Isabelle Stengers - Librairie Plume(s)
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Isabelle Stengers

(1949 — ) Docteur en philosophie, elle a longtemps enseigné à l’université libre de Bruxelles.

Elle est l’auteure de nombreux livres sur l’histoire et la philosophie des sciences, dont, à La Découverte, L’invention des sciences modernes (1993) et, avec Philippe Pignarre, La Sorcellerie capitaliste (2005-2007). Aux Empêcheurs de penser en rond, elle a récemment publié Au temps des catastrophes (2009) et Les Faiseuses d’histoires. Que font les femmes à la pensée ? (avec V. Despret, 2011).

Elle a reçu le grand prix de philosophie de l’Académie française en 1993.


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x 12,5 19 210 p. Au temps des catastrophes
Résister à la barbarie qui vient
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Stengers Isabelle essai écologie 2009 08/01/09 9782707156839 la Découverte Empêcheurs de penser en rond Politique et société 13,20 € 13.20 épuisé
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Nous avons changé d’époque : l’éventualité d’un bouleversement global du climat s’impose désormais.

Pollution, empoisonnement par les pesticides, épuisement des ressources, baisse des nappes phréatiques, inégalités sociales croissantes ne sont plus des problèmes pouvant être traités de manière isolée. Le réchauffement climatique a des effets en cascade sur les êtres vivants, les océans, l’atmosphère, les sols. Il ne s’agit pas d’un " mauvais moment à passer " avant que tout redevienne " normal ". Nos dirigeants sont totalement incapables de prendre acte de la situation.

Guerre économique oblige, notre mode de croissance actuel, irresponsable, voire criminel, doit être maintenu coûte que coûte. Ce n’est pas pour rien que la catastrophe de La Nouvelle-Orléans a frappé les esprits : la réponse qui lui est apportée - l’abandon des pauvres tandis que les riches se mettaient à l’abri - apparaît comme un symbole de la barbarie qui vient, celle d’une Nouvelle-Orléans à l’échelle planétaire.

Mais dénoncer n’est pas suffisant. Il s’agit d’apprendre, et cela à toute échelle, à briser le sentiment d’impuissance qui nous menace, à expérimenter la capacité de résister aux expropriations et aux destructions du capitalisme. Ce sont les chemins de cette alternative qu’explore Isabelle Stengers dans cet essai novateur.

x 12,5 19 226 p. La sorcellerie capitaliste
Pratiques de désenvoûtement
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Stengers Isabelle et Pignarre Philippe essai politique 2007 07/06/07 9782707147813 la Découverte Politique et société 10,50 € 10.50 sur commande ?
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C’est entendu : il existe une horreur économique.
Mais la dénoncer ne suffit pas : si la dénonciation était efficace, il y a longtemps que le capitalisme aurait disparu... Les auteurs appellent "capitalisme" ce système qui nous saisit à travers des alternatives infernales, du type :" Si vous demandez des droits supplémentaires, une augmentation de salaire, vous favorisez les délocalisations et le chômage." Comment ne pas être paralysé ? D’autres peuples ont appelé cela un système sorcier.
Et si ce n’était pas une métaphore ? Et si c’était même le meilleur nom que l’on pouvait donner à la prise que le capitalisme exerce sur nous, nous aidant, du coup, à réfléchir aux manières dont nous pouvons avoir prise sur lui ? Pourquoi avons-nous été si vulnérables à un tel système ? Comment se protéger ? Certaines idées de gauche, et d’abord la croyance dans le "progrès", n’auraient-elles pas donné au capitalisme le moyen de nous rendre impuissants ? Ce livre s’adresse à celles et ceux qui refusent la résignation.
Il affirme l’importance politique de l’action de collectifs capables de créer de nouvelles manières de résister à ce que nous subissons, et la nécessité d’une culture d’apprentissage et de relais, car nous avons besoin des savoirs que produit et demande la construction de tels collectifs. C’est par la question pragmatique "comment faire prise" que les auteurs prolongent le cri lancé à Seattle : "Un autre monde est possible !".
x 11 17 64 p. Résister au désastre
entretien avec Isabelle Stengers
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Stengers Isabelle entretien écologie octobre 2019 18/10/19 9782918490920 Wildproject Petite bibliothèque d’écologie populaire Politique et société -écologie 8,00 € 8 présent à Plume(s)
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« Ce qui nous attend n’est pas un big flash, une fin du monde brutale et instantanée. Non, quoi qu’il arrive, ça va se déglinguer pendant des siècles. Alors ma question est  : que peut-on fabriquer aujourd’hui qui puisse éventuellement être ressource pour ceux qui viennent  ?  »

Ce petit livre est une invitation à entrer dans l’univers d’une des plus importantes philosophes écoféministes de notre temps. Un univers aux ramifications multiples, où la pensée navigue entre les cases.

Un torrent d’écologie et de liberté qui donne des pistes pour transformer l’action et dépasser nos enfermements.

x 12,5 19 205 p. Les faiseuses d’histoires
Que font les femmes à la pensée ?
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Stengers Isabelle et Despret Vinciane essai Afrique, femmes 2011 07/04/11 9782359250473 la Découverte Empêcheurs de penser en rond Politique et société -femmes 14,50 € 14.50 présent à Plume(s)
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Comment garder la force que nous ont transmise les femmes dont on n’attendait rien d’autre que d’être une maîtresse de maison - épouse, mère ? Ces femmes qui, bravant le ridicule, de manière parfaitement désintéressée (elles ne pouvaient nourrir aucun espoir de carrière), ont résisté à l’objection doucereuse de leur père : « Mais, ma chérie, tu ne manques de rien... » et ont cherché par tous les moyens à créer et à vivre. L’Université leur était alors interdite et Virginia Woolf mettait leurs filles en garde : n’allez jamais rejoindre la procession « des hommes chargés d’honneurs et de responsabilités ». Qu’avons-nous appris, nous, les filles infidèles de Virginia, qui avons, de fait, rejoint les rangs des « hommes cultivés » ? Nous avons le sentiment d’assister à la fin d’une époque : celle où nous pouvions nous réjouir de voir des jeunes femmes (et des jeunes hommes aussi) prendre goût à la recherche, devenir capables de cette liberté dont nous avons profité.

Désormais, à l’Université comme partout ailleurs, il s’agit de manifester sa flexibilité, d’apprendre à donner les bons signaux et à écouter ceux qui proviennent du marché, bref de donner les gages requis de motivation et de sérieux. Comment vivre cette fin d’époque sur un mode qui ne soit ni cynique ni nostalgique ? Comment échapper au « chacun pour soi » qui devient la règle à l’Université comme ailleurs ? Comment faire aujourd’hui relais au cri de Woolf, « Penser nous devons » ? Il nous fallait rencontrer des femmes chez qui nos questions faisaient écho et qui pourraient leur donner des dimensions imprévues, appeler à prolonger ainsi le cri de Virginia Woolf.

Françoise Balibar, Bernadette Bensaude-Vincent, Laurence Bouquiaux, Barbara Cassin, Mona Chollet, Emilie Hache, Françoise Sironi, Marcelle Stroobants, Benedikte Zitouni, ont accepté de témoigner des anecdotes, des événements discrets ou des perplexités qui ont marqué le chemin par lequel chacune a découvert ce que pouvait signifier « penser » et passer ainsi du refus à la création. Mêmes si les portes de l’Université se sont ouvertes aux femmes, cela ne signifie pas qu’elles s’y soient senties « à leur place ».

x 14 21 215 p. Une autre science est possible
Livres
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Stengers Isabelle essai sciences 2013 03/01/13 9782359250664 la Découverte Empêcheurs de penser en rond Divers -sciences 16,50 € 16.50 prochainement à Plume(s) ?
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Comme le fast food, la fast science, c’est vite fait, pas bon et pas très digeste !

Le compromis qui a longtemps assuré aux chercheurs le minimum d’indépendance vitale est mort. L’économie de la connaissance est dépendante des intérêts privés. Une économie spéculative – avec ses bulles et ses krachs – s’empare de la recherche scientifique. Les chercheurs doivent intéresser des « partenaires » industriels, participer aux jeux guerriers de l’économie compétitive. Les mots d’ordre comme « Sauvons la recherche » font consensus, alors qu’ils ne posent surtout pas la bonne question : « de quoi faut-il la sauver ? ».

Isabelle Stengers montre comment la science changera si les chercheurs cessent de se prendre pour le « cerveau pensant, rationnel, de l’humanité » et refusent que leur expertise serve si souvent à faire taire l’inquiétude de l’opinion. Un plaidoyer pour la slow science auquel répond, en miroir, et à un siècle de distance, un brillant pamphlet du philosophe William James, Le poulpe du doctorat (1903).

x 12,5 19 142 p. Au temps des catastrophes
Résister à la barbarie qui vient
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Stengers Isabelle essai écologie 2013 05/09/13 9782707177193 la Découverte Poche Essais Politique et société 9,00 € 9.00 prochainement à Plume(s) ?
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Nous avons changé d’époque : l’éventualité d’un bouleversement global du climat s’impose. Pollution, empoisonnement par les pesticides, épuisement des ressources, baisse des nappes phréatiques, inégalités sociales croissantes ne sont plus des problèmes pouvant être traités de manière isolée. Le réchauffement climatique a des effets en cascade sur les êtres vivants, les océans, l’atmosphère, les sols.

Ce n’est pas un " mauvais moment à passer avant que tout ne redevienne "normal". Nos dirigeants sont incapables de prendre acte de la situation. Guerre économique oblige, notre mode de croissance, irresponsable, voire criminel, doit être maintenu coûte que coûte. Ce n’est pas pour rien que la catastrophe de La Nouvelle-Orléans a frappé les esprits : la réponse qui a été apportée ; l’abandon des pauvres tandis que les riches se mettaient à l’abri, apparaît comme un symbole de la barbarie qui vient, celle d’une Nouvelle-Orléans à l’échelle planétaire.

Mais dénoncer n’est pas suffisant. Il s’agit d’apprendre à briser le sentiment d’impuissance qui nous menace, à expérimenter ce que demande la capacité de résister aux expropriations et aux destructions du capitalisme.

x 15,5 21 208 p. Civiliser La Modernité ?
Whitehead et les ruminations du sens commun
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Stengers Isabelle essai 2017 31/03/17 9782840667414 Presses du Réel »» Politique et société -philosophie 19,00 € 19.00 prochainement à Plume(s) ?
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Prolongeant et renouvelant les ressources proposées par le philosophe Alfred North Whitehead (1861-1947), Isabelle Stengers propose une exploration des manières de « faire commun » face à la débâcle annoncée de la civilisation.

Dans cet essai qui privilégie la joie d’une pensée insoumise plutôt que la dénonciation, Isabelle Stengers prend le relais d’Alfred North Whitehead lorsque, diagnostiquant le « déclin de la civilisation moderne », celui-ci assigna à la philosophie la tâche de « souder le sens commun avec l’imagination ». Face aux prétentions à déterminer ce que nous avons le droit de savoir, elle cherche à donner force à ce que nous savons. Face aux oppositions doctrinales prédatrices qui démembrent le sens commun, elle affirme la philosophie comme puissance de problématisation. Prolongeant et renouvelant les ressources proposées par Whitehead, elle fait exister tant la possibilité d’une science « civilisée » que celle, politique, de dispositifs susceptibles d’habiliter les « gens du commun » à faire valoir les questions qui les concernent.

Au déclin de la civilisation a aujourd’hui succédé la débâcle : « Nous entendons déjà les grincements et les craquements sourds marquant la rupture des plaques de glace, démantibulant le sol que nous avions défini comme assuré. » Il s’agit désormais d’apprendre à vivre dans un monde devenu lui-même intrinsèquement problématique. D’autres voix, et notamment celles, contemporaines, de Donna Haraway, Bruno Latour, David Abram ou Anna Tsing, viendront dès lors s’associer à celle de Whitehead dans l’exploration des manières de « faire commun » que demande notre époque.

x 14 20,5 199 p. Réactiver le sens commun
lecture de Whitehead en temps de débâcle
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Stengers Isabelle essai janvier 2020 09/01/20 9782359251685 la Découverte Les Empêcheurs de penser en rond Politique et société 18,00 € 18.00 prochainement à Plume(s) ?
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Opposer les scientifiques à un « public prêt à croire n’importe quoi » - et qu’il faut maintenir à distance - est un désastre politique. « Ceux qui savent » deviennent les bergers d’un troupeau tenu pour foncièrement irrationnel. Aujourd’hui, une partie du troupeau semble avoir bel et bien perdu le sens commun, mais n’est-ce pas parce qu’il a été humilié, poussé à faire cause commune avec ce qui affole leurs bergers ? Quant aux autres, indociles et rebelles, qui s’activent à faire germer d’autres mondes possibles, ils sont traités en ennemis.

Si la science est une « aventure » - selon la formule du philosophe Whitehead -, ce désastre est aussi scientifique car les scientifiques ont besoin d’un milieu qui rumine (« oui... mais quand même ») ou résiste et objecte. Quand le sens commun devient l’ennemi, c’est le monde qui s’appauvrit, c’est l’imagination qui disparaît. Là pourrait être le rôle de la philosophie : souder le sens commun à l’imagination, le réactiver, civiliser une science qui confond ses réussites avec l’accomplissement du destin humain.

Depuis Whitehead le monde a changé, la débâcle a succédé au déclin qui, selon lui, caractérisait « notre » civilisation. Il faut apprendre à vivre sans la sécurité de nos démonstrations, consentir à un monde devenu problématique, où aucune autorité n’a le pouvoir d’arbitrer, mais où il s’agit d’apprendre à faire sens en commun.


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