commerce équitable - Librairie Plume(s)
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  • la boutique en ligne d’EnVies EnJeux
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  • La libraithèque ’le droit à la paresse’, librairie et bibliothèque associative et militante, une adresse indispensable dans le Lot.
  • Le pas de côté une librairie - bistrot à Béziers a dû fermer, hélas ...
  • Naturellement Simples Produits naturels à base de plantes
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  • L’essentiel librairie — épicerie bio — tartinerie à Marciac (Gers)
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ca 15 documents sur le thème : commerce équitable



15 articles
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x 14,5 22,5 368 p. Les coulisses de la grande distribution T Jacquiau Christian essai commerce équitable, consommation 2000 08/03/00 9782226115065 Albin Michel Politique et société -consommation 20,99 € 20.99 présent à Plume(s)
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La France est le pays d’Europe qui compte le plus grand nombre d’hyper et de supermarchés par habitant. Les richissimes groupes qui contrôlent la grande distribution ont prospéré dans un cadre législatif bâti sur mesure, qui les a protégés de la concurrence internationale et qu’ils se sont néanmoins permis de violer lorsque leurs intérêts se trouvaient menacés, avec la complicité d’élus trop souvent corrompus.

Au nom du mythe des "prix bas ", les pousseurs de chariots à roulettes ont laissé se mettre en place une machine infernale, largement responsable du règne de la "mal bouffe", de la standardisation de la consommation et de l’appauvrissement économique. Or, voici que la grande distribution s’attaque à présent à de nouveaux secteurs comme le voyage, l’informatique, la téléphonie et automobile, mais surtout la banque et les assurances, menaçant de détruire à nouveau des milliers d’emplois.

Expert comptable et délégué consulaire à la Chambre de commerce de Paris, Christian Jacquiau raconte par le menu les pratiques, légales et illégales, de ces nouveaux commerçants et énonce les méfaits d’un capitalisme purement financier qui menace les industries européennes.

x 17 22,5 172 p. L’envers de l’assiette
et quelques idées pour la remettre à l’endroit
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Waridel Laure essai alimentation, commerce équitable, libéralisme 2008 03/09/08 9782921561907 Écosociété Politique et société 16,00 € 16.00 remplacé >>(2011)
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Manger est un besoin essentiel. Répété trois fois par jour, ce geste a pourtant des conséquences qui dépassent largement les limites de l’estomac. En effet, les habitudes alimentaires de chacun ont des répercussions sur la santé des gens, sur celle de la planète et sur les populations qui y vivent.

Ainsi, manger devient un geste hautement politique par lequel on peut exercer son pouvoir. L’envers de l’assiette est un guide alimentaire nouveau genre : engagé et socialement responsable. Son auteure y propose un éveil de la conscience sociale par les choix alimentaires. On y apprend qu’il est possible et simple de modifier son alimentation en s’inspirant de quatre concepts incontournables : les 3N-J (Nu, Non-loin, Naturel et Juste). Le Nu touche l’emballage des aliments. Le Non-loin concerne le chemin parcouru par les aliments. Le Naturel suggère la réduction de l’utilisation de produits chimiques dans la production agricole et la transformation des denrées. Enfin, le Juste propose quelques solutions pour remédier aux iniquités engendrées par les systèmes d’échanges et le partage inégal des ressources.

Chaque jour, nous avons le pouvoir de prendre part à ces solutions. Munis de fourchettes et de couteaux, c’est à nous de passer à l’action.

x 14 21 48 p. Les dessous de l’or blanc
la face cachée de nos vêtements
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Sabatier-Maccagno Karine jeunesse commerce équitable, consommation 2006 01/11/06 9782952314817 Elka »» Les Carnets de Timéo Jeunesse -nature 11,50 € 11.50 présent à Plume(s)
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D’où viennent les vêtements que nous portons ? Qui les fabrique ? Dans quelles conditions ? A partir de quoi sont-ils faits ? Que cachent les étiquettes ?

Ce livre répond à toutes les questions que les enfants ne se sont jamais posées en matière de consommation !

Véritable récit d’aventure, écrit sous la forme d’un carnet de voyage où fiction et documentaire se mêlent astucieusement, ce livre invite à découvrir les dessous du monde de l’industrie textile.

Travail des enfants, exploitation de millions de personnes, destruction de l’environnement, mais aussi commerce équitable et agriculture biologique, le lecteur marche dans les traces du jeune Timéo, parti mener son enquête au Brésil.

Une manière originale, palpitante et richement illustrée de parler société de consommation, citoyenneté et solidarité avec les enfants. Tout en les faisant réfléchir sur leurs propres comportements…

x 14 22,5 304 p. L’aventure du commerce équitable T Roozen Nico commerce équitable 2008 10/09/08 9782709621809 JC Lattès Politique et société -consommation 22,80 € 22.80 présent à Plume(s)
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Nico Roozen et Frans van der Hoff sont à l’origine d’une des initiatives les plus novatrices du monde économique. Ce livre raconte leur histoire, leur combat et par là même l’histoire du développement du commerce équitable.

En 1986, dans la gare d’Utrecht, les deux hommes se ren-contrent et élaborent le principe général de leur idée : bâtir entre les pays pauvres et les pays riches un nouvel échange marchand fondé sur une rémunération plus juste, plus « équitable », des producteurs de matières premières. Le label « Max Havelaar », du nom d’un célèbre héros de la littérature hollandaise, est né.

Au Mexique, Frans van der Hoff va se battre pour obtenir la confiance de petits cultivateurs trop longtemps exploités et surtout contre les mafias locales qui vont tout tenter pour le briser.

En Europe, Nico Roozen va lutter pied à pied pour contrer le scepticisme des industriels. Et aujourd’hui, plus de cinq millions de personnes, de multiples coopératives agricoles de thé, de café, de cacao... bénéficient des retombées du commerce équitable ; le label Max Havelaar est implanté dans près de cinquante pays.

A l’heure du débat sur la mondialisation, le concept Max Havelaar ouvre de nouvelles perspectives.

Frans van der Hoff est issu d’une famille de fermiers catholiques de quinze enfants. Missionnaire, il prend conscience de la situation des producteurs de café du Chili et du Mexique. Nico Roozen est économiste de formation. Ils sont tous deux hollandais.

x 15 21 174 p. Consommer éthique, un choix T Piraux Maurice essai commerce équitable 2006 09/03/06 9782874155710 Luc Pire »» Politique et société -consommation 18,25 € 18.25 12,70 € épuisé, mais encore disponible à Plume(s)
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Le consommateur est-il un être individualiste et égoïste, replié sur lui-même, toujours à la recherche du meilleur rapport qualité/prix dans le seul but de satisfaire ses besoins immédiats ? Ou au contraire sommes-nous en train d’assister à la naissance d’un nouveau consommateur : davantage préoccupé par les retombées sociales et environnementales de ses achats ? L’éthique dans la production et la commercialisation des biens, a priori absente de la sphère économique, deviendra-t-elle un critère de choix dans l’acte d’achat ? Depuis plus d’un demi-siècle, les producteurs, poussés par les organisations de consommateurs, sont amenés à rendre des comptes sur la qualité de leurs produits (efficacité, facilité d’emploi, fiabilité, durabilité, etc).

Seront-ils obligés, demain, de jouer la transparence complète sur les conditions sociales et environnementales de leur fabrication ? L’éthique devient-elle peu à peu une des composantes de la qualité des biens et des services ? A travers de nombreux exemples, puisés dans l’histoire du consumérisme et du commerce équitable, l’auteur montre que les biens et les services doivent dès maintenant répondre à des critères éthiques.

x 14 21 108 p. Ikea, un modèle à démonter T Bailly Olivier et Lambert Denis essai commerce équitable 2006 07/09/06 9782874156298 Luc Pire »» Politique et société -consommation 15,25 € 15.25 manquant sans date
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IKEA est socialement responsable, IKEA est impliqué dans la préservation de l’environnement.

IKEA est une grande famille. IKEA est au service du plus grand nombre. IKEA veut améliorer notre vie. IKEA nous aime. Redoutable communicatrice, la multinationale du prêt-à-habiter véhicule à dose homéopathique des messages de société éthique, à dimension humaine. Mais dans ce refrain bien rodé, il y a eu quelques sérieuses griffes ces dernières années. IKEA a exploité des enfants dans les pays du Sud. IKEA a développé des produits polluants, IKEA pousse à la surconsommation.

IKEA uniformise notre vie. Pour contrer les critiques sociales et environnementales, IKEA a mis sur pied en 2000 un code de conduite pour ses fournisseurs. Depuis, tout va bien dans le meilleur des mondes en jaune et bleu ? A voir.

x 13 21 303 p. Achetons équitable T Varax (de) Aurélie guide commerce équitable 2008 08/08/08 9782830709759 Minerva »» Politique et société -consommation 15,20 € 15.20 épuisé
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Alimentation, bien-être, loisirs, vêtements, accessoires de mode, décoration de la maison, tourisme solidaire... Le commerce équitable investit tous les domaines de la consommation. Mais comment faire le tri entre les démarches reconnues et les simples coups publicitaires ? Quels produits sont proposés ? A quel prix ? Où les acheter ?

Pour vous guider dans vos achats, en fonction de vos envies, de vos coups de coeur et de vos convictions. Achetons équitable a sélectionné 100 marques ou importateurs qui ont mis en oeuvre une démarche de commerce équitable, tout en alliant esthétique, qualité, modernité et design.

Guide pratique, ce livre dresse également un panorama des visages du commerce équitable. A l’heure où la mondialisation et la pollution mettent chaque jour davantage en péril la survie de la planète et de ses habitants, le commerce équitable constitue une véritable solution alternative.

Simple, concret, précis, Achetons équitable est un outil indispensable pour faire de chacun un consommateur responsable.

x 10,5 18 128 p. Le commerce équitable T Allemand Sylvain et Soubelet Isable essai commerce équitable 2008 24/10/08 9782846702225 Cavalier bleu »» Idées reçues Politique et société -consommation 10,95 € 10.95 sur commande ?
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Le commerce équitable est une invention récente - Les produits du commerce équitable sont plus chers - Les produits équitables sont bio - C’est une mode - Le commerce équitable profite peu aux producteurs du Sud - C’est une goutte d’eau dans le commerce mondial - Acheter équitable, c’est se donner bonne conscience.
x 13 20,5 466 p. Achetons responsables T Laville Elisabeth et Balmain Marie essai commerce équitable 2006 19/10/06 9782020847070 Seuil Politique et société -consommation 19,30 € 19.30 sur commande ?
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Travail des enfants, financement de guerres civiles et impact sur les populations autochtones, pollutions et déchets, risques sanitaires pour les ouvriers et les consommateurs, conditions de production non respectueuses du bien-être animal...

Nos achats quotidiens ont parfois un prix dont nous n’avons pas conscience. Parce qu’en matière de consommation, l’information est la clef de l’action, ce guide complet, positif et pratique, donne à chacun les moyens de devenir consomm’acteur.

Alimentation, mobilier, éclairage, informatique et électroménager, produits de jardinage ou d’entretien, hygiène et beauté, bijoux, couches pour bébé...

Connaître les impacts sociaux et environnementaux de nos achats ;
Agir en fonction de nos moyens financiers et de nos attentes ;
Favoriser une consommation plus respectueuse de la planète et des personnes.

« Ce guide de la consommation responsable a le mérite de nous faire prendre conscience de nos responsabilités, comme de notre pouvoir de bâtir notre avenir commun. »
François Lemarchand
Président fondateur de Nature & Découvertes

x 13,5 19 Le beurre et l’argent du beurre T Baqué Philippe et Badini Alidou doc commerce équitable 2007 30/11/06 SMAC »» Divers -DVD 18,00 € 18.00 présent à Plume(s)
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Banalisé dans la grande distribution, le commerce équitable est devenu une référence pour les institutions et les discours officiels. Il prétend aider les populations les plus déshéritées de la planète à émerger grâce à une répartition plus juste des revenus.

Le beurre de karité, produit par les femmes les plus pauvres du Burkina Faso, est de plus en plus apprécié en Europe où il est utilisé dans les produits cosmétiques ou comme substitut du chocolat. En partageant la vie de ces femmes, le film nous conduit au cœur des problèmes de survie de l’Afrique. Mais, à qui profite vraiment l’argent du beurre ? Qui se cache derrière l’étiquette ? Quelle répartition des richesses pour les petits producteurs ?

Dans la savane du Burkina Faso, l’arbre à karité occupe une place importante dans l’économie de subsistance villageoise. Les femmes extraient les amandes de ses fruits pour les transformer en beurre aux multiples vertus, utilisé dans la cuisine et pour les soins du corps. En vendant le karité, sous forme d’amandes ou de beurre, elles se procurent un petit revenu complémentaire.

Dans un petit village du sud-ouest du Burkina-Faso, nous partageons le quotidien de deux co-épouses, depuis la récolte des fruits du karité et la préparation du beurre jusqu’au marché local. Dans la même région, nous suivons le travail harassant de femmes réfugiées de Côte d’Ivoire qui produisent du beurre de karité pour le compte d’une association caritative. Toutes ces femmes vendent leurs produits à différents réseaux d’intermédiaires et de commerçants qui sillonnent les campagnes et achètent au plus bas prix. L’un approvisionne en amandes le représentant d’une importante société hollandaise, qui en exporte en Europe plusieurs milliers de tonnes. Elles sont transformées en beurre dans des usines et revendues aux industries agro-alimentaires. L’autre réseau alimente en beurre une mystérieuse société française de cosmétique. Dans les deux cas les bénéfices sont juteux, mais la part qui revient aux productrices burkinabées est infime : elles ne peuvent pas en vivre.

Pourtant un autre type de relation économique est possible. Dans la filière karité du Burkina Faso, plusieurs expériences de commerce équitable sont en cours. Juste prix, préfinancement, transparence… sont quelques-uns de ses principes. Mais ces expériences peuvent-elles échapper aux lois implacables du marché ? Leurs acteurs français affichent les mêmes intentions, mais sur le terrain leurs pratiques diffèrent.

Nous suivons au fil des semaines quelques femmes du groupement de productrices de beurre de karité de la ville de Léo. Elles reçoivent la visite d’un de leurs clients français, un responsable de la société L’Occitane, qui se présente à elles comme l’initiateur du commerce équitable. Des ONG proches de l’association Max Havelaar sont aussi en relation avec les femmes de Léo pour préparer des commandes dans le cadre du commerce équitable. Mais la transparence tant vantée n’est pas toujours au rendez-vous et les prix “justes” sont critiqués par les femmes du groupement. En France, nous suivons le parcours du beurre de karité jusque dans les locaux de L’Occitane. Quelle part du prix de vente revient aux femmes ? Leur travail est-il pris en compte ? Les responsables nous donnent leur version du commerce équitable. Comment le respectent-ils ? Comment est-il contrôlé ?

A Tenkodogo, nous nous familiarisons avec les productrices du groupement Laafi. Depuis trois ans, elles fournissent du beurre de karité à la société française de commerce équitable Andines. La présidente de Laafi a acquis une grande connaissance de la filière karité. Elle explique les difficultés à établir un commerce plus juste. Selon elle, seul le prix proposé par Andines peut permettre de rémunérer correctement le travail des femmes. Il est cinq fois plus élevé que celui de L’Occitane. Nous suivons la relation de confiance que les femmes de Laafi ont tissée avec la responsable d’Andines. Comment cette expérience est-elle possible et viable ? Mais l’exemple de Laafi et Andines dérange au sein même du petit monde du commerce équitable. Cette appellation, non contrôlée, a-t-elle encore un sens ?

CE QU’EN DISENT LES RÉALISATEURS

Nous sommes deux réalisateurs qui avons l’habitude de travailler sur les mutations sociales et économiques de nos sociétés contemporaines. Alidou Badini connaît bien le monde rural de son pays, le Burkina Faso, et a tissé des liens avec les femmes qui luttent au quotidien pour la survie de leur famille.

Philippe Baqué s’intéresse à l’économie alternative et a suivi le développement du commerce équitable.

En Afrique, de nombreuses actions humanitaires prétendent réduire la pauvreté. Elles sont souvent menées dans le cadre de grands principes censés apporter un remède miracle. Un temps, ce fut le “développement durable”. Aujourd’hui, le “commerce équitable” a pris la relève. Ses protagonistes permettront-ils enfin à l’Afrique de jouir de ses richesses ?

Le commerce équitable est actuellement en vogue en Europe. Des boutiques en tout genre s’en réclament et les grandes chaînes de supermarché lui ouvrent leurs rayons. Si à ses débuts, les principes du commerce équitable étaient clairement en rupture avec le commerce dominant et la spéculation financière qui le guide, ils nous semblent aujourd’hui beaucoup plus confus. Nous avons ainsi souhaité revenir aux sources du commerce équitable pour savoir s’il peut encore ouvrir des portes sur un autre monde. Nous avons rencontré en France les responsables de l’entreprise Andines, qui furent dans les années 80 à l’initiative du commerce équitable. Nous les avons suivis au Burkina Faso durant leur visite à Laafi, un groupement de productrices de beurre de karité. Plusieurs séjours parmi ces femmes nous ont convaincus que leur relation avec Andines satisfaisait leurs exigences de justice économique et sociale et était exceptionnelle dans la filière karité. La plupart des intermédiaires, des exportateurs ou des ONG prétendent aider les productrices à sortir de la misère. Certains se réclament même abusivement du commerce équitable. Nous avons découvert que, dans la pratique, l’accroissement de la demande de karité en Europe ne profite pourtant pas aux productrices. Les lois du marché ne leur permettent que la survie. Les femmes de Laafi, elles, s’en sortent et leur exemple dérange. À travers une série de portraits, nous réaliserons une mise au point pour faire connaître le commerce équitable, tout en nous interrogeant sur la place réservée à un idéal généreux et solidaire dans nos sociétés contemporaines.

CE QU’EN DIT AFRICULTURES Le site et la revue de référence des cultures africaines

Dans le titre, c’est l’argent le sujet de ce film et c’est là son grand mérite. On y parle gros sous, de façon claire, précise, sur la base d’une véritable enquête de terrain, et c’est fondamental. Car il y a des chiffres qui parlent. Il est rare de sortir d’un documentaire en pouvant répéter à son entourage les données que l’on vient d’entendre durant 62 minutes. Si c’est le cas pour Le Beurre et l’argent du beurre, c’est parce que ce film est d’une appréciable limpidité. Construit comme un récit chronologique, il suit la chaîne commerciale et industrielle en partant de celles qui ramassent et préparent les amandes ou le beurre de karité, les femmes du Sissili au centre-sud du Burkina Faso, la région de Léo d’où provient une grande part du karité importé en Europe, de plus en plus demandé dans la cosmétique ou comme substitut du cacao. Et il suit la filière, d’intermédiaire en intermédiaire. Alors que le principal travail est fourni par ces femmes, les prix s’envolent à chaque échelon. Et voilà qu’en nous la colère monte en même temps que le dégoût, car c’est l’histoire d’un scandale humain, celui de femmes qui se tuent au travail pour un revenu de misère tandis que de gros bénéfices se construisent dans leur dos, à la faveur de leur ignorance des circuits et de leur précarité. Ce scandale, c’est bien sûr celui de notre monde. Mais revenons au point de départ. Une femme vend les amandes de karité à 30 francs CFA le kilo (5 centimes d’euro) au marché. La semaine de travail nécessaire à ramasser et préparer les 40 kg vendus à un revendeur qui négocie ferme pour tenter d’obtenir le meilleur prix ne lui rapporte donc que 1200 Fcfa : 2 euros. Lorsque cette même femme amène son fils au dispensaire pour le faire soigner, on lui demande de payer 4800 Fcfa pour les médicaments… De fil en aiguille, nous suivrons le circuit, chez les grossistes de Bobo Dioulasso, puis chez les exportateurs du port de Lomé, jusqu’à cette société française au grand discours sur le commerce équitable, l’Occitane, présente avec 600 magasins dans 57 pays. La culbute est incroyable. L’Occitane travaille avec une union de productrices de la région de Léo. Elle paye 700 Fcfa (1,07 euro) le kilo de beurre de karité. Cela paraît cadeau quand on sait qu’en dehors d’un circuit privilégié, le kilo se négocie entre 210 et 235 Fcfa (32 à 36 centimes d’euro). Mais la réalité est là : une femme met une journée de travail acharné à produire ce kilo de beurre. Après déduction des coûts, le revenu qu’elle en tire est insuffisant pour en vivre, même à 700 F. A l’autre bout de la chaîne, nous voyons le joli petit emballage avec lequel l’Occitane vend le beurre qui, au terme de son traitement industriel, revient à 4,70 euros le kilo à la sortie de l’usine. Ramené au kilo, le beurre coûte au consommateur 144 euros ! Soit 135 fois le prix payé aux femmes de Léo. Commerce équitable ? C’est un des grands arguments de vente de l’Occitane. Le bénéfice de la société en 2005 s’est élevé à 14 millions d’euros. Oui, les chiffres parlent. Ce film le fait remarquablement. Il va aussi voir la société Andines qui, elle, paye 3000 Fcfa le kilo de beurre aux femmes du groupement Laafi, leur permettant d’avoir un salaire équivalent à celui d’un instituteur, de s’acheter un vélo et de scolariser leurs enfants. Une société dont le bénéfice a été de 2000 euros en 2005. Et qui refuse de travailler avec la grande distribution. Seulement voilà, à 3000 Fcfa le kilo, les industriels ne suivent pas et Andines reste une exception heureuse mais non généralisable. Cela aussi, ce film honnête le dit. Alors, nous nous prenons à rêver, que les femmes s’organisent en un cartel ayant connaissance des marchés, des contraintes et des possibles, que le rapport de forces soit tel qu’elles puissent véritablement négocier leur prix. Un rêve ? Oui, une utopie. Mais si nous voulons que le scandale du monde évolue, ne faudra-t-il pas en passer par là ?

Il faut écouter et voir ces femmes pour en sentir la nécessité. Le Beurre et l’argent du beurre est un film passionnant, édifiant et foncièrement utile. Olivier BARLET : Vous avez dit commerce équitable ?


FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Philippe BAQUÉ et Alidou BADINI
Image : Alidou BADINI et Arlette GIRARDOT
Son : Isidore LALLÉ SAM et Honoré SOULAMA
Montage : Jean-François HAUTIN
Production : La SMAC (Jean-François HAUTIN), SAHELIS (Sekou TRAORE)
Avec la participation du CNC et du Fonds Images Afrique du Ministère français des Affaires étrangères
Et le soutien du Fonds Francophone de Production du Sud, de la Région Aquitaine, de la PROCIREP
62 mn

x 14 22 273 p. Quel commerce équitable pour demain ?
Pour une nouvelle gouvernance des échanges
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Gendron Corinne, Palma Torres Arturo et Bisaillon Véronique essai commerce équitable 2009 08/04/09 9782843771484 ECLM – Charles Léopold Mayer »» Politique et société -consommation 22,40 € 22.40 présent à Plume(s)
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Qu’est-ce que le commerce équitable aujourd’hui ? Qui en sont les principaux acteurs ? Quel est son avenir ? Autant de questions auxquelles ce livre se propose de répondre à travers sept expériences sur le terrain dans différentes régions du monde. Au gré de ce voyage, le lecteur partira notamment au Chiapas au cœur d’une petite organisation de producteurs de café, en Bolivie au sein d’une exploitation de quinoa, en Inde pour explorer des formes moins traditionnelles de commerce équitable…

Cet ouvrage invite à découvrir les multiples visages d’un mouvement en pleine expansion qui cherche à retrouver l’humain derrière le consommateur, la communauté derrière le producteur et à redéfinir le lien social et politique entre ceux qu’on a trop longtemps réduits à des agents économiques désincarnés. En marge des critiques stériles qui l’assaillent ces dernières années, mais sans pour autant glisser dans un discours idéalisé, les auteurs offrent de réfléchir aux enjeux que le commerce équitable soulève en regard des appels à un commerce international plus juste et des possibilités d’un marché alternatif fondé sur d’autres valeurs.

x 25 25,5 120 p. Les jardins du commerce équitable T Comar Stéphane, Eberhart Christophe, Pare Simon et Roux Rémi essai commerce équitable 2006 22/05/06 9782915118544 du Layeur »» Politique et société -consommation 23,50 € 23.50 épuisé
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Le commerce équitable s’est illustré, ces dernières années, comme une possible réponse aux inégalités dans les échanges entre le Nord et le Sud.

Le succès du commerce équitable a révélé les consommateurs des pays développés y étaient sensibles et étaient conscients des nouveaux défis apparus avec la mondialisation. Comment répondre aux besoins alimentaires des populations et dans le même temps conserver les espaces naturels, protéger la biodiversité, faire face aux enjeux écologiques liés au développement industriel et à l’urbanisation. En y associant les populations paysannes héritières de savoirs et de savoir-faire respectueux des équilibres écologiques, répond le commerce équitable.

Car l’agriculture paysanne est, par son histoire, porteuse d’une gestion des territoires qui fonde la diversité agricole, alimentaire et, ce faisant, humaine de notre planète. Ce livre permet de découvrir le terrain où s’exerce chaque jour les effets du commerce équitable, ces jardins du monde où sont cultivés les produits, cacao, café, thé, sucre, fruits, épices, riz, fonio, quinoa. par des groupements de petits producteurs.

Ce livre est une illustration de la richesse, de la beauté, de la diversité et aussi de la fragilité d’un monde qu’il s’agit de préserver.

x 14,5 20,5 110 p. Chicharra et les vautours T Vivas Maxime roman commerce équitable 2010 30/04/10 9782916422213 Griffon bleu »» On Ré-Agit ! Jeunesse -littérature 7,00 € 7.00 épuisé
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Certes, il y a la pureté de l’air, les grands sapins protecteurs, les vertes fougères, la vue incomparable sur plusieurs vallées, l’aigle royal, les marmottes et, de temps à autre, les passages à cheval, sur le sentier forestier, d’une jeune fille aux yeux verts.

Mais Pierre souffre de solitude dans sa grange transformée en habitation, à flanc de montagne. De plus, il est régulièrement harcelé par un voisin hargneux. Il ne voit pas comment échapper à son triste destin, jusqu’au jour où son copain Manolo va lui ouvrir les portes d’un avenir exaltant.

Grâce à son cousin, le chanteur Chicharra, Manolo veut créer avec Pierre un commerce de produits dérivés à l’effigie de l’idole des foules. Partout dans le monde, Chicharra chante en faveur des enfants esclaves. Avec son physique qui emprunte à la fois à Arthur Rimbaud et à Che Guevara, il porte l’émotion au cœur de son public. Les jeunes filles affichent son portrait dans leurs chambres et les garçons ne sont pas jaloux de sa beauté.

Les deux amis vont inonder le monde avec leurs produits marqués par la signature et le portrait de Chicharra : briquets, écharpes, tee-shirts, agendas, autocollants, badges, posters, cartes postales, stylos, casquettes, bobs, porte-monnaie, montres, réveille-matin, médailles, statuettes, cendriers, pochettes d’allumettes, etc. Les commandes affluent et l’argent aussi. La moitié des bénéfices sera versée à un orphelinat de Bolivie.

Pierre et Manolo sont jeunes, purs et naïfs. Très vite, pourtant, ils vont découvrir que le commerce international est un vrai métier et qu’on peut y rencontrer des adultes sans scrupule. Le rêve menace de virer au cauchemar.

Alors, Chicharra n’hésite pas à voler au secours des deux amis. Il ignore que, dans cette affaire, il s’est lui-même exposé à un terrible danger.

x 13,5 19 79 mn Une entreprise comme il faut T Balmès Thomas doc commerce équitable 2004 30/11/03 3760114950444 Doc Net films Divers -DVD 17,90 € 17.90 présent à Plume(s)
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La question de "l’entreprise équitable" devient de plus en plus importante pour les firmes occidentales dont la production a lieu majoritairement dans les pays les plus pauvres de la planète. Nokia, leader mondial des téléphones portables, vient d’embaucher Hanna Kaskinen comme "spécialiste moral et environnemental" afin de promouvoir ce concept. Mais, apparemment, les managers de Nokia sont encore peu familiers de ce phénomène. Thomas Balmès a suivi Kaskinen et une consultante anglaise en Chine lors d’une visite des fournisseurs de Nokia. Malaise parmi les managers britanniques qui marchent sur la corde raide entre bénéfice et législation... La franchise initiale des cadres change quand ils découvrent que le film n’est pas seulement destiné à une utilisation interne...
x 14 21,5 230 p. L’envers de l’assiette T Waridel Laure essai alimentation, commerce équitable, libéralisme 2011 25/05/11 9782923165714 Écosociété Politique et société 19,00 € 19.00 prochainement à Plume(s) ?
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Depuis sa parution en 2003, le succès de "L’envers de l’assiette" ne se dément pas. Engagé, socialement responsable et accessible, ce guide alimentaire nouveau genre a été entièrement retravaillé et mis à jour par l’auteure. Laure Waridel scrute nos habitudes alimentaires et nous montre les dangers d’une agriculture industrialisée et mondialisée. Elle propose un éveil de la conscience sociale par nos choix alimentaires. On y apprend que nous pouvons modifier notre alimentation en s’inspirant de quatre concepts très simples : les 3N-J (Nu, Non-loin, Naturel et Juste). Nu pour moins d’emballages. Non-loin pour privilégier les aliments locaux. Naturel pour une agriculture plus écologique et plus saine. Juste pour repenser le système agroalimentaire du local au global afin que tout le monde puisse manger à sa faim. Manger est un besoin essentiel. Répété trois fois par jour, ce geste a pourtant des conséquences qui dépassent largement les limites de l’estomac. Les habitudes alimentaires de chacun ont des répercussions sur la santé des gens, sur celle de la planète et sur les populations qui y vivent. Il est temps de mesurer les implications de nos choix alimentaires et les changements profonds à apporter à notre politique agricole. Se mettre à table prend un tout autre sens avec ce livre où le plaisir de bien se nourrir et la conscience de respecter la Terre s’avèrent indissociables. Truffé d’exemples concrets, L’envers de l’assiette donne faim et soif d’un monde plus juste et plus écologique.

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