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Pierre Daum

Journaliste au Monde puis à Libération, dont il a été le correspondant pour le Languedoc-Roussillon, Pierre Daum collabore actuellement comme grand reporter au Monde diplomatique et à quelques autres journaux.

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x 14,5 24 277 p. Immigrés de force
Les travailleurs indochinois en France (1939-1952)
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Daum Pierre témoignage, histoire esclavage, Viêt Nam 2009 18/05/09 9782742782222 Actes Sud Politique et société -histoire 23,40 € 23.40 prochainement à Plume(s) ?
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Après soixante-dix années de silence, voici enfin mise en lumière une page enfouie de l’histoire coloniale française : le recours, pour travailler dans l’Hexagone, à une main- d’oeuvre immigrée de force.

Déjà, en 2006, le film Indigènes, de Rachid Bouchareb, avait révélé un aspect peu connu de l’utilisation des peuples colonisés lors de la Seconde Guerre mondiale. Or, à cette époque, la France n’avait pas seulement besoin de soldats, mais aussi d’ouvriers, afin de remplacer les Français mobilisés. Pour les travaux les plus pénibles, comme ceux du maniement des poudres dans les usines d’armement, la France fit venir en 1939 vingt mille Indochinois de sa lointaine colonie d’Extrême-Orient.

Recrutés pour la plupart de force, débarqués à la prison des Baumettes à Marseille, ces hommes furent répartis à travers la France dans les entreprises relevant de la Défense nationale. Bloqués en Métropole pendant toute la durée de l’occupation allemande, logés dans des camps à la discipline très sévère, ils furent loués, pendant plusieurs années, par l’Etat français à des sociétés publiques ou privées - on leur doit le riz de Camargue -, sans qu’aucun réel salaire ne leur soit versé.

Ce scandale se prolongea bien après la Libération. Renvoyés vers le Viêtnam au compte-gouttes à partir de 1946, ce n’est qu’en 1952 que les derniers de ces hommes purent enfin revoir leur patrie. Un millier fit le choix de rester en France. Après trois ans de recherches en archives et d’enquête, menée dans les banlieues de Paris et de Marseille, et jusqu’à Hanoi et aux villages les plus reculés du Viêtnam, Pierre Daum a réussi à retrouver vingt-cinq des derniers acteurs encore vivants de cet épisode si peu "positif" de l’histoire coloniale française.

C’est leurs récits qu’il nous restitue dans ce livre.

x 14,5 24 432 p. Ni valise, ni cercueil
Les Pieds-noirs restés en Algérie après l’Indépendance
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Daum Pierre essai Algérie 2012 18/01/12 9782330002275 Actes Sud Archives du colonialisme Politique et société -histoire 24,40 € 24.40 présent à Plume(s)
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Le 5 juillet 1962, l’Algérie devient indépendante.

Huit cent mille Pieds-noirs prennent le chemin de l’exil, mais deux cent mille font le pari de l’Algérie algérienne. Ceux-là, qui les connaît ? Depuis un demi-siècle, les seules voix audibles sont celles des Rapatriés de 1962. Et parmi eux, qui entend-on le plus souvent ? Les plus nostalgiques de l’Algérie française, ceux qui affirment qu’ils sont « tous partis », et qu’ils n’avaient le choix qu’entre « la valise ou le cercueil ».

Or, ces affirmations sont fausses. La seule présence, attestée par les archives, de ces deux cent mille Pieds-noirs présents en Algérie en 1963, le prouve amplement. Pierre Daum est parti à la recherche de ces hommes et de ces femmes restés dans leur pays après 1962. Certains en sont partis cinq ans plus tard, ou dix ans, ou vingt ans. De nombreux y sont morts, heureux de reposer dans la terre où ils sont nés.

Aujourd’hui, quelques centaines y vivent encore. Aucun ouvrage ni aucun article, ou presque, n’en a jamais parlé. Preuves vivantes qu’un autre choix était possible, ils ont toujours été, au mieux, ignorés des Pieds-noirs de France. Au pire, ils ont été considérés comme « traîtres » pour être restés vivre avec les « Arabes ».

Mêlant archives et témoignages inédits, ce livre permet de se plonger, à travers la vie de quinze témoins choisis pour la diversité de leurs origines et de leur parcours, dans les cinquante années de l’Algérie indépendante. Des années exaltantes quoique difficiles, dans un pays qui ne tint pas ses promesses de pluralisme et de démocratie. Un pays en butte au sous-développement, marqué par les blessures jamais cicatrisées de son passé colonial.

Après Immigrés de force (Actes Sud, 2009), son premier livre-révélation sur les travailleurs indochinois de la Seconde guerre mondiale, unanimement salué par la critique, Pierre Daum nous livre une nouvelle enquête, passionnante et rigoureuse, sur un aspect inconnu du passé colonial de la France.

x 14,5 24 535 p. Le dernier tabou
les "harkis" restés en Algérie après l’Indépendance
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Daum Pierre 2015 01/04/15 9782330039080 Actes Sud Solin Politique et société 24,80 € 24.80 sur commande ?
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On pense en général que les harkis, ces Algériens intégrés à l’armée française pendant la guerre d’Algérie, ont soit réussi à s’enfuir en France, soit été massacrés au moment de l’indépendance. Cette idée est complètement fausse. En réalité, la plupart d’entre eux n’ont pas été assassinés, et vivent en Algérie depuis un demi-siècle. Une vérité difficilement acceptable des deux côtés de la Méditerranée…
x 19 26,5 56 p. Les Lính Tho, immigrés de force
Mémoires de Viet Kieu Tome 4
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Daum Pierre et Baloup Clément BD immigration, 39-45, Viêt Nam 2017 13/09/17 9782849532898 Boîte à bulles Contre-coeur BD -historique 14,00 € 14.00 présent à Plume(s)
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Mars 2004, Camargue. Alors qu’il couvre le conflit provoqué par la fermeture annoncée de l’usine Lustucru d’Arles, Pierre Daum, journaliste, découvre que cette usine ne fabrique pas seulement des pâtes : elle conditionne également le riz cultivé par des producteurs locaux. Il décide alors de se renseigner sur les conséquences de cette fermeture pour ces petits producteurs.

A l’occasion de ses recherches, il visite un Musée du riz où certaines photos l’interpellent : des Vietnamiens seraient venus planter du riz en Camargue pendant la Seconde Guerre Mondiale ? Pourquoi ce fait est-il si peu connu ?

Il entame alors une enquête minutieuse pour retrouver des témoins de cette époque, susceptibles de lui en dire davantage. Il découvre que 20.000 travailleurs indochinois ont été forcés dans les années 1940 à venir travailler en métropole pour “participer à l’effort de guerre”…

Une enquête prenante entre deux continents, qui s’attache à un pan volontairement oublié de l’Histoire, préfacée par l’historien Benjamin Stora ! Un Hors Série émouvant et sensible des Mémoires de Viet-Kieu.

x 17 22,5 222 p. L’empire, l’usine et l’amour
Travailleurs indochinois en France et en Lorraine (1939-2019)
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Daum Pierre et Tran Ysé enquête colonialisme, Viêt Nam octobre 2019 10/10/19 9782354281502 Créaphis »» Politique et société -histoire 25,00 € 25.00 sur commande ?
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Ce livre retrace l’histoire des « travailleurs indochinois » venus en France en 1939 pour les besoins de la guerre, puis envoyés en Lorraine (Moselle, Meurthe et Moselle et Vosges) à partir de 1945. Cette histoire ouvrière (l’usine) s’articule avec la lutte pour l’indépendance du Vietnam (l’empire) et des rencontres avec des Françaises (l’amour).

Dans une introduction, l’historien Gilles Manceron présente cet épisode méconnu du passé colonial français et souligne ce cas unique d’exportation en métropole de la situation coloniale.

Ces « travailleurs indochinois » sont d’abord utilisés dans les usines d’armement – puis dans tous les secteurs de l’industrie française – pendant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945). En 1945, le gouvernement français envoya plusieurs milliers de ces hommes en Lorraine, dont les industries réclamaient une nombreuse main-d’œuvre. Certains finirent par retourner au Vietnam, d’autres s’installèrent définitivement en France. Dans le même temps, une guerre de libération du joug colonial était menée en « Indochine », à laquelle la plupart de ces hommes prirent part en métropole – manifestations, meetings, distribution de tracts, accueil de Ho Chi Minh à l’été 1946, etc.

On connaissait la Lorraine comme creuset des immigrations ouvrières européennes, venues pour des motifs économiques. Cette immigration vietnamienne est non seulement restée étrangement inconnue, mais elle est structurellement différente des autres : ses motifs sont à rechercher dans l’histoire coloniale. Deux autres sujets sont absents des immigrations européennes : la lutte anticoloniale, à laquelle ces hommes ont largement participé ; et les rapports amoureux dans un contexte colonial.

L’ouvrage conçu par le journaliste Pierre Daum et la cinéaste Ysé Tran repose sur leur enquête menée sur plusieurs années et prend sa force au plus près des témoins : récits de vie, entretiens, photographies de famille. Le livre reproduit aussi des clichés d’archives publiques (Centre des archives nationales de la France d’Outre-mer à Aix-en-Provence, Archives départementales de Moselle) ou de journaux locaux ou d’archives privées d’entreprises. Environ 80 photographies et documents représentent ainsi les « travailleurs indochinois » dans les camps de travail pendant la guerre ; les travaux effectués ensuite dans toute la France, en Lorraine ; lors des manifestations politiques ; en famille, dans l’intimité.

Rappel historique

En septembre 1939, au moment de la déclaration de guerre, le gouvernement français a fait venir de gré ou de force 20 000 paysans vietnamiens afin de les utiliser comme ouvriers dans les usines d’armement. Le nombre de volontaires ne dépassa pas quelques centaines, recrutés parmi les enfants de l’élite « indigène ». Ils servirent d’interprètes à leurs compatriotes. Le recrutement de l’immense majorité se fit au sein de la paysannerie pauvre et soumise du Vietnam colonisé. Arrachés à leur famille – certains d’entre eux étaient mariés et avaient des enfants –, ces hommes furent transportés vers la France dans les cales de bateaux de marchandises. Débarqués à Marseille après plusieurs semaines d’un voyage éprouvant, ils passèrent leurs premières nuits dans les cellules de la prison des Baumettes, dont la construction venait juste d’être achevée. Organisés en compagnies de 250 hommes commandées par un encadrement français imprégné de préjugés coloniaux, ces hommes furent répartis dans toute la France sur des sites industriels relevant de la défense nationale – la plupart du temps des poudreries, où le travail était à la fois simple à expliquer à des paysans sans expérience et ne parlant pas français, et particulièrement dangereux.

L’idée d’utiliser une main-d’œuvre coloniale pour les besoins de guerre n’est pas nouvelle. Déjà, au cours de la Grande Guerre, la France avait fait venir 41 093 paysans vietnamiens destinés aux usines d’armement. Dès la fin du conflit, les rapatriements s’organisèrent. Une centaine d’entre eux resta en France et devinrent des militants actifs de la lutte anticoloniale.

En juin 1940, la défaite militaire de la France entraîne l’arrêt des usines d’armement. Quelques 5 000 de ces travailleurs indochinois peuvent être rapatriés, avant que la flotte britannique n’empêche tout bateau français de rejoindre l’Extrême-Orient. Les 15 000 restants sont parqués dans des camps d’internement de la Zone sud : Marseille, Sorgues, Saint-Chamas, Agde, Toulouse, Bergerac, etc. Pour leur gestion, un service ad hoc est créé au sein du ministère du Travail : le service de la Main-d’œuvre indigène (MOI). Pendant plusieurs années, ce service louera, pour un coût deux fois moins élevé que le salaire des ouvriers français, la force de travail de ces hommes à toutes les entreprises françaises qui en font la demande. L’entreprise verse alors de l’argent à l’État français, qui ne redistribue aucun salaire aux ouvriers. Les travailleurs indochinois sont envoyés dans tous les secteurs de l’économie française : agriculture, forestage, construction de route, assèchement de marais, industrie chimique ou textile, etc. Parmi tous les travaux effectués par ces hommes, celui qui marquera le plus les esprits est la relance de la riziculture en Camargue.

En 1945, le gouvernement du général De Gaulle réquisitionne tous les bateaux en partance pour l’Extrême-Orient afin d’y envoyer la troupe française mater les désirs d’indépendance. Les 14 000 travailleurs indochinois présents en France sont envoyés dans les grandes régions industrielles : Lorraine, vallée du Rhône, Aquitaine, etc. Ce n’est que trois ans plus tard que les premiers pourront enfin revoir leur pays. De 1948 à 1952, des rapatriements sont organisés. Parce qu’ils ont travaillé en France, ceux qui rentrent au Vietnam sont suspects aux yeux des communistes. 2 000 à 3 000 travailleurs indochinois décident de rester en France, ayant rencontré une femme, souvent française, et fondé une famille. Ces hommes constituent la première vague importante d’immigration vietnamienne sur le sol français.

Puis leur histoire sombra vite dans l’oubli. Pendant presque soixante-dix ans, presque personne n’avait entendu parler de cette page d’histoire.


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