Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary - Librairie Plume(s)
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15,30 €  
Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary

Auteur Guy Hocquenghem
Editeur : Agone
rayon : Politique et société
support : Livre
type : essai
thème : politique
biblios : Les bouquins de Là-bas
ean : 9782748900057
parution : avril 2003
dimensions : 208 pages ; 12 × 21 cm
prix : 15,30 €
disponibilité : actuellement indisponible
arrivé à Plume(s) : 30 juillet 2008
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Préface de Serge Halimi

Avant de mourir, à 41 ans, Guy Hocquenghem a tiré un coup de pistolet dans la messe des reniements. Il fut un des premiers à nous signifier que, derrière la reptation des « repentis » socialistes et gauchistes vers le sommet de la pyramide, il n’y avait pas méprise, mais accomplissement, qu’un exercice prolongé du pouvoir les avait révélés davantage qu’il les avait trahis. On sait désormais de quel prix – chômage, restructurations sauvages, argent fou, dithyrambe des patrons – fut payé un parcours que Serge July résuma un jour en trois mots : « Tout m’a profité. » Cet ouvrage qui a plus de quinze ans ne porte guère de ride. L’auteur nous parle déjà de Finkielkraut, de BHL, de Cohn-Bendit, de Bruckner. Et déjà, il nous en dit l’essentiel. On ignore ce qu’Hocquenghem aurait écrit d’eux aujourd’hui, on sait cependant que nul ne l’écrira comme lui. Lui qui appartenait à leur très encombrante « génération » – celle des Glucksmann, des Goupil, des Plenel et des Kouchner – se hâtait toutefois de préciser : « Ce mot me répugne d’instinct, bloc coagulé de déceptions et de copinages. » Il aurait souhaité qu’elle fût moins compromise, en bloc, par les cabotinages réactionnaires et moralistes de la petite cohorte qui parasita journaux et « débats ». Il aurait essayé d’empêcher qu’on associât cette « génération »-là aux seuls contestataires qui ouvrirent un plan d’épargne contestation avec l’espoir d’empocher plus tard les dividendes de la récupération. Renonçant aux apparences de la bienséance, de la suavité bourgeoise propres à ceux qui monopolisent les instruments de la violence sociale, Guy Hocquenghem a usé de la truculence, de la démesure. Il a opposé sa clameur à la torpeur des temps de défaite. Son livre éclaire le volet intellectuel de l’ère des restaurations. Les forces sociales qui la pilotaient il y a vingt ans tiennent encore fermement la barre ; les résistances, bien qu’ascendantes, demeurent éparses et confuses. Nous ne sommes donc pas au bout de nos peines. Les repentis ont pris de l’âge et la société a vieilli avec eux. L’hédonisme a cédé la place à la peur, le culte de l’« entreprise » à celui de la police. Favorisés par l’appât du gain et par l’exhibitionnisme médiatique, de nouveaux retournements vont survenir. Lire Guy Hocquenghem nous arme pour y répondre avec ceux qui savent désormais où ils mènent.

Serge Halimi

Bonnes feuilles (en PDF) :

Préface (Serge Halimi) (152 Ko)
Adresse à une génération repentie (176 Ko)
Tchad : quand les intellos sautent sur N’Djamena (44 Ko)
Montand-la-Joie (56 Ko)
Aux ex-sartriens (92 Ko)
À Serge July (124 Ko)
À Roland Castro et à son concubin Régis Debray (96 Ko)
À Jack Lang (100 Ko)
Aux artistes et prétendus tels (104 Ko)
À sa transcendance Béachelle (80 Ko)
Aux petits Blancs tiers-mondistes retournés (92 Ko)
À André Glucksmann, stalinien renversé (112 Ko)


l’auteur :


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