Emmanuel Lepage - Librairie Plume(s)
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  • la boutique en ligne d’EnVies EnJeux
  • 36 rue des Lilas : chambres et tables d’hôtes à Millau, chez Eveline et Jean-Michel.
  • La libraithèque ’le droit à la paresse’, librairie et bibliothèque associative et militante, une adresse indispensable dans le Lot.
  • Le pas de côté une librairie - bistrot à Béziers a dû fermer, hélas ...
  • Naturellement Simples Produits naturels à base de plantes
  • Le Lieu-Dit à Saint Affrique, librairie-café-resto-..., lieu de rencontres incontournable, n’a pas (encore) de site internet : 5 rue de l’industrie / 05 65 99 38 42 ; voir aussi sur le site de Plume(s) : Le Lieu-Dit.
  • L’essentiel librairie — épicerie bio — tartinerie à Marciac (Gers)
  • Construire un monde solidaire
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Emmanuel Lepage

Scénariste, dessinateur et coloriste né à Saint-Brieuc. Il commence sa première série en 1986 : Les aventures de Kelvinn. Après la création du fanzine Volapük avec d’autres jeunes dessinateurs, il collabore aux journaux Circus et Tintin reporter avant de s’associer tout d’abord avec le scénariste Dieter pour composer Névé , série très remarquée éditée chez Glénat, puis avec Anne Sibran pour La Terre sans mal édité chez Dupuis. Après un tour du monde de deux ans, Emmanuel Lepage publie deux carnets de voyages chez Casterman : Brésil et America, où ses dessins tout en finesse côtoient les textes de l’écrivain Nicolas Michel. En 2003, il entame la création de son plus grand succés, Muchacho, édité chez Dupuis dans la collection Aire Libre.

« Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu faire de la bande dessinée. Lorsque j’avais sept ans, mes parents m’avaient offert le livre Archives Hergé où était republié pour la première fois Tintin au pays des Soviets. Il y avait dans ce gros bouquin une petite biographie d’Hergé avec une photo dans son atelier. J’ai pris conscience là qu’il y avait quelqu’un derrière les livres… J’ai réalisé que raconter des histoires pouvait être un métier. »

« Les dessins de Pierre Joubert me troublaient et me fascinaient. J’étais admiratif devant tant de maîtrise et de puissance graphique : j’ai passé des heures, des jours à décortiquer ses dessins. Joubert est ma plus grande influence graphique ! Ça se voit, non ? »

« Si j’avais choisi la sécurité, je n’aurais pas fait ce métier ! J’ai toujours eu conscience que c’est un métier incertain, ce qui d’ailleurs en donne sa beauté. Je sais que demain, dans cinq, dans dix ans, ce que je fais risque peut-être de ne plus rencontrer qu’un public de happy few. Mais l’illusion serait de penser ce métier en termes comptables. Tout change tellement vite qu’il faut surtout rester fidèle à soi-même. »

« C’est peut-être prétentieux de le dire, mais la couleur m’est facile. Je sens la couleur comme quelque chose de très ludique, comme une sorte de jubilation. Ce n’est pas avec la tête que je fais les couleurs, mais avec le ventre. Alors que je mets tellement d’énergie, de combat, dans le dessin ! Le dessin, surtout réaliste, m’apparaît comme quelque chose d’inaccessible… »

« Pour moi, le dessin « réaliste », c’est à la fois une éthique, une discipline, une présence de tous les instants, un regard qui s’aiguise. Le dessin « réaliste », c’est peut-être aussi une certaine forme d’abnégation, ça ne se voit pas forcément. Dans le dessin « réaliste », on peut avoir la tentation de jouer la surexpressivité, d’être dans la surenchère, de montrer ce qu’on sait faire. Or, pour être juste, il faut toujours s’arrêter à temps. La facilité dans le dessin, c’est l’effet, la virtuosité. Au fond, est dessinateur « réaliste » celui qui réussit à saisir la vie. Je tends vers cela. »

Les trois premières citations sont extraites de Lepage, une monographie, Éditions Mosquito.



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