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Plume(s) est une toute jeune petite librairie, qui a ouvert le 1er avril 2008 - non, ce n’était pas un poisson.

Nous voulons proposer des documents qu’on ne trouve habituellement pas à Millau, et proposer aussi un espace de convivialité.

Vous y trouverez des livres, des dvd, des revues sur les thèmes de l’écologie, de l’alter-mondialisme, de la non-violence,... mais aussi des livres maternité et jeunesse, jardinage, cuisine, construction écologique, ou d’autres qui nous ont plu,
ainsi que thé, café, chocolat et jus de fruits bio-équitables,
et aussi un accès internet,
le tout dans la bonne humeur ...

Régulièrement nous organisons des projections vidéo.

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ca 298 documents sur le thème : société



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x 11 18 330 p. De la propagande. Entretiens avec David Barsamian T Chomsky Noam essai société 2003 30/09/03 9782264037619 10/18 Fait et Cause Politique et société 8,10 € 8.10 prochainement à Plume(s) ?
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La pratique de Noam Chomsky, c’est de vous dire ce qu’il pense, pas ce que vous devez penser. […] Il ne se contente pas de maudire l’obscurantisme, il allume une bougie pour que nous puissions y voir. » Voir ou comprendre quoi ? L’impérialisme américain, d’abord, qu’il démonte avec une remarquable acuité - de l’éradication des résistances sud-américaines au contre-terrorisme. Les ressorts psychologiques et lexicaux de la « fabrication de l’assentiment » dans le monde. Mais aussi la signification de la mobilisation contre l’OMC à Seattle, le fonctionnement de l’ONU et des cours internationales de justice, notamment à propos du cas Pinochet, le fondement de l’économie capitaliste depuis les années 1970...

Derrière le Chomsky politique apparaît alors le Chomsky linguiste, insistant sur la détérioration et la falsification du langage, moyen pour une certaine idéologie néolibérale de faire passer les vessies pour des lanternes...

x 11 18 240 p. La doctrine des bonnes intentions T Chomsky Noam essai société 2007 20/09/07 9782264045096 10/18 Politique et société 7,50 € 7.50 épuisé
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L’Amérique se cache souvent derrière des « bonnes intentions » pour promouvoir une stratégie impériale. Puisant dans son immense culture politique et sa longue expérience, Noam Chomsky dissèque de façon magistrale cette « doctrine » et ses antécédents, mais aussi ses liens avec la propagande, l’éducation, l’armée de métier, la « repentance » sans réparation pour les exactions passées, ou encore la montée du fondamentalisme religieux aux États-Unis. Un livre décapant, vivant, plein d’humour, en prise directe sur l’actualité.
x 11 18 384 p. Dominer le monde ou sauver la planète ? T Chomsky Noam essai société 2005 15/09/05 9782264042293 10/18 Fait et cause Politique et société 8,80 € 8.80 épuisé
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La politique actuelle de l’administration Bush sur la scène mondiale constitue-t-elle une rupture avec la position traditionnelle des États-Unis ? Pour Noam Chomsky – qui signe là son premier grand essai depuis une quinzaine d’années –, la Stratégie de sécurité nationale adoptée en 2002 a eu de nombreux précédents dans la pratique des administrations passées, tant républicaines que démocrates. Ce qui est vraiment nouveau, c’est que cette attitude n’est plus déniée mais revendiquée ouvertement. En s’appuyant sur un travail de recherche de premier ordre et sur l’exploitation de nombreuses archives, Chomsky analyse, avec autant d’indignation que d’humour, le discours du projet américain, dont il souligne très efficacement l’illogisme et l’injustice. Hégémonie ou survie : tel est, selon Chomsky, le choix historique aujourd’hui, et nul ne sait quelle orientation va l’emporter.
x 11 18 112 p. Manifeste contre le travail T Krisis essai société 2004 01/03/04 9782264037251 10/18 Fait et cause Politique et société -entreprises, travail, syndicalisme 6,40 € 6.40 épuisé
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Il y a cent cinquante ans, Marx affirmait la nécessaire sortie du capitalisme par le moyen de la lutte des classes. Cent vingt ans plus tard, l’Internationale situationniste, emmenée par Guy Debord et Raoul Vaneigem, élargissait la définition du prolétariat et mettait en cause la société du travail et de la consommation. Le Manifeste contre le travail reprend la critique là où les situationnistes l’avaient arrêtée. Dans une société obsédée par la « valeur travail » et l’effroi que suscite sa possible disparition, ce petit livre-manifeste reprend le combat contre la transformation de l’homme en « ressource humaine ». Il rappelle qu’une émancipation digne de ce nom ne peut faire l’économie d’une critique radicale de l’idéologie du travail. Autrement dit, il ne s’agit pas de libérer le travail, mais de se libérer du travail.
x 11 18 256 p. Le profit avant l’homme T Chomsky Noam essai société 2004 30/04/04 9782264038128 10/18 Fait et cause Politique et société 7,50 € 7.50 prochainement à Plume(s) ?
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Depuis l’effondrement des régimes communistes, le dogme néo-libéral est le pavillon sous lequel les États-Unis, imités par la majorité des pays occidentaux, ont décidé de défendre leurs intérêts stratégiques. Les deux grands mots d’ordre de ce que l’on appelle la « mondialisation » - « moins d’État » et « liberté des marchés » - sont désormais leurs armes privilégiées pour assurer leur domination sur le reste du monde. Pourtant, Noam Chomsky souligne à quel point la réalité du néo-libéralisme actuel tourne le dos aux principes du libéralisme « classique ». La compétition est truquée et les pays riches, en position de force, recourent à toutes sortes de mesures qui sont autant de violations déguisées de la liberté qu’ils prétendent défendre.
x 11 18 480 p. Retour sur la condition ouvrière T Beaud Stéphane et Pialoux Michel essai société 2005 06/04/05 9782264039293 10/18 Fait et cause Politique et société -entreprises, travail, syndicalisme 10,15 € 10.15 épuisé
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Que sont devenus les ouvriers ? Objet de toutes les attentions depuis la révolution industrielle jusqu’aux années 1980, les travailleurs d’usine n’intéressent plus grand monde après l’échec du projet communiste et l’effondrement de leurs bastions industriels. Brisée dans son unité, démoralisée, désormais dépourvue de repères politiques, méprisée par ses enfants, la classe ouvrière vit un véritable drame - à l’écart des médias. Certes, les ouvriers continuent d’opposer avec un succès relatif certaines de leurs traditions de résistance à la dynamique qui les détruit. Cette remarquable enquête, sensible et documentée, fait toute sa place à la parole ouvrière, elle rend hommage à ces hommes et à ces femmes dont la dignité est aussi imposante que celle dont firent preuve leurs parents à l’heure des victoires.
x 11 17,6 216 p. L’ange sur le toit T Banks Russel littérature société 2002 31/05/02 9782742738472 Actes Sud Littérature -poches 7,70 € 7.70 sur commande ?
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Dans ces nouvelles pétries d’une sorte de conscience de classe tranquille et obstinée, on retrouvera des paysages et des thèmes chers à Russell Banks, et notamment les trahisons dont parents et enfants, maris et femmes, Blancs et Noirs se rendent mutuellement coupables. Ennemi déclaré du pittoresque, il refuse pourtant que ses personnages ne soient que pures incarnations d’une pathologie sociale - quelle que soit l’importance, dans ses textes, de problèmes tels que l’alcoolisme, la violence conjugale ou l’irresponsabilité financière.

Tendresse, décence et grâce, tels sont sans doute les mots les plus justes pour rendre compte des nouvelles de ce recueil. Le monde est un endroit glacé auquel Russell Banks, dans une empathie chaleureuse, s’emploie à offrir la possibilité d’une rédemption

x 11 17,6 336 p. De beaux lendemains T Banks Russel littérature société 1997 31/10/97 9782742714445 Actes Sud Littérature -poches 8,70 € 8.70 sur commande ?
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L’existence d’une bourgade au nord de l’état de New York a été bouleversée par l’accident d’un bus de ramassage scolaire, dans lequel ont péri de nombreux enfants du lieu.

Les réactions de la petite communauté sont rapportées par les récits de quatre acteurs principaux. Il y a d’abord Dolorès Driscoll, la conductrice du bus scolaire accidenté, femme solide et généreuse, sûre de ses compétences et de sa prudence, choquée par cette catastrophe qui ne pouvait pas lui arriver, à elle. Vient Billy Ansel, le père inconsolable de deux des enfants morts. Ensuite, Mitchell Stephens, un avocat new-yorkais qui se venge des douleurs de la vie en poursuivant avec une hargne passionnée les éventuels responsables de l’accident. Et enfin Nicole Burnell, la plus jolie (et la plus gentille) fille de la bourgade, adolescente promise à tous les succès, qui a perdu l’usage de ses jambes et découvre ses parents grâce à une lucidité chèrement payée.

Ces quatre voix font connaître les habitants du village, leur douleur, et ressassent la question lancinante — qui est responsable ? — avec cette étonnante capacité qu’a Russell Banks de se mettre intimement dans la peau de ses personnages.

x 128 p. Paroles ouvrières, paroles gantières T Fournier Monique et Delmouly Michel histoire société 1998 30/11/97 ADAMM Association Des Amis du Musée de Millau Par chez nous -patrimoine 5,00 € 5.00 prochainement à Plume(s) ?
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Deux intentions, assez simple dans leur principe, ont présidé à la rédaction de cet ouvrage : offrir, tout à la fois, à l’amateur d’histoire locale contemporaine des éléments caractéristiques des mentalités ouvrières et le plaisir de découvrir dans ces témoignages l’originalité du "style millavois" dont ces récits-oraux rendent compte.
x 14 20 272 p. La face cachée de Reporters sans frontières T Vivas Maxime essai international, société 2007 16/11/07 9782930402697 Aden Grande Bibliothèque Politique et société -médias 20,30 € 20.30 présent à Plume(s)
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De la CIA aux faucons du Pentagone

Voici, détaillés dans ces les fréquentations douteuses, les financements honteux, les hargnes sélectives, les indulgences infondées, les tentatives de dissimulations, les manipulations des chiffres, les mensonges réitérés de Reporters sans frontières, le tout au service d’une cause sans rapport avec les objectifs affichés. Observons son ardeur au travail contre les pays pauvres que l’Occident veut soumettre et son silence face aux concentrations économiques dans les médias des pays riches. Notons sa mansuétude envers les « bavures » de l’US Army, ses « oublis » dans la comptabilisation de journalistes qui en sont victimes.

Ce livre dévoile les paravents de la CIA qui alimentent RSF en dollars : le Center for a Free Cuba et la National Endowment for Democracy (NED) via l’United States Agency for International Development (USAID).

Et il n’y a pas qu’eux : l’Open Society Institute du milliardaire et magnat international de la presse George Soros, ami personnel de Bush, qui s’agite partout où peut être mis en place un gouvernement pro-états-unien, fait partie aussi des généreux financiers de RSF.

Alors, RSF ??? Association humanitaire ou bras médiatique européen de la CIA et des faucons du Pentagone ?

x 12 21 432 p. Grain de sable sous le capot
Résistance & contre-culture ouvrière : les chaînes de montage de Peugeot (1972-2003)
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Durand Marcel mémoires société 2006 13/10/06 9782748900606 Agone Mémoire{{S}}ociales Politique et société -entreprises, travail, syndicalisme 23,40 € 23.40 présent à Plume(s)
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Préface de Michel Pialoux. Réédition revue et augmentée (première édition La Brèche, 1990).

D’autres ouvriers auraient pu écrire cette chronique de la chaîne à Peugeot-Sochaux, que j’ai signée du pseudonyme de Marcel Durand pour ne pas m’approprier cette mémoire collective. Je prenais des notes à l’occasion d’événements marquants : prises de gueule avec le chef, rigolades entre collègues, débrayages, grèves. Je voulais garder une trace de cette vie à la chaîne, décrire l’ambiance du travail. Pour moi. Pour les copains de galère aussi. Pour faire une sorte d’album de famille de la dizaine de vrais copains de la Carrosserie.

Huit heures par jour au boulot, ce n’est pas rien. Même si on résiste, la chaîne déteint sur nous. En ville, on continue de courir comme si on était toujours à s’agiter autour des carcasses de bagnoles. On parle fort parce que les machines ne s’arrêtent jamais de nous vriller les oreilles. On laisse des plumes au boulot. Plusieurs copains y ont laissé leur peau.

Écrit par un ouvrier de Sochaux qui a passé trente ans en chaîne, ce livre raconte la vie au jour le jour d’un OS de base. Il montre comment l’usine ne cesse d’exercer sa violence et comment une résistance, à la fois spontanée et organisée, se manifeste sous des formes toujours nouvelles face aux « innovations » du management.
La singularité de ce texte tient à ce qu’il nous fait entendre la voix d’un « ouvrier ordinaire », c’est-à-dire celui qui d’habitude n’est pas entendu parce qu’il n’a pas de légitimité particulière pour prendre la parole.
L’auteur, Hubert Truxler (alias Marcel Durand), incarne la figure du travailleur récalcitrant, conscient qu’il vaut autant que les autres.


Parution : 13/10/2006
Collection MémoireSociales

x 12 20 161 p. Le bal des vipères T Castellanos Moya Horacio roman société 2007 31/08/07 9782922868616 Les Allusifs Littérature 15,30 € 15.30 épuisé
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Pour tromper son ennui, Eduardo Sosa, un jeune homme désœuvré, décide de suivre une sorte de clochard, Jacinto Bustillo, qui vit dans une voiture stationnée au pied de son immeuble. Après quelques heures et de nombreuses gorgées d’alcool, l’étudiant tue le clochard dans une ruelle et se glisse à la fois dans la Chevrolet et dans la personnalité de Jacinto, ou du moins celle qu’il imagine qu’il a. Dans la Chevrolet l’attend une divine surprise : Loli, Beti, Valentina et Carmela, de somptueuses créatures toutes d’écailles vêtues, l’adoptent. Ensemble, ils prennent la route pour venger Jacinto, en tuant d’abord sa méchante épouse, puis sa domestique. Mais la soif de vengeance persiste et les belles, sensuelles et cruelles, s’ankylosent. Le groupe prend d’assaut une galerie marchande chic. Évidemment c’est la panique. Au cours d’un épouvantable carnage, des quidams et des personnages importants meurent. Puis l’équipée se poursuit, semant le chaos et la terreur dans la ville.

Avec cette balade ophidienne qui allie délire paranoïaque et réalisme cru, Horacio Castellanos Moya laisse place au fantastique, à l’hallucination, comme si eux seuls étaient à la hauteur de la critique de d’une société sans avenir, où la révolution n’est plus à l’ordre du jour.

À PROPOS Castellanos Moya est un prince de la distanciation. Il épouse la conscience de ses créatures ; leur parole, lue à plat, révèle en creux leur inconscience et l’horrible grimace du monde. On rit froid. Ses romans sont très divertissants, car, comme le disait Roberto Bolaño, « c’est un survivant, mais il n’écrit pas comme un survivant ».
Philippe Lançon | Libération

EXTRAIT "Aucun des locataires ne put dire à quel moment précis la Chevrolet jaune avait stationné devant l’immeuble. Trop de voitures passaient la nuit dans cette rue ; deux rangées serrées le long des quatre blocs du lotissement. Mais les raisons pour lesquelles la Chevrolet jaune attirait l’attention ne manquaient pas : il s’agissait d’un tacot qui datait d’au moins trente ans, à la carrosserie écaillée et aux vitres obturées par des morceaux de carton elle avait l’air, donc, d’une vieille propriété sentimentale de l’un des voisins qui refusait de l’emmener à la casse.

Les premières personnes à se rendre compte qu’il se passait quelque chose de bizarre avec cette antiquité furent les maîtresses de maison et les domestiques qui, vers le milieu de la matinée, sortaient pour faire des courses à l’épicerie ou, tout simplement, pour s’adonner au commérage. Un homme aux cheveux gris, barbu et loqueteux, émergeait de la Chevrolet à ces heures-là avec la tête de quelqu’un qui vient de se réveiller, la tête de quelqu’un qui a passé la nuit à dormir dans ce tas de ferraille."

x 24 16 144 p. Altermondialistes
Chroniques d’une révolution en marche
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Abrassart Loïc reportage société, altermondialisme 2006 15/06/06 9782862274867 Alternatives Divers 20,00 € 20.00 épuisé
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Un historique du “mouvement des mouvement”, de sa “naissance” à Versailles en juillet 1989, lors du G7, au dernier Forum social d’Athènes en mai 2006.

Depuis 1999, l’altermondialisme, n’a cessé de se renforcer et d’essaimer à travers le monde. Contre-sommets, forums sociaux, pratiques militantes alternatives, apparition d’une nouvelle génération militante… Les altermondialistes ont bouleversé, à leur manière, le cours tranquille de la mondialisation néolibérale et renoué avec l’engagement militant sous de nouvelles formes. En se développant sur de nouveaux continents (Afrique, Asie), en contribuant au virage à gauche des pays latino-américains, il attire de nouvelles organisations et il continue à favoriser l’éclosion de réseaux thématiques de lutte et de réflexion (sur les migrations, l’aide au développement, les ressources naturelles) et le rassemblement d’acteurs de terrain.

Photographies et textes s’assemblent dans cet ouvrage pour dresser le portrait de cette nouvelle utopie planétaire qui proclama un jour qu’« un autre monde est possible ».

x 12,5 20 256 p. Petit et Méchant T Gauquelin Blaise roman politique, société 2007 31/08/07 9782353460175 Altiplano Noir & blanc Littérature 17,80 € 17.80 présent à Plume(s)
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4e de couverture :
Deux minutes avant le générique de lancement de la soirée électorale, les invités se regroupent face au poste à mauvaises nouvelles. Debout, prête à bondir en direction de la cuisine à la moindre requête, Vera puise nerveusement et régulièrement dans sa coupe. La snob parle et l’on voit soudain apparaître le visage du nouveau chancelier. Il est très mat. «  O mein Gott  », crie une invitée en plaçant une main potelée devant sa bouche. Élu au premier tour, le président du parti Ö – Ö comme Österreich – entre dans l’histoire avec cinquante et un pour cent des voix. «  Vive le bronzé  ! Vive Branau  ! Vive le Schmarotzer   ! Le pique-assiette  ! Le parasite  !  » Les trois autres candidats restent genou à terre. Vera se laisse retomber sur le canapé et j’ai envie de manger des barres chocolatées.

L’ouvrage :
Balthazar est né du côté des gens qui font le travail à la place des autres. Il vit dans l’ombre des beaux et des riches et ne s’en plaint pas trop. Quand il n’écrit pas les textes que ceux d’en haut récitent à l’écran, il met son corps à leur disposition.

Jusqu’au jour où Balthazar commet l’irréparable : le meurtre d’un «  grand  ». Sa vie bascule et le voilà fuyard dans un pays étranger.

Il ne va cependant pas y trouver la tranquillité souhaitée. L’ Autriche, où il atterrit par hasard, est en plein bouleversement politique : une dictature populiste se met en place.

Balthazar s’accommodera de cette situation comme des précédentes. Mais sa lâcheté permanente finit par le rattraper. Car quand on tue un «  grand  », on doit s’attendre à un retour de bâton.

Argumentaire :
Autrefois, le tiers état était représenté à quatre pattes, portant sur son dos le clergé et la noblesse. Aujourd’hui, dans la même position, il s’agit de lécher les culs afin que tout aille pour le mieux. Le protagoniste du roman l’a bien compris.

Les scènes de sexe sont crues. Pourtant, ce n’est pas leur précision qui les rend repoussantes, mais les situations de domination sociale qu’elles peuvent symboliser. Loin de se vouloir le propos essentiel de l’ouvrage, elles n’en constituent pas moins le permanent décor.

Petit et Méchant, c’est surtout l’observation du pouvoir par le bas. À travers le regard d’un anti-héros, désabusé, cynique et profiteur, mais affûté sur ce qui l’entoure, on suit le glissement étonnamment facile d’un État démocratique vers un État dictatorial.

Cependant Petit et Méchant n’est pas particulièrement ancré dans un pays : l’ Autriche n’est ici que le prétexte au récit d’une mauvaise fable universelle.

x 14 21 174 p. Portrait physique et mental du policier ordinaire T Rajsfus Maurice essai répression, société 2008 09/05/08 9782352270447 Après la Lune Politique et société -répression 14,00 € 14.00 épuisé
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Au risque de passer pour des débiles profonds, faisons un rêve. Et si le policier protégeait le faible contre le fort, le pauvre contre le riche, l’exploité contre l’exploiteur, les militants des Droits de l’Homme contre les tenants du pouvoir fort ? Comment réagirait le monde policier si on lui expliquait que la démocratie est bien plus menacée par ces forces de l’ordre trop nombreuses que par la “racaille” que Nicolas Sarkozy prévoyait d’envoyer en prison dès l’âge de dix ans ? De telles fictions ne peuvent que faire rire ceux qui ont la lourde tâche de nous surveiller au quotidien pour nous indiquer inlassablement le droit chemin. Celui que nous n’aurions jamais dû quitter… Et pourtant, il reste toujours des insoumis qui refusent certaines formes d’autorité, avec cette certitude chevillée au corps que la société peut vivre paisiblement sans police. Peut-être n’est-ce là qu’une utopie, mais comment vivre sans utopie ?

Articulé en 5 chapitres : La morphologie du policier - La brutalité ordinaire - La personnalité du policier - La représentation du policier - Un avenir bleu marine, ce livre paraît alors que le comportement violent et raciste de certains policiers défraie encore et toujours la chronique ; la mort du jeune Abdelhakim Ajimi, le 9 mai 2008 à Grasse, vient hélas de le rappeler.

Maurice Rajsfus, de très méchante humeur, dresse le portrait au vitriol de la police d’une République qui s’est dotée en 2007 d’un ministère de l’Identité nationale. Il a dédié son pamphlet à l’homme de Néanderthal.

x 13 18 222 p. Les boîtes T Péron René essai société 2004 27/11/04 9782841722914 L’Atalante Politique et société -consommation 14,90 € 14.90 présent à Plume(s)
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Le règne du discount et de ses hangars ne cesse d’élargir son emprise. Du berceau à la tombe, mise en boîte assurée. Ce triomphe des grandes surfaces procède d’une longue évolution qui commence dès la « guerre des rues et des passages dans les années vingt »... 1820. Plébiscitées par les consommateurs, les grandes surfaces figurent aujourd’hui parmi les objets les plus décriés de la société de consommation. Pour expliquer ce paradoxe, Les Boîtes croise les regards portés par les écrivains, les élus de la République et les sociologues sur deux siècles de modernisation du commerce de détail. À l’accusation d’être les responsables de la mort du petit commerce s’ajoutent depuis peu les attaques contre les formes architecturales et paysagères dont les « boîtes » trouent les villes. Le livre s’arrête sur ce procès en esthétique trop consensuel pour ne pas être bien-pensant. Mais il s’intéresse d’abord aux enjeux fondamentaux : les marchandises investissent nos vies et nos villes sur un mode toujours plus intime et totalitaire.

Ce livre a reçu le deuxième prix de l’édition 2005 du prix « la Ville à lire » décerné par France Culture et la revue Urbanisme.

Photographies de couverture : René Péron et Michel Esnault

x 14,5 20 173 p. Numéro d’écrou 20671 U T Bové José et Herman Patrick témoignage société 2003 27/08/03 9782841722471 L’Atalante Comme un accordéon Par chez nous -José Bové 12,50 € 12.50 présent à Plume(s)
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On ne met pas un syndicaliste en prison tous les jours. Règlement de comptes judiciaire pour trente ans d’engagement syndical, l’incarcération de José Bové à Villeneuve-lès-Maguelonne à l’été 2002 témoigne aussi de la nouvelle idéologie sécuritaire et consumériste de nos " décideurs ". C’est pourtant par leurs actions radicales mais non violentes que José Bové et ses " collègues " paysans ou citadins ont permis que des débats fondamentaux voient enfin le jour en France : AMI, OMC, PAC, hormones, OGM... Les milliers de lettres reçues dans sa cellule par le détenu Joseph Bové, les centaines de manifestations en France et dans le monde attestent qu’il s’agit là d’un combat partagé, solidaire, inscrit dans une généalogie qui relie les luttes du " passé " à celles d’aujourd’hui. Et non d’une baudruche médiatique. Ce livre mosaïque dessine des portraits parmi tous ceux qui se sont sentis concernés au point de prendre la plume et de dire leur mot dans des lettres ou des dessins. Préfacé et annoté par le détenu Joseph Bové, le livre est accompagné d’un CD de création sonore traitant à la Prévert ce curieux exercice carcéral de démocratie
x 15,5 22 160 p. Les banlieues, le Proche-Orient et nous T Shahid Leïla, Warschawski Michel et Vidal Dominique essai Palestine, société 2006 02/03/06 9782708238558 L’Atelier International -Moyen Orient 17,25 € 17.25 présent à Plume(s)
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Depuis trois ans, le Proche-Orient s’enfonce dans le drame. En France, les quartiers dits « sensibles » s’embrasent. Pendant ce temps, Leila Shahid, Michel Warschawski et Dominique Vidal dialoguent avec plus de 18 000 personnes au cours d’une « tournée des villes et des banlieues ». Leur but : dépassionner afin de mieux comprendre… et mieux agir sur la situation, là-bas comme ici, pour que l’emporte le taayoush – ce terme arabe qui exprime le « vivre ensemble ». De grandes assemblées en rencontres plus intimes, tout a été mis en débat : les sociétés palestinienne et israélienne, l’occupation militaire, les attentats-suicides, la résistance populaire, la solidarité des pacifistes israéliens et internationaux… Le dialogue a aussi porté sur ces inégalités qui rongent le modèle républicain français – une crise sociale doublée d’une crise postcoloniale, symbolisée par les discriminations qui, dans tous les domaines, frappent les enfants de l’immigration. C’est ce débat que Leila Shahid, Michel Warschawski et Dominique Vidal poursuivent ici. Pour contribuer à faire tomber tous les murs, réels comme symboliques, qui nous empêchent de sortir de nos tribus et de vivre ensemble.
x 14 20 232 p. Téhéran-Paris. Résistant en Iran, innovateur social en France T Tabib Hibat témoignage société 2007 26/10/07 9782708239593 L’Atelier Politique et société -alternatives 18,30 € 18.30 présent à Plume(s)
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Un jour de printemps 1975, alors que pour son anniversaire le Shah d’Iran offre un gâteau à chaque prisonnier politique de ses geôles, un juriste refuse obstinément d’en manger. Ce geste vaudra à Hibat Tabib de connaître la torture et l’isolement le plus total. Libéré au bout de sept ans, il participe à la révolution de 1979 confisquée par Khomeiny, le stratège islamiste. Candidat des forces démocratiques aux élections législatives, il ne peut siéger au Parlement, s’enfonce dans la clandestinité et finit par quitter l’Iran en franchissant à pied les montagnes qui le séparent de la Turquie. Par moins vingt degrés, avec sa femme et son bébé. Au milieu des années 1980, Hibat Tabib est accueilli en France. Il aurait pu devenir un héros aigri, mais choisit de mettre en oeuvre ses idéaux en dirigeant un centre social et culturel dans une banlieue populaire de Seine-Saint-Denis. Riche de sa culture perse, fort de son expérience de résistant, il mobilise la « cité des poètes » de Pierrefitte autour d’une dynamique collective de lutte contre la violence qui fait école. Devenu un référent reconnu de la médiation sociale en France et en Europe, Hibat Tabib livre dans cet ouvrage le témoignage exceptionnel d’un artisan de la démocratie. Il porte un espoir tenace : voir un jour les fils fragiles de la justice et de la liberté relier Téhéran et Paris.

Nathalie Dollé, co-auteure de cet ouvrage, est journaliste. Elle a écrit, avec Hibat Tabib, La cité des poètes, comment créer une dynamique de quartier face à la violence ? (Le Temps des Cerises, 1998).

x 12 16 160 p. Les goulags de la démocratie T Davis Angela essai société, société américaine 2006 30/11/05 9782846261159 Au Diable Vauvert Politique et société -répression 12,00 € 12.00 présent à Plume(s)
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Les pratiques inhumaines de l’armée américaine au sein de la prison d’Abou Ghraïb ont fait la une de tous les journaux. Depuis, un débat éthique fait rage : dans ce modèle mondial démocratique qu’incarnent les États-Unis, où se place désormais la limite entre l’acceptable et l’inacceptable ?

C’est dans ce contexte politique et médiatique qu’Angela Davis répond à plusieurs interviews et aborde les sujets les plus tabous : résistance à l’oppression, traitements des prisonniers dans les institutions géantes américaines, lutte pour la décence et l’égalité,...

Elle fait allusion à sa propre incarcération, à son expérience d’« ennemi d’état » : Angela Davis a elle-même été classée dans les dossiers du FBI comme activement recherchée. Elle évoque le rôle capital qu’a joué l’activisme social et les mobilisations internationales, dans son cas et dans celui de nombreux prisonniers politiques.

Au cours de quatre entretiens, Angela Davis critique une démocratie compromise par ses origines racistes, une démocratie qui perpétue les inégalités sociales et raciales à travers des institutions elles-mêmes fondées sur l’intolérance. À partir des récentes révélations des rapports successifs de la Croix Rouge faisant état des violations des droits de l’homme dans les prisons de Guantanamo, d’Afghanistan et d’Irak, Angela Davis se livre à une analyse du régime carcéral sur le sol américain et une critique féroce d’un système qui s’obstine à bâtir des complexes pénitentiaires gigantesques sur les ruines tenaces d’un passé esclavagiste et d’une idéologie oppressive, raciste et inégalitaire.

Les prisons sont le miroir d’inégalités flagrantes, aux États-Unis comme dans le monde démocratique.


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