Le bal des vipères - Librairie Plume(s)
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15,30 €  
Le bal des vipères

Auteur Horacio Castellanos Moya
Editeur : Les Allusifs
rayon : Littérature
support : Livre
type : roman
thème : société
ean : 9782922868616
parution : septembre 2007
dimensions : 161 pages ; 12 × 20 cm
prix : 15,30 €
disponibilité : épuisé
arrivé à Plume(s) : 2008

Pour tromper son ennui, Eduardo Sosa, un jeune homme désœuvré, décide de suivre une sorte de clochard, Jacinto Bustillo, qui vit dans une voiture stationnée au pied de son immeuble. Après quelques heures et de nombreuses gorgées d’alcool, l’étudiant tue le clochard dans une ruelle et se glisse à la fois dans la Chevrolet et dans la personnalité de Jacinto, ou du moins celle qu’il imagine qu’il a. Dans la Chevrolet l’attend une divine surprise : Loli, Beti, Valentina et Carmela, de somptueuses créatures toutes d’écailles vêtues, l’adoptent. Ensemble, ils prennent la route pour venger Jacinto, en tuant d’abord sa méchante épouse, puis sa domestique. Mais la soif de vengeance persiste et les belles, sensuelles et cruelles, s’ankylosent. Le groupe prend d’assaut une galerie marchande chic. Évidemment c’est la panique. Au cours d’un épouvantable carnage, des quidams et des personnages importants meurent. Puis l’équipée se poursuit, semant le chaos et la terreur dans la ville.

Avec cette balade ophidienne qui allie délire paranoïaque et réalisme cru, Horacio Castellanos Moya laisse place au fantastique, à l’hallucination, comme si eux seuls étaient à la hauteur de la critique de d’une société sans avenir, où la révolution n’est plus à l’ordre du jour.

À PROPOS Castellanos Moya est un prince de la distanciation. Il épouse la conscience de ses créatures ; leur parole, lue à plat, révèle en creux leur inconscience et l’horrible grimace du monde. On rit froid. Ses romans sont très divertissants, car, comme le disait Roberto Bolaño, « c’est un survivant, mais il n’écrit pas comme un survivant ».
Philippe Lançon | Libération

EXTRAIT "Aucun des locataires ne put dire à quel moment précis la Chevrolet jaune avait stationné devant l’immeuble. Trop de voitures passaient la nuit dans cette rue ; deux rangées serrées le long des quatre blocs du lotissement. Mais les raisons pour lesquelles la Chevrolet jaune attirait l’attention ne manquaient pas : il s’agissait d’un tacot qui datait d’au moins trente ans, à la carrosserie écaillée et aux vitres obturées par des morceaux de carton elle avait l’air, donc, d’une vieille propriété sentimentale de l’un des voisins qui refusait de l’emmener à la casse.

Les premières personnes à se rendre compte qu’il se passait quelque chose de bizarre avec cette antiquité furent les maîtresses de maison et les domestiques qui, vers le milieu de la matinée, sortaient pour faire des courses à l’épicerie ou, tout simplement, pour s’adonner au commérage. Un homme aux cheveux gris, barbu et loqueteux, émergeait de la Chevrolet à ces heures-là avec la tête de quelqu’un qui vient de se réveiller, la tête de quelqu’un qui a passé la nuit à dormir dans ce tas de ferraille."


l’auteur :
Horacio Castellanos Moya : +


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