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  • Petites perspectives illustrées : Bibliothèque collective de critique sociale, 1 rue Pasteur 12100 Millau ; ouvert le vendredi de 10h30 à 13h.
  • la boutique en ligne d’EnVies EnJeux
  • 36 rue des Lilas : chambres et tables d’hôtes à Millau, chez Eveline et Jean-Michel.
  • La libraithèque ’le droit à la paresse’, librairie et bibliothèque associative et militante, une adresse indispensable dans le Lot.
  • Le pas de côté une librairie - bistrot à Béziers a dû fermer, hélas ...
  • Naturellement Simples Produits naturels à base de plantes
  • Le Lieu-Dit à Saint Affrique, librairie-café-resto-..., lieu de rencontres incontournable, n’a pas (encore) de site internet : 5 rue de l’industrie / 05 65 99 38 42 ; voir aussi sur le site de Plume(s) : Le Lieu-Dit.
  • L’essentiel librairie — épicerie bio — tartinerie à Marciac (Gers)
  • Construire un monde solidaire
  • Radio-Larzac celle que vous entendez fréquemment à Plume(s) - à moins que ce ne soit :
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x 15 21 144 p. Quelle justice pour les victimes des essais nucléaires ?
Pour l’adoption du principe de présomption légale
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Barrillot Bruno essai nucléaire 2007 30/11/06 CRDPC Politique et société -nucléaire 10,00 € 10.00 sur commande ?
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Généticien réputé et membre de l’Académie française, Jean Rostand dénonçait en 1966 ces « saboteurs du protoplasme humain » qui, avec leurs expériences nucléaires, allaient faire subir aux insulaires du Pacifique « les effets de la radioactivité à bout portant ». Quarante ans plus tard, vétérans des essais et populations sous le vent des retombées nucléaires découvrent que leurs maladies, cancéreuses ou non, ont un lien avec leur présence sur les sites d’essais ou à leur proximité. Les recherches scientifiques d’aujourd’hui sur les maladies « radio induites » confirment les propos véhéments de Jean Rostand. Peu importe la dose de radioactivité, écrit en substance le professeur Abraham Béhar, c’est le génome qui est atteint. Le consensus scientifique est tel que, pour épargner aux victimes d’interminables et coûteuses expertises, les États-Unis ont décidé d’appliquer le principe de présomption de lien avec le service pour tous ceux qui ont participé à leurs expériences nucléaires. La France, depuis sa première bombe à Reggane en 1960, reste crispée sur son dogme des essais propres et sans conséquence sur la santé. Mais aujourd’hui, les preuves foisonnent : les conditions de sécurité des expériences nucléaires sahariennes et polynésiennes de la France ont été gravement sous-estimées. Il n’est plus possible de nier le lien entre la présence sur les sites d’essais ou dans leur voisinage et les pathologies d’aujourd’hui. Malgré l’apposition du secret défense, la vérité sur les essais français éclate. En 2007, les associations — Aven, Moruroa e tatou et Observatoire des armements/CDRPC — jugent qu’on ne peut plus attendre. La classe politique doit trancher et adopter, par la loi, le principe de présomption. La justice pour les victimes des essais nucléaires est à ce prix.

Dessins inédits de Alloza.. [et al.]

Préface de Denis Langlois

x 11 18 121 p. Nani monsur T Lafont Robert essai occitan 2008 25/07/08 Vent Terral Par chez nous -occitan 5,00 € 5.00 prochainement à Plume(s) ?
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Lo « Nani Monsur » de l’autor es dialectic coma es critic. Robert Lafònt i crosa l’espingòla. Enfronta las idèas e que la melhora ganhe. Mas a cada prat batalhièr sa tèla de fons. Aicí la natura de la societat occitana a bastir.


Òc. pv

122 p.

x 13,5 19 81 mn Les semences modernes en question T Peyronnard Marc essai agriculture, ogm 2008 16/07/08 Rés’OGM Info Divers -DVD 7,00 € 7.00 présent à Plume(s)
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Jusqu’à l’arrivée des OGM, l’amélioration des plantes par les techniques modernes de culture et de sélection n’a jamais été contestée autrement qu’à la marge. Avec les OGM, puis plus récemment les plantes mutées, cette contestation rentre aujourd’hui dans le débat public : les performances annoncées et trop souvent non vérifiées ne compensent plus la perte de confiance dans l’agriculture « productiviste » moderne et, suite aux nombreuses crises « sanitaires », de nombreux citoyens revendiquent le droit d’interroger la recherche. Ils s’interrogent sur les avantages et inconvénients de ces méthodes pour les paysans et la Société aux plans agronomique, socio-économique, nutritionnel, sanitaire, de la souveraineté alimentaire, de l’érosion de la biodiversité…

Un film tiré du Séminaire : Quelles plantes pour des agricultures paysannes : séminaire les méthodes de sélections Jeudi 6 et Vendredi 7 décembre 2007 à l’ENITA de Lempdes Clermont-Ferrand organisé par le Réseau Semences Paysannes

x 14 19 137 mn Chomsky et Compagnie
pour en finir avec la fabrique de l’impuissance
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Azam Olivier et Mermet Daniel essai Les Mutins de Pangée Divers -DVD 19,00 € 19.00 sur commande ?
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(d’après un reportage radio de Giv Anquetil et Daniel Mermet pour "là-bas si j’y suis" France Inter).

A l’heure où impuissance et résignation l’emportent, le travail de Noam Chomsky est un antidote radical. « Le pouvoir ne souhaite pas que les gens comprennent qu’ils peuvent provoquer des changements » dit Noam Chomsky.

De Boston à Bruxelles, Québec, nous rencontrons chercheurs, journalistes, activites tel que Jean Bricmont, ou encore Normand Baillargeon auteur du ""Petit cours d’autodéfense intellectuelle", ce qui pourrait être le sous-titre de ce film engagé contre le cynisme conformiste et la pensée molle des faux rebelles.


Durée : 2h05 + 32 mn de compléments
Compléments dans le DVD : Jean Bricmont : Noam Chomsky and moi / Max Wallace : Henry Ford et son hobby / Biblio, liens, etc....

x 14,7 21 44 p. Non aux miradors électroniques
Souriez vous êtes filmé
T
essai droits de l'homme No Pasaran Politique et société -répression 3,10 € 3.10 prochainement à Plume(s) ?
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La vidéosurveillance se multiplie partout dans l’hexagone quelle que soit la couleur politique des dirigeants. Ces quelques textes réunis sont loin de faire le tour de la question mais ont pour but de donner quelques éléments de réflexion pour dénoncer ce nouvel outil de contrôle social et d’atteintes aux libertés.

Cette petite brochure sur la vidéo surveillance n’a pas la prétention d’aborder l’ensemble des questions ayant traits au sujet, mais a comme seule ambition de diffuser un certain nombre de réflexions qu’a mené le collectif "Souriez vous êtes filmé" et des militants sur l’intégration de la vidéo surveillance dans l’idéologie sécuritaire, au même titre que la police de proximité, les brigades anti-criminalités ou encore les contrats locaux de sécurité. Toute cette panoplie est à penser dans le cadre de la conception de l’Etat pénal qui a supplanté depuis le début des années 80 la conception de l’Etat providence dans la problématique de régulation sociale et économique de "ceux d’en bas". Il va donc de soi que la lutte contre la vidéosurveillance est un des éléments du combat à mener contre l’ensemble des politiques sécuritaires développées aussi bien à droite qu’à gauche.


Brochure format A5

x 21 20,5 Quand la non-violence déjoue la répression
n°149
T
essai non violence Alternatives non-violentes Revue Alternatives Non-violentes Politique et société -non-violence et désobéissance 12,00 € 12.00 prochainement à Plume(s) ?
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La logique d’action non-violente fait que les auteurs de telles actions échappent à la spirale de la violence, qui veut normalement qu’à une violence institutionnelle réponde une violence de révolte qui se retrouve ensuite mater par la violence de la répression. À travers de nombreux exemples récents, en France comme à l’étranger, on mesure combien la non-violence déjoue la répression. Regards sur la Brigade des Clowns, le Collectif des désobéissants, les Faucheurs, les Déboulonneurs, etc.
Avec Guillaume Gamblin, Nicolas Haeringer, Christine Laouénan, Jean-Marie Muller, Xavier Renou, Justin Scherrer, François Vaillant…

Sommaire :
Éditorial, par Christine Laouénan
De l’action non-violente… à la prison, par François Vaillant
Jouer la répression, pour mieux s’en défaire, par Nicolas Haeringer
Déjouer a répression lors d’actions non-violentes, par Xavier Renou
Conflit israélo-palestinien : pour lutter contre l’oppression, déjouer les pièges de la répression, par Jean-Marie Muller
Accompagnement international au Guatemala, par Justin Scherrer
La résistance non-violente d’août 1968 en Tchécoslovaquie, par François Vaillant
La parole au cœur de l’action non-violente, par Guillaume Gamblin

x 21 20,5 Objecteurs de croissance - le dossier !
n°144
T
essai décroissance, non violence Alternatives non-violentes Revue Alternatives Non-violentes Politique et société -décroissance 12,00 € 12.00 prochainement à Plume(s) ?
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Si nous avions eu des températures voisines de moins 20° en juillet et août derniers, cela nous aurait-il permis de mieux réaliser que la planète va décidément de plus en plus mal ? Réchauffement climatique avec des pluies incessantes chez nous, températures torrides ailleurs en Europe, rien n’y fait, le maître mot croissance reste sur toutes les lèvres de nos dirigeants politiques, de droite et de gauche ! Ils continuent à nous assener les nombres d’Airbus vendus à l’étranger et de voitures produites en France comme des points de repère déterminants pour la santé de notre pays ! Et les économistes, tant de droite que de gauche, de nous expliquer sans distinguo que c’est grâce à une forte croissance que notre pays peut résoudre tous les problèmes, notamment ceux du chômage et de la pollution !
Avec Paul Ariès, Michel Bernard, Guillaume Gamblin, Jean-Marie Harribey, Serge Latouche et Bernard Quelquejeu.

Sommaire
Éditorial, par François Vaillant
Le défi de la croissance, Guillaume Gamblin
Comment éviter une solution violente ?, Michel Bernard
Le défi de la décroissance pour le Sud, Serge Latouche
Pour un bon usage de peur. Une proposition de Hans Jonas, Bernard Quelquejeu
Vers une politique de la gratuité, Paul Ariès
Les limites de la thèse de la décroissance, Jean-Marie Harribey
Au sujet de la croissance, Florilège

x 14 19 25 p. De la servitude moderne
livre+dvd
T
Brient Jean-François et Fuentes Victor León essai société Temps bouleversés »» Politique et société prochainement à Plume(s) ?
AA AA
Ce livre et le DVD qu’il contient sont totalement gratuits. Le texte peut être librement reproduit, partiellement ou en totalité.

De la servitude moderne est un livre et un film documentaire de 52 minutes produits de manière totalement indépendante ; le livre (et le DVD qu’il contient) est distribué gratuitement dans certains lieux alternatifs en France et en Amérique latine. Le texte a été écrit en Jamaïque en octobre 2007 et le documentaire a été achevé en Colombie en mai 2009. Il existe en version française, anglaise et espagnole. Le film est élaboré à partir d’images détournées, essentiellement issues de films de fiction et de documentaires.

L’objectif central de ce film est de mettre à jour la condition de l’esclave moderne dans le cadre du système totalitaire marchand et de rendre visible les formes de mystification qui occultent cette condition servile. Il a été fait dans le seul but d’attaquer frontalement l’organisation dominante du monde.

Dans l’immense champ de bataille de la guerre civile mondiale, le langage constitue une arme de choix. Il s’agit d’appeler effectivement les choses par leur nom et de faire découvrir l’essence cachée de ces réalités par la manière dont on les nomme. La démocratie libérale est un mythe en cela que l’organisation dominante du monde n’a rien de démocratique ni même rien de libérale. Il est donc urgent de substituer au mythe de la démocratie libérale sa réalité concrète de système totalitaire marchand et de répandre cette nouvelle expression comme une trainée de poudre prête à incendier les esprits en révélant la nature profonde de la domination présente.

D’aucuns espéreront trouver ici des solutions ou des réponses toutes faites, genre petit manuel de « Comment faire la révolution ? ». Tel n’est pas le propos de ce film. Il s’agit ici de faire la critique exacte de la société qu’il nous faut combattre. Ce film est avant tout un outil militant qui a pour vocation de faire s’interroger le plus grand nombre et de répandre la critique partout où elle n’a pas accès. Les solutions, les éléments de programme, c’est ensemble qu’il faut les construire. Et c’est avant tout dans la pratique qu’elles éclatent au grand jour. Nous n’avons pas besoin d’un gourou qui vienne nous expliquer comment nous devons agir. La liberté d’action doit être notre caractéristique principale. Ceux qui veulent rester des esclaves attendent l’homme providentiel ou l’œuvre qu’il suffirait de suivre à la lettre pour être plus libre. On en a trop vu de ces œuvres ou de ces hommes dans toute l’histoire du XXº siècle qui se sont proposés de constituer l’avant-garde révolutionnaire et de conduire le prolétariat vers la libération de sa condition. Les résultats cauchemardesques parlent d’eux-mêmes.

Par ailleurs, nous condamnons toutes les religions en cela qu’elles sont génératrices d’illusions nous permettant d’accepter notre sordide condition de dominés et qu’elles mentent ou déraisonnent sur à peu près tout. Mais nous condamnons également toute stigmatisation d’une religion en particulier. Les adeptes du complot sioniste ou du péril islamiste sont de pauvres têtes mystifiées qui confondent la critique radicale avec la haine et le dédain. Ils ne sont capables de produire que de la boue. Si certains d’entre eux se disent révolutionnaires, c’est davantage en référence aux « révolutions nationales » des années 1930-1940 qu’à la véritable révolution libératrice à laquelle nous aspirons. La recherche d’un bouc émissaire en fonction de son appartenance religieuse ou ethnique est vieille comme la civilisation et elle n’est que le produit des frustrations de ceux qui cherchent des réponses rapides et simples face au véritable mal qui nous accable. Il ne peut y avoir d’ambigüité sur la nature de notre combat. Nous sommes favorables à l’émancipation de l’humanité toute entière, sans aucune forme de discrimination. Tout pour tous est l’essence du programme révolutionnaire auquel nous adhérons.

Les références qui ont inspiré ce travail et plus généralement ma vie sont explicites dans ce film : Diogène de Sinoppe, Étienne de La Boétie, Karl Marx et Guy Debord. Je ne m’en cache pas et ne prétend pas avoir inventé l’électricité. On me reconnaîtra simplement le mérite d’avoir su m’en servir pour m’éclairer. Quand à ceux qui trouveront à redire sur cette œuvre en tant qu’elle ne serait pas assez révolutionnaire ou bien trop radicale ou encore pessimiste n’ont qu’à proposer leur propre vision du monde dans lequel nous vivons. Plus nous serons nombreux à diffuser ces idées et plus la possibilité d’un changement radical pourra émerger.

La crise économique, sociale et politique a révélé la faillite patente du système totalitaire marchand. Une brèche est ouverte. Il s’agit maintenant de s’y engouffrer sans peur mais de manière stratégique. Il faut cependant agir vite car le pouvoir, parfaitement informé sur l’état des lieux de la radicalisation de la contestation, prépare une attaque préventive sans commune mesure avec ce que nous avons connu jusqu’à maintenant. L’urgence des temps nous impose donc l’unité plutôt que la division car ce qui nous rassemble est bien plus profond que ce qui nous sépare. Il est toujours très commode de critiquer ce qui se fait du côté des organisations, des individus ou des différents groupes qui se réclament de la révolution sociale. Mais en réalité, ces critiques participent de la volonté d’immobilisme qui tente de nous convaincre que rien n’est possible. Il ne faut pas se tromper d’ennemis. Les vieilles querelles de chapelle du camp révolutionnaire doivent laisser la place à l’unité d’action de toutes nos forces. Il faut douter de tout, même du doute.

Le texte et le film sont libres de droits, ils peuvent être copiés, diffusés, projetés sans la moindre forme de contrainte. Ils sont par ailleurs totalement gratuits et ne peuvent en aucun cas être vendus ou commercialisés sous quelque forme que ce soit. Il serait en effet pour le moins incohérent de proposer une marchandise qui aurait pour vocation de critiquer l’omniprésence de la marchandise. La lutte contre la propriété privée, intellectuelle ou autre, est notre force de frappe contre la domination présente.

Ce film qui est diffusé en dehors de tout circuit légal ou commercial ne peut exister que grâce à l’appui de personnes qui en organisent la diffusion ou la projection. Il ne nous appartient pas, il appartient à ceux qui voudront bien s’en saisir pour le jeter dans le feu des combats.

Jean-François Brient et Victor León Fuentes

x 13 21,5 210 p. Pour en finir avec le travail salarié T OCL essai travail 1997 30/11/96 Acratie »» Politique et société -entreprises, travail, syndicalisme 13,50 € 13.50 prochainement à Plume(s) ?
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Le travail demeure, et très certainement pour longtemps encore, au centre de nos préoccupations : mais pas comme valeur positive ou simplement comme élément de lien social, mais parce que sans travail, pas de possibilité de revenu décent, donc pas de vie décente dans cette société de consommation où tout à un prix. C’est précisément de cette société dont nous ne voulons plus. Une société où le travail n’est pas une activité humaine partagée en fonction de besoins librement décidés, mais un esclavage salarié destiné à produire n’importe quoi du moment que ça se vend et que les capitalistes peuvent réaliser des profits. Cette « crise du travail » permettra peut-être de tordre enfin le cou à de « vieilles croyances » telles lla nécessité de la croissance, du productivisme, de la prépondérance et de la domination de la gestion ou de l’administration des choses (l’économie) « pour s’en sortir » … Autant de fuites en avant qui caractérisent le système capitaliste.

Ce livre de 210 pages, réalisé par l’OCL et édité chez Acratie, n’est qu’une contribution à la recherche d’une alternative au règne de la marchandise — une alternative nécessairement politique, et dont l’objectif est la fin de la domination sous toutes ses formes (exploitation, esclavage, ordre patriarcal, saccage de la planète…)

x 17 24 196 p. Roms de Roumanie, la diversité méconnue
Etudes tsiganes n°38
T
essai Roumanie, Rroms/Tsiganes Etudes tsiganes International -Europe 23,00 € 23.00 sur commande ?
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Le présent numéro témoigne de ces liens anciens, à défaut d’être publiquement reconnus, perceptibles au quotidien, qui rapprochent les uns (Roms divers) et les autres (Gajé divers) dans les terres correspondant à la Roumanie actuelle. La diversité rom y est toute entière le produit de formes d’intégration locale pluri-générationnelles variées. Les société tsiganes sont non seulement filles mais aussi parties prenantes de l’histoire roumaine.
x 15 21 96 p. Réflexions autour d’un tabou - l’infanticide T essai femmes 2009 31/05/09 BB ornot Politique et société 8,00 € 8.00 prochainement à Plume(s) ?
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L’infanticide d’une femme sur son nouveau-né suscite horreur et incompréhension. On l’a vu récemment avec l’affaire Céline Lesage. Accusée d’avoir tué six nouveaux-nés entre 2000 et 2007, elle a été condamnée à 15 ans de réclusion. Elle aura, selon les médias, expliqué son acte par une peur irrationnelle de tout et tout le monde, une grande solitude intérieure.

L’infanticide peut être lié à un déni, mécanisme de défense contre l’angoisse devant le réel.

Plutôt que de crier au monstre, posons nous quelques questions : Les tabous sur la sexualité, sur la maternité, l’état des rapports hommes-femmes, le regard des autres n’ont il pas une responsabilité ? Quels rôles jouent les hommes, la famille ? Pourquoi l’éducation sexuelle est elle encore si minimaliste, voire inexistante ? Quelques questions parmi bien d’autres.

Huit femmes de 28 à 74 ans, certaines ayant eu des enfants, d’autres pas, ont publié en novembre 2009 une brochure intitulée "Réflexions autour d’un tabou. L’infanticide". Cette brochure est née de réflexions et de révolte suite à l’histoire d’une femme emprisonnée pour infanticide. Elles ont décidé de rechercher des hypothèses, des réponses autres que celles des spécialistes et des médias, nous rappelant que l’infanticide nous ramène à nous toutes, nous tous, la société.

Nous publions dans un premier temps la quatrième de couverture et un témoignage introduisant la brochure. Suivront prochainement une interview, d’autres extraits.

Quatrième de couverture

Aujourd’hui et ici, dans nos sociétés occidentales modernes, des femmes de tous les âges et tous les milieux sont emprisonnées sous l’accusation d’infanticide - nous parlons ici de néonaticide. Leurs vies et leurs personnalités sont décortiquées par des spécialistes de toute sorte, elles sont malmenées dans les médias et maltraitées par l’opinion publique.

Comment peut-on croire qu’il y ait parmi nous, les femmes, des « anomalies sociales » à soigner ou à enfermer ; les autres femmes n’auraient rien à voir avec cette histoire de souffrance et de solitude, elles ne seraient pas traversées par les mêmes contraintes liées à la maternité et à la domination des hommes sur les femmes ?

Nous, les huit femmes qui avons écrit cette brochure, de situations et d’âges divers, affirmons que tout le monde, femmes et hommes, dans cette société, est concerné par cette histoire. En analysant ce qui nous formate dans la sexualité et ce qui nous contraint dans la maternité, nous voulons en finir avec le tabou de l’infanticide.

x 15 21 24 p. En finir avec les violences machistes T Maïa essai féminisme, machisme 2010 31/05/10 CULINA Politique et société -femmes 2,00 € 2.00 prochainement à Plume(s) ?
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La société favorise la violence à l’égard des femmes, et cela est valable pour toutes les formes de violences, que ce soit le viol, les violences conjugales, le harcèlement sexuel ou toutes les violences « anodines » faites aux femmes. Les violences faites aux femmes semblent invisibles. Les commissariats de police, les centres psys et les féministes voient des femmes violentées tous les jours. Beaucoup d’autres sont isolées et invisibles. Le reste de la société ne les voit pas. L’idéologie dominante ne permet de voir ces violences que comme des phénomènes individuels isolés. Pourtant cette violence est structurelle. Elle est la garantie de stabilité du système patriarcal, fondé sur le pouvoir des hommes et la soumission des femmes. Nous ne voulons pas prendre le pouvoir, mais le détruire.

Dans cette brochure nous verrons comment déjouer la stratégie mise en place par les agresseurs.

Télécharger la brochure (à imprimer en A4 recto-verso) — elle est aussi disponible à Plume(s) au coût d’impression, soit 2,40 €.

Cette brochure existe également en version A5 pour lecture en ligne

Existe également la version urgente pour femmes en détresse :
* version A5 pour lecture en ligne
* version brochure pour imprimer

x 15 21 12 p. Pourquoi et comment féminiser le français ? T Maïa essai féminisme, langage 2010 30/04/10 CULINA Politique et société -femmes 0,70 € 0.70 présent à Plume(s)
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J’entends déjà certains hommes trembler à l’idée de féminiser le français, craindre d’être émasculé ou de porter des jupes... J’entends des résigné.e.s affirmer d’avance que c’est inutile. Mais déjà en quoi ça consiste ?

Comme vous avez pu le lire dans le paragraphe précédent, je parle des résigné.e.s, c’est-à-dire des résignés et des résignées. Je féminise ce nom pour qu’explicitement il désigne les individus de genre masculin ET féminin, car, voyez-vous, la règle grammaticale veut qu’on ne désigne pas les femmes et que le masculin l’emporte systématiquement. C’est une norme. (Notons que cette problématique est très dépendante du langage étudié, et qu’ici nous ne nous intéresserons essentiellement qu’à la langue française, la 4ème langue parlée dans le monde quand même !) Mais peut-on modifier la grammaire pour qu’elle tienne compte de tous les êtres humains plutôt que seulement la moitié ? Et pourquoi ?

Télécharger la brochure (à imprimer en A4 recto-verso) — elle est aussi disponible à Plume(s) au coût d’impression, soit 0,70 €.

Cette brochure existe également en version A5 pour lecture en ligne

x 14 19 52 mn De la servitude moderne
(dvd)
T
Brient Jean-François et Fuentes Victor León essai société Temps bouleversés »» Divers -DVD prochainement à Plume(s) ?
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De la servitude moderne est un livre et un film documentaire de 52 minutes produits de manière totalement indépendante ; le livre (et le DVD qu’il contient) est distribué gratuitement dans certains lieux alternatifs en France et en Amérique latine. Le texte a été écrit en Jamaïque en octobre 2007 et le documentaire a été achevé en Colombie en mai 2009. Il existe en version française, anglaise et espagnole. Le film est élaboré à partir d’images détournées, essentiellement issues de films de fiction et de documentaires.

L’objectif central de ce film est de mettre à jour la condition de l’esclave moderne dans le cadre du système totalitaire marchand et de rendre visible les formes de mystification qui occultent cette condition servile. Il a été fait dans le seul but d’attaquer frontalement l’organisation dominante du monde.

Dans l’immense champ de bataille de la guerre civile mondiale, le langage constitue une arme de choix. Il s’agit d’appeler effectivement les choses par leur nom et de faire découvrir l’essence cachée de ces réalités par la manière dont on les nomme. La démocratie libérale est un mythe en cela que l’organisation dominante du monde n’a rien de démocratique ni même rien de libérale. Il est donc urgent de substituer au mythe de la démocratie libérale sa réalité concrète de système totalitaire marchand et de répandre cette nouvelle expression comme une trainée de poudre prête à incendier les esprits en révélant la nature profonde de la domination présente.

D’aucuns espéreront trouver ici des solutions ou des réponses toutes faites, genre petit manuel de « Comment faire la révolution ? ». Tel n’est pas le propos de ce film. Il s’agit ici de faire la critique exacte de la société qu’il nous faut combattre. Ce film est avant tout un outil militant qui a pour vocation de faire s’interroger le plus grand nombre et de répandre la critique partout où elle n’a pas accès. Les solutions, les éléments de programme, c’est ensemble qu’il faut les construire. Et c’est avant tout dans la pratique qu’elles éclatent au grand jour. Nous n’avons pas besoin d’un gourou qui vienne nous expliquer comment nous devons agir. La liberté d’action doit être notre caractéristique principale. Ceux qui veulent rester des esclaves attendent l’homme providentiel ou l’œuvre qu’il suffirait de suivre à la lettre pour être plus libre. On en a trop vu de ces œuvres ou de ces hommes dans toute l’histoire du XXº siècle qui se sont proposés de constituer l’avant-garde révolutionnaire et de conduire le prolétariat vers la libération de sa condition. Les résultats cauchemardesques parlent d’eux-mêmes.

Par ailleurs, nous condamnons toutes les religions en cela qu’elles sont génératrices d’illusions nous permettant d’accepter notre sordide condition de dominés et qu’elles mentent ou déraisonnent sur à peu près tout. Mais nous condamnons également toute stigmatisation d’une religion en particulier. Les adeptes du complot sioniste ou du péril islamiste sont de pauvres têtes mystifiées qui confondent la critique radicale avec la haine et le dédain. Ils ne sont capables de produire que de la boue. Si certains d’entre eux se disent révolutionnaires, c’est davantage en référence aux « révolutions nationales » des années 1930-1940 qu’à la véritable révolution libératrice à laquelle nous aspirons. La recherche d’un bouc émissaire en fonction de son appartenance religieuse ou ethnique est vieille comme la civilisation et elle n’est que le produit des frustrations de ceux qui cherchent des réponses rapides et simples face au véritable mal qui nous accable. Il ne peut y avoir d’ambigüité sur la nature de notre combat. Nous sommes favorables à l’émancipation de l’humanité toute entière, sans aucune forme de discrimination. Tout pour tous est l’essence du programme révolutionnaire auquel nous adhérons.

Les références qui ont inspiré ce travail et plus généralement ma vie sont explicites dans ce film : Diogène de Sinoppe, Étienne de La Boétie, Karl Marx et Guy Debord. Je ne m’en cache pas et ne prétend pas avoir inventé l’électricité. On me reconnaîtra simplement le mérite d’avoir su m’en servir pour m’éclairer. Quand à ceux qui trouveront à redire sur cette œuvre en tant qu’elle ne serait pas assez révolutionnaire ou bien trop radicale ou encore pessimiste n’ont qu’à proposer leur propre vision du monde dans lequel nous vivons. Plus nous serons nombreux à diffuser ces idées et plus la possibilité d’un changement radical pourra émerger.

La crise économique, sociale et politique a révélé la faillite patente du système totalitaire marchand. Une brèche est ouverte. Il s’agit maintenant de s’y engouffrer sans peur mais de manière stratégique. Il faut cependant agir vite car le pouvoir, parfaitement informé sur l’état des lieux de la radicalisation de la contestation, prépare une attaque préventive sans commune mesure avec ce que nous avons connu jusqu’à maintenant. L’urgence des temps nous impose donc l’unité plutôt que la division car ce qui nous rassemble est bien plus profond que ce qui nous sépare. Il est toujours très commode de critiquer ce qui se fait du côté des organisations, des individus ou des différents groupes qui se réclament de la révolution sociale. Mais en réalité, ces critiques participent de la volonté d’immobilisme qui tente de nous convaincre que rien n’est possible. Il ne faut pas se tromper d’ennemis. Les vieilles querelles de chapelle du camp révolutionnaire doivent laisser la place à l’unité d’action de toutes nos forces. Il faut douter de tout, même du doute.

Le texte et le film sont libres de droits, ils peuvent être copiés, diffusés, projetés sans la moindre forme de contrainte. Ils sont par ailleurs totalement gratuits et ne peuvent en aucun cas être vendus ou commercialisés sous quelque forme que ce soit. Il serait en effet pour le moins incohérent de proposer une marchandise qui aurait pour vocation de critiquer l’omniprésence de la marchandise. La lutte contre la propriété privée, intellectuelle ou autre, est notre force de frappe contre la domination présente.

Ce film qui est diffusé en dehors de tout circuit légal ou commercial ne peut exister que grâce à l’appui de personnes qui en organisent la diffusion ou la projection. Il ne nous appartient pas, il appartient à ceux qui voudront bien s’en saisir pour le jeter dans le feu des combats.

Jean-François Brient et Victor León Fuentes

x 21 20,5 76 p. Tolstoï, précurseur de la non-violence
n°153
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essai non violence Alternatives non-violentes Revue Alternatives Non-violentes Politique et société -non-violence et désobéissance 12,50 € 12.50 sur commande ?
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L’écrivain Léon Tolstoï (1828-1910) est mort un 7 novembre, après six jours de fièvre, dans une chambre de la petite gare d’Astopovo, alors qu’il fuyait en train son domicile vers une destination que lui-même ne connaissait pas. Là, loin de Moscou, à Astopovo, bourgade recouverte par la neige d’hiver, il avait fallu le faire descendre du train où la fièvre et surtout la fatigue l’avaient rendu chancelant. Tolstoï souffrit alors de ce que l’on souffre en mourant.

En novembre 2010, le monde littéraire va fêter le centenaire de la mort de l’écrivain.

Pourquoi ANV consacre-t-il ce numéro à Tolstoï alors que cette revue, en 1993, lui en avait déjà consacré un [2] ? Parce que l’équipe d’ANV a continué à se passionner pour cet écrivain, lui découvrant encore des aspects fort intéressants pour appréhender aujourd’hui la non-violence [3].

Tolstoï, précurseur de la non-violence.

Bon de commande Bien peu de personnes savent que Gandhi (1869-1948) doit beaucoup à Tolstoï. Ils se sont écrit. Gandhi était encore un illustre inconnu ; il vivait en Afrique du Sud, il venait juste de commencer des actions de non-coopération et de désobéissance civile pour faire valoir les droits humains des Indiens vivant comme travailleurs immigrés dans un pays de la Couronne britannique. Cette correspondance, entre le jeune Indien et le vieil homme russe, dura onze mois. Elle s’acheva par une lettre de Tolstoï à Gandhi, datée du 7 septembre 1910, deux mois exactement avant la mort de l’écrivain à Astopovo. Dans cette lettre, le géant russe transmettait au jeune Gandhi le flambeau de la non-violence.

Tolstoï n’est pas seulement l’auteur de grands romans comme Guerre et Paix, Anna Karénine ou Résurrection, traduits et étudiés dans le monde entier. Il est aussi celui qui comprit que seule la non-violence peut s’opposer d’une manière acceptable à la violence de l’armée, de l’État et des Églises. Ce domaine de l’œuvre de Tolstoï est depuis longtemps occulté : ses écrits philosophiques et religieux rédigés lors des trente dernières de sa vie, là où il parle de ce que nous appelons non-violence, demeurent peu connus. Demandez à un libraire s’il peut vous procurer Le Royaume des cieux est en vous, Appels aux dirigeants ou Rayons de l’aube, je crains fort qu’il vous réponde que ces ouvrages n’existent plus dans le commerce depuis plus de soixante ans. En 1969, Henri Troyat a même réussi l’exploit de publier huit cent pages sur la vie et l’œuvre de Tolstoï où les trente dernières années de la vie de l’écrivain sont traitées par un haussement d’épaules. Avant Troyat, pour Tourguéniev, Tolstoï pataugeait dans des « marécages impénétrables ». Pour Sweig, « qui aime Tolstoï fera bien de fermer les yeux » sur ce qui n’est pas ses romans, car « il jette aux ordures les valeurs les plus sûres ». L’œuvre, toute l’œuvre de Tolstoï, a gêné beaucoup de monde, et ça continue ! Donnons-nous rendez-vous au centenaire de la mort de l’écrivain, tant il y a fort à parier que la grande majorité des publications et des manifestations refassent malheureusement le coup de Troyat.

Pourtant, en nous aventurant dans l’œuvre de Tolstoï, nous sommes saisis de vertige, découvrant et redécouvrant que cet homme, vivant à Iasnaïa Poliana, à 200 km de Moscou, fut en vérité le phare de toute une génération, celle qui cherchait une conscience morale digne de ce nom. Romain Rolland dans sa belle Vie de Tolstoï, publiée en 1911, raconte que les jours de 1886 où il apprit à connaître le vrai Tolstoï - le romancier et le philosophe – ne s’effaceront jamais de sa mémoire. « Les traductions de Tolstoï, raconte-t-il, paraissaient dans toutes les maisons d’édition à la fois, avec une hâte fiévreuse. […] En quelques mois, en quelques semaines, se découvrait à nos yeux l’œuvre de toute une grande vie, où se reflétait un peuple, un monde nouveau. Je venais d’entrer à l’École normale. Nous étions, mes camarades et moi, bien différents les uns des autres […], mais pendant quelques mois, l’amour de Tolstoï nous réunit tous. […] Autour de nous, dans nos familles, dans nos provinces, la grande voix venue des confins de l’Europe éveillait les mêmes sympathies. […] aucune voix pareille à la sienne n’avait encore retenti en Europe. »

Jean Jaurès, cet « inconnu célèbre » (voir ANV n° 140), fut également un grand admirateur de Tolstoï. Sa mort le bouleversa. Il décida alors de donner une conférence publique en janvier 1911 à Toulouse. Plus de 2000 personnes s’y précipitèrent. Jaurès mourut assassiné en été 1914, la veille de la déclaration de la guerre 14-18. Le bruit des canons et les horreurs des champs de bataille eurent alors raison des paroles de paix de Jaurès. Mais, en fin de compte, aussi de celles du grand Tolstoï. C’est pourquoi ANV est si heureux de revenir à nouveaux frais sur l’œuvre de l’écrivain d’Iasnaïa Poliana, lui, le précurseur de la non-violence. Le mot non-violence a été forgé par Gandhi vers 1920. Tolstoï ne l’a donc jamais employé. Mais la notion y apparaît pleinement dans ce qu’ il nommait « la non-résistance au mal par la violence ». Ce que le jeune Gandhi a immédiatement compris quand il se mit à lire lui aussi Tolstoï.

Plus tard, en 1928, à l’occasion du centième anniversaire de la naissance de l’écrivain russe, Gandhi lui rendit un vibrant hommage : « Il fut l’homme le plus véridique de son temps. Sa vie fut marquée par un effort constant et acharné pour chercher la vérité et la mettre en pratique une fois trouvée. […] Il est le plus grand apôtre de la non-violence que notre époque ait connu. Personne en Occident, avant lui ou depuis, n’a écrit ou parlé au sujet de la non-violence d’une manière si magistrale, et avec autant d’insistance, de pénétration, et de perspicacité [4]. » Ces paroles, dans la bouche de Gandhi, ont vraiment du poids !...Vive Tolstoï !

x 11,5 19 300 p. Pour un marxisme libertaire T Guérin Daniel essai anarchisme 1969 30/11/68 Robert Laffont Libertés 80 Politique et société 5,00 € 5.00 épuisé
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"La double faillite du réformisme et du stalinisme nous fait un devoir urgent de réconcilier la démocratie prolétarienne et le socialisme, la liberté et la révolution"
x 14,5 21 69 p. La recherche en questions T essai agriculture, science 2011 30/11/10 Confédération paysanne Politique et société -écologie 5,00 € 5.00 présent à Plume(s)
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C’est à l’occasion du procès d’arracheurs de vignes transgéniques de l’Inra de Colmar qu’a été éditée cette brochure qui rassemble les contributions de Christophe Bonneuil, Isabelle Goldringer, Pierre-Henri Gouyon, Guy Kastler, Marc Dufumier... Une passionnante réflexion plurivoque sur les aberrations de la recherche française. Alors qu’internet se développait dans le monde, la France misait tout sur le minitel, puis sur le nucléaire tandis que l’Allemagne déposait vingt fois plus de brevets sur les énergies éoliennes et solaires que la France. Le gouvernement se vantait en plein Grenelle d’avoir "mutilplié par sept la recherche liée aux OGM" alors que tous les indicateurs sont au rouge pour l’agriculture pesticide et que l’avenir est dans l’agroécologie. Face à une marchandisation de la recherche publique et à des procédures de consul­tation faussées destinées à produire une "Opinion Grossièrement Manipulée", cette brochure invite à une recherche démocra­tique et consciente des enjeux sociaux et écologiques.

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La recherche en procès
Cultures OGM : une impasse pour l’INRA ?
x La paix blanche, introduction à l’ethnocide - tome 2
L’occident et l’ailleurs
Jaulin Robert essai colonialisme, Indiens 1974 30/11/73 10/18 International -colonies, esclavage, libération 10,00 € 10.00 épuisé
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x 15 21 36 p. Éléments pour une démarche politique
n° 15
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Fargette Guy essai politique 2009 28/02/09
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Lieux communs »» Politique et société 2,00 € 2.00 sur commande ?
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Avant-propos

Fruit de l’activité d’une seule personne, le bulletin « Les mauvais jours finiront... » connut 14 numéros. Le premier paru en avril 86, précédant de quelques mois le mouvement lycéen et étudiant de décembre (qui permit à beaucoup de mesurer l’écart construit avec l’élan de Mai 68) et auquel l’auteur consacra une longue analyse . La dernière livraison date de septembre 1993 et clôt une des dernières périodes de sursaut, déjà très affaibli, où s’annoncent une aggravation du reflux et l’entrée dans une ère géopolitique radicalement nouvelle.

Ces quatorze brochures hétérogènes de quelques pages austères diffusées à quelques centaines d’exemplaires il y a vingt ans nous parlent aujourd’hui bien plus que ce qui brillait à l’époque et ce qui se donne pour résolument novateur aujourd’hui. Elles voulaient à la fois mesurer froidement l’ampleur du changement que l’époque opérait dans les comportements ; se donner les moyens minimaux de ne pas céder à la résignation complaisante, aux reniements nihilistes, aux cynismes déferlants ; expliciter « clairement et simplement » toutes les dimensions de la critique de ce monde ; poser les principes - individuels en attendant d’être collectifs - d’une activité obstinée et exigeante visant une auto-transformation de la société ; viser à développer une praxis qui reprenne ces exigences et rassemble les volontés éclatées ; et rompre, enfin, avec les manies d’une « radicalité » narcissique et stérile - qui s’agite encore de nos jours. Quiconque parcourra l’ensemble de ces textes aura la confirmation, une fois encore, que la lucidité n’est jamais très éloignée de la détermination, fut-elle payée de solitude. Rompre avec les stigmates du « milieu radical » ; l’ambition surprendra ceux qui y sont enfermés comme ceux qui, infiniment plus nombreux, y préfèrent encore la dispersion, qu’ils la rationalisent ou non. L’auteur des « Mauvais jours... » énonce des évidences qui ne le sont qu’exceptionnellement pour les groupes auto-qualifiés « révolutionnaires » : primat de la clarté, de la nuance, de la patience et de l’austérité ; défiance envers les engagements qui ne tiennent qu’à de froids raisonnements stratégiques et les promesses de mondes meilleurs agrémenté de catastrophisme ; refus d’un carcan idéologique comme d’un éclectisme informe, distance vis-à-vis des mythes qui nourrissent les vénérations et construisent en chaîne des fascinations déplacées ; volonté d’établir avec ses lecteurs des relations basées sur la modestie, la rigueur et l’exigence réciproque... De fait, l’impression que laisse ces pages tranche évidemment d’avec une littérature devenue conventionnelle, et les numéros suivants montreront que ce ne sont pas des mots.

La collaboration éphémère que cette publication entretiendra avec L’Encyclopédie des Nuisances, référence absolue de la mouvance « radicale » du tournant des années 90, illustre concrètement ce qui sépare deux tendances, deux approches, deux postures : la première n’en finissant pas de mourir à force de réclusion dans une pureté tranchante et inaccessible, et la seconde toujours à naître, qui ne trouve ni les forces ni la continuité nécessaires à une mise en commun mettant à plat tout l’héritage « révolutionnaire » des trois ou quatre dernières décennies. N’y voir que deux filiations concurrentes, celle de G. Debord et celle de C. Castoriadis, celle de l’Internationale Situationniste et celle de Socialisme ou Barbarie , serait réduire et stériliser l’enjeu colossal de notre époque - pour peu qu’elle ne soit déjà terminée : construire, à partir du « siècle des révolutions » que fut le monstrueux vingtième siècle et de l’intérieur des ravages de l’insignifiance contemporaine, des pensées, des discours et des actes qui fassent sens, c’est-à-dire porteurs d’une critique illimitée qui n’épargne ni celui qui la tient, ni ce dont il se réclame, ni, surtout, l’idée qu’il se fait de son désir, avec cette évidence qui disparaît à vue d’œil qu’il ne s’agit ni d’une table rase ni de la poursuite d’un rêve inconséquent : nous parlons d’un projet humain partiellement incarné dans certaines sociétés et à certaines époques et dont semble dépendre l’avenir de ce que nous appelions jusqu’ici l’humanité.

Il est question ici de la métamorphose profonde de l’occident, devenue ostentatoire depuis les années 80, mais perçue dès les années 50. Même les tenants les plus bouchés du « creux de la vague » en conviennent : ce « long reflux » est un changement anthropologique qui affecte le type d’êtres humains que l’époque forge . Il faut en prendre acte, même si le vertige, ou la panique, n’est jamais loin pour qui s’y emploie : la question du sens de la vie individuelle elle-même ne semble plus pouvoir être entendue et l’absence désirée de point fixe dans l’existence laisse le champs libre au modelage à l’infini des comportements et des personnalités, notamment par le truchement de l’escalade technologique - pourvu que soient conservés les signes du confort moderne. La réelle dynamique « anti-libérale » née il y a une dizaine d’année laisse évidemment intacte la soumission à l’ordre bureaucratique-capitaliste, la collaboration à sa fuite en avant et l’adhésion à ses valeurs vides qui caractérisent la masse écrasante de nos contemporains : l’important renouveau des luttes sociales semble avoir dépassé la culture groupusculaire du gauchisme traditionnel, mais son institutionnalisation à « gauche de la gauche » en une nouvelle sociale-démocratie condamne la nébuleuse « altermondialiste », avec son amnésie et son volontarisme, à reconduire les mécanismes oligarchiques dans la société comme en son sein même.

Alors les quelques pages qui suivent n’incitent guère à la légèreté : ce n’est pas tellement que du temps soit passé et que ce qui soit advenu reste dérisoire face à ce que la situation mondiale exigerait. C’est plutôt que les problématiques décrites s’enracinent, plus aiguës encore : les réponses - de taille - à y apporter semblent s’éloigner à mesure que nos sociétés s’en accommodent, du moins jusqu’au jour où « quelque chose » rendra le quotidien impossible. Ces textes, sans en avoir l’air, pointent sous une multitude d’aspect des chantiers fondamentaux dans lesquels s’aventurent, qu’ils le sachent ou non, tous ceux qui ont aujourd’hui une activité politique quelconque : l’apathie contemporaine des populations, nourrie autant du souvenir du totalitarisme que de l’absence de crédibilité des courants politiques contemporains (« l’oubli » du premier par les seconds n’y étant peut-être pas pour rien ) ; le rôle de la jeunesse d’aujourd’hui, à la fois révélatrice du néant de la société et incapable de poser durablement d’autres valeurs, éternel réservoir d’une révolte qui peut n’avoir pas plus de sens que l’objet de sa haine ; les fantasmes autour de la « récupération par le système » qui permettent tantôt de ne répondre de rien, tantôt de se résigner à bon compte, et qui, finalement, ne laissent surnager que l’insignifiance ; l’héritage très ambigu, et certainement pas démêlé, qu’a laissé le gauchisme des années 70 dans beaucoup de pays, constituant à la fois une référence politique incontournable pour certains et un repoussoir pour beaucoup d’autres, sans qu’il soit évident de savoir, précisément, de quoi il est question ; la difficulté immense qui existe à articuler dans le temps sa révolte et ses désirs à ceux des autres, à l’heure où les simples rapports entre humains se vivent comme des contraintes encore nécessaires et poussent à l’hypocrisie comme à l’éparpillement...

Nous qui cherchons les pistes d’une politique exigeante et cohérente semblons plus que jamais « tourner en rond au fond d’un cul-de-sac dont l’accès s’est refermé derrière nos pas » , et les textes de G. Fargette ne disent pas le contraire. Mais c’est une lecture - et un style - qui ne laisse ni indifférent, ni seul, et l’enthousiasme tranquille qui s’en dégage retentit comme un appel que sauront entendre ceux à qui il est destiné.

B.L. St Denis, février 2007

x 15 21 56 p. Octobre 2010, une lutte à la croisée des chemins
n° 16 - Retour sur le mouvement social contre la réforme des retraites
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Collectif Lieux Communs essai politique 2011 28/02/11
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Lieux communs »» Politique et société 2,00 € 2.00 présent à Plume(s)
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Le texte qui suit ne dit fondamentalement rien de nouveau : les faits comme leurs interprétations présen­tés ici sont connus. Nous nous tenons à ce qui nous semble être la lucidité, qui est encore la meilleure arme contre les illusions, l’impuissance, le désespoir. Pas plus nous ne visons l’objectivité ou l’exhaustivité : nous tentons de présenter ce qui nous paraît significatif, non au regard d’une humeur ou d’une quelconque science, mais en fonction d’un projet historique dans lequel nous nous re­connaissons, l’instauration par le peuple d’une démo­cratie radicale – ou di­recte ; une société où l’ordre ne serait plus imposé par une minorité dirigeante au nom d’une autorité extérieure, séparée et inaccessible – Dieu(x), Traditions, Nature, Lois de l’Histoire ou du Mar­ché – mais où la liberté et la justice sont reconnues comme des questions toujours ouvertes et dont nous sommes tous directement responsables en tant que femmes et hommes dignes, libres et égaux (car c’est seule­ment à ce prix que nous le sommes effectivement). C’est de là que nous interrogeons le sens du mouve­ment d’octobre autant que de la société qui l’a pro­duit. Ce sens n’est prédonné par rien ni par personne ; il ne dépend que de ce que les gens feront dans l’ave­nir. Nous parlons donc, autant que nous le pouvons, dans la perspective d’une autonomie indivi­duelle et collec­tive. Nous nous adressons donc en tant qu’égaux à des hommes capables de faire leur his­toire, comme ils l’ont déjà faite dans le passé, et comme ils continuent de la faire, le sachant ou non. Enfin, ce n’est donc pas un bilan au sens propre : il aurait fallu pour cela un ob­jet circonscrit, des critères admis, des objectifs clairs et des perspect­ives tracées. Mais c’est tout cela même qui fait question, au moins pour nous, au sein de ce qu’on ap­pelle « le » mouvement social contemporain.

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