Après l’effondrement, la refondation du politique - Librairie Plume(s)
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15/12:Marché de Noël 01/12:Marché de Noël de samedi 7 décembre 2019, Plume(s) : Après l’effondrement, la refondation du politique


Conférence-débat de Jean Druon, animateur de l’Observatoire de l’évolution, présentation de son livre Manifeste pour l’invention d’une nouvelle condition paysanne .

Le travail amorcé en 2008 par L’Observatoire de l’évolution est une contribution à la refondation du politique, à laquelle les humains sont nécessairement tenus pour préserver une vie sur Terre non machinale et éviter de se retrouver ensevelis sous un champ de ruines sociales. En premier lieu, il s’agit de comprendre la raison et la force de ce qui arrive, puis les moyens d’y faire face.

L’hypothèse est que la société industrielle, en tant que société de masse, n’est pas réformable. La voie d’une réhabilitation du politique se trouve donc en partie dans une détermination à vivre autrement au lieu de suivre les injonctions de la puissance dominante, et dans le renoncement aux anciennes formes de l’engagement. Ce qui suppose d’inventer de nouvelles modalités de vie, sans attendre un changement social généralisé.

Une vie humaine désirable a besoin de s’ancrer sur des territoires habitables. Ce n’est qu’à partir de là qu’il devient possible de formuler les questions existentielles fondamentales. C’est par l’invention d’une nouvelle condition paysanne que l’humain sera en mesure d’œuvrer à la satisfaction de ses besoins essentiels et pourra tenter de rétablir un tissu de relations harmonieuses avec ce qui l’entoure.

Celui qui est susceptible par lui-même et avec ses proches de produire ou de recueillir l’essentiel de ce qui le nourrit, nous l’appelons donc paysan ou paysanne...
La recherche d’une vie autonome en lien avec un territoire est le lieu où se formulent avec le plus d’acuité et de pertinence les questions politiques et philosophiques de notre époque...
Ce que notre actualité finit par révéler c’est que l’âme des communautés humaines était – sans que ce soit généralement reconnu – constituée par un lien fécond entre la société englobante et la paysannerie. Il ne saurait exister de civilisation sans qu’existe en son sein une société paysanne respectée. C’est bien de la terre cultivée sur les collines qui entourent la ville qu’ont dérivé les richesses qui resplendissent sur les fresques des demeures de Pompéi. Le sacrifice de la vie paysanne a été celui de la civilisation.



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