Otium - Librairie Plume(s)
masquer rechercher un article par :   ?  

présent :  dans texte :  titre seul :  exacte :
éditeur: tous
Contacts|Qui sommes-nous|Liens|Agenda|soldes
recherche avancée

  rayons :  BD | Divers | International | Jeunesse | Littérature | Par chez nous | Politique et société | Pratique

21,00 €  
Otium

Art, éducation, démocratie

Auteur Jean-Miguel Pire
Editeur : Actes Sud
collection : Nature
rayon : Politique et société
support : Livre
type : essai
ean : 9782330130251
parution : février 2020 nouveauté à Plume(s)
dimensions : 220 pages ; 11,5 × 21,5 cm
imprimé en France
prix : 21,00 €
disponibilité : présent à Plume(s)
arrivé à Plume(s) : 24 juin 2020
réserver

Le négoce envahit désormais nos vies. Converties en "temps de cerveau disponible", la rêverie, l’étude, la contemplation gratuites n’ont plus guère de place dans un univers entièrement marchandise. Nous comprenons que cette mutation altère une part précieuse de notre existence mais nous peinons à la nommer. D’origine latine, le mot "négoce" vient de nec otium, c’est-à-dire la négation du loisir. Dans l’Antiquité, le loisir était pourtant considéré comme l’un des moments les plus désirables et les plus vertueux de la vie.

Affranchis des tâches élémentaires, des préjugés, des croyances, des intérêts, les citoyens pouvaient se dédier à la quête du sens, de la beauté, de la sagesse. Notamment grâce à l’otium studieux, ils jouissaient du plus haut degré d’autonomie et de désintéressement jamais inventé. Plus tard, au lieu de s’étendre à tous, l’otium se vit dénigré par la morale dominante qui le considérait improductif.

En revanche, pour une minorité, il restait indissociable de la vraie liberté et de tout projet démocratique. Revisitant cette histoire méconnue, Jean-Miguel Pire montre combien la redécouverte du loisir studieux peut nous émanciper. Il se demande comment la République peut aider chacun à jouir enfin d’un otium fécond pour lui-même et pour sa contribution au bien commun. Longtemps jugée futile au pays de Descartes, l’éducation artistique représente ici la meilleure des initiations : inutile, incalculable, irréductible, l’art n’est-il pas "ce qu’il y a de plus réel, la plus austère école de la vie, et le vrai jugement dernier" comme l’écrivit Proust ?


l’auteur :
Jean-Miguel Pire : +


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Nous écrire | Espace privé | SPIP | squelette |