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x 12 19 208 p. Comment Nicolas Sarkozy écrit l’histoire de France T Collectif essai politique, Sarkozy 2008 18/04/08 9782748900934 Agone Passé et présent Politique et société 15,30 € 15.30 présent à Plume(s)
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Guy Môquet, Jaurès, les colonies et tant d’autres… Nicolas Sarkozy en campagne, puis au début de son mandat, n’a cessé d’utiliser et de brandir des références historiques. Cet usage immodéré de l’histoire a alors mobilisé autant de mises en scène grandiloquentes que de discours de filiation destinés à dessiner les contours d’une France mythique du candidat puis du président.

Comment voir clair dans tous ces personnages et événements sans cesse mélangés et associés les uns aux autres en dehors de tout contexte ? Comment comprendre le brouillage de références qui empruntent autant aux grandes figures de la gauche qu’à celles de la droite ? Quels sont les enjeux et les effets politiques de telles constructions historico-politiques ?

Une vingtaine d’historiens ont disséqué les usages que fait de l’histoire Nicolas Sarkozy pour permettre de saisir les mécaniques à l’œuvre dans cette vaste entreprise de reconstruction d’un roman national. Sous la forme d’un dictionnaire, un véritable parcours critique dans l’histoire de France revue et corrigée par une droite qui entend refabriquer de l’« identité nationale »...

Sommaire

Affaire Dreyfus, par Thomas Loué
Afrique, par Laurence de Cock
Maurice Barrès, par Gérard Noiriel
Marc Bloch, par Gérard Noiriel
Léon Blum, par Gérard Noiriel
Cascade du bois de Boulogne, par Jean-Marie Guillon
Charlemagne, par Fanny Madeline
Choc des civilisations, par Françoise Micheau
Georges Clemenceau, par Nicolas Offenstadt
Communautarisme, par Éric Soriano
La Commune, par Olivier Le Trocquer
Condorcet, par Yannick Bosc
Croisades, par Françoise Micheau
De Gaulle, Sarkozy : une drôle d’histoire, par Annie Collovald
Édit de Nantes, par Jérémie Foa
Esclavage dans les colonies françaises, par Éric Mesnard
État capétien, par Yann Potin
Féodalités, par Fanny Madeline
Jules Ferry, par Olivier Le Trocquer
Fille aînée de l’Église, par Fanny Madeline & Yann Potin
Fin de l’histoire, par Michèle Riot-Sarcey
La « France éternelle », un paysage de campagne ?, par Pierre Schill
Glières, par Jean-Marie Guillon
Victor Hugo, par Sylvie Aprile
Jean Jaurès, par Blaise Wilfert-Portal
Jeanne d’Arc, par Nicolas Offenstadt
Claude Lévi-Strauss, par Éric Soriano
Litanie, par Laurence de Cock
Lumières, par Sophie Wahnich
Lutte des classes, par Éric Soriano
Lyautey, par Catherine Coquery-Vidrovitch
Mai 68, ou L’actualité de la mémoire, par Michèle Riot-Sarcey & Thierry Aprile
Georges Mandel, par Jean-Marie Guillon
Guy Môquet, par Pierre Schill
Jean Moulin, par Michel Fratissier
Napoléon Bonaparte, par Marc Belissa
Napoléon III, par Olivier Le Trocquer
Passé colonial, par Gilles Manceron
Pavillon de la lanterne, par Yann Potin
Repentance, par Sandrine Lefranc
Résistance, par Jean-Marie Guillon
Rêve, par Laurence de Cock
Révolution française, révolution, par Sophie Wahnich
Révolution française, ses « grands hommes », par Marc Belissa
Rois de France, par Fanny Madeline
La Terreur, terreur, par Sophie Wahnich
Totalitarisme(s), par Sonia Combe
Verdun, par Nicolas Offenstadt
Vichy, par Jean-Marie Guillon

x 11,5 18 128 p. « Mort à la démocratie » T Mattis (de) Léon essai politique 2007 13/02/07 9782353460021 Altiplano Agit’prop Politique et société 7,10 € 7.10 épuisé
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4e de couverture : L’auteur, autrefois candidat d’un grand parti à une élection, aura tiré de cette expérience les leçons qui s’imposent : il ne prendra plus jamais part à aucun scrutin, de quelque nature qu’il soit. Dans ce bref essai, il nous explique pourquoi.

« Mort à la démocratie » : ce slogan, tagué sur les murs de l’École des hautes études en sciences sociales de Paris (EHESS) durant le mouvement contre le CPE, a été pris par la majorité des médias comme la preuve de la folie irresponsable de ceux qui occupaient les lieux. C’était toucher là à un tabou. La démocratie, comme le capitalisme d’ailleurs, est devenue l’horizon indépassable de notre époque. Tout discours qui tendrait à la remettre en cause est disqualifié d’avance : on ne veut tout simplement même plus l’entendre. La démocratie, pourtant, a surtout fait jusqu’à présent la preuve de son échec. Le monde qu’elle domine est toujours un monde de soumission, de privations et de pauvreté. Le droit de vote est censé assumer à lui seul l’expression de la volonté populaire : mais croit-on encore que quoi que ce soit puisse changer grâce à des élections ? Léon de Mattis

L’ouvrage : « Mort à la démocratie » se présente en trois parties bien distinctes. La première, « Post-scriptum au scrutin municipal de 1989 », est autobiographique : elle nous fait vivre la campagne électorale d’un grand parti politique français pour les municipales de 1989 à travers les yeux d’un candidat à ces élections. La seconde, intitulée « élections piège à cons » en souvenir du slogan de 1968, explore plus particulièrement la question du vote comme dispositif de stérilisation sociale. La troisième et dernière, qui reprend le titre de l’ouvrage, « Mort à la démocratie », s’achève sur un certain nombre de critiques de fond que l’on peut adresser à ce régime politique. Ces trois parties se complètent en se renvoyant l’une à l’autre par un jeu d’arguments et de démonstrations complémentaires.

Argumentaire : « Mort à la démocratie » est un livre comme il ne s’en écrit plus dans une époque craintive. Les pamphlets ont disparu du paysage éditorial français. Il ne sort que des essais qui reprennent servilement les plus plats raisonnements du pouvoir, et ce sont ces livres les plus conservateurs que le marketing essaie de nous présenter comme « iconoclastes » ou « dérangeants ». À cette dénonciation réactionnaire de la « pensée 68 », « Mort à la démocratie » répond en associant une inscription murale du dernier mouvement contre le CPE au fameux slogan de Mai : « élections piège à cons ». La critique serrée et argumentée des différents modes de scrutin, des campagnes en faveur de l’inscription sur les listes électorales ou des fondements théoriques mêmes de la démocratie – comme la fiction du « contrat social » – apparaîtra aux yeux des défenseurs de l’ordre et de la loi comme un véritable scandale : mais c’est la vérité qui est toujours scandaleuse. Il ne s’agit pas de n’être que polémique. « Mort à la démocratie » entend montrer que la soumission à l’État et la passivité entretenues par les dispositifs démocratiques ne sont pas une fatalité, et qu’une dénonciation anti-hiérarchique et anti-autoritaire de la démocratie est devenue une nécessité.

x 9 15 80 p. La commune T Kropotkine Piotr histoire politique, Commune de Paris 2008 01/03/08 9782353460236 Altiplano Flash-back Divers -petits livres 3,10 € 3.10 épuisé
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4e de couverture : La Commune du XIXe siècle, forte de son expérience, fera mieux. Elle sera commune autrement que par le nom. Elle ne sera pas uniquement communaliste, elle sera communiste, révolutionnaire en politique, elle le sera aussi dans les questions de production et d’échange. Elle ne supprimera pas l’État pour le reconstituer, et bien des communes sauront prêcher d’exemple, en abolissant le gouvernement de procuration, en se gardant de confier leur souveraineté aux hasards du scrutin.

L’ouvrage : La Commune et La Commune de Paris sont parues dans les années 1880-1882 dans le journal Le Révolté, fondé par l’auteur. Elles ont été publiées pour la première fois sous forme de recueil en 1895, sous le titre Paroles d’un révolté.

x 12,5 20 256 p. Petit et Méchant T Gauquelin Blaise roman politique, société 2007 31/08/07 9782353460175 Altiplano Noir & blanc Littérature 17,80 € 17.80 présent à Plume(s)
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4e de couverture :
Deux minutes avant le générique de lancement de la soirée électorale, les invités se regroupent face au poste à mauvaises nouvelles. Debout, prête à bondir en direction de la cuisine à la moindre requête, Vera puise nerveusement et régulièrement dans sa coupe. La snob parle et l’on voit soudain apparaître le visage du nouveau chancelier. Il est très mat. «  O mein Gott  », crie une invitée en plaçant une main potelée devant sa bouche. Élu au premier tour, le président du parti Ö – Ö comme Österreich – entre dans l’histoire avec cinquante et un pour cent des voix. «  Vive le bronzé  ! Vive Branau  ! Vive le Schmarotzer   ! Le pique-assiette  ! Le parasite  !  » Les trois autres candidats restent genou à terre. Vera se laisse retomber sur le canapé et j’ai envie de manger des barres chocolatées.

L’ouvrage :
Balthazar est né du côté des gens qui font le travail à la place des autres. Il vit dans l’ombre des beaux et des riches et ne s’en plaint pas trop. Quand il n’écrit pas les textes que ceux d’en haut récitent à l’écran, il met son corps à leur disposition.

Jusqu’au jour où Balthazar commet l’irréparable : le meurtre d’un «  grand  ». Sa vie bascule et le voilà fuyard dans un pays étranger.

Il ne va cependant pas y trouver la tranquillité souhaitée. L’ Autriche, où il atterrit par hasard, est en plein bouleversement politique : une dictature populiste se met en place.

Balthazar s’accommodera de cette situation comme des précédentes. Mais sa lâcheté permanente finit par le rattraper. Car quand on tue un «  grand  », on doit s’attendre à un retour de bâton.

Argumentaire :
Autrefois, le tiers état était représenté à quatre pattes, portant sur son dos le clergé et la noblesse. Aujourd’hui, dans la même position, il s’agit de lécher les culs afin que tout aille pour le mieux. Le protagoniste du roman l’a bien compris.

Les scènes de sexe sont crues. Pourtant, ce n’est pas leur précision qui les rend repoussantes, mais les situations de domination sociale qu’elles peuvent symboliser. Loin de se vouloir le propos essentiel de l’ouvrage, elles n’en constituent pas moins le permanent décor.

Petit et Méchant, c’est surtout l’observation du pouvoir par le bas. À travers le regard d’un anti-héros, désabusé, cynique et profiteur, mais affûté sur ce qui l’entoure, on suit le glissement étonnamment facile d’un État démocratique vers un État dictatorial.

Cependant Petit et Méchant n’est pas particulièrement ancré dans un pays : l’ Autriche n’est ici que le prétexte au récit d’une mauvaise fable universelle.

x 11 17 182 p. La salamandre de Vizzavona T Andreani Jean-Louis polar politique 2005 30/11/04 9782752601506 l’Aube L’aube noire Littérature -polars 8,00 € 8.00 épuisé
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« Les calanques de Piana comme si vous y étiez, mais le suspense en plus. Une inspectrice du fisc, balancée comme une pin-up, découvre en même temps que vous l’Île de Beauté et tous ses mystères. Du rire et des frissons. » Modes et Travaux.

« Un roman policier joliment troussé ; l’auteur a de l’affection pour la Corse en même temps qu’une connaissance intime de la topographie, des paysages, des mentalités et des ambiances. C’est ce qui fait tout le charme de ce livre. » D. J., Dernières Nouvelles d’Alsace.

« Un roman d’action picaresque et efficace ; des descriptions, des odeurs originelles et des faits (presque entièrement) réels. Hilarant. » H. A., Virgin l’Hebdo.

x 14,5 21 175 p. Flatulences politiques T Villeneuve James pamphlet politique 2007 15/10/07 9782354510046 Carrefour du net édition Politique et société 17,00 € 17.00 8,50 € épuisé, mais encore disponible à Plume(s)
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Flatulences : du latin « vent », production de gaz gastro-intestinaux...

On est tout de suite dans le vif du sujet, ou dans le derrière du sujet... Si l’ouvrage ne comptait plus d¹une centaine de on pourrait absolument le ranger dans la case « pamphlet » tant l’écrit est satirique et violent à l’endroit de la politique, dans le sens ouvert du terme, si l’on peut dire.

L¹auteur qui a dû vivre au coeur du pet, ne semble plus (re) sentir pour le pouvoir la moindre sympathie, ni moins encore nourrir d’illusions.

L’histoire se passe dans une municipalité qui vient à terme de son mandat. Sans le sou bien sûr. Et prête à tout pour s’en procurer et présenter dans l’urgence à son conseil un budget équilibré.

Histoire de briguer un nouveau mandat aux échéances qui se profilent. Mais l’argent ne se trouve point sous le sabot d’un cheval. Alors, les élus du peuple - et leurs valets - emploient tous les moyens et vite pour s’en procurer, même les moins avouables, d¹autant qu’une grève des éboueurs vient perturber l’enjeu. Comment se termine l’affaire ?

Étonnement. De rebondissements en anecdotes croustillantes, l’auteur nous mène à la fin de l’histoire par ses chemins détournés. On se laisse porter par l’imagination fertile et débordante présente à chaque page, par les portraits au vitriol et le texte, j’allais dire les dialogues à la Audiard.

Un mode assurément pas anodin. Si le style en effet conduit, il ne peut qu’être celui-là, celui des sans conscience et des voyous... que sont les politiciens !

Extrait : « - Tu diras ce que tu voudras Ange, le bourgeois ne sait plus recevoir. Dans ma vie, j’ai fait quelques bonnes maisons, eh bien tu me croiras si tu veux, on avait du plaisir à fracturer, on pouvait compter sur un accueil délicat, de bons fauteuils, un vieux marc ; on quittait l’endroit avec regret. Aujourd’hui, l’argent se démocratise, les bonnes manières n’y sont plus et on fait le métier sans coeur, à la va-vite, en passant. L’époque est à la production de masse, au marketing uniformisateur, à la dénaturation du goût. On ne prend même plus le temps de s’asseoir chez le client. Tu veux que je te dise pourquoi ? Parce que c’est sale, la vaisselle traîne dans l’évier et la boniche a laissé les savates sur le canapé. Je n’ai rien contre le genre crado, mais on a l’impression de prendre aux pauvres... »

x 16 20 185 p. Pour un nouvel anarchisme T Schérer René essai politique, anarchisme 2008 31/03/08 9782915842302 Cartouche Politique et société 17,30 € 17.30 épuisé, mais encore disponible à Plume(s)
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L’anarchisme n’est pas un système politique existant ni définissable en soi.

Il pénètre toute pensée et toute action politique et philosophique, en forme un élément plus ou moins intense. Il se tient au début, comme existence primordiale d’une société sans principe autoritaire ni organisateur et à la fin, dans la perspective toujours reculée, utopique, d’une dissolution de l’État. Il y a un anarchisme des deux côtés : tant de Barrès que de Kropotkine, de Péguy que de Bakounine ou de Blanqui.

Gide, Valéry, Artaud, peuvent être comptés dans son florilège, son éventail ouvert.

x 14 22 130 p. Catastrophisme, administration du désastre et soumission durable Riesel René et Semprun Jaime essai politique 2008 09/06/08 9782910386283 Encyclopédie des nuisances Politique et société 10,20 € 10.20 en cours de réimpression
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x 11 18 160 p. La ferme des animaux T Orwell George roman politique, société 1984 04/01/84 9782070375165 Gallimard »» Folio Littérature -poches 6,90 € 6.9 sur commande ?
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« Un certain 21 juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Snowball et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement :

"Tout ce qui est sur deux jambes est un ennemi. Tout ce qui est sur quatre jambes ou possède des ailes est un ami. Aucun animal ne portera de vêtements. Aucun animal ne dormira dans un lit. Aucun animal ne boira d’alcool. Aucun animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont égaux."

Le temps passe. La pluie efface les commandements. L’âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer :

"Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d’autres." »

George Orwell (de son vrai nom Eric Blair) est né aux Indes en 1903 et a fait ses études à Eton. Sa carrière est très variée et beaucoup de ses écrits sont un rappel de ses expériences. De 1922 à 1928 il sert dans la police indienne impériale. Pendant les deux années suivantes il vit à Paris puis part pour l’Angleterre comme professeur. En 1937 il va en Espagne combattre dans les rangs républicains et y est blessé. Pendant la guerre mondiale il travaille pour la B.B.C., puis est attaché, comme correspondant spécial en France et en Allemagne, à l’Observer. Il meurt à Londres en janvier 1950.


Collection Folio no 1516
trad. de l’anglais par Jean Queval

x 12,5 21,5 106 p. La pensée de midi T Onfray Michel essai politique 2007 13/09/07 9782718607559 Galilée Débats Politique et société -philosophie 19,00 € 19.00 sur commande ?
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La gauche est en capilotade et sa refondation est d’actualité.

Certains veulent l’appuyer sur le centre, d’autres sur la gauche antilibérale. Or, cette dernière semble ne pas vouloir devenir adulte tant qu’elle refuse un réel jeu dialectique entre son éthique de conviction et son éthique de responsabilité. Il faudrait donc une gauche aussi amoureuse de la liberté que la gauche libérale et aussi radicale que l’extrême gauche. Cette formule n’est pas une chimère, car elle a bel et bien existé : il s’agit de la gauche libertaire.

Au XXe siècle, elle repose, pour partie, sur le triangle Georges Palante, Jean Grenier et Albert Camus. L’auteur de L’Homme révolté, antitotalitaire et libertaire, a fourni une pensée qui se proposait d’examiner ce chantier que sa mort, malheureusement, aura laissé ouvert. Notre Pensée de midi est un hommage à ces trois hérauts libertaires, en même temps qu’une invitation à s’inscrire dans ce sillage.

x 14 21 181 p. Candidat rebelle T Bové José politique 2007 28/02/07 9782012372825 Hachette »» Par chez nous -José Bové 16,50 € 16.50 présent à Plume(s)
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José Bové s’invite dans la campagne présidentielle et décrète l’insurrection électorale contre le libéralisme économique. Il ne ressemble guère à tous les autres candidats. N’appartenant à aucun parti mais choisi par les collectifs unitaires antilibéraux et des dizaines de milliers de citoyens, il veut incarner la société civile qui lutte contre un monde injuste et qui invente un monde meilleur. À l’écart d’une classe politique , depuis vingt-cinq ans, pratique l’alternance sans changer la vie. Syndicaliste, altermondialiste, José Bové a décidé de passer de la résistance au pouvoir. Résolument contre Sarkozy et Le Pen, il met en cause la pusillanimité de la gauche traditionnelle. Et propose un ensemble de mesures pour une vraie alternative à la précarité et à l’insécurité sociale. Son ambition ? Être utile pour battre la droite. Son credo ? Démontrer qu’un autre avenir est possible.
x 15 21 224 p. Du rouge au noir
Mémoire vive d’un porteur de valises
T
Lorne Gérard biographie politique 1998 30/11/97 9782903013509 Editions du Monde Libertaire Pages libres Politique et société -histoire 9,15 € 9.15 épuisé
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L’auto biographie romancée d’un petit plombier communiste qui, pour avoir prêté son appartement au F.L.N., fut condamné à 20 ans de prison. L’histoire de son désamour avec les nouveaux maîtres de l’Algérie indépendante. Celle de ses nombreux exils. Et de sa rencontre, toute de méfiance, avec les zanars.

Passionnant !

Grand Prix " Ni dieu ni maître " 1998

x 14 20,5 78 p. Michel Bakounine T Dunois Amédée et Berthier René politique 2008 16/01/08 9782914980449 Libertaires Graine d’ananar Politique et société 8,20 € 8.20 épuisé
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Michel Bakounine (1814-1876) est assurément un des « fondateurs » de l’anarchisme social. Ses écrits, d’innombrables articles et brochures, des livres comme Dieu et l’Etat, Nationalisme et culture ou le célèbre Appel aux Slaves l’attestent. Ses actes également.

Fils de nobles russes, Bakounine part à 26 ans à Berlin pour se préparer à la carrière de professeur d’université. Il y rencontre les « hégéliens de gauche » et Max Stirner. En 1844, il est à Paris et il passe des nuits entières à discuter avec Proudhon. En 1848, la révolution éclate à Paris et il est sur les barricades. En 1849, il est de nouveau sur les barricades, mais cette fois à Dresde. Il y rencontre Wagner et surtout les prisons prussiennes. Il est alors livré au tsar et emprisonné à la forteresse Pierre et Paul. Il y restera jusqu’en 1857. Il fera ensuite 4 ans de déportation en Sibérie et s’évadera pour New-York en 1861. Fin 1861, il rejoint à Londres son vieil ami Herzen. Puis c’est la Suède d’où il tente d’organiser la révolution en Pologne. En 1868, il donne son adhésion à l’Association Internationale des Travailleurs et c’est le début d’un combat de titan contre Karl Marx. D’un coté, le socialisme anti-autoritaire à visage humain et de l’autre, le socialisme autoritaire qui donnera naissance au bolchevisme et au stalinisme. En 1870, c’est la commune de Paris et Bakounine est à Lyon où il proclame, de l’hôtel de ville, « le communisme libertaire » . La commune est écrasée et c’est de nouveau l’exil. La lutte contre Marx qui l’exclut de l’internationale. La mise sur pied d’une Internationale anti-autoritaire. Des brochures. Des livres. Des complots. Des insurrections. Puis la vieillesse et la mort en Suisse.

Amédé Dunois nous retrace cette vie. Les idées qui l’ont animée. La portée de ces idées. Hier. Aujourd’hui.

René Berthier, quant à lui, nous explique l’extraordinaire actualité de Michel Bakounine pour tous ceux qui aujourd’hui (comme hier) ne croient pas à « l’horizon indépassable » de la démocratie bourgeoise et du capitalisme.

Une réédition en livre (dos carré, couverture pelliculée, pagination augmentée…) de la brochure agrafée parue en 1998 .

x 13 20,5 93 p. Ni Dieu ni maître ! T Verselle Christophe essai politique, société 2007 02/11/07 9782290002094 Librio Littérature -Librio 2,00 € 2.00 épuisé, réédité avec l'ean 0
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Ni Dieu ni maître ! « Les libertés ne se donnent pas, elles se prennent. » Kropotkine Lafargue, Bakounine, Rousseau, Zola, Nietzsche... Cette anthologie réunit des classiques de l’anarchisme, romanciers, philosophes ou personnalités politiques, autour de vingt-deux textes littéraires, comme autant de chansons populaires. Parfois officiellement interdites et réprimées, souvent irrévérencieuses et provocatrices, les idées libertaires provoquent toujours une agitation intellectuelle nécessairement salutaire. Au-delà de « la pensée unique », Christophe Verselle donne le ton de cette anthologie : « Ni Dieu ni maître », une affirmation, celle de l’Homme sans le poids d’une transcendance céleste ni le joug d’une servitude terrestre.


n° 812

x 16 24 133 p. Garduno, en temps de paix Squarzoni Philippe politique 2002 15/11/02 9782909590752 Requins Marteaux carrément Politique et société 15,20 € 15.20 épuisé
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x 14 14 140 p. Le roman noir des élections T Willem dessins politique 2008 19/02/08 9782849610657 Requins Marteaux BD -comics 7,60 € 7.60 présent à Plume(s)
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Même si l’intrigue a quelque peu manqué de suspens, ce roman noir de l’élection présidentielle demeure passionnant ! En fin limier de l’investigation politique, le détective Willem passe au crible toutes les péripéties qui ont jalonné ce palpitant feuilleton : de la fin de règne pathétique de Chirac à l’émergence du troisième homme, sans oublier l’hyperactivité médiatique de Sarko et les désopilantes aventures de Ségo et ses éléphants.
x 13,5 20,5 218 p. Le coup d’Etat simplifié. Appel aux citoyens libres d’un pays qui ne le sera bientôt plus du tout T Dupont-Aignan Nicolas essai politique 2008 24/01/08 9782268065434 Rocher Politique et société 15,20 € 15.20 présent à Plume(s)
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C’est l’histoire d’une haute trahison que nous raconte Nicolas Dupont-Aignan : celle du traité simplifié européen que Nicolas Sarkozy, le président de la République française, s’apprête à faire approuver au Parlement durant l’hiver 2008. Non content d’avoir repris et même enrichi le contenu de la Constitution européenne pourtant rejetée par les Français à une majorité écrasante lors du référendum de 2005, parce qu’elle prive l’Etat français d’une trop grande part de liberté, il va jusqu’à habiller son forfait de pseudo-légalité en s’en remettant au vote parlementaire. En réalité, il s’agit d’une manière de coup d’Etat déguisé qui neutralise le bon fonctionnement de la démocratie afin de ne plus prendre aucun risque avec le non et mieux faire triompher dans l’ombre la souveraineté de l’Europe, quitte à torpiller celle de l’Etat-nation français. Que ce coup passe largement inaperçu ne doit rien au hasard. Le peuple ne saurait pas ce qu’il dit, le non serait l’apanage des xénophobes, des gagne-petits et des indigents de la pensée à en croire les médias et les politiques. Cet hallali sonné par la classe des notables et des élites a trouvé son expression la plus stupéfiante au moment de la campagne présidentielle, avec une candidate Ps, Ségolène Royal qui se montra bien frileuse pour défendre plus d’Europe sociale et un adversaire Nicolas Sarkozy, champion du double langage et des marchandages invisibles. Le peuple, qui ne sait pas ce qu’il dit, n’aura bientôt plus rien à dire puisque c’est bien la supranationalité la plus radicale qui triomphe dans les articles du traité simplifié de Lisbonne, grâce à l’extension de la majorité qualifiée, l’élargissement des domaines de compétence exclusive de l’Union européenne et l’absence d’aspect contraignant des maigres contre-pouvoirs accordés aux nationaux. Plus cynique encore est l’argument spécieux qui consiste à désigner le mini-traité simplifié comme de pure forme, simple outil destiné à favoriser le meilleur fonctionnement des institutions européennes. Mais de qui se moque-t-on ? Et Nicolas Dupont-Aignan de faire surgir le visage du monstre des couches de brouillard où le dissimulent ses sages-femmes et autres sorcières : c’est bien le tombeau de la France démocratique, héritière des valeurs démocratiques de 1789, qui se couche, vaincue d’avance comme en 1940, face à l’hégémonie de l’Allemagne pour qui l’Europe semble avoir été dessinée jusque dans sa forme fédérale, et qui bénéficie au premier chef de ses richesses économiques. Les Français étaient-ils vraiment ce peuple rétrograde dont se moquaient les bien-pensants et les européistes ultra ? Ou ont-ils eu, au contraire, ce regard de la vigie qui effraie tant les comploteurs du haut de leur suffisance prétorienne ? Car l’entente des chefs d’Etat européens trahit bien un nouveau despotisme prétendument éclairé… L’Europe d’aujourd’hui qui avance à marche forcée au lieu de se bâtir dans la confiance et dans l’équilibre, l’Europe qui a perdu de son âme à force de ne plus être qu’une branche dérivée de l’économie américaine, cette Europe est en train de renouer avec « l’Europe réactionnaire de la Sainte-Alliance, celle qui en 1815 avait veillé à la restauration des Bourbon sur le trône de France et avait scellé des accords d’aide militaire mutuelle entre pays membres pour réprimer toute insurrection libérale et démocratique. La solidarité des Trônes était alors fermement établie, les « honnêtes gens » pouvaient dormir sur leurs deux oreilles. »

Histoire du « blitzkrieg » (guerre-éclair) de Nicolas Sarkozy et de son « étrange victoire ».

x 17 19 192 p. Le petit Nicolas à l’Elysée T Gospé et Sempinny humour politique 2007 18/10/07 9782268063843 Rocher Politique et société 15,20 € 15.20 sur commande ?
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A l’école, le jour de la rentrée des classes, avec les copains on se sentait un peu seuls.

Dans la cour il y avait beaucoup d’absents et beaucoup de nouveaux.

Quand on s’est assis sur nos chaises, la maîtresse nous a dit leur nom. Il y avait François, qui était très bien coiffé et qui regardait ses souliers (il faut dire qu’ils étaient bien cirés), Jean-Louis qui se mettait tout le temps les mains dans les cheveux avec ses doigts plein d’encre, alors qu’on n’avait même pas commencé à travailler, Alain qui rangeait bien droit ses crayons et qui avait déjà écrit son nom dans la marge. Il y en avait un qui était timide, et qui s’appelait Brice. Il voulait être à côté de Nicolas, parce qu’il disait qu’il le connaissait, mais Nicolas n’avait pas l’air de s’en souvenir, et il ne lui parlait même pas.

Ce qui était bizarre, c’était de voir autant de filles. Avant, il n’y avait que Ségolène dans la classe, mais cette année, a dit la maîtresse, il faudrait faire un bon accueil aux nouvelles. Nous on a surtout fait bon accueil à Rachida, parce qu’elle était très belle avec son sourire timide et ses yeux noirs.

« Vous reconnaissez Michèle »- a dit la maîtresse.
Nous, on l’avait bien reconnue, elle était venue une journée l’année dernière et cette année elle avait encore l’air sérieux de Papa quand il s’énerve.
 Je suis revenue pour trois raison, nous a dit Michèle. D’abord, parce qu’on m’a garanti que le niveau s’était amélioré…

On n’a pas entendu les autres raisons de Michèle, c’est dommage, parce que la cloche a sonné et qu’on est sortis en récréation en criant.

Ce qui nous a consolé c’est que la maîtresse nous a dit que la semaine prochaine, ce serait la journée du patrimoine et que cette année on ne visiterait pas un château fort mais le palais de l’Elysée où habite le président de la République. Philippe a dit que c’était mieux du temps des rois parce qu’ils habitaient Versailles ; Ségolène a dit que l’Elysée, elle le connaissait, parce qu’elle y était allé avec son oncle François. Mais ce n’était peut-être pas vrai, parce que Ségolène, elle dit souvent n’importe quoi. Nicolas avait l’air tout drôle. Il avait les yeux brillants et il s’était redressé sur sa chaise comme quand M. le Directeur entre dans la classe pour nous rendre nos carnets. François a demandé s’il fallait mettre une cravate. Et Jean-Louis a dit que ce qui serait chouette, ce serait d’apporter des sandouiches au poulet pour faire un pique-nique dans la cour. Alors Nicolas lui a dit que c’était pas un square, que c’était le Palais du chef de l’Etat. Alain taillait ses crayons sans rien dire. Il préparait son cartable. Il nous a dit qu’il faudrait prendre des notes parce qu’il ne faut jamais rater une occasion de s’instruire. Il n’avait pas l’air bien rigolo, Alain. Et c’est dommage, des notes, il n’a pas pu en prendre. Parce que la veille de la visite, M. le directeur est venu nous dire qu’Alain était renvoyé, et qu’il devait quitter l’école, pour partir très loin, au Canada. Il a de la chance, Alain. Il paraît que là-bas, il y a de la neige toute l’année, des crêpes au sirop d’érable et des policiers qui montent à cheval et qui poursuivent des indiens.


du même auteur : Le Petit Nicolas, Ségolène et les copains (Editions du Rocher, 2007)

x 20 27 36 p. Tous en grève ! tous en rève ! T Pef et Serres Alain jeunesse mai 68, politique, travail 2008 14/04/08 9782355040290 Rue du Monde Histoire d’Histoire Jeunesse 14,50 € 14.50 épuisé
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Printemps 1968. Dans cette famille de cheminots de province, c’est l’effervescence !

Le père est en grève depuis plusieurs jours déjà. Mais ce n’est pas facile de tenir… Du haut de ses 11 ans, Martin veut tout savoir, tout comprendre. Sa mère soutient la grève, mais, bien vite, l’argent manque et elle est tentée de tout lâcher…

De son côté, la fille aînée participe au blocus de sa fac.

Elle trouve ses parents apathiques et part pour Paris, où étudiants et CRS s’affrontent comme deux mondes inconciliables…

Avec des dessins de Pef, en partie réalisés à la manière des affiches sérigraphiées de 68, et des documents photographiques d’époque.

x 14 20,5 180 p. Le jour où mon père s’est tu T Linhart Virginie roman politique 2008 13/03/08 9782020913676 Seuil Politique et société 16,20 € 16.20 présent à Plume(s)
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- Papa, je voudrais faire une enquête sur les maos, qui faudrait-il interviewer à ton avis ?

Il a grimacé…
- On ne parle plus jamais du maoïsme en France, et toi, qui en étais une des têtes pensantes, tu es devenu silencieux. J’aimerais demander à ceux qui militaient avec toi alors, ce qu’ils pensent de ton silence.

Haussement d’épaule.
- Tu sais papa, moi, quand tu t’es arrêté de parler, j’avais quinze ans. À quinze ans, on a beaucoup de souvenirs. Arrête de penser que parce que tu parais vivre sans mémoire, c’est pareil pour tout le monde !

Il me regarde, il a les larmes aux yeux.
- C’est notre secret ma petite fille…
- C’est quoi notre secret ?
- Que tu saches tout ça, et que moi je ne parle plus.

Je suis la fille de Robert Linhart, fondateur du mouvement prochinois en France et auteur de L’Etabli. Mon père est une des figures les plus marquantes des années 1968. Malheureusement, il en est aussi l’une des figures les plus marquées.

En chemin pour retrouver les anciens compagnons de mon père, j’ai découvert leurs enfants. À travers leurs souvenirs, c’est ma propre enfance qui a ressurgi : tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents révolutionnaires…

VL


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