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x 11 17,5 298 p. Le sens du bonheur T Krishnamurti Jiddu essai philosophie 2014 06/02/14 9782757839843 Points Points Sagesses Politique et société -philosophie 9,50 € 9.50 présent à Plume(s)
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L’enseignement de Krishnamurti repose sur la conviction que les transformations de la société ne peuvent se faire qu’au terme d’une transformation des individus. Critique vis-à-vis des religions et des sectes, Krishnamurti n’a eu de cesse de répéter que le bonheur passe par le refus de tout type d’autorité. C’est le sens des multiples conférences qu’il a données pendant des dizaines d’années, partout dans le monde.

"Dès l’instant où vous suivez quelqu’un, vous cessez de suivre la Vérité". Le Sens du bonheur - un best-seller mondial - nous permet de voir le monde autrement. Sans parti pris, universelle, la parole de Krishnamurti nous fait découvrir les racines mêmes de nos problèmes personnels et de ceux de la société où nous vivons. Il nous apprend l’art de voir et d’écouter avec notre cœur. Et à découvrir la Verité qui est en nous.

x 22,5 26,5 128 p. Raviver les braises du vivant T Morizot Baptiste essai 16 septembre 2020 16/09/20 9782330135898 Actes Sud Domaine du possible Politique et société 20,00 € 20.00 prochainement à Plume(s) ?
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Face à la crise écologique actuelle, nos actions semblent impuissantes. Mais c’est peut-être qu’on protège mal ce qu’on comprend mal. Nous ne sommes pas des Humains face à la Nature. Nous sommes des vivants parmi les vivants. Que devient l’idée de "protéger la nature" quand on a compris cela ? Cela devient "raviver les braises du vivant", c’est-à-dire lutter pour restituer aux dynamiques du vivant leur vitalité et leur pleine expression.

Cet ouvrage se penche sur des initiatives qui révèlent un mouvement puissant, qu’il faut accompagner et nourrir : la réappropriation de la défense du tissu du vivant, du soin des milieux de vie. Nous sommes le vivant qui se défend.


Le tissu du vivant dont nous sommes des fils se déchire tout autour de nous, fragilisant nos futurs possibles. Nous le savons, et pourtant le sentiment d’impuissance domine. Pourquoi ? C’est qu’on défend mal ce qu’on comprend mal. Et si nous nous étions trompés sur la nature de la “nature” ? On imagine volontiers le monde vivant aujourd’hui comme une cathédrale en feu. Mais le tissu du vivant, cette aventure de l’évolution qui trame ensemble toutes les espèces de la biosphère, n’est pas un patrimoine figé et fragile. Il est une force dynamique de régénération et de création continue. Le vivant actuel, ce n’est pas une cathédrale en flammes, c’est un feu qui s’éteint.

Comprendre le vivant de cette façon rend visibles les paradoxes qui nous lient à lui. Il n’a pas besoin de nous, mais il est à défendre. Il est affaibli par nos atteintes mais plus puissant que nous. Ce n’est pas nous qui l’avons fait, c’est lui qui nous a faits. Le défendre, ce n’est pas le rebâtir comme une cathédrale en ruine, c’est l’aviver. Il peut toujours repartir si nous lui restituons les conditions pour qu’il exprime sa résilience et sa prodigalité natives. Le problème devient désormais : comment raviver les braises ? Cette voie nous redonne une puissance d’agir.

À partir d’une enquête de terrain sur des initiatives de défense de forêts et des pratiques d’agroécologie, ce livre propose une nouvelle cartographie des alliances entre les usages de la terre qui sont des gardiens du feu. Il donne des outils critiques pour révéler au grand jour le rapport au vivant partagé par ceux qui le détruisent. Et offre un guide de négociation pour sortir des oppositions stériles entre producteurs et protecteurs. C’est un appel à faire front commun contre les vrais ennemis du vivant : toutes les forces de l’exploitation extractiviste.

x 13 20 300 p. Cochons ; voyage aux pays du vivant T Orsenna Erik essai biodiversité 16 septembre 2020 16/09/20 9782213712871 Fayard Politique et société 22,00 € 22.00 présent à Plume(s)
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Dans ce nouveau voyage autour du monde au cœur de l’unité du vivant, on fera d’abord plus ample connaissance avec le cochon, si proche de l’homme, mais aussi emblème des ravages de la mondialisation. Au détour des chemins, on croisera beaucoup d’autres animaux tout aussi intéressants et qui portent également en eux de véritables bombes à retardement pour notre santé, entres autres chameaux, canards, pieuvres, chauves-souris et pangolins... Animaux, humains, plantes, une est la vie, une est la santé.

« Figurez-vous que la Terre n’est pas peuplée que d’humains. D’autres êtres, tout aussi vivants que nous, partagent cette copropriété, et pas toujours pour la tranquillité générale.
De tous les animaux, le cochon nous est le plus proche.
Il nous accompagne depuis toujours. Nous adorons sa viande, et comme, génétiquement parlant, il nous ressemble comme personne, nous prélevons en lui des valves pour soigner nos coeurs défaillants et de l’insuline pour guérir notre diabète.
Dans le cochon, tous les dérèglements aussi s’incarnent : l’élevage industriel, la maltraitance, les pollutions. Sans compter les maladies qu’il mitonne au plus profond de son corps bien gras.
C’est ainsi que pour comprendre notre Terre, ses délices et ses dérives, rien ne vaut un long voyage en compagnie du cochon, de la Bretagne à la Chine, du roi Louis VI au Prix Nobel de médecine Jules Hoffmann, des Métamorphoses d’Ovide aux prophéties (vérifiées) de George Orwell.
Bien sûr, vous y rencontrerez, mais ne craignez rien, à bonne distance, nombre de personnages intéressants dont quelques virus à l’inventivité redoutable, ma chère chauve-souris, championne de l’immunologie, et le désormais célèbre pangolin.
Bon voyage aux pays du Vivant ! ».
Erik Orsenna.


Coédition Stock

x 14 20,5 128 p. Que crève le capitalisme
Ce sera lui ou nous
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Kempf Hervé essai écologie, capitalisme 3 septembre 2020 03/09/20 9782021461411 Seuil Politique et société 14,50 € 14.50 présent à Plume(s)
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La catastrophe écologique est enclenchée, la crise du coronavirus a fracturé le monde entier. Un responsable : le capitalisme. En saccageant le service public de la santé, il a transformé un épisode grave mais gérable en désastre. En poursuivant la destruction des écosystèmes, il a mis en contact des virus mortels avec la population humaine. En aggravant les inégalités, il a plongé des dizaines de millions de personnes dans la misère.

Le gong avait pourtant déjà retenti lors de la crise financière de 2008. Mais plutôt que de se remettre en cause, les capitalistes ont formé un nouveau paradigme : l’avenir sera technologique, fondé sur la numérisation et l’intelligence artificielle. Il conduira à une nouvelle élite hybridée avec les machines. Et la masse de l’humanité sera rejetée dans le chaos climatique, au prix d’un apartheid généralisé.

Il faut rejeter cette vision mortifère. L’oligarchie est aujourd’hui une caste criminelle. On ne la convaincra pas, on la contraindra. Des stratégies de résistance sont nécessaires, possibles et nombreuses. Cet ouvrage est un appel à dépasser le fatalisme et à entrer en lutte. Car le capitalisme vacille. Et c’est tant mieux : il est temps que s’ouvre le monde nouveau. Auteur de plusieurs essais décapants dont Comment les riches détruisent la planète (Points Terre, 2020)et Tout est prêt pour que tout empire (Seuil, 2017), Hervé Kempf est rédacteur en chef de Reporterre, le quotidien de l’écologie.

x 13 21 240 p. L’autogestion
Un impératif pour la démocratie
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Dalgalian Gilbert essai autogestion 16 septembre 2020 16/09/20 9782343211527 L’Harmattan Politique et société -alternatives 23,50 € 23.50 sur commande ?
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La crise est totale : économique, sociale, environnementale, démocratique. La planète se réchauffe, les glaciers fondent, le progrès ne profite qu’à une infime minorité, mais on continue comme avant : les acquis sociaux, éducatifs et de santé sont saccagés, la finance impose sa loi d’airain et les politiques s’alignent. Les peuples vivent un marasme sans nom.

C’est donc une crise de civilisation. De cette civilisation formée, mûrie dans les structures du marché capitaliste. Mais civilisation bientôt obsolète par les effets désastreux du capitalisme lui- même.

Si les chemins d’une démocratie rénovée se découvrent toujours en situation de crise, il n’est peut-être pas indispensable que celle-ci atteigne des sommets cataclysmiques. Pour faire l’économie de la catastrophe et du traumatisme à répétition, il y a un prix à payer, un effort à fournir : réinventer notre liberté de neuf ! Plutôt que de nous massifier en une foule de robots serviles, nous pouvons nous réinventer en un Sapiens Solidaris Responsabilis. La crise généralisée nous y incite par mille signaux.

L’horizon du sursaut, face au cycle de cataclysmes qui nous pend au nez, ne peut se dessiner que dans un exercice collectif de lucidité et de responsabilité. Cela s’appelle la démocratie autogestionnaire.

x 15,5 21 64 p. L’idolâtrie de la vie T Rey Olivier essai vie juin 2020 25/06/20 9782072916113 Gallimard »» Tracts Divers -comptoir 3,90 € 3.90 présent à Plume(s)
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En tant qu’il commande un respect absolu, le sacré se trouvait anciennement placé au-dessus de la vie. C’est pourquoi il pouvait, le cas échéant, réclamer le sacrifice de celle-ci. Comment la vie nue en est-elle venue à prendre elle-même la place du sacré ? Au point que sa conservation, comme l’a montré la crise engendrée en 2020 par l’épidémie de coronavirus, semble bien être devenue le fondement ultime de la légitimité de nos gouvernements.

Que cela apprend-il du rapport des populations à la politique, au pouvoir ? A quelles servitudes nous disposons-nous, si nous accordons à la "vie" la position suprême ?

x 11 17 240 p. La chauve-souris et le capital
Stratégie pour l’urgence chronique
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Malm Andreas essai 18 septembre 2020 18/09/20 9782358722032 La Fabrique Politique et société 15,00 € 15.00 sur commande ?
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Le début de la décennie semble marqué par une accélération de l’histoire de la relation des hommes à la Terre. Alors que les conséquences du dérèglement climatique, de l’Australie au Kenya, prenaient la forme de méga feux, de cyclones et de nuages de criquets ravageurs, le Covid-19 est venu frapper comme un éclair plus de la moitié de la population mondiale. Rapidement, les mesures de confinement prises par les gouvernements du monde entier ont cependant laissé entrevoir des effets inattendus : les émissions carbones chutaient drastiquement et la nature semblait reprendre un peu de ses droits jusque dans les villes. Et si la crise sanitaire était une opportunité pour la lutte contre le réchauffement terrestre ? Dans ce court essai, Andreas Malm prend la question à bras-le-corps. Il explique que les deux phénomènes sont biologiquement liés. On sait depuis un moment qu’une des causes premières des contagions zoonotiques (de l’animal vers l’homme et vice-versa) est la déforestation qui détruit la biodiversité... et accélère la concentration de CO2 dans l’atmosphère. Ensuite, si le virus s’est propagé à une telle vitesse sur le globe, c’est qu’il a emprunté les circuits de l’économie fossile : des routes qui s’enfoncent toujours plus profondément dans les forêts, aux cargos et aux avions, véritables autoroutes virales. Malm décrypte les mécanismes par lesquels le capital, dans sa quête de profit sans fin, produit de la pandémie comme de l’effet de serre, sans fin. Mais l’analogie a aussi ses limites. Malm rappelle que la crise sanitaire et économique provoquée par le Covid- 19 s’est accompagnée dès le départ de la promesse d’un « retour à la normale » - et donc à la hausse continue des températures. Si l’énergie déployée par les États pour combattre l’épidémie contraste tant avec leur inaction en matière climatique, c’est aussi qu’elle a touché en plein coeur les métropoles des pays développés, et que personne n’a intérêt à la voir perdurer. Le virus n’est pas, à la différence du CO2, un coefficient du pouvoir et de la richesse. Un tout autre antagonisme pèse sur le climat : un antagonisme social. On sait à présent qu’il est possible d’arrêter, même temporairement, le businessas- usual. Mais dans « le monde d’après-covid-19 », les méthodes bureaucratiques ne suffiront pas à éviter la catastrophe : il faudra des méthodes révolutionnaires. Sans quoi nous serons condamnés à survivre sur une « planète fiévreuse habitée par des gens fiévreux ».
x 13,5 21,5 304 p. La vengeance du pangolin
Penser le virus
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Onfray Michel essai Covid 3 septembre 2020 03/09/20 9782221250303 Robert Laffont Politique et société 20,00 € 20.00 sur commande ?
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Un virus bien en chair et en os, si je puis me permettre, a démontré que le virus virtuel n’était pas la seule réalité avec laquelle nous avions à compter. Venu de Chine où des pangolins et des chauves-souris ont été incriminés, il a mis le monde à genoux. Il a été le révélateur, au sens photographique du terme, des folies de notre époque : impéritie de l’Etat français, faiblesse extrême de son chef, impuissance de l’Europe de Maastricht, sottise de philosophes qui invitaient à laisser mourir les vieux pour sauver l’économie, cacophonie des scientifiques, volatilisation de l’expertise, agglutination des défenseurs du système dans la haine du professeur Raoult, émergence d’une médecine médiatique, indigence du monde journalistique, rien de très neuf...

Le covid-19 rappelle une leçon de choses élémentaire : il n’est pas le retour de la mort refoulée, mais la preuve vitaliste que la vie n’est que par la mort qui la rend possible. Tout ce qui est naît, vit, croît et meurt uniquement pour se reproduire - y compris, et surtout, chez les humains. Ce virus veut la vie qui le veut, ce qui induit parfois la mort de ceux qu’il touche. Mais quel tempérament tragique peut et veut encore entendre cette leçon de philosophie vitaliste ? Michel Onfray.

x 15,5 24 226 p. Guerre de religion et police de la pensée : une invention monothéiste ? T Castel Jean-Pierre essai guerre, religion 2016 31/10/16 9782343103891 L’Harmattan Politique et société -laïcité 24,00 € 24.00 sur commande ?
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Les religions abrahamiques ont développé une nouvelle motivation de violence : celle de détruire les dieux d’autrui pour imposer le sien. Au nom de l’introduction, inédite jusque là, de la notion du vrai et du faux dans le domaine des dieux. L’extirpation de l’idolâtrie a justifié des persécutions religieuses, des guerres de religion, un impérialisme de la pensée qui s’est illustré par l’Inquisition, et qui, au nom de l’évangélisation, prétend détruire tout autre système religieux.

En comparaison, le polythéisme a parfois interdit des pratiques religieuses qu’il jugeait dangereuses pour l’ordre public, mais il n’a jamais qualifié un dieu de faux, ni engagé de guerre pour promouvoir un dieu, ni détruit les dieux des peuples vaincus. La pluralité des aspects de la vérité, la relativité de tout énoncé y étaient reconnues. Cette prévention contre l’absolu ne fut retrouvée en Europe qu’à partir de la Renaissance.

Des rechutes débouchèrent néanmoins sur la Terreur, sur les " religions séculières ", sur les fondamentalismes. Via la mondialisation, la tentation de l’absolu tend aujourd’hui à contaminer d’autres religions. Prétendre que les religions monothéistes ne sont que " de paix et d’amour " constitue une présentation tronquée de la réalité. Ce qu’elles veulent d’abord, c’est purifier, convertir, exercer une emprise sur les âmes.

II tend à en résulter une diabolisation de l’adversaire et une sacralisation de la violence. Ce diagnostic reste pourtant contesté voire inaudible. Aussi ne faut-il guère s’étonner de ce que la fin des guerres de religion n’intervienne le plus souvent qu’après un lourd tribut de violence, et que la solution ne vienne pas du monde religieux, mais de la société civile. Cet essai est le premier d’une trilogie.

II vise à présenter les faits. Le second partira à la recherche des mobiles, et suggérera une voie de solution. Le troisième discutera les arguments des opposants à la thèse de la violence monothéiste.

x 15,5 24 270 p. A l’origine de la violence monothéiste, le dieu jaloux
L’introduction du vrai et du faux dans le domaine des dieux
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Castel Jean-Pierre essai religion 2017 17/01/17 9782343106502 L’Harmattan Politique et société -laïcité 28,00 € 28.00 sur commande ?
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Le fait religieux est sans doute aussi vieux que l’humanité. Toutefois, avant l’émergence du monothéisme, aucune religion n’avait ordonné de détruire les dieux d’autrui pour imposer le sien, ni exhorté à convertir, écarter ou exterminer les adeptes d’autres religions. Aucune n’avait en effet introduit la notion "du vrai et du faux" dans le domaine des dieux, aucun dieu ne s’était déclaré jaloux, aucun n’avait condamné les adorateurs d’autres divinités.

Introduisant la dimension du sacré dans la dichotomie entre "eux" et "nous", l’accusation d’idolâtrie tend à diaboliser l’adversaire, à radicaliser les conflits, à sacraliser la violence. Judaïsme, christianisme et islam se veulent certes des religions de paix et d’amour. Mais leurs textes sacrés contiennent en leur coeur une injonction paradoxale, "Aime ton prochain, mais lapide l’idolâtre", ce que Saint Augustin reformulera par : "L’Eglise persécute par amour." Prétendre avoir reçu la révélation du "vrai dieu", n’est-ce pas occulter le caractère nécessairement limité, relatif, de toute approche humaine de la vérité, fût-elle réputée d’inspiration divine, fût-elle perçue comme révélée ? N’est-ce pas succomber à la tentation de l’absolu ? La Torah, la Bible et le Coran pourraient-ils ne plus être tenus pour des livres sacrés exprimant des commandements divins, mais rejoindre le patrimoine culturel commun de l’humanité, et n’être plus considérés que comme des témoignages humains, comme des invitations au questionnement ? Cet essai est le second d’une trilogie sur la violence monothéiste.

Le premier, intitulé Guerres de religion et police de la pensée : une invention monothéiste ? visait à présenter les faits. Le second, celui-ci, cherche à identifier les mobiles, et suggère une voie de solution. Le troisième recensera et discutera les différents éléments du débat.

x 15,5 24 452 p. Lutter contre la violence monothéiste
3 voix répondent à 10 questions
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Meyer David, Maldamé Jean-Michel, Sayadi Abderrazak et Castel Jean-Pierre essai religion, violence 2018 28/09/18 9782343155562 L’Harmattan Religions et Spiritualité ; Serie Etudes Politique et société -laïcité 39,00 € 39.00 sur commande ?
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Comment combattre la violence monothéiste, c’est-à-dire les violences commises au nom du Dieu du judaïsme, du christianisme et de l’islam ? Interrogés par un agnostique, un rabbin, un théologien catholique et un universitaire tunisien historien des religions répondent. Le lecteur approuvera l’humanisme de la démarche, il se réjouira de la richesse des analyses proposées, et sera probablement surpris de leur diversité.

David Meyer nous invite à une plongée dans les arcanes du judaïsme rabbinique, dans les combats pour l’humanisation de la Torah, il nous décrit la fragmentation actuelle entre les tendances post-ethniques et "post-halakhiques" (post-légalistes) du judaïsme libéral américain et les crispations extrémistes des courants ultra-orthodoxes. En quête d’un lien de causalité entre monothéisme et violence, Jean-Michel Maldamé n’hésite pas à aborder les questions de l’augustinisme politique (c’est-à-dire de la dérive théocratique), de l’Inquisition, et à remonter à la figure du roi David.

Abderrazak Sayadi développe à partir du Coran, des hadiths et des s’iras une présentation détaillée de la violence qui a accompagné l’action de Mahomet et des premiers califes. Des propositions de remède concrètes sont formulées par David Meyer, plus générales par Jean-Michel Maldamé. Abderrazak Sayadi décrit les tentatives de réforme de l’islam qui se sont succédé depuis le XIXe siècle, et leur échec.

Le lecteur pourra juger qu’il ne s’agit que d’une amorce d’analyse : la relève est à prendre.

x 13,5 21,5 359 p. Le déni de la violence monothéiste T Castel Jean-Pierre essai religion, violence 2010 07/09/10 9782296128255 L’Harmattan Questions Contemporaines Politique et société -laïcité 30,00 € 30.00 sur commande ?
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Le monothéisme biblique n’a pas seulement projeté son dieu hors du cosmos, il ne lui a pas seulement donné les traits d’une personne douée de parole ; il en a aussi fait un dieu jaloux, qui stigmatise les autres dieux comme des idoles à abattre, et qui impose une nouvelle notion, inconnue jusqu’alors : la vérité révélée, unique et universelle. De la prétention à détenir une telle vérité, " inventée " par Moïse, puis conservée par Jésus et par Mahomet, a émergé une nouvelle forme de violence, d’abord exclusive et défensive dans le judaïsme biblique, où elle était motivée par l’obsession de la pureté, puis inclusive et offensive dans le christianisme et dans l’islam, où elle est mue par le prosélytisme et le dogmatisme. Croyants ou non, la plupart des Occidentaux considèrent le monothéisme comme un aboutissement de l’esprit humain, jusqu’à occulter notre héritage gréco-romain, voire jusqu’à attribuer à la tradition judéo-chrétienne l’origine du développement scientifique moderne. Ils exonèrent en revanche le monothéisme de toute responsabilité quant aux violences commises pourtant en son nom, tant dans le texte biblique lui-même que dans la réalité de l’histoire depuis deux mille ans : soit ils dénient la réalité des massacres et des bûchers, soit ils en reportent la faute sur Constantin, sur Descartes, ou sur la violence humaine en général. Croisant l’anthropologie et l’histoire des faits, des idées, des religions et des sciences, cet essai s’interroge sur les résistances de l’humanité à dépasser ses mythes, et sur les conditions d’une transition de la vérité unique à la tolérance.
x 16 23 476 p. La violence monothéiste T Soler Jean essai religion, violence 2009 21/01/09 9782877066754 de Fallois Litterature De Fallois Politique et société -laïcité 24,00 € 24.00 sur commande ?
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Il y a violence et violence. Jean Soler s’attache à étudier ici la violence qui est pratiquée pour des raisons religieuses. Dans le prolongement de sa trilogie Aux origines du Dieu unique, il soutient que l’extrémisme qui se traduit sous nos yeux par des massacres collectifs n’est pas la dérive accidentelle que peut subir, passagèrement, n’importe quelle religion, c’est une tendance inhérente aux trois religions monothéistes, qui trouve sa source dans l’idéologie biblique. Pour nous en convaincre, l’auteur confronte le monde de la Bible à deux civilisations polythéistes qui se sont formées à la même époque, la civilisation grecque et la civilisation chinoise. Ni l’une ni l’autre n’a justifié l’usage de la violence au nom d’un dieu et elles n’ont pas connu de guerres de religion. Jean Soler s’est attardé sur la civilisation grecque parce que notre propre civilisation est née au confluent de la Grèce et d’Israël. C’est ainsi que ce livre comporte dans sa partie centrale un Parallèle entre Athènes et Jérusalem. L’auteur examine ensuite l’influence qu’a eue le modèle biblique, avec sa propension à l’extrémisme, sur l’Occident devenu chrétien, et sur les terres musulmanes. Il décèle cette influence jusque dans des doctrines qui n’ont rien, en apparence, de religieux, comme le marxisme et l’hitlérisme. Il nous fait faire par ce biais un parcours de la pensée humaine de l’Antiquité à nos jours.
x 14 20,5 296 p. Le choix de l’heure
Ruser avec la mort ?
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Des Aulniers Luce et Lapointe Bernard J. essai mort 2018 01/11/18 9782897940744 Somme Toute Divers 20,00 € 20.00 prochainement à Plume(s) ?
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L’aide médicale à mourir semble être devenue une convention sociale à laquelle on consent afin d’éviter le plus possible la douleur, le sentiment d’être une charge ou une solitude accrue. Mais que signifie la volonté de devancer "l’heure" dans le contexte social actuel ? Cet essai prend la forme d’un dialogue entre un médecin des soins palliatifs depuis trois décennies et une anthropologue pionnière de l’étude des rapports humains face à la mort.

A partir de 40 mots-clés, il offre des facettes souvent inaperçues, voire taboues, des réalités de la maladie, du soin et du lien social présentes lorsque la mort se profile à l’horizon. Il cherche à discerner les besoins psychiques et socioculturels à l’origine de la demande d’une mort devancée, ainsi replacée au sein des transformations contemporaines de notre rapport à la mort. En éclairant tant les mouvements culturels que l’anticipation du deuil des individus, une question traverse ainsi ce livre : le souhait d’accélérer le tempo vers la mort serait-il aussi une de nos manières actuelles de ruser avec le destin ?

x 13 18 96 p. Moi les hommes, je les déteste T Harmange Pauline essai féminisme 1er octobre 2020 01/10/20 9782021476835 Seuil Politique et société -femmes 12,00 € 12.00 à paraître
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Je vois dans la misandrie une porte de sortie. Une manière d’exister en dehors du passage clouté, une manière de dire non à chaque respiration. Détester les hommes, en tant que groupe social et souvent en tant qu’individus aussi, m’apporte beaucoup de joie – et pas seulement parce que je suis une vieille sorcière folle à chats.

Si on devenait toutes misandres, on pourrait former une grande et belle sarabande. On se rendrait compte (et ce serait peut-être un peu douloureux au début) qu’on n’a vraiment pas besoin des hommes. On pourrait, je crois, libérer un pouvoir insoupçonné : celui, en planant très loin au-dessus du regard des hommes et des exigences masculines, de nous révéler à nous-mêmes.

x 17 24 750 p. Ne nous libérez pas, on s’en charge
Une histoire des féministes de 1798 à nos jours
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Pavard Bibia, Rochefort Florence et Zancarini-Fournel Michelle essai féminisme 27 août 2020 27/08/20 9782348055614 la Découverte Politique et société -femmes 25,00 € 25.00 prochainement à Plume(s) ?
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Comment les féminismes ont-ils émergé en France ? Doit-on parler de " féminisme bourgeois " ? Quels liens ont existé entre féminismes et socialismes ? Y a-t-il eu des féminismes noirs ? Les féministes étaient-elles toutes colonialistes ? Existe-t-il des féminismes religieux ? Comment s’articulent mouvements lesbien, gay, trans et mouvements féministes ? Quel a été le rôle du féminisme institutionnel ? Qu’est-ce qui est nouveau dans les groupes féministes aujourd’hui ? Qu’est-ce que révèle #Metoo sur la capacité des femmes à se mobiliser ? Ce livre entend fournir quelques clés indispensables afin de penser les féminismes d’hier et d’aujourd’hui à la lumière des grands défis contemporains, des inégalités sociales, raciales et de genre.

Cette sociohistoire renouvelée des féminismes rend compte des stratégies plurielles déployées par les femmes et les hommes féministes qui ont combattu les inégalités entre les sexes et l’oppression spécifique des femmes, de la Révolution française à nos jours.

x 13 20 252 p. Comment pensent les animaux T Bollache Loïc essai animaux 30 septembre 2020 30/09/20 9782379310751 humenSciences Comment a-t-on su ? Divers -sciences 16,00 € 16.00 à paraître
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Et l’Homme découvrit l’intelligence animale...

Savez-vous que les poissons ont des peines de cœur ? Que les fake news existent chez les gallinacés ? Que le rat sait faire preuve d’intelligence émotionnelle ? Que le poulpe utilise une carte de navigation cognitive pour s’orienter ? Avez-vous déjà entendu parler du podomètre de la fourmi, de l’art de la consolation chez les corbeaux, ou du drongo, un passereau machiavélique qui imite les cris d’alerte d’autres espèces afin de les faire fuir et de leur voler la nourriture ?

Les preuves d’une intelligence animale s’accumulent : la mémoire, l’aptitude à résoudre des problèmes, mais aussi la créativité, la sensibilité, et même la culture censée être la dernière barrière infranchissable entre l’être humain et l’animal.

En évitant le piège de l’anthropomorphisme, l’auteur raconte, de nombreux exemples à l’appui, cette recherche en plein bouillonnement.

Une avancée dans la connaissance qui devrait rendre l’Homme plus conscient de sa place au sein de la nature.

x 11 17 150 p. Théorie du Bloom T Tiqqun essai 2016 01/06/16 9782913372399 La Fabrique LA FABRIQUE Littérature -poches 10,20 € 10.20 prochainement à Plume(s) ?
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Lettre à l’éditeur

Contre toute apparence, il ne s’agit pas d’un livre, mais d’un virus éditorial.

Le Livre, en tant qu’il se tenait face à son lecteur dans la même feinte complétude, dans la même suffisance close que le Sujet classique devant ses semblables, est, non moins que la figure classique de l’ »Homme », une forme morte.

La fin d’une institution s’éprouve toujours dans la fin d’une illusion. Et c’est aussi bien le contenu de vérité en vertu duquel cette chose passée est déterminée comme mensonge qui apparaît alors. Que, par delà leur caractère de clôture, les grands livres n’aient jamais cessé d’être ceux qui parvenaient à créer une communauté ; qu’en d’autres termes, le Livre ait toujours eu son existence hors de soi, voilà qui ne fut admis qu’à une date somme toute assez récente. Il paraît même que camperait encore quelque part sur la rive gauche de la Seine une certaine tribu, une communauté du Livre, qui trouve dans cette doctrine tous les éléments d’une hérésie.

Tu es bien placé pour constater que la fin du Livre ne signifie pas sa brutale disparition de la circulation sociale, mais au contraire son absolue prolifération. Le foisonnemenrt quantitatif du Livre n’est qu’un aspect de sa présente vocation au néant, tout comme sa consommation balnéaire et le pilon, qui en sont deux autres.

Dans cette phase, il y a donc certes encore des livres, mais ils ne sont plus là que pour abriter l’action corrosive de VIRUS ÉDITORIAUX. Le virus éditorial expose le principe d’incomplétude, l’insuffisance fondamentale qui est à la base de l’objet publié. Il se cale par les mentions les plus explicites, par les indications les plus grossièrementr pratiques -adresse, contact, etc-, dans la perspective de réaliser la communauté qui lui manque, la communauté encore virtuelle de ses lecteurs véritables. Il se place en un coup, le lecteur dans une position telle que son portrait ne soit plus tenable, telle du moins que son retrait ne peut plus être neutre. C’est dans ce sens-là que nous efflanquerons, aiguiserons, préciseront la Théorie du Bloom.

x 13 20 197 p. Contributions à la guerre en cours T Tiqqun essai 2009 23/04/09 9782913372931 La Fabrique LA FABRIQUE Politique et société 12,20 € 12.20 prochainement à Plume(s) ?
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Comme les bureaucrates syndicaux n’ont rien tant à craindre que l’émancipation effective des travailleurs, les intellectuels n’ont de pire ennemi que le vrai, qui les met au chômage. Leur fonction, de nos jours, est plutôt d’accompagner de leur bavardage la "création d’événement" - comme le "11 septembre" ou à présent "la crise" - par quoi l’Empire justifie la mise en place accélérée de ses dispositifs planétaires.

Il y a, naturellement, un autre usage de l’intelligence. On en reconnaît les productions sans peine : l’époque les honore de son silence blessé. Nul n’a songé à flatter "Tiqqun" - et surtout pas ses propres partisans - d’avoir saisi avec une si prémonitoire lucidité la physionomie de ce temps, ses lignes de force et ses points de faiblesse. Avoir raison est peu de chose. Le tout est d’agir en conséquence.

Or c’est bien ce qui fait de "Tiqqun" , depuis dix ans, tout autre chose qu’une revue - à la parution assez erratique en apparence pour qu’on la croie défunte : une pièce dans un plan de consistance qui n’a cessé de se déployer, en extension, en profondeur et en intensité. Que des vies se soient liées à ce qui a été reconnu là pour vrai est une injure suffisante au cynisme régnant pour que l’ON vous traite, dès lors, en "terroriste".


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