juifs - Librairie Plume(s)
masquer rechercher un article par :   ?  

présent :  dans texte :  titre seul :  exacte :
éditeur: tous
Contacts|Qui sommes-nous|Liens|Agenda|soldes
recherche avancée

Plume(s) est ouverte du mardi après-midi au samedi soir, de 10h à 12h et de 14h30 à 19h30 ; fermé dimanche, lundi et mardi matin.
  rayons :  BD | Divers | International | Jeunesse | Littérature | Par chez nous | Politique et société | Pratique

ca 18 documents sur le thème : juifs



18 articles
tout ouvrir dans de nouveaux onglets par rayon par theme

larg.
?
haut.
?
pages
?
titre +
?
sous-titre
auteur
type
thème
parution +
?
ean
?
éditeur
?
collection
?
rayon
prix
?
IAD
disponibilité
?
x 15,3 23,5 308 p. La souffrance comme identité T Benbassa Esther essai Israël, juifs 2008 09/07/08 9782213632537 Fayard Essais International -Moyen Orient 21,50 € 21.50 présent à Plume(s)
AA AA
Cet ouvrage montre brillamment comment en monde juif, depuis les fondations bibliques elles-mêmes, la souffrance, ses représentations et sa ritualisation ont façonné au fil des siècles l’histoire d’un peuple et d’une religion, et plus encore l’idée que ce peuple et cette religion se faisaient de leur histoire, désormais " lacrymale ". Il suit ce parcours jusqu’à ses ultimes métamorphoses et analyse le lien indissoluble qui s’est finalement tissé entre le génocide et l’Etat d’Israël, sa politisation, sa banalisation et sa transformation récente en une religion civile accessible à tous, un judaïsme " de l’Holocauste et de la Rédemption " - la Rédemption étant la création de l’Etat hébreu. Au-delà du cas juif, il fournit des clés de compréhension des diverses trajectoires mémorielles et identitaires d’aujourd’hui, aussi nécessaires ou inévitables qu’envahissantes et dont la mémoire de la Shoah est devenue le modèle. Traitant pour la première fois dans la très longue durée et dans une perspective comparatiste l’immense dossier de la souffrance comme identité, Esther Benbassa engage aussi le débat, face à des devoirs de mémoire tyranniques, sur un droit à l’oubli qui ne serait pas amnésie, mais confierait à une histoire enfin plurielle et partagée le dépôt de nos passés de souffrances. Ce choix reste-t-il toutefois praticable dans une société qui fait du bien-être sa valeur suprême, où la souffrance distingue et garantit le plus souvent l’accès à une forme de reconnaissance, même si elle est essentiellement symbolique et n’ouvre pas toujours sur un avenir constructif ?
x 11 17,9 606 p. Comment le peuple juif fut inventé T Sand Shlomo essai histoire, Israël, juifs 2010 13/01/10 9782081228825 Flammarion »» Champs Essais International -Moyen Orient 12,20 € 12.20 remplacé >>(2018)
AA AA

Quand le peuple juif fut-il créé ? Est-ce il y a quatre mille ans, ou bien sous la plume d’historiens juifs du XIXe siècle qui ont reconstitué rétrospectivement un peuple imaginé afin de façonner une nation future ? Dans le sillage de la " contre-histoire " née en Israël dans les années 1990, Shlomo Sand nous entraîne dans une plongée à travers l’histoire " de longue durée " des juifs.

Les habitants de la Judée furent-ils exilés après la destruction du Second Temple, en l’an 70 de l’ère chrétienne, ou bien s’agit-il d’un mythe chrétien qui aurait infiltré la tradition juive ? L’auteur montre comment, à partir du XIXe siècle, le temps biblique a commencé à être considéré par les premiers sionistes comme le temps historique, celui de la naissance d’une nation. Ce détour par le passé conduit l’historien à un questionnement beaucoup plus contemporain : à l’heure où certains biologistes israéliens cherchent encore à démontrer que les juifs forment un peuple doté d’un ADN spécifique, que cache aujourd’hui le concept d’" État juif ", et pourquoi cette entité n’a-t-elle pas réussi jusqu’à maintenant à se constituer en une république appartenant à l’ensemble de ses citoyens, quelle que soit leur religion ? En dénonçant cette dérogation profonde au principe sur lequel se fonde toute démocratie moderne, Shlomo Sand délaisse le débat historiographique pour proposer une critique de la politique identitaire de son pays.

x 17 24 400 p. La montagne refuge
Accueil et sauvetage des juifs autour du Chambon-sur-Lignon
T
Cabanel Patrick doc 39-45, persécution, juifs 2013 17/04/13 9782226245472 Albin Michel Politique et société -histoire 25,00 € 25.00 sur commande ?
AA AA

Entre la Haute-Loire et l’Ardèche, dans un pays de hauts plateaux appelé La Montagne, des milliers de juifs ont été accueillis, cachés et sauvés par la population durant la Seconde Guerre mondiale. Cette désobéissance civile et spirituelle, orchestrée par les pasteurs protestants et mise en œuvre par le peuple des hameaux, est un cas presque unique de sauvetage à l’échelle de tout un « pays ». Seule une localité des Pays-Bas a reçu de l’Institut Yad Vashem, comme le pays du Chambon, un diplôme d’honneur collectif.

La reconnaissance en France a été plus tardive (en 2004 par le président Chirac et Simone Veil). Mais un Musée est en préparation, financé par l’Europe, l’État, les régions concernées et des fondations, qui donnera enfin une visibilité nationale à ce lieu à l’histoire extraordinaire.

x 13,5 19 365 mn Juifs et Musulmans, si loin si proches T Miské Karim doc histoire, juifs, musulmans 2013 10/11/13 3545020029503
PHA004
Phares et balises Divers -DVD 24,95 € 24.95 présent à Plume(s)
AA AA
Ce voyage dans le temps retrace quatorze siècles d’une riche histoire commune entre juifs et musulmans.

Dès l’avènement de l’islam, le sort des musulmans et des juifs a été étroitement lié, mais un peu plus d’un siècle de conflit a suffi à occulter dans les mémoires treize siècles d’une histoire commune souvent pacifique et parfois harmonieuse. Elle commence dans la péninsule Arabique, où l’islam voit le jour au VIIe siècle, par la parole et l’enseignement de son fondateur, Mahomet, et se poursuit à Jérusalem, où, au XIIe siècle, le conquérant Saladin respectera églises et synagogues, durant le mythique âge d’or du royaume d’al-Andalus (711-1492) et dans la Maison judéo-musulmane de la sagesse fondée à Bagdad par la dynastie abbasside… Jusqu’à la rupture violente du XXe siècle, les deux religions n’ont cessé de dialoguer, non sans épisodes douloureux, comme le massacre de Grenade, en 1066, durant lequel la population juive est décimée par ses voisins musulmans. Le judaïsme a ainsi fortement inspiré Mahomet, qui en reconnaît les prophètes ? Ibrahim (Abraham), Moussa (Moïse) ou Joseph (Youssef). Trois siècles plus tard, c’est sous l’influence des penseurs musulmans que le rabbin Saadia Gaon proposera une interprétation de la Thora puisée dans la philosophie grecque.

De 610 à nos jours, de l’Arabie au Proche-Orient en passant par l’Empire ottoman, l’Andalousie et le Maghreb, cette histoire complexe et méconnue est racontée chronologiquement, avec une fluidité qui n’exclut pas le sens du détail. Un passionnant voyage dans le temps, porté par les explications, savantes mais toujours accessibles, de plus de trente chercheurs venus de différents pays, par des séquences d’animation originales et par des archives photographiques et filmiques d’une grande force.

1. Les origines : 610-721 (52 mn)
Où l’on retrace la naissance de l’islam et sa conquête en un siècle d’un territoire s’étendant de la Perse à l’Espagne. Quelle a été la place des millions de non-musulmans dans cet empire ? Pour les polythéistes, c’est la conversion ; pour les peuples du Livre, juifs et chrétiens, le statut de "dhimmi", qui les détermine inférieurs, mais leur confère une protection plus ou moins généreuse selon les lieux, et leur permet de pratiquer leur religion.

2. La place de l’autre : 721-1789 (52 mn)
Sur le continent indo-européen et le pourtour de la Méditerranée, l’islam est religion officielle. Les juifs et les chrétiens constituent des minorités organisées autour d’une même idée : l’obtention du meilleur statut possible. Cela n’empêche pas les échanges culturels ? en témoigne la Maison de la sagesse à Bagdad ? ni les épisodes plus tragiques comme la conversion forcée des juifs et des chrétiens andalous par les Almohades au XIIe siècle. Au XVe siècle, la Reconquista catholique va sceller pour les juifs et les musulmans chassés d’Espagne un nouveau destin commun.

3. La séparation, 1789-1945 (54 mn)
C’est en Europe que s’écrit désormais l’histoire. Révolution française, États-nations… Les juifs d’Europe, devenus citoyens, se retrouvent aussi la cible d’un antisémitisme plus affirmé. Ce qui ne les empêche pas d’intégrer les nouvelles élites nationales et de jeter un regard protecteur sur les juifs du monde musulman. Sionisme d’un côté, nationalisme arabe de l’autre, la Palestine, appelée Syrie Méridionale par les Ottomans, devient un enjeu religieux mais aussi politique.

4. La guerre des mémoires, 1945–2013 (55 mn)
Le monde découvre l’horreur des camps nazis. En 1948, la naissance d’Israël suscite colère et amertume chez les Arabes et les musulmans, joie et allégresse dans l’ensemble du monde juif, de New York à Tel-Aviv. Des centaines de milliers de Palestiniens sont expulsés et fuient avec l’espoir d’un possible retour ? en arabe, la Nakba, la "catastrophe". Et de gré ou de force, la grande majorité des juifs du monde musulman va quitter en quelques décennies l’Irak, l’Égypte, l’Iran, la Syrie, le Maroc, la Tunisie…

bonus : La Maison de la sagesse - 100’
20 éclairages historiques de spécialistes internationaux : Michel Abitbol, Reza Aslan, Esther Benbassa, Mark R. Cohen, Mahmoud Hussein, Henry Laurens, Tariq Ali, Abdelwahab Meddeb, Benjamin Stora, Lucette Valensi….

x 19,5 27 96 p. Superman n’est pas juif (...et moi un peu) T Bemon Jimmy et Boudet Emilie BD différence, enfance, identité, juifs 2014 02/01/14 9782849531945 Boîte à bulles Contre-pieds BD -roman graphique 20,00 € 20.00 présent à Plume(s)
AA AA

Balloté entre un père juif et une mère catholique, Benjamin a du mal à définir qui il est... Enfant, il adule sa famille paternelle et est fier d’être juif, " comme Superman ". Tellement fier, qu’il le clame partout à l’école...

Mais le jour où il fait le lien entre son zizi circoncis et la religion juive, tout s’écroule ! Désormais décidé à cacher sa religion, Benjamin va tout mettre en oeuvre pour éviter que ses copains de classe ne découvrent la vérité sur son " zizi coupé "...

La fierté laisse alors place à la honte et à des questions sans fin : comment garder la face à l’école, puis au collège, face aux préjugés de ses camarades ? Peut-il vraiment être juif si sa mère ne l’est pas ? Pourquoi ses potes pensent que tous les Juifs sont riches, alors que lui mange tous les soirs des raviolis Buitoni ?!!

Par-dessus tout, en remettant en cause sa judéité, Benjamin va devoir affronter le regard de son père... et ainsi défier 5000 ans de tradition religieuse ! Parviendra-t-il à s’affirmer face à ce dernier et à trouver enfin sa place.

x 16 24 335 p. Histoire des Juifs de Tunisie
Des origines à nos jours
Sebag Paul histoire Tunisie, juifs 1991 01/01/91 9782738410276 L’Harmattan Histoire Et Perspectives Mediterraneenne International -Afrique 33,00 € 33.00 sur commande ?
AA AA
x 14 20,5 361 p. L’Etat contre les juifs
Vichy, les nazis et la persécution antisémite (1940-1944)
T
Joly Laurent histoire 39-45, persécution, juifs 2018 26/09/18 9782246862994 Grasset & Fasquelle Essais Francais Politique et société -histoire 20,90 € 20.90 présent à Plume(s)
AA AA

Sur Vichy et la Shoah, on pensait tout savoir. Ce livre démontre qu’il reste encore beaucoup à découvrir. Répondant à une série de questions clés, Laurent Joly renouvelle profondément l’histoire de la persécution des juifs sous l’Occupation et balaie bien des idées reçues. Pourquoi, dès l’été 1940, le régime du maréchal Pétain a-t-il impulsé une politique antisémite ? Pourquoi a-t-il accepté de contribuer aux déportations massives décidées par les nazis en 1942 et d’assumer pleinement ces opérations, à Paris comme en zone libre ? Dans quelle mesure l’administration a-t-elle collaboré à la politique génocidaire ? S’appuyant sur de nombreuses sources inédites, restituant les marges de manoeuvre des agents (du dirigeant étatique jusqu’au simple gardien de la paix) et les effets concrets de leurs décisions, Laurent Joly écrit une histoire incarnée, au plus près des exécuteurs, des victimes et des témoins.

Le lecteur apprendra ainsi que le statut d’octobre 1940 n’est pas une simple transposition de la tradition antisémite française : Vichy cherche surtout à suivre le modèle nazi. Sur le Vel d’Hiv, il découvrira une histoire qu’on ne lui a jamais racontée : l’opération du point de vue policier. Enfin, il réalisera que l’idée selon laquelle la persécution des juifs a été occultée par la justice de l’épuration mérite d’être fortement nuancée.

Au bout du compte, Laurent Joly montre que si toute la puissance de l’Etat a été mobilisée pour persécuter puis rafler les juifs, les logiques propres à l’appareil étatique, ses objectifs contradictoires, ses pesanteurs et finalement les résistances ont contribué à ce que la majorité des juifs de France, frappés de plein fouet par la persécution, échappent malgré tout à la mort.

x 11 18 480 p. Celui qui va vers elle ne revient pas T Deen Shulem autobiographie juifs 2019 03/01/19 9782757874028 Points Points documents Littérature -poches 8,30 € 8.30 sur commande ?
AA AA

Shulem Deen a été élevé dans l’idée qu’il est dangereux de poser des questions. Membre des skver, l’une des communautés hassidiques les plus extrêmes et les plus isolées des Etats-Unis, il ne connaissait rien du monde extérieur. Si ce n’est qu’il fallait à tout prix l’éviter. Marié à l’âge de dix-huit ans, père de cinq enfants, Shulem Deen alluma un jour un poste de radio — une première transgression minime.

Mais sa curiosité fut piquée et le mena dans une bibliothèque, puis sur Internet, et ébranla les fondements de son système de croyances. Craignant d’être découvert, il sera finalement exclu pour hérésie par sa communauté et acculé à quitter sa propre famille. Dans ce récit passionnant, il raconte ce long et douloureux processus d’émancipation et nous dévoile un monde clos et mystérieux.

x 15 23 376 p. La survie des Juifs en France - 1940-1944 T Sémelin Jacques histoire 39-45, France, juifs 2018 04/10/18 9782271090270 CNRS »» Seconde Guerre mondiale Politique et société -histoire 25,00 € 25.00 sur commande ?
AA AA

Comment et pourquoi 75 % des juifs ont-ils échappé à la mort en France sous l’Occupation, en dépit du plan d’extermination nazi et de la collaboration du régime de Vichy ? Comment expliquer ce taux de survie inédit en Europe, dont les Français ont encore peu conscience ? Jacques Semelin porte un regard neuf et à hauteur d’hommes sur les tactiques et les ruses du quotidien qui ont permis aux persécutés d’échapper aux rafles et déportations.

Au-delà du contexte international et des facteurs géographiques, politiques, culturels, il montre que les juifs ont trouvé en France un tissu social complice pour les aider, surtout à partir de l’été 1942, malgré l’antisémitisme et la délation. Entre arrestations et déportations d’une part, gestes d’entraide et pratiques de solidarité d’autre part, ce livre est tout sauf une histoire édulcorée des quelque 220000 juifs toujours en vie en France à la fin de l’Occupation.

C’est une histoire au plus près des réalités quotidiennes des persécutés juifs, français et étrangers, illustrée par les trajectoires d’individus ou de familles, dont le lecteur suit l’évolution de l’avant-guerre aux années noires.

x 11 18 606 p. Comment le peuple juif fut inventé
De la Bible au sionisme
T
Sand Shlomo essai Israël, juifs 2018 26/09/18 9782081380288 Flammarion »» Champs Essais International -Moyen Orient 12,00 € 12.00 prochainement à Plume(s) ?
AA AA

Quand le peuple juif fut-il créé ? Est-ce il y a quatre mille ans, ou bien sous la plume d’historiens juifs du "axe siècle qui ont reconstitué rétrospectivement un peuple afin de façonner une nation future ? Dans ce livre qui a fait date, Shlomo Sand a montré pour la première fois comment, à partir du xixe siècle, le temps biblique a commencé à être considéré par les sionistes comme le temps historique, celui de la naissance d’une nation.

Si ses propos ont soulevé une onde de choc dans le monde entier, c’est que derrière le débat historiographique se cache une question brillante : à l’heure où certains généticiens israéliens cherchent encore à démontrer que les juifs forment un peuple doté d’un ADN spécifique, que cache aujourd’hui le concept d’"Etat juif", et pourquoi cette entité n’a-t-elle pas réussi jusqu’à maintenant à se constituer en une république appartenant à l’ensemble de ses citoyens, quelle que soit leur religion ? En dénonçant cette dérogation profonde au principe sur lequel se fonde toute démocratie moderne, c’est une critique de la politique identitaire de son pays que propose Shlomo Sand.

x 17 24 686 p. Nous devions le faire nous l’avons fait c’est tout
Cévennes, l’histoire d’une terre de refuge, 1940-1944
T
Cabanel Patrick histoire solidarité, résistance, Cévennes, juifs 2018 08/08/18 9782375910306 Alcide RESISTER Politique et société -histoire 34,90 € 34.90 prochainement à Plume(s) ?
AA AA
Le premier récit de l’accueil des juifs en Cévennes

Si j’avais pu confier mes parents à nos Cévennes et à votre protection, ils auraient échappé à leur terrible destin à Auschwitz. (Raymond Aubrac s’adressant au pasteur Olivès)

Ça ne se chantait pas sur les toits parce qu’il y avait des risques et, après, nous pensions que c’était mieux de le garder pour soi. (Anonyme ayant accueilli des juifs)

— Le préfet : Mais que puis-je faire ? Je reçois des consignes impératives de Pierre Laval : il faut chercher les Juifs partout ! — Le pasteur : Permettez-moi, M. le Préfet, de vous le dire : quand vous vous présenterez devant Dieu, il ne vous parlera pas de Pierre Laval, il vous demandera ce que vous, vous avez fait. (Rencontre du pasteur Donadille avec le préfet suite à la rafle de février 1943)

À Vébron, nous avons une église et un temple. Les catholiques, les protestants, je peux les compter. Mais nous n’avons pas de synagogue… (Réponse du maire à l’administration lui demandant de recenser les juifs) Quand on les avait bien cachés, qu’ils étaient en sécurité, qu’on avait bien mangé ensemble, dans les fermes cévenoles, en ces moments-là on était content, on était joyeux ensemble et on chantait ! (Pasteur Marc Donadille)

De 1940 à 1944, quelques centaines de juifs sont venus s’installer ou séjourner dans les Cévennes, entre Gard et Lozère. Vallées et montagnes les ont presque tous sauvés, malgré les rafles, la gendarmerie puis les troupes et polices d’occupation. Juifs français et étrangers, antinazis allemands, enfants isolés et familles entières ont trouvé ici l’asile et le salut. Ils le doivent à une géographie tourmentée et à la culture historique de la population cévenole : les descendants des Camisards, habitués à tenir tête à l’État oppressif, ont ouvert aux juifs les portes de leur pays de schiste, de Bible et de mémoire. Ce livre est la première synthèse sur l’une des plus belles pages de la rencontre entre juifs et non juifs dans la France de Vichy.

x 15,5 24 448 p. Les Juifs de France entre République et sionisme T Enderlin Charles enquête France, juifs, sionisme janvier 2020 16/01/20 9782021211658 Seuil Politique et société 22,50 € 22.50 présent à Plume(s)
AA AA

La Révolution française les avait émancipés : elle leur avait accordé les mêmes droits civils et politiques qu’aux autres nationaux à condition qu’ils acceptent de reléguer la pratique religieuse dans la sphère privée. Les Juifs de France jouèrent le jeu et se dévouèrent sans compter à la République, apportant leur contribution au développement de la démocratie et de la laïcité. C’est la grande époque du franco-judaïsme.

Malgré les persécutions antisémites dont ils sont l’objet sous Vichy, les Juifs de France continuent, après la Libération, d’être animés par l’esprit d’intégration républicaine, en dépit de la création de l’État d’Israël (1948). C’est la vague des rapatriés d’Afrique du Nord, après les indépendances, qui donne la première inflexion : les nouveaux venus n’ont pas la même culture de l’intégration que les Juifs issus de l’est européen. La guerre de Six Jours (1967) marque le tournant : Israël attend des Juifs du monde entier un soutien sans faille. S’amorce alors la formation du franco-sionisme : fidélité au pays d’appartenance, bien sûr, mais aussi à Israël et à sa politique, quelle qu’elle soit.

C’est ainsi qu’aujourd’hui les institutions dominantes du judaïsme français s’efforcent de convaincre les Juifs que leur destin est lié non plus au principe d’une République juste et exigeante, mais à un « État nation du peuple juif » à tendance messianique et qui discrimine les minorités non juives.

Du franco-judaïsme dominant sous la IIIe République au virage franco-sioniste d’aujourd’hui, l’histoire des Juifs de France a connu bien des vicissitudes. La voici racontée par l’un de leur fils, sur la base d’une documentation exceptionnelle et à travers un récit riche et coloré.

x 14 20,5 330 p. L’état d’Israël contre les juifs T Cypel Sylvain essai Israël, juifs février 2020 06/02/20 9782348043444 la Découverte International -Moyen Orient 20,00 € 20 présent à Plume(s)
AA AA

« La déprimante vérité n’est pas que le comportement présent d’Israël est mauvais pour les États-Unis, bien que cela soit le cas, pas même qu’il soit mauvais pour Israël lui-même, comme beaucoup d’Israéliens le reconnaissent implicitement. Non, la déprimante vérité est qu’Israël aujourd’hui est devenu mauvais pour les Juifs. (…) Dans le choc des cultures contemporain, entre d’un côté des démocraties ouvertes et pluralistes et de l’autre des ethno-États agressivement intolérants et menés par la foi, Israël risque fort de tomber du mauvais côté. » Tony Judt, “Israel, The Alternative”, The New York Review of Books, octobre 2003

En trois ans, Trump, Orban, Bolsonaro, Salvini, Modi et d’autres dirigeants d’une nouvelle droite autoritaire internationale qui manifestent une propension prononcée pour les régimes forts, xénophobes et peu respectueux des droits démocratiques, ont fait le voyage de Jérusalem. Ce n’est pas tant l’amour de l’État juif qui les motive que cette sorte d’idéaltype des politiques réactionnaires qu’incarne désormais Israël. Que ce soit dans la guerre au terrorisme, l’hostilité aux immigrés et aux minorités, l’irrespect pour les droits humains et le droit international, et plus que tout dans l’affichage d’un ethnicisme assumé, c’est-à-dire l’idée qu’une majorité ethnique (ou raciale ou religieuse) peut légitimement imposer sa loi au détriment du respect des droits civiques, Israël fait office de modèle, et parfois de pionnier. Quant aux responsables israéliens, les connexions antisémites de certains de ces dirigeants ne leur posent aucun problème.

C’est cette évolution d’Israël que cet ouvrage étudie. Il passe en revue le détail peu connu de l’occupation militaire des Palestiniens, l’état d’esprit ethniciste revendiqué qui règne au sein d’un camp colonial israélien largement majoritaire, jusqu’à l’adoption de lois nouvelles, dont la plus grave instaure une citoyenneté à deux vitesses entre Juifs et non-Juifs. Il montre aussi des aspects moins connus de cette évolution. Comme la place prépondérante d’Israël sur le marché international de la cybersurveillance. On apprend ainsi que l’opposant saoudien Jamal Kashoggi, assassiné par les services secrets de son pays à Istanbul, a été pisté grâce à du matériel israélien.

Israël est-il mauvais pour les Juifs ? suit aussi l’impact de l’évolution d’Israël sur les deux principales communautés de la diaspora juive. L’une, en France, a choisi par solidarité de soutenir aveuglément tout acte de l’État israélien. L’autre, aux États-Unis, est divisée. La jeunesse juive américaine, en particulier, tourne de plus en plus le dos à l’État juif, considérant que la politique suivie par Israël n’est pas seulement néfaste pour les Palestiniens au quotidien et pour les Juifs israéliens à terme. Elle comprend que l’alliance avec ces dirigeants racistes et xénophobes ne peut, si elle perdure, que se tourner aussi contre les Juifs – où qu’ils soient.

x 11 17 160 p. Berbères juifs
L’émergence du monothéisme en Afrique du Nord
T
Cohen-lacassagne Julien essai juifs juin 2020 19/06/20 9782358721967 La Fabrique Politique et société -histoire 14,00 € 14.00 prochainement à Plume(s) ?
AA AA

Voici un livre qui bouleverse comple`tement les ide ? es rec ? ues sur l’origine des juifs d’Afrique du Nord. Le re ? cit classique est simple : apre`s la destruction du deuxie`me temple de Je ? rusalem par les troupes de Titus en l’an 70 de notre e`re, les juifs de Jude ? e furent contraints a` l’exil et se disperse`rent dans le monde entier, ou` ils fonde`rent des communaute ? s europe ? ennes, orientales, africaines, asiatiques et maghre ? bines.

Dans cette conception, les juifs d’Afrique du Nord descendent, comme tous les autres, de la population initiale de Jude ? e. Il apparai^t aujourd’hui que si le temple a bien e ? te ? de ? truit, l’exil conse ? cutif n’a jamais eu lieu. Comment un exode aussi massif aurait-il pu mate ? riellement se produire ? "Dans quels camions ? " demande Shlomo Sand dans son grand livre, "Comment le peuple juif fut invente ? " (Fayard, 2008).

Les communaute ? s juives e ? taient nombreuses dans tout l’Orient bien avant la destruction du temple : d’apre`s Philon d’Alexandrie, les juifs e ? taient plus nombreux en Egypte, en Libye, en Asie mineure et surtout a` Babylone qu’autour de Je ? rusalem. Ils ne parlaient he ? breu que pour la liturgie et le reste du temps, ils utilisaient la langue du pays ou` ils vivaient (souvent le grec). D’ou` proviennent donc les juifs d’Afrique du Nord ? la re ? ponse est simple : ce sont des Berbe`res judai ? se ? s.

Le judai ? sme antique e ? tait fortement prose ? lyte (a` la diffe ? - rence du judai ? sme actuel) Le monothe ? isme juif, ne ? a` Babylone, s’est propage ? dans le bassin me ? diterrane ? en, sous l’oeil bienveillant (au moins au de ? but) de l’empire romain, Les Phe ? niciens, grands navigateurs - ce que les juifs n’e ? taient pas - a beaucoup contribue ? a` l’exten- sion du monothe ? isme juif, dont ils e ? taient proches par la langue et les ide ? es.

On appelle souvent "Se ? pharades" les juifs d’Afrique du Nord. Cohen-Lacassagne montre que c’est une erreur : se ? pharade signifie espagnol (ou plus largement ibe`re). Or s’il est vrai qu’une partie des juifs d’Espagne ont franchi le de ? troit lors de la reconquista par les Rois tre`s catholiques, ils ne repre ? sentent qu’une tre`s faible partie de la population juive maghre ? bine de l’e ? poque - constitue ? e, re ? pe ? tons-le, de Berbe`res judai ? se ? s.

"Au Maghreb comme ailleurs, e^tre juif ne coi ? ncide ni avec une re ? alite ? ethnique, ni avec une re ? alite ? linguis- tique, ni avec une re ? alite ? nationale - pas plus qu’e^tre musulman". En Me ? diterrane ? e et au Moyen-Orient s’est constitue ? e avec l’arrive ? e de l’islam une authen- tique civilisation jude ? o-musulmane, bien plus re ? elle que l’hypothe ? tique civilisation jude ? o-chre ? tienne.

Apre`s le triomphe du christianisme, devenu religion officielle, le judai ? sme se trouva confine ? dans l’arrie`re-pays rural, au coeur d’un re ? seau de solidarite ? arabo-jude ? o-berbe`re, ce qui lui a sans doute permis de survivre jusqu’a` l’e ? poque actuelle.

x 11 18 712 p. La destruction des Juifs d’Europe - Tome 1 T Hilberg Raul Europe, juifs 2006 14/09/06 9782070309832 Gallimard »» Folio histoire Politique et société -histoire 12,90 € 12.90 sur commande ?
AA AA

L’histoire est une discipline ainsi faite qu’elle avance grâce à des études monographiques sur des acteurs, des lieux, des institutions, des événements, et, plus rarement, grâce à la mise en un récit unique de l’ensemble de ces données, traçant une perspective d’une seule coulée, donnant, pour des générations, le grand cadre de leurs recherches, l’impulsion même de leur vocation d’historiens. L’ouvrage de Raul Hilberg est de ceux-là, qui a définitivement décrit le génocide comme un processus, distinguant les étapes et précisant les structures de la destruction : la définition des victimes par décret ; l’expropriation ; la concentration ; les opérations mobiles de tuerie ; les déportations ; les centres de mise à mort.

C’est dans ce cadre que s’est inscrite toute l’historiographie internationale du génocide, corrigeant localement le grand récit d’Hilberg, lequel, en retour, intègre tous ces apports dans cette édition nouvelle, mise à jour et définitive. La présente édition définitive est constituée de trois tomes. Le tome premier (Folio Histoire n° 142) comporte les chapitres I à VII, le tome deuxième (Folio Histoire n° 143) comporte le chapitre VIII, le tome troisième (Folio Histoire n° 144) comporte les chapitres IX à XII, les annexes et l’index général des trois tomes.

x 11 18 1593 p. La destruction des Juifs d’Europe - Tome 2 T Hilberg Raul histoire Europe, juifs 2006 14/09/06 9782070309849 Gallimard »» Folio histoire Politique et société -histoire 12,90 € 12.9 sur commande ?
AA AA
Raul Hilberg, né en 1926, professeur de sciences politiques à l’université du Vermont, fut le témoin dans sa jeunesse viennoise de l’ascension du IIIe Reich, puis, sous l’uniforme américain, de sa chute en 1944 -1945. Membre du War Documentation Project et de l’United States Holocaust Memorial Council, témoin du département de la Justice dans les procès contre les agents du crime, Raul Hilberg commença ses recherches pour La destruction des Juifs d’Europe dès 1948. II a expliqué les immenses difficultés qu’il rencontra, à la fin des années cinquante, pour faire éditer la première version de cet ouvrage, qui ne suscita alors l’intérêt de presque aucun grand éditeur, ni même de philosophes : Hannah Arendt fit refuser le manuscrit par une des plus honorables presses universitaires américaines. Ce n’est qu’à partir des années soixante, et particulièrement à dater du procès d’Eichmann à Jérusalem, que l’Occident commença à passer de l’oubli à la mémoire.
x 11 18 2400 p. La destruction des Juifs d’Europe - Tome 3 T Hilberg Raul histoire Europe, juifs 2006 14/09/06 9782070309856 Gallimard »» Folio histoire Politique et société -histoire 12,90 € 12.90 sur commande ?
AA AA
Raul Hilberg n’a pas voulu traiter seulement de la dimension éthique de la catastrophe " indicible ", " innommable ", " passage à la limite de l’humanité ", a-t-on répété, le génocide est d’abord-on l’oublie trop souvent- un fait historique. En cela il est justiciable des procédures qu’applique l’historien à ses objets d’étude. La première édition en langue française de La destruction des Juifs d’Europe a été établie en 1988 à partir de l’édition en trois volumes publiée à New York en 1985 sous le titre : The Destruction of the European Jews. Elle en reprenait l’intégralité du texte mais également des compléments et rajouts inédits de l’auteur pour la version française. Cette nouvelle édition mise à jour, complétée et définitive est établie, avec l’aide de l’auteur, à partir de l’édition en trois volumes publiée à New Haven et Londres en 2003 sous le titre : The Destruction of the European Jews Third Edition. Semblablement, elle reproduit l’Intégralité du texte mais comporte également des compléments et rajouts inédits de l’auteur pour cette version française.
x 15 21 264 p. Une terre Promise ? (1941-1944)
Des juifs dans la collaboration (II)
T
Rajsfus Maurice doc 39-45, juifs 2019 01/01/19 L’Harmattan Politique et société -histoire 21,60 € 21.6 présent à Plume(s)
AA AA

Avril 1941. Les notables du Consistoire israélite proposent au Commissariat général aux questions juives de fournir une main-d’oeuvre immigrée pour le "Retour à la terre". Les nazis vont s’intéresser vivement à ce projet. Quelques centaines de "petits tailleurs" juifs polonais seront expédiés dans les Ardennes dès novembre 1941. On leur a promis en échange de leur engagement, la liberté, un travail libre et la sauvegarde de leur famille.

Tous seront soumis à l’état de forçat avant d’être raflés dans les exploitations agricoles en janvier 1944, ramenés à Drancy et déportés à Auschwitz.

En 1941, les Ardennes avaient été présentées comme une terre promise à une population immigrée affolée. Cette aventure se terminera comme un drame ordinaire, comparable à celui vécu par l’ensemble des Juifs immigrés de Paris.


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Nous écrire | Espace privé | SPIP | squelette |