Une guerre mondiale contre les femmes - Librairie Plume(s)
160 p. - 11 × 17 cm

 
 

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15,00 €  
Une guerre mondiale contre les femmes

Des chasses aux sorcières au féminicide

Auteur Silvia Federici
Editeur : La Fabrique
rayon : Politique et société -femmes
support : Livre
type : essai
thème : sexisme
ean : 9782358722001
parution : février 2021
dimensions : 160 pages ; 11 × 17 cm ; |144 g
imprimé en France
prix : 15,00 €
disponibilité : prochainement à Plume(s) ?
arrivé à Plume(s) : 23 juin 2021
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Cet ouvrage tente de rassembler en quelques chapitres les grands enjeux soulevés par Silvia Federici autour de la notion de sorcières et de chasse aux sorcières. Le public a connu (et reconnu) Federici à travers son magnum opus de recherche historiographique intitulé Caliban et la sorcière. Cet intérêt s’explique à la fois par la diversité des questions soulevées par l’autrice et par leur importance actuelle dans le débat public : en tournant notre regard sur les inquisiteurs du Moyen-Âge, Federici nous parle de la domination des femmes, de la genèse du capitalisme et du travail salarié , mais aussi de la privatisation des communs et de la destruction de la nature.

Cette théorisation n’a pas manqué de soulever des questionnements et des critiques, auxquelles Federici répond ici avec une grande pédagogie, ce qui lui permet de mettre en avant des éléments particulièrement saillants de son récit : non seulement le fait qu’en Angleterre, la cartographie des enclosures se superpose aisément avec celle des procès en sorcellerie ; mais en outre, l’autrice souligne les transformations requises par le capitalisme dans notre rapport à la nature, au corps, aux animaux, à la magie.

Les sorcières étaient les femmes qui (guérisseuses, avorteuses, entourées d’animaux) développaient un rapport à la nature, au langage, au corps et à la sexualité qui subvertissait d’emblée l’exigence rationalisatrice, médicale et étroitement technologique de la grande modernisation capitaliste. Mais il ne s’agit pas que d’histoire : l’autrice propose également de disséquer le retour funeste de la chasse aux sorcières dans certains pays africains ou en Inde.

Sans s’en tenir à une lecture religieuse ou idéologique des conflits, elle situe l’origine de cette résurgence dans la grande mutation ayant affecté les mondes agricoles dans les pays en sous- ou mal-développement. Cet œuvre de Federici se situe la croisée des nouvelles radicalités contemporaines, du renouveau féministe aux autonomies (ZAD, habitats collectifs, coopératives) jusqu’à l’écologie radicale.


La violence sexiste est plus que jamais sous les projecteurs. Pour Silvia Federici, ces meurtres, tortures et viols ne sont ni des accidents de l’histoire ni le reflet d’un patriarcat millénaire. À la fin du Moyen Âge, la condamnation pour sorcellerie devient la pièce maîtresse d’un dispositif de répression contre les femmes mis en place par l’État, l’Église et les puissances économiques. Des instruments de torture comme la « bride à mégères » à la dévalorisation systématique des savoir-faire ancestraux rattachés aux femmes, tous les moyens sont bons pour contenir la menace contre l’ordre capitaliste naissant qu’elles incarnent. Prolongeant ses analyses à la mondialisation néolibérale actuelle, en s’appuyant notamment sur l’exemple de la privatisation des terres en Afrique, Federici montre que la vague de violence à laquelle nous assistons aujourd’hui met en jeu des mécanismes très similaires. Par cette brève histoire de la violence sexiste de la grande chasse aux sorcières européenne jusqu’à nos jours, elle nous raconte aussi un « pouvoir des femmes » sans cesse réinventé par de nouvelles pratiques, de nouveaux savoirs et de nouvelles solidarités.


l’auteur :
Silvia Federici : +


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