367 Verdier La Petite Jaune Politique et société -immigration et précarité 6,50 € 6.50 présent à Plume(s)
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Que faire du mélange de colère et de mélancolie que suscite en nous le traitement réservé aux migrants, cette humanité précarisée, avec tout ce qu’il peut avoir de paralysant, de sidérant ? S’appuyant sur diverses expériences et sur une analyse nourrie de ses lectures, Marielle Macé tente d’opérer un retournement. Elle oppose à la sidération la considération, qui n’exclut pas la compassion, ni la lutte.

Tout en approfondissant le sens de ce mot, elle nous invite à risquer d’autres formes d’écriture politique de l’hospitalité.

x 10 15,5 122 p. Nos cabanes T Macé Marielle cabanes 2019 07/03/19 9782378560157 Verdier La Petite Jaune Littérature -poches 6,50 € 6.50 sur commande ?
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Vite, des cabanes. Pas pour s’isoler, vivre de peu, ou tourner le dos à notre monde abîmé ; mais pour braver ce monde, l’habiter autrement : l’élargir. Marielle Macé les explore, les traverse, en invente à son tour. Cabanes élevées sur les ZAD, les places, les rives, cabanes de pratiques, de pensées, de poèmes. Cabanes bâties dans l’écoute renouvelée de la nature - des oiseaux qui tombent ou des eaux qui débordent -, dans l’élargissement résolu du " parlement des vivants ", dans l’imagination d’autres façons de dire nous.
x 10 15,5 48 p. Nous campons sur les rives T Riboulet Mathieu 2018 17/05/18 9782864329855 Verdier La Petite Jaune Littérature 3,00 € 3 sur commande ?
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C’était à Lagrasse, du 7 au 11 août 2017, pendant le Banquet du livre. Mais de l’autre côté du pont : sous la halle, au cœur du village. Mathieu Riboulet s’y est placé « dans la lumière, le vent, les pierres, le sable et les odeurs d’ici ». Il a dit ces textes, pour entamer des conversations sur l’histoire, soit l’art de nouer l’émotion de l’appartenance à la conscience du monde. Il a dit ces textes, afin que nous n’ayons plus à choisir entre rester ici et rêver d’ailleurs.
x 10 15,5 136 p. Prendre dates
Paris, 6 janvier-14 janvier 2015
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Boucheron Patrick et Riboulet Mathieu 2015 13/05/15 9782864328001 Verdier La Petite Jaune Littérature 4,50 € 4.5 sur commande ?
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C’était à Paris, en janvier 2015. Comment oublier l’état où nous fûmes, l’escorte des stupéfactions qui, d’un coup, plia nos âmes ? On se regardait incrédules, effrayés, immensément tristes. Ce sont des deuils ou des peines privés qui d’ordinaire font cela, ce pli, mais lorsqu’on est des millions à le ressentir ainsi, il n’y a pas à discuter, on sait d’instinct que c’est cela l’histoire. Ça a eu lieu. Et ce lieu est ici, juste là, si près de nous. Quel est ce nous et jusqu’où va-t-il nous engager ? Cela on ne pouvait le savoir, et c’est pourquoi il valait mieux se taire ou en dire le moins possible - sinon aux amis, qui sont là pour faire parler nos silences. Ensuite vient le moment réellement dangereux : lorsque tout cela devient supportable. On ne choisit pas non plus ce moment. Un matin, il faut bien se rendre à l’évidence : on est passé à autre chose, de l’autre côté du pli. C’est généralement là que commence la catastrophe, qui est continuation du pire. Il ne vaudrait mieux pas. Il vaudrait mieux prendre date. Ou disons plutôt : prendre dates. Car il y en eut plusieurs, et mieux vaut commencer par patiemment les circonscrire. On n’écrit pas pour autre chose : nommer et dater, cerner le temps, ralentir l’oubli. Tenter d’être juste, n’est-ce pas ce que requiert l’aujourd’hui ? Sans hâte, oui, mais il ne faut pas trop tarder non plus. Avec délicatesse, certainement, mais on exigera de nous un peu de véhémence. Il faudra bien trancher, décider qui il y a derrière ce nous et ceux qu’il laisse à distance. Faisons cela ensemble, si tu le veux bien - toi et moi, l’un après l’autre, lentement, pour réapprendre à poser une voix sur les choses. Commençons, on verra bien où cela nous mène. D’autres prendront alors le relais. Mais commençons, pour s’ôter du crâne cet engourdissement du désastre. Il y eut un moment, le 7 janvier, où l’on disait : douze morts, et on ne connaissait pas encore les noms ; on aurait pu deviner en y pensant un peu mais on préférait ne pas. Nous sommes encore dans cette suspension du temps, ne sachant pas très bien ce qui est mort en nous et ce qui a survécu dans le pli. Maintenant, un peu de courage, prendre dates c’est aussi entrer dans l’obscurité de cette pièce sanglante et y mettre de l’ordre. Il faut prendre soin de ceux qui restent et enterrer les morts. On n’écrit pas autre chose. Des tombeaux.
x 16 24 191 p. Une occupation civile
La politique de l’architecture israélienne
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Weizman Eyal et 2004 01/03/04 9782910735845 Verdier Collection Jardins et paysages pas de rayon 32,45 € 32.45 sur commande ?
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Ce livre traite de politique et d’architecture- de leurs interactions, de leurs intersections. Une occupation civile. La politique de l’architecture israélienne est la somme de travaux d’architectes, d’universitaires et d’auteurs israéliens, qui permet d’examiner le rôle de l’architecture israélienne dans le conflit du Moyen-Orient. À travers des essais, des cartes et des photographies, Une occupation civile démontre comment l’architecture et l’urbanisme sont, en un siècle, passés du statut d’activités professionnelles banales à celui d’instruments tactiques et d’armes stratégiques. Depuis le début du XXe siècle, le projet déclaré du sionisme consistait à bâtir un foyer national pour le peuple juif sur la terre d’Israël. Depuis l’offensive d’implantation des années trente, fondée sur les villages de type Homa Oumigdal (mur et tour) en passant par la planification totale de l’État d’Israël peu après son indépendance, jusqu’à la colonisation des territoires occupés de 1967 à ce jour - l’architecture israélienne a été l’instrument concret de la réalisation du projet sioniste, exactement à l’image de son objectif utopique. La controverse politique et professionnelle qui a suivi l’interdiction de la première édition de cet ouvrage par son éditeur originel, l’Association israélienne des architectes unis, est la preuve flagrante que l’architecture n’est absolument pas une activité innocente. Puisque Israël peut être considéré comme l’un des laboratoires les plus radicaux de notre époque, les questions que pose ce livre doivent être étudiées dans un contexte bien plus large : la politique de l’architecture israélienne n’est finalement pas différente de la politique de toute architecture.