essai - Librairie Plume(s)
masquer rechercher un article par :   ?  

présent :  dans texte :  titre seul :  exacte :
éditeur: tous
Contacts|Qui sommes-nous|Liens|Agenda|soldes
recherche avancée

Plume(s) est une toute jeune petite librairie, qui a ouvert le 1er avril 2008 - non, ce n’était pas un poisson.

Nous voulons proposer des documents qu’on ne trouve habituellement pas à Millau, et proposer aussi un espace de convivialité.

Vous y trouverez des livres, des dvd, des revues sur les thèmes de l’écologie, de l’alter-mondialisme, de la non-violence,... mais aussi des livres maternité et jeunesse, jardinage, cuisine, construction écologique, ou d’autres qui nous ont plu,
ainsi que thé, café, chocolat et jus de fruits bio-équitables,
et aussi un accès internet,
le tout dans la bonne humeur ...

Régulièrement nous organisons des projections vidéo.

  rayons :  BD | Divers | International | Jeunesse | Littérature | Par chez nous | Politique et société | Pratique

ca 4364 documents de type : essai


Les dernières arrivées à Plume(s) de type essai


4364 articles
tout ouvrir dans de nouveaux onglets par rayon par theme
0 | 20 | 40 | 60 | 80 | 100 | 120 | 140 | 160 |...

larg.
?
haut.
?
pages
?
titre +
?
sous-titre
auteur
type
thème
parution +
?
ean
?
éditeur
?
collection
?
rayon
prix
?
disponibilité
?
x 14 19 25 p. De la servitude moderne
livre+dvd
T
Brient Jean-François et Fuentes Victor León essai société Temps bouleversés »» Politique et société prochainement à Plume(s) ?
AA AA
Ce livre et le DVD qu’il contient sont totalement gratuits. Le texte peut être librement reproduit, partiellement ou en totalité.

De la servitude moderne est un livre et un film documentaire de 52 minutes produits de manière totalement indépendante ; le livre (et le DVD qu’il contient) est distribué gratuitement dans certains lieux alternatifs en France et en Amérique latine. Le texte a été écrit en Jamaïque en octobre 2007 et le documentaire a été achevé en Colombie en mai 2009. Il existe en version française, anglaise et espagnole. Le film est élaboré à partir d’images détournées, essentiellement issues de films de fiction et de documentaires.

L’objectif central de ce film est de mettre à jour la condition de l’esclave moderne dans le cadre du système totalitaire marchand et de rendre visible les formes de mystification qui occultent cette condition servile. Il a été fait dans le seul but d’attaquer frontalement l’organisation dominante du monde.

Dans l’immense champ de bataille de la guerre civile mondiale, le langage constitue une arme de choix. Il s’agit d’appeler effectivement les choses par leur nom et de faire découvrir l’essence cachée de ces réalités par la manière dont on les nomme. La démocratie libérale est un mythe en cela que l’organisation dominante du monde n’a rien de démocratique ni même rien de libérale. Il est donc urgent de substituer au mythe de la démocratie libérale sa réalité concrète de système totalitaire marchand et de répandre cette nouvelle expression comme une trainée de poudre prête à incendier les esprits en révélant la nature profonde de la domination présente.

D’aucuns espéreront trouver ici des solutions ou des réponses toutes faites, genre petit manuel de « Comment faire la révolution ? ». Tel n’est pas le propos de ce film. Il s’agit ici de faire la critique exacte de la société qu’il nous faut combattre. Ce film est avant tout un outil militant qui a pour vocation de faire s’interroger le plus grand nombre et de répandre la critique partout où elle n’a pas accès. Les solutions, les éléments de programme, c’est ensemble qu’il faut les construire. Et c’est avant tout dans la pratique qu’elles éclatent au grand jour. Nous n’avons pas besoin d’un gourou qui vienne nous expliquer comment nous devons agir. La liberté d’action doit être notre caractéristique principale. Ceux qui veulent rester des esclaves attendent l’homme providentiel ou l’œuvre qu’il suffirait de suivre à la lettre pour être plus libre. On en a trop vu de ces œuvres ou de ces hommes dans toute l’histoire du XXº siècle qui se sont proposés de constituer l’avant-garde révolutionnaire et de conduire le prolétariat vers la libération de sa condition. Les résultats cauchemardesques parlent d’eux-mêmes.

Par ailleurs, nous condamnons toutes les religions en cela qu’elles sont génératrices d’illusions nous permettant d’accepter notre sordide condition de dominés et qu’elles mentent ou déraisonnent sur à peu près tout. Mais nous condamnons également toute stigmatisation d’une religion en particulier. Les adeptes du complot sioniste ou du péril islamiste sont de pauvres têtes mystifiées qui confondent la critique radicale avec la haine et le dédain. Ils ne sont capables de produire que de la boue. Si certains d’entre eux se disent révolutionnaires, c’est davantage en référence aux « révolutions nationales » des années 1930-1940 qu’à la véritable révolution libératrice à laquelle nous aspirons. La recherche d’un bouc émissaire en fonction de son appartenance religieuse ou ethnique est vieille comme la civilisation et elle n’est que le produit des frustrations de ceux qui cherchent des réponses rapides et simples face au véritable mal qui nous accable. Il ne peut y avoir d’ambigüité sur la nature de notre combat. Nous sommes favorables à l’émancipation de l’humanité toute entière, sans aucune forme de discrimination. Tout pour tous est l’essence du programme révolutionnaire auquel nous adhérons.

Les références qui ont inspiré ce travail et plus généralement ma vie sont explicites dans ce film : Diogène de Sinoppe, Étienne de La Boétie, Karl Marx et Guy Debord. Je ne m’en cache pas et ne prétend pas avoir inventé l’électricité. On me reconnaîtra simplement le mérite d’avoir su m’en servir pour m’éclairer. Quand à ceux qui trouveront à redire sur cette œuvre en tant qu’elle ne serait pas assez révolutionnaire ou bien trop radicale ou encore pessimiste n’ont qu’à proposer leur propre vision du monde dans lequel nous vivons. Plus nous serons nombreux à diffuser ces idées et plus la possibilité d’un changement radical pourra émerger.

La crise économique, sociale et politique a révélé la faillite patente du système totalitaire marchand. Une brèche est ouverte. Il s’agit maintenant de s’y engouffrer sans peur mais de manière stratégique. Il faut cependant agir vite car le pouvoir, parfaitement informé sur l’état des lieux de la radicalisation de la contestation, prépare une attaque préventive sans commune mesure avec ce que nous avons connu jusqu’à maintenant. L’urgence des temps nous impose donc l’unité plutôt que la division car ce qui nous rassemble est bien plus profond que ce qui nous sépare. Il est toujours très commode de critiquer ce qui se fait du côté des organisations, des individus ou des différents groupes qui se réclament de la révolution sociale. Mais en réalité, ces critiques participent de la volonté d’immobilisme qui tente de nous convaincre que rien n’est possible. Il ne faut pas se tromper d’ennemis. Les vieilles querelles de chapelle du camp révolutionnaire doivent laisser la place à l’unité d’action de toutes nos forces. Il faut douter de tout, même du doute.

Le texte et le film sont libres de droits, ils peuvent être copiés, diffusés, projetés sans la moindre forme de contrainte. Ils sont par ailleurs totalement gratuits et ne peuvent en aucun cas être vendus ou commercialisés sous quelque forme que ce soit. Il serait en effet pour le moins incohérent de proposer une marchandise qui aurait pour vocation de critiquer l’omniprésence de la marchandise. La lutte contre la propriété privée, intellectuelle ou autre, est notre force de frappe contre la domination présente.

Ce film qui est diffusé en dehors de tout circuit légal ou commercial ne peut exister que grâce à l’appui de personnes qui en organisent la diffusion ou la projection. Il ne nous appartient pas, il appartient à ceux qui voudront bien s’en saisir pour le jeter dans le feu des combats.

Jean-François Brient et Victor León Fuentes

x 14 19 52 mn De la servitude moderne
(dvd)
T
Brient Jean-François et Fuentes Victor León essai société Temps bouleversés »» Divers -DVD prochainement à Plume(s) ?
AA AA

De la servitude moderne est un livre et un film documentaire de 52 minutes produits de manière totalement indépendante ; le livre (et le DVD qu’il contient) est distribué gratuitement dans certains lieux alternatifs en France et en Amérique latine. Le texte a été écrit en Jamaïque en octobre 2007 et le documentaire a été achevé en Colombie en mai 2009. Il existe en version française, anglaise et espagnole. Le film est élaboré à partir d’images détournées, essentiellement issues de films de fiction et de documentaires.

L’objectif central de ce film est de mettre à jour la condition de l’esclave moderne dans le cadre du système totalitaire marchand et de rendre visible les formes de mystification qui occultent cette condition servile. Il a été fait dans le seul but d’attaquer frontalement l’organisation dominante du monde.

Dans l’immense champ de bataille de la guerre civile mondiale, le langage constitue une arme de choix. Il s’agit d’appeler effectivement les choses par leur nom et de faire découvrir l’essence cachée de ces réalités par la manière dont on les nomme. La démocratie libérale est un mythe en cela que l’organisation dominante du monde n’a rien de démocratique ni même rien de libérale. Il est donc urgent de substituer au mythe de la démocratie libérale sa réalité concrète de système totalitaire marchand et de répandre cette nouvelle expression comme une trainée de poudre prête à incendier les esprits en révélant la nature profonde de la domination présente.

D’aucuns espéreront trouver ici des solutions ou des réponses toutes faites, genre petit manuel de « Comment faire la révolution ? ». Tel n’est pas le propos de ce film. Il s’agit ici de faire la critique exacte de la société qu’il nous faut combattre. Ce film est avant tout un outil militant qui a pour vocation de faire s’interroger le plus grand nombre et de répandre la critique partout où elle n’a pas accès. Les solutions, les éléments de programme, c’est ensemble qu’il faut les construire. Et c’est avant tout dans la pratique qu’elles éclatent au grand jour. Nous n’avons pas besoin d’un gourou qui vienne nous expliquer comment nous devons agir. La liberté d’action doit être notre caractéristique principale. Ceux qui veulent rester des esclaves attendent l’homme providentiel ou l’œuvre qu’il suffirait de suivre à la lettre pour être plus libre. On en a trop vu de ces œuvres ou de ces hommes dans toute l’histoire du XXº siècle qui se sont proposés de constituer l’avant-garde révolutionnaire et de conduire le prolétariat vers la libération de sa condition. Les résultats cauchemardesques parlent d’eux-mêmes.

Par ailleurs, nous condamnons toutes les religions en cela qu’elles sont génératrices d’illusions nous permettant d’accepter notre sordide condition de dominés et qu’elles mentent ou déraisonnent sur à peu près tout. Mais nous condamnons également toute stigmatisation d’une religion en particulier. Les adeptes du complot sioniste ou du péril islamiste sont de pauvres têtes mystifiées qui confondent la critique radicale avec la haine et le dédain. Ils ne sont capables de produire que de la boue. Si certains d’entre eux se disent révolutionnaires, c’est davantage en référence aux « révolutions nationales » des années 1930-1940 qu’à la véritable révolution libératrice à laquelle nous aspirons. La recherche d’un bouc émissaire en fonction de son appartenance religieuse ou ethnique est vieille comme la civilisation et elle n’est que le produit des frustrations de ceux qui cherchent des réponses rapides et simples face au véritable mal qui nous accable. Il ne peut y avoir d’ambigüité sur la nature de notre combat. Nous sommes favorables à l’émancipation de l’humanité toute entière, sans aucune forme de discrimination. Tout pour tous est l’essence du programme révolutionnaire auquel nous adhérons.

Les références qui ont inspiré ce travail et plus généralement ma vie sont explicites dans ce film : Diogène de Sinoppe, Étienne de La Boétie, Karl Marx et Guy Debord. Je ne m’en cache pas et ne prétend pas avoir inventé l’électricité. On me reconnaîtra simplement le mérite d’avoir su m’en servir pour m’éclairer. Quand à ceux qui trouveront à redire sur cette œuvre en tant qu’elle ne serait pas assez révolutionnaire ou bien trop radicale ou encore pessimiste n’ont qu’à proposer leur propre vision du monde dans lequel nous vivons. Plus nous serons nombreux à diffuser ces idées et plus la possibilité d’un changement radical pourra émerger.

La crise économique, sociale et politique a révélé la faillite patente du système totalitaire marchand. Une brèche est ouverte. Il s’agit maintenant de s’y engouffrer sans peur mais de manière stratégique. Il faut cependant agir vite car le pouvoir, parfaitement informé sur l’état des lieux de la radicalisation de la contestation, prépare une attaque préventive sans commune mesure avec ce que nous avons connu jusqu’à maintenant. L’urgence des temps nous impose donc l’unité plutôt que la division car ce qui nous rassemble est bien plus profond que ce qui nous sépare. Il est toujours très commode de critiquer ce qui se fait du côté des organisations, des individus ou des différents groupes qui se réclament de la révolution sociale. Mais en réalité, ces critiques participent de la volonté d’immobilisme qui tente de nous convaincre que rien n’est possible. Il ne faut pas se tromper d’ennemis. Les vieilles querelles de chapelle du camp révolutionnaire doivent laisser la place à l’unité d’action de toutes nos forces. Il faut douter de tout, même du doute.

Le texte et le film sont libres de droits, ils peuvent être copiés, diffusés, projetés sans la moindre forme de contrainte. Ils sont par ailleurs totalement gratuits et ne peuvent en aucun cas être vendus ou commercialisés sous quelque forme que ce soit. Il serait en effet pour le moins incohérent de proposer une marchandise qui aurait pour vocation de critiquer l’omniprésence de la marchandise. La lutte contre la propriété privée, intellectuelle ou autre, est notre force de frappe contre la domination présente.

Ce film qui est diffusé en dehors de tout circuit légal ou commercial ne peut exister que grâce à l’appui de personnes qui en organisent la diffusion ou la projection. Il ne nous appartient pas, il appartient à ceux qui voudront bien s’en saisir pour le jeter dans le feu des combats.

Jean-François Brient et Victor León Fuentes

x J’accuse le monde politique de crime contre l’humanité T Wittmann Clément essai politique Clément Wittmann Politique et société nap nap projet abandonné, jamais édité
AA AA

Après son premier livre « La destruction totale c’est maintenant », Clément Wittmann signe ici son deuxième pamphlet contre une classe politique irresponsable.

« Les hommes politiques accompagnés de leurs fidèles chiens de garde ( les médias ) ont érigé le fascisme économique en projet de société. »

Pour le scientifique et écologiste canadien David Suzuki, faire l’apologie de la croissance relève du crime contre l’humanité.

x 14 20,5 192 p. La Photo numérique
Une force néolibérale
T
Rouillé André essai photo, numérique 8 octobre 2020 08/10/20 9782373090758 L’Echappée POUR EN FINIR AVEC Politique et société à paraître
AA AA

Les photos argentiques étaient des images-choses statiques, à regar­der. Les photos numériques sont des images dynamiques, à échanger. Elles circulent en flux ininterrompus sur les réseaux planétaires ? : à la fois incorporelles et agissantes, ce sont des forces à part entière. Elles instillent subrepticement et continûment dans la subjectivité de chacun la rationalité néolibérale ? : instantanéité, accélération, fluidité, circulation, horizontalité, partage et ubiquité.

Cette dissémination du modèle du marché - ? même là où il n’est pas question d’argent ? - fait exploser les anciennes limites entre l’ici et l’ailleurs, la nation et le monde, le privé et le public. Dans le sillage de Theodor Adorno qui a théorisé l’art comme fait social, l’auteur, un des meilleurs connaisseurs de l’histoire de la photo­graphie et des images, élabore une critique globale des processus esthétiques, techniques, économiques et politiques à l’oeuvre actuel­lement.

Il montre comment la photo-numérique a ouvert une nouvelle ère qui se caractérise par la profusion d’images aberrantes, l’apparition de nouveaux pouvoirs, l’essor d’une nouvelle économie et la fabrique d’un individu néolibéral.

x La criminologie ou la nouvelle science pénitentiaire T Ferri Tony essai répression septembre 2020 31/08/20 FYP éditions Politique et société -répression à paraître
AA AA

Un peu à la manière d’une nuit orageuse et sombre à l’occasion de laquelle de gros nuages courent au ciel et voilent la clarté de la lune, la criminologie est cette discipline qui s’accompagne encore de mille obscurités et difficultés. Ce fait n’est pas nouveau. Dans son histoire, elle s’est déjà trouvée assombrie par des inquiétudes, des bouleversements, des querelles, des soupçons d’erreurs ou de confusions. Pourtant, douée de vertus sans doute inconnues au vulgaire des hommes, elle est très susceptible de rendre de précieux services à ceux qui s’en réclament, la fréquentent, la conçoivent, la pratiquent. Plus que nulle autre matière, elle offre la chance de rencontrer l’humain dans sa diversité, ses profondeurs, ses complexités. A peine l’explorons-nous avec le sérieux nécessaire qu’elle nous révèle combien elle concerne en réalité chacun de nous.

A mi-chemin entre la science et l’art, le savoir et la pratique, le domaine de la théorie et celui de l’action, elle ouvre des perspectives innombrables, souvent méconnues, parfois inattendues, de compréhension, d’explication et de décision, non pas seulement en ce qui concerne le fait délinquant ou la personnalité criminelle, mais relativement aux évolutions de l’institution judiciaire, aux notions de bien et de mal, de juste et d’injuste, aux réalités sociales, au champ du pouvoir, aux réussites ou aux échecs en matière de prévention de la récidive.

La criminologie n’appartient ni tout à fait aux gens qui savent (ou croient savoir) ou qui ont de réelles compétences (elle n’est donc pas un pur savoir d’expert), ni absolument à ceux qui passent pour être les meilleurs ou les plus vertueux (elle ne se confond pas avec la morale ou l’aristocratie élective) : de fait il y entre et s’y mêle aussi puissamment des éléments de pouvoir et de stratégie, des rapports de force, des enjeux sociétaux, des ingrédients de connaissance in situ des personnes condamnées (milieux, profils, histoires).

Théorique par ses hypothèses et ses démonstrations, pratique par ses expérimentations et sa proximité avec ses lieux d’exercice (prisons, services d’insertion et de probation, associations habilitées par la justice, zones urbaines, cités, quartiers, habitations...), elle a pour vocation de livrer des descriptions et des explications sur le phénomène de la criminalité d’un côté, et d’énoncer des significations et des valeurs (impliquant de faire des choix) à l’égard des manières, des états, des nœuds, des faits criminels eux-mêmes de l’autre. Par conséquent, si elle vise à établir des explications et des compréhensions du fait délinquant dans ses différentes composantes (étiologie, processus, interactions, dynamiques, environnement), il appert que, dans un même mouvement, elle n’en cherche pas moins à parvenir à fixer des résultats concrets pour endiguer les infractions, à s’investir pour permettre d’évaluer, de juger, de réduire, par des décisions de politique pénale et la mise en œuvre de savoir-faire professionnels, ce malheur social qu’on nomme le crime. Bref, elle est au carrefour de la recherche de la vérité (l’ordre théorique), de la pratique de terrain (le champ pratique et professionnel), de l’exercice du pouvoir au sens large (la sphère politique et sociale) et des services rendus à la collectivité (le domaine pragmatique).

C’est de cette criminologie, scientifique, pratique et utilitaire, riche et captivante, qu’il s’agit dans ce livre, dont le programme n’est rien tant qu’ambitieux, attendu qu’il porte le projet de la redéfinir, de lui donner un nouveau souffle, de mesurer toute la tâche et les responsabilités qui lui incombent plus que jamais aujourd’hui. De sorte que vous y trouverez une énergie positive de vingt années de réflexion, de confrontation avec le réel, de pratique, où la grande histoire de la criminologie le dispute, non pas seulement à l’analyse des notions fondamentales et des réalités incontournables relatives au monde des transgressions (soumises ici à l’examen philosophique et sociologique), mais encore au relevé de certaines expérimentations, données ou procédures étonnantes, qui s’offrent à elle dans ses espaces d’exercice, quand elle veille autant à faire qu’à dire.


Préfacé par Jean Pradel, et postfacé par Jean Motte dit Falisse, deux grandes figures marquantes du droit pénal et de la criminologie.

x Contre l’état essai 9731097331241 Critiques Politique et société à paraître
AA AA
x 15 21 68 p. Écologie, pandémie & démocratie directe - première partie
L’écologie politique dans la crise mondiale
T
essai mai 2020 30/04/20
26
Lieux communs »» Politique et société sur commande ?
AA AA

Peut-être faut-il envisager la pandémie de Covid-19 comme la première crise écologique planétaire ? Les mesures exceptionnelles prises et les crises en cascade déclenchées préfigureraient alors le monde dans lequel nous entrons. C’est celui de l’écologie politique, qui renferme des moyens d’asservissement encore jamais vus comme la possibilité de retrouver les ressorts démocratiques de nos sociétés.

Il n’est pas difficile d’entrevoir ce que pourrait être un régime autoritaire se légitimant des risques entraînés par les risques naturels, les déséquilibres de la biosphère et l’épuisement de ses ressources. Un État soutenu par une élite scientifique régenterait, pour le « bien » de tous, une population infantilisée et paniquée, administrée et réprimée selon des statuts différenciés. Un tel totalitarisme écologique, redouté de longue date, mettrait certainement fin au consumérisme consternant de nos sociétés de masse, mais entérinerait la perpétuation du pillage mondial des richesses terrestres. Cette perspective cauchemardesque ne serait, au fond, que le prolongement des tendances lourdes de ces dernières décennies, qui ont vu les peuples s’en remettre à leurs oligarchies à mesure que les problèmes s’amoncelaient, et la naissance de nouveaux courants apocalyptiques.

Une écologie politique conséquente ne pourrait que renouer avec tous les grands problèmes politiques que la mondialisation de l’american way of life avait cru dissoudre dans le politiquement correct. Il nous faudrait passer outre les nouvelles orthodoxies idéologiques pour reprendre toutes les questions, abyssales, portées par la modernité. L’horizon de démocratie dire­cte porte en lui le germe qui permettrait de redéfinir les rapports que cha­cun entretien avec la société, la technique, la science, la nature. Cet arrêt ra­di­cal des basculements en cours ne sera pas mené par quelques philosophes et encore moins par des populations affolées de voir leur monde dispa­raî­tre inéluctablement, mais bien par la réappropriation lucide, par le plus grand nombre, de la chose publique, la res publica, dans toutes ses dimensions.

Mais les peuples, coincés entre les « fins de mois » et les « fins du monde », taraudés par la jouissance et l’angoisse, peuvent-ils et surtout veulent-ils encore faire l’histoire comme ils l’ont faite pendant des siècles ?


Sommaire :
Introduction
Questions à la décroissance (Article)
Climat : la longue marche ? (Tribune)
Écologie et démocratie directe (Conférence)
Premières remarques sur la crise ouverte par la pandémie (Article)
« Une épidémie est ce moment où se révèlent les gens qui adhèrent ou non à l’intérêt collectif » (Entretien)

x 15 21 12 p. Pourquoi et comment féminiser le français ? T Maïa essai féminisme, langage 2010 30/04/10 CULINA Politique et société -femmes 0,70 € 0.70 présent à Plume(s)
AA AA

J’entends déjà certains hommes trembler à l’idée de féminiser le français, craindre d’être émasculé ou de porter des jupes... J’entends des résigné.e.s affirmer d’avance que c’est inutile. Mais déjà en quoi ça consiste ?

Comme vous avez pu le lire dans le paragraphe précédent, je parle des résigné.e.s, c’est-à-dire des résignés et des résignées. Je féminise ce nom pour qu’explicitement il désigne les individus de genre masculin ET féminin, car, voyez-vous, la règle grammaticale veut qu’on ne désigne pas les femmes et que le masculin l’emporte systématiquement. C’est une norme. (Notons que cette problématique est très dépendante du langage étudié, et qu’ici nous ne nous intéresserons essentiellement qu’à la langue française, la 4ème langue parlée dans le monde quand même !) Mais peut-on modifier la grammaire pour qu’elle tienne compte de tous les êtres humains plutôt que seulement la moitié ? Et pourquoi ?

Télécharger la brochure (à imprimer en A4 recto-verso) — elle est aussi disponible à Plume(s) au coût d’impression, soit 0,70 €.

Cette brochure existe également en version A5 pour lecture en ligne

x 10,5 15 45 p. Tout nucléaire : une exception française T Perline essai nucléaire 2008 03/09/08 9782844050182
EF007
L’Esprit frappeur Politique et société -nucléaire 2,00 € 2.00 épuisé
AA AA

Les Français sont fiers de l’« exception culturelle » française. Le seront-ils autant de l’exception nucléaire après avoir lu cet argumentaire accablant ? Pour en finir avec le nucléaire.

« Inactifs aujourd’hui, radioactifs demain », disions-nous hier… « Tout électrique, tout nucléaire », disait EDF hier – « Tchernobyl », lui répond-on aujourd’hui. Et demain ? Aujourd’hui, à l’aube du 21e siècle, se décide notre futur énergétique. Le choix est simple : répéter les erreurs passées ou prendre conscience des limites de nos ressources, du déséquilibre de répartition des richesses de la planète et de la destruction générale que nous contribuons à amplifier. De toute façon, nos enfants subiront les conséquences de nos inconséquences : pollutions et déchets radioactifs.


année

Réf. éditeur EF007 mm

x 13 20,5 125 p. De l’inégalité parmi les hommes T Rousseau Jean-Jacques essai philosophie, inégalités 2005 01/03/05 9782290348260 Librio Littérature -Librio 2,00 € 2.00 remplacé >>(2018)
AA AA
n° : 14
x 13 20,5 93 p. Ni Dieu ni maître ! T Verselle Christophe essai politique, société 2007 02/11/07 9782290002094 Librio Littérature -Librio 2,00 € 2.00 épuisé, réédité avec l'ean 0
AA AA

Ni Dieu ni maître ! « Les libertés ne se donnent pas, elles se prennent. » Kropotkine Lafargue, Bakounine, Rousseau, Zola, Nietzsche... Cette anthologie réunit des classiques de l’anarchisme, romanciers, philosophes ou personnalités politiques, autour de vingt-deux textes littéraires, comme autant de chansons populaires. Parfois officiellement interdites et réprimées, souvent irrévérencieuses et provocatrices, les idées libertaires provoquent toujours une agitation intellectuelle nécessairement salutaire. Au-delà de « la pensée unique », Christophe Verselle donne le ton de cette anthologie : « Ni Dieu ni maître », une affirmation, celle de l’Homme sans le poids d’une transcendance céleste ni le joug d’une servitude terrestre.


n° 812

x 11 18 106 p. Petit éloge du sensible T Barillé Elisabeth essai 2008 11/09/08 9782070356447 Gallimard »» Folio Littérature -poches 2,00 € 2.00 sur commande ?
AA AA
« Je choisis ce qu’il y a en moi d’essentiel, d’infini et de non monnayable. Je choisis de cultiver l’esprit de finesse, les émotions délicates, les sensations patiemment tamisées, sachant que si la faim du corps, tout impérieuse soit-elle, a ses impasses, celle de l’esprit, elle, s’accorde à l’illimité, tout comme les nourritures dont il se rassasie : l’offrande ultime d’une rose de novembre, l’âcreté sensuelle d’un feu de cheminée, le nuancier d’un ciel normand, l’ivresse du baiser qu’on n’attendait plus. Je choisis l’ordre sensible contre la tyrannie sclérosante des ambitions. »
x 10,5 15 62 p. Manifeste Européen
33 propositions pour une Europe sociale altermondialiste et écologiste
T
Utopia Mouvement essai politique, Europe 2009 04/05/09 9782844052353 L’Esprit frappeur Politique et société -alternatives 2,00 € 2.00 épuisé
AA AA
Utopia, seul mouvement politique trans-partis de gauche, considère la construction européenne comme la 1ère étape vers la construction d’une nouvelle société.

Ses positions sont forcément critiques à l’égard de la vision néolibérale et peu démocratique qui a prévalu jusqu’à aujourd’hui pour établir l’Union Européenne. La crise systémique actuelle réclame des mesures qui ne se limitent pas à la correction des dérèglements financiers. Elle appelle à dépasser le système capitaliste par des réformes radicales prenant en compte l’urgence sociale, l’impératif écologique et l’exigence de démocratie.

Une autre manière d’imaginer, de penser et de faire l’Europe est possible. Dans son projet politique d’alter-développement, Utopia défend la construction d’une Europe radicalement différente. A travers trente-trois propositions, UTOPIA interpelle les partis, organisations, mouvements, associations et citoyens en dessinant les contours de ce que devrait être une Europe véritablement sociale, altermondialiste et écologiste.

x 13 20,5 124 p. L’Utopie T More Thomas essai philosophie, politique 2007 26/09/07 9782290337684 Librio Librio Philosophie Politique et société -philosophie 2,00 € 2.00 épuisé
AA AA

" Malheur au pays où l’avarice et les affections privées siègent sur le banc des magistrats ! " Ce cri aux résonances si modernes, c’est en 1516 que le lance Thomas More, juriste au service de la couronne d’Angleterre alors portée par Henri VIII.

Triste sire, triste règne... Abus, corruption, racket, injustices, iniquité des lois... La société féodale offre un tableau d’une violence révoltante aux âmes éprises d’humanité. More rêve alors d’un autre monde... Une république exemplaire où la propriété individuelle et l’argent seraient abolis, une république de citoyens vertueux, amoureux de sagesse et de paix. Ce pays merveilleux, c’est l’Utopie.

Seuls les philosophes, hélas, ou les fous, sont capables d’y croire...

x 15 21 24 p. En finir avec les violences machistes T Maïa essai féminisme, machisme 2010 31/05/10 CULINA Politique et société -femmes 2,00 € 2.00 prochainement à Plume(s) ?
AA AA

La société favorise la violence à l’égard des femmes, et cela est valable pour toutes les formes de violences, que ce soit le viol, les violences conjugales, le harcèlement sexuel ou toutes les violences « anodines » faites aux femmes. Les violences faites aux femmes semblent invisibles. Les commissariats de police, les centres psys et les féministes voient des femmes violentées tous les jours. Beaucoup d’autres sont isolées et invisibles. Le reste de la société ne les voit pas. L’idéologie dominante ne permet de voir ces violences que comme des phénomènes individuels isolés. Pourtant cette violence est structurelle. Elle est la garantie de stabilité du système patriarcal, fondé sur le pouvoir des hommes et la soumission des femmes. Nous ne voulons pas prendre le pouvoir, mais le détruire.

Dans cette brochure nous verrons comment déjouer la stratégie mise en place par les agresseurs.

Télécharger la brochure (à imprimer en A4 recto-verso) — elle est aussi disponible à Plume(s) au coût d’impression, soit 2,40 €.

Cette brochure existe également en version A5 pour lecture en ligne

Existe également la version urgente pour femmes en détresse :
* version A5 pour lecture en ligne
* version brochure pour imprimer

x 11 18 128 p. Petit éloge de l’ironie T Delecroix Vincent essai 2010 02/09/10 9782070402403 Gallimard »» Folio 2€ Littérature -poches 2,00 € 2.00 présent à Plume(s)
AA AA

" Le fastidieux d’un petit éloge de l’ironie : la millième critique ironique des bobos, des animateurs d’émissions littéraires, des vieux grincheux, des donneurs de leçons, des imposteurs de tout poil, des intellectuels vaniteux, des arrivistes et des parvenus, des publicistes, des footballeurs, des artistes contemporains, des démagogues, des rebelles mondains, des chanteurs, des bécasses, des Parisiens, des écrivains à la mode, des bouffons médiatiques, etc.

Puis on étendra au moindre détail quotidien de la vie de n’importe qui, étant donné que rigoureusement personne n’est à l’abri d’offrir matière à ironie. Cette extension illimitée, qui constitue un fonds de commerce inépuisable, est en réalité une réduction et cette réduction de l’ironie à une microcritique sociologique ne mérite elle-même qu’une critique sociologique. Tout ce qui reste du grand jeu de l’ironie ".

x 15 21 36 p. Éléments pour une démarche politique
n° 15
T
Fargette Guy essai politique 2009 28/02/09
15
Lieux communs »» Politique et société 2,00 € 2.00 présent à Plume(s)
AA AA

Avant-propos

Fruit de l’activité d’une seule personne, le bulletin « Les mauvais jours finiront... » connut 14 numéros. Le premier paru en avril 86, précédant de quelques mois le mouvement lycéen et étudiant de décembre (qui permit à beaucoup de mesurer l’écart construit avec l’élan de Mai 68) et auquel l’auteur consacra une longue analyse . La dernière livraison date de septembre 1993 et clôt une des dernières périodes de sursaut, déjà très affaibli, où s’annoncent une aggravation du reflux et l’entrée dans une ère géopolitique radicalement nouvelle.

Ces quatorze brochures hétérogènes de quelques pages austères diffusées à quelques centaines d’exemplaires il y a vingt ans nous parlent aujourd’hui bien plus que ce qui brillait à l’époque et ce qui se donne pour résolument novateur aujourd’hui. Elles voulaient à la fois mesurer froidement l’ampleur du changement que l’époque opérait dans les comportements ; se donner les moyens minimaux de ne pas céder à la résignation complaisante, aux reniements nihilistes, aux cynismes déferlants ; expliciter « clairement et simplement » toutes les dimensions de la critique de ce monde ; poser les principes - individuels en attendant d’être collectifs - d’une activité obstinée et exigeante visant une auto-transformation de la société ; viser à développer une praxis qui reprenne ces exigences et rassemble les volontés éclatées ; et rompre, enfin, avec les manies d’une « radicalité » narcissique et stérile - qui s’agite encore de nos jours. Quiconque parcourra l’ensemble de ces textes aura la confirmation, une fois encore, que la lucidité n’est jamais très éloignée de la détermination, fut-elle payée de solitude. Rompre avec les stigmates du « milieu radical » ; l’ambition surprendra ceux qui y sont enfermés comme ceux qui, infiniment plus nombreux, y préfèrent encore la dispersion, qu’ils la rationalisent ou non. L’auteur des « Mauvais jours... » énonce des évidences qui ne le sont qu’exceptionnellement pour les groupes auto-qualifiés « révolutionnaires » : primat de la clarté, de la nuance, de la patience et de l’austérité ; défiance envers les engagements qui ne tiennent qu’à de froids raisonnements stratégiques et les promesses de mondes meilleurs agrémenté de catastrophisme ; refus d’un carcan idéologique comme d’un éclectisme informe, distance vis-à-vis des mythes qui nourrissent les vénérations et construisent en chaîne des fascinations déplacées ; volonté d’établir avec ses lecteurs des relations basées sur la modestie, la rigueur et l’exigence réciproque... De fait, l’impression que laisse ces pages tranche évidemment d’avec une littérature devenue conventionnelle, et les numéros suivants montreront que ce ne sont pas des mots.

La collaboration éphémère que cette publication entretiendra avec L’Encyclopédie des Nuisances, référence absolue de la mouvance « radicale » du tournant des années 90, illustre concrètement ce qui sépare deux tendances, deux approches, deux postures : la première n’en finissant pas de mourir à force de réclusion dans une pureté tranchante et inaccessible, et la seconde toujours à naître, qui ne trouve ni les forces ni la continuité nécessaires à une mise en commun mettant à plat tout l’héritage « révolutionnaire » des trois ou quatre dernières décennies. N’y voir que deux filiations concurrentes, celle de G. Debord et celle de C. Castoriadis, celle de l’Internationale Situationniste et celle de Socialisme ou Barbarie , serait réduire et stériliser l’enjeu colossal de notre époque - pour peu qu’elle ne soit déjà terminée : construire, à partir du « siècle des révolutions » que fut le monstrueux vingtième siècle et de l’intérieur des ravages de l’insignifiance contemporaine, des pensées, des discours et des actes qui fassent sens, c’est-à-dire porteurs d’une critique illimitée qui n’épargne ni celui qui la tient, ni ce dont il se réclame, ni, surtout, l’idée qu’il se fait de son désir, avec cette évidence qui disparaît à vue d’œil qu’il ne s’agit ni d’une table rase ni de la poursuite d’un rêve inconséquent : nous parlons d’un projet humain partiellement incarné dans certaines sociétés et à certaines époques et dont semble dépendre l’avenir de ce que nous appelions jusqu’ici l’humanité.

Il est question ici de la métamorphose profonde de l’occident, devenue ostentatoire depuis les années 80, mais perçue dès les années 50. Même les tenants les plus bouchés du « creux de la vague » en conviennent : ce « long reflux » est un changement anthropologique qui affecte le type d’êtres humains que l’époque forge . Il faut en prendre acte, même si le vertige, ou la panique, n’est jamais loin pour qui s’y emploie : la question du sens de la vie individuelle elle-même ne semble plus pouvoir être entendue et l’absence désirée de point fixe dans l’existence laisse le champs libre au modelage à l’infini des comportements et des personnalités, notamment par le truchement de l’escalade technologique - pourvu que soient conservés les signes du confort moderne. La réelle dynamique « anti-libérale » née il y a une dizaine d’année laisse évidemment intacte la soumission à l’ordre bureaucratique-capitaliste, la collaboration à sa fuite en avant et l’adhésion à ses valeurs vides qui caractérisent la masse écrasante de nos contemporains : l’important renouveau des luttes sociales semble avoir dépassé la culture groupusculaire du gauchisme traditionnel, mais son institutionnalisation à « gauche de la gauche » en une nouvelle sociale-démocratie condamne la nébuleuse « altermondialiste », avec son amnésie et son volontarisme, à reconduire les mécanismes oligarchiques dans la société comme en son sein même.

Alors les quelques pages qui suivent n’incitent guère à la légèreté : ce n’est pas tellement que du temps soit passé et que ce qui soit advenu reste dérisoire face à ce que la situation mondiale exigerait. C’est plutôt que les problématiques décrites s’enracinent, plus aiguës encore : les réponses - de taille - à y apporter semblent s’éloigner à mesure que nos sociétés s’en accommodent, du moins jusqu’au jour où « quelque chose » rendra le quotidien impossible. Ces textes, sans en avoir l’air, pointent sous une multitude d’aspect des chantiers fondamentaux dans lesquels s’aventurent, qu’ils le sachent ou non, tous ceux qui ont aujourd’hui une activité politique quelconque : l’apathie contemporaine des populations, nourrie autant du souvenir du totalitarisme que de l’absence de crédibilité des courants politiques contemporains (« l’oubli » du premier par les seconds n’y étant peut-être pas pour rien ) ; le rôle de la jeunesse d’aujourd’hui, à la fois révélatrice du néant de la société et incapable de poser durablement d’autres valeurs, éternel réservoir d’une révolte qui peut n’avoir pas plus de sens que l’objet de sa haine ; les fantasmes autour de la « récupération par le système » qui permettent tantôt de ne répondre de rien, tantôt de se résigner à bon compte, et qui, finalement, ne laissent surnager que l’insignifiance ; l’héritage très ambigu, et certainement pas démêlé, qu’a laissé le gauchisme des années 70 dans beaucoup de pays, constituant à la fois une référence politique incontournable pour certains et un repoussoir pour beaucoup d’autres, sans qu’il soit évident de savoir, précisément, de quoi il est question ; la difficulté immense qui existe à articuler dans le temps sa révolte et ses désirs à ceux des autres, à l’heure où les simples rapports entre humains se vivent comme des contraintes encore nécessaires et poussent à l’hypocrisie comme à l’éparpillement...

Nous qui cherchons les pistes d’une politique exigeante et cohérente semblons plus que jamais « tourner en rond au fond d’un cul-de-sac dont l’accès s’est refermé derrière nos pas » , et les textes de G. Fargette ne disent pas le contraire. Mais c’est une lecture - et un style - qui ne laisse ni indifférent, ni seul, et l’enthousiasme tranquille qui s’en dégage retentit comme un appel que sauront entendre ceux à qui il est destiné.

B.L. St Denis, février 2007

x 15 21 56 p. Octobre 2010, une lutte à la croisée des chemins
n° 16 - Retour sur le mouvement social contre la réforme des retraites
T
Collectif Lieux Communs essai politique 2011 28/02/11
16
Lieux communs »» Politique et société 2,00 € 2.00 présent à Plume(s)
AA AA
Le texte qui suit ne dit fondamentalement rien de nouveau : les faits comme leurs interprétations présen­tés ici sont connus. Nous nous tenons à ce qui nous semble être la lucidité, qui est encore la meilleure arme contre les illusions, l’impuissance, le désespoir. Pas plus nous ne visons l’objectivité ou l’exhaustivité : nous tentons de présenter ce qui nous paraît significatif, non au regard d’une humeur ou d’une quelconque science, mais en fonction d’un projet historique dans lequel nous nous re­connaissons, l’instauration par le peuple d’une démo­cratie radicale – ou di­recte ; une société où l’ordre ne serait plus imposé par une minorité dirigeante au nom d’une autorité extérieure, séparée et inaccessible – Dieu(x), Traditions, Nature, Lois de l’Histoire ou du Mar­ché – mais où la liberté et la justice sont reconnues comme des questions toujours ouvertes et dont nous sommes tous directement responsables en tant que femmes et hommes dignes, libres et égaux (car c’est seule­ment à ce prix que nous le sommes effectivement). C’est de là que nous interrogeons le sens du mouve­ment d’octobre autant que de la société qui l’a pro­duit. Ce sens n’est prédonné par rien ni par personne ; il ne dépend que de ce que les gens feront dans l’ave­nir. Nous parlons donc, autant que nous le pouvons, dans la perspective d’une autonomie indivi­duelle et collec­tive. Nous nous adressons donc en tant qu’égaux à des hommes capables de faire leur his­toire, comme ils l’ont déjà faite dans le passé, et comme ils continuent de la faire, le sachant ou non. Enfin, ce n’est donc pas un bilan au sens propre : il aurait fallu pour cela un ob­jet circonscrit, des critères admis, des objectifs clairs et des perspect­ives tracées. Mais c’est tout cela même qui fait question, au moins pour nous, au sein de ce qu’on ap­pelle « le » mouvement social contemporain.
x 15 21 60 p. Les soulèvements arabes face au vide occidental - 1
n°17 - L’exemple tunisien - première partie
T
Collectif Lieux Communs essai politique 2011 31/03/11
17
Lieux communs »» Politique et société 2,00 € 2.00 présent à Plume(s)
AA AA
Parler de ce qui est arrivé au régime de Ben Ali, c’est évidemment pour tous [les arabes] un moyen de parler très crûment de la corruption, du né­potisme, de la répression de leurs dirigeants respectifs. Ils vivent comme une révolution par procuration, mais je crois que celle-ci pourra difficilement se faire ailleurs.
(Gilles Kepel - spécialiste du monde arabe, Libération, 17/1/2011)

Si l’histoire humaine est si fascinante, c’est précisément parce qu’elle est essentiellement le lieu des transformations sociales : elle peut toujours remettre en cause nos estimations, et surtout nos prévisions, sans parler de celles qui sont émises par divers « spécialistes » ès études et gestions de la chose publique. Là où le gouvernement français estimait que les événe­ments qui se déroulaient depuis presque une semaine en Tunisie ne signi­fiaient rien de plus qu’une « crise » ordinaire dont le régime Ben Ali pour­rait, d’une manière ou d’une autre (y compris l’assistance policière fran­çaise), sortir indemne, on voit s’exprimer un magnifique et courageux mou­vement politique, une révolte populaire, qui a réussi à renverser un dicta­teur qui dominait et pillait, avec sa famille, le pays pendant plus de vingt ans. Qui plus est, alors que rien n’annonçait que la révolte tunisienne pou­vait se propager aux autres pays arabes, on se trouve devant une explosion sociale sans précédent qui a secoué l’Egypte et le Bahreïn, et aujourd’hui la Libye et la Syrie pour ne pas citer tous les régimes en sursis.

Ce qui importe pour le moment n’est pas tant de parler des événements en tant que tels. Ce que nous considérons, par contre, comme nécessaire, voire urgent (puisque très peu de gens ont essayé de le faire), c’est de réflé­chir sur la signification politique potentielle des soulèvements en question ainsi que la manière dont l’Occident les perçoit. Et cela pour une raison simple, c’est que la manière dont les occidentaux perçoivent les soulève­ments des peuples arabes reflète la façon dont ils perçoivent la politique et le changement social en général.

x 15 21 56 p. Les soulèvements arabes face au vide occidental - 2
n°17 bis - L’exemple tunisien - seconde partie
T
Collectif Lieux Communs essai politique 2011 31/03/11
17 bis
Lieux communs »» Politique et société 2,00 € 2.00 présent à Plume(s)
AA AA

Cette brochure est la suite de Les soulèvements arabes face au vide occidental - 1

Elle est constituée des documents suivants :
- Compte-rendu de voyage
- Retours de Tunisie, ci-dessous


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Nous écrire | Espace privé | SPIP | squelette |