Horacio Castellanos Moya - Librairie Plume(s)
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Horacio Castellanos Moya

(1957 — ) Ecrivain salvadorien. Il est né au Honduras, mais a vécu la majeure partie de sa vie au Salvador. Il est l’auteur de huit romans et de cinq recueils de nouvelles. Il a travaillé de nombreuses années en tant que journaliste au Mexique, au Guatemala et au Salvador. Après la publication en 1997 de son roman Le dégoût, il a reçu de nombreuses menaces de mort qui l’ont contraint à s’exiler. Il a bénéficié, entre 2004 et 2006, d’un programme soutenu par la Foire internationale de Francfort qui lui a permis de mener ses projets littéraires à plein temps. Il vit aujourd’hui aux États-Unis. Après Le dégoût, La mort d’Olga María, L’homme en arme et Déraison, Le bal des vipères est son cinquième roman traduit en français et publié aux éditions Les Allusifs. Son œuvre est parcourue d’un souffle rageur et brutal, heureusement apaisé par un humour jubilatoire, dernier rempart contre la bêtise des autres.

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x 12 20 161 p. Le bal des vipères T Castellanos Moya Horacio roman société 2007 31/08/07 9782922868616 Les Allusifs Littérature 15,30 € 15.30 épuisé
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Pour tromper son ennui, Eduardo Sosa, un jeune homme désœuvré, décide de suivre une sorte de clochard, Jacinto Bustillo, qui vit dans une voiture stationnée au pied de son immeuble. Après quelques heures et de nombreuses gorgées d’alcool, l’étudiant tue le clochard dans une ruelle et se glisse à la fois dans la Chevrolet et dans la personnalité de Jacinto, ou du moins celle qu’il imagine qu’il a. Dans la Chevrolet l’attend une divine surprise : Loli, Beti, Valentina et Carmela, de somptueuses créatures toutes d’écailles vêtues, l’adoptent. Ensemble, ils prennent la route pour venger Jacinto, en tuant d’abord sa méchante épouse, puis sa domestique. Mais la soif de vengeance persiste et les belles, sensuelles et cruelles, s’ankylosent. Le groupe prend d’assaut une galerie marchande chic. Évidemment c’est la panique. Au cours d’un épouvantable carnage, des quidams et des personnages importants meurent. Puis l’équipée se poursuit, semant le chaos et la terreur dans la ville.

Avec cette balade ophidienne qui allie délire paranoïaque et réalisme cru, Horacio Castellanos Moya laisse place au fantastique, à l’hallucination, comme si eux seuls étaient à la hauteur de la critique de d’une société sans avenir, où la révolution n’est plus à l’ordre du jour.

À PROPOS Castellanos Moya est un prince de la distanciation. Il épouse la conscience de ses créatures ; leur parole, lue à plat, révèle en creux leur inconscience et l’horrible grimace du monde. On rit froid. Ses romans sont très divertissants, car, comme le disait Roberto Bolaño, « c’est un survivant, mais il n’écrit pas comme un survivant ».
Philippe Lançon | Libération

EXTRAIT "Aucun des locataires ne put dire à quel moment précis la Chevrolet jaune avait stationné devant l’immeuble. Trop de voitures passaient la nuit dans cette rue ; deux rangées serrées le long des quatre blocs du lotissement. Mais les raisons pour lesquelles la Chevrolet jaune attirait l’attention ne manquaient pas : il s’agissait d’un tacot qui datait d’au moins trente ans, à la carrosserie écaillée et aux vitres obturées par des morceaux de carton elle avait l’air, donc, d’une vieille propriété sentimentale de l’un des voisins qui refusait de l’emmener à la casse.

Les premières personnes à se rendre compte qu’il se passait quelque chose de bizarre avec cette antiquité furent les maîtresses de maison et les domestiques qui, vers le milieu de la matinée, sortaient pour faire des courses à l’épicerie ou, tout simplement, pour s’adonner au commérage. Un homme aux cheveux gris, barbu et loqueteux, émergeait de la Chevrolet à ces heures-là avec la tête de quelqu’un qui vient de se réveiller, la tête de quelqu’un qui a passé la nuit à dormir dans ce tas de ferraille."

x 12 19 271 p. Là où vous ne serez pas T Castellanos Moya Horacio roman 2008 31/08/08 9782922868739 Les Allusifs Littérature 22,40 € 22.40 présent à Plume(s)
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D’où est venu le coup de grâce qui a achevé Atberto Aragon ? Pourquoi l’ex-ambassadeur salvadorien a-t-il fui son pays un matin de juin 1994 pour aller s’égarer dans le labyrinthe de Mexico, vivre ses derniers jours rongé par l’alcool et abandonné de tous ? Personnage ambigu, impliqué dans d’obscures tractations politiques, homme de confiance de ta guérilla salvadorienne et diplomate éphémère au service du gouvernement de la junte militaire, il a longtemps œuvré dans les coulisses d’une guerre civile longue et meurtrière. Pepe Pindonga, un détective salvadorien fou de femmes et d’alcool mais abstème volontaire dont l’incontinence verbale est aussi irrésistible qu’inépuisable, est chargé par un mystérieux ami du défunt d’enquêter sur cette disparition : une mission providentielle pour le privé qui a justement besoin de s’extraire du marasme éthylique d’une peine d’amour comme il n’en a jamais connu.

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