Les soulèvements arabes face au vide occidental - 1 - Librairie Plume(s)
60 p. - 15 × 21 cm

 
 

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2,00 €  
Les soulèvements arabes face au vide occidental - 1

n°17 - L’exemple tunisien - première partie

Auteur Collectif Lieux Communs
Editeur : Lieux communs »»
rayon : Politique et société
support : Brochure
type : essai
thème : politique
parution : avril 2011
dimensions : 60 pages ; 15 × 21 cm ; |83 g
imprimé en France
prix : 2,00 €
disponibilité : présent à Plume(s)
arrivé à Plume(s) : 31 mars 2012
réserver
Parler de ce qui est arrivé au régime de Ben Ali, c’est évidemment pour tous [les arabes] un moyen de parler très crûment de la corruption, du né­potisme, de la répression de leurs dirigeants respectifs. Ils vivent comme une révolution par procuration, mais je crois que celle-ci pourra difficilement se faire ailleurs.
(Gilles Kepel - spécialiste du monde arabe, Libération, 17/1/2011)

Si l’histoire humaine est si fascinante, c’est précisément parce qu’elle est essentiellement le lieu des transformations sociales : elle peut toujours remettre en cause nos estimations, et surtout nos prévisions, sans parler de celles qui sont émises par divers « spécialistes » ès études et gestions de la chose publique. Là où le gouvernement français estimait que les événe­ments qui se déroulaient depuis presque une semaine en Tunisie ne signi­fiaient rien de plus qu’une « crise » ordinaire dont le régime Ben Ali pour­rait, d’une manière ou d’une autre (y compris l’assistance policière fran­çaise), sortir indemne, on voit s’exprimer un magnifique et courageux mou­vement politique, une révolte populaire, qui a réussi à renverser un dicta­teur qui dominait et pillait, avec sa famille, le pays pendant plus de vingt ans. Qui plus est, alors que rien n’annonçait que la révolte tunisienne pou­vait se propager aux autres pays arabes, on se trouve devant une explosion sociale sans précédent qui a secoué l’Egypte et le Bahreïn, et aujourd’hui la Libye et la Syrie pour ne pas citer tous les régimes en sursis.

Ce qui importe pour le moment n’est pas tant de parler des événements en tant que tels. Ce que nous considérons, par contre, comme nécessaire, voire urgent (puisque très peu de gens ont essayé de le faire), c’est de réflé­chir sur la signification politique potentielle des soulèvements en question ainsi que la manière dont l’Occident les perçoit. Et cela pour une raison simple, c’est que la manière dont les occidentaux perçoivent les soulève­ments des peuples arabes reflète la façon dont ils perçoivent la politique et le changement social en général.