Svetislav Basara - Librairie Plume(s)
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Svetislav Basara

(1953 — ) Écrivain et homme politique serbe, particulièrement actif au sein du Parti démocrate-chrétien de Serbie. Jeune écrivain parmi les plus brillants de sa génération, et aussi parmi les plus controversés, il signe de petits chefs-d’œuvre d’absurde, dans une œuvre iconoclaste, et malmène les règles du roman et l’ordre du monde en une farce cynique et grinçante. Il excelle tout autant dans l’exercice du pastiche, bousculant son lecteur dans des romans à clefs, revisitant le roman diplomatique qui fit la gloire d’un Ivo Andric, privilégiant les versions résolument anarchiques et burlesques. Il est l’auteur de plusieurs romans, recueils de nouvelles et essais. Ses livres ont été traduits en anglais, grec, italien, hongrois, slovaque, français. Il a déjà publié aux éditions Gaïa en France, De bello civili, version Vitamine C (1996), Le pays maudit (1998), Histoires en disparition (2001), Phénomènes, Copie d’un manuscrit brûlé(2004). Aux Éditions Les Allusifs est paru Le miroir fêlé (2005).

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x 11,5 19 128 p. Guide de Mongolie T Basara Svetislav roman Mongolie 2007 24/01/07 9782922868524 Les Allusifs Littérature 13,20 € 13.20 épuisé
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Le narrateur reçoit une lettre dans laquelle un ami qui vient de se suicider lui propose de partir à sa place en Mongolie, où il devra un guide de ce pays. Le narrateur saisit l’occasion parce que c’est très loin de son pays « merdique » ; peut-être aussi pour échapper à la surveillance de la Sûreté qui s’intéresse de trop près à son roman ; peut-être encore pour revoir son unique amour dans un « endroit impossible », à moins que ce ne soit pour le fuir... À Oulan-Bator, il fait la connaissance d’un évêque hollandais, d’un officier russe devenu grand lama, d’un journaliste américain correspondant d’un journal disparu depuis longtemps, d’un mort-vivant français au passé lubrique, d’un psychanalyste italien et d’une actrice de cinéma.

EXTRAIT
Cette année-là, année du dragon de fer selon le calendrier chinois, si le printemps avait été vieux jeu, l’été fut extravagant. Il neigea deux fois en juillet, une fois le jour ne se leva point, et la nuit dura ainsi quarante-huit heures. Tout alla à l’avenant, jour après jour. Il ne se passait rien. Pas plus que les années précédentes, où les étés s’étaient pourtant montrés plus convenables. Les petits caprices des cieux n’étaient là que pour masquer un vide désespérant. Je me disais : le moment venu, je n’aurai rien sur quoi écrire, si bien que mon prochain livre, comme les précédents, d’ailleurs, sera bourré de solitude, d’ennui et de néant. Peut-être ne me disais-je pas cela, mais rassemblais-je en fait des matériaux pour mes proses futures : tas de dégoûts, monceaux de peurs, grosses bennes débordant de sentiments d’échec et d’hébétude — toute cette matière rabâchée des narrations modernes. Mais je ne notais rien. Dieu m’en est témoin.

x 12 20 177 p. Perdu dans un supermarché T Basara Svetislav littérature 2008 31/03/08 9782922868722 Les Allusifs Littérature 16,30 € 16.30 épuisé
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Qui prétend que s’interroger sur l’absurdité de notre condition est une activité morose ? Pour preuve du contraire, voici une vingtaine de très stimulantes histoires où l’on apprend comment on peut réussir un crime parfait, ce qui passe par la tête de quelqu’un qui est en train de tomber de la tour Eiffel, comment on retrouve sa mère enlevée par les marchands d’esclaves, ce qui arrive à un homme enfermé la nuit dans un supermarché où il s’est perdu, ce qui peut se passer lors d’une boum fatale, et bien d’autres aventures loufoques o๠l’intelligence est à la fête.

À PROPOS
Basara est à la littérature ce que Kusturica est au cinéma : un fou, un génie, un libertaire, un amuseur, un effronté, un sentimental. Un électron libre dans la fournaise qui nous sert d’humanité.
Martin Laval | Télérama

EXTRAIT
Pour ce qui est de la prose, je puis dire ceci : tous les autres je, y compris le mien, rappellent les supermarchés soviétiques ; dans tous, il n’y a que quelques articles inutiles : vanité, orgueil, amour-propre, inconsistance, désespoir - qui nous poussent à sortir de la boutique de notre moi et à entrer dans une boutique tout aussi indigente, extérieure à nous, pour y acheter des lames de rasoir et nous ouvrir les veines.


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