Frédéric Lordon - Librairie Plume(s)
masquer rechercher un article par :   ?  

présent :  dans texte :  titre seul :  exacte :
éditeur: tous
Contacts|Qui sommes-nous|Liens|Agenda|soldes
recherche avancée

Quelques revues présentes à Plume(s) :
Accueil du site > Les auteurs > Frédéric Lordon

Frédéric Lordon

Directeur de recherche au CNRS, il travaille au développement d’une économie politique spinoziste (L’intérêt souverain, 2006 ; Spinoza et les sciences sociales, 2008 ; Capitalisme, désir et servitude, 2010) et sur les crises du capitalisme financier (Jusqu’à quand ? Pour en finir avec les crises financières, 2008 ; La crise de trop, 2009)

10 articles
tout ouvrir dans de nouveaux onglets par rayon par theme

larg.
?
haut.
?
pages
?
titre +
?
sous-titre
auteur
type
thème
parution +
?
ean
?
éditeur
?
collection
?
rayon
prix
?
IAD
disponibilité
?
x 11 18 220 p. Jusqu’à quand ? T Lordon Frédéric essai économie 2008 23/10/08 9782912107428 Raisons d’agir Politique et société -économie 8,00 € 8.00 prochainement à Plume(s) ?
AA AA

Le manuscrit de cet ouvrage a été arrêté fin août 2008. Ses épreuves sont relues le 22 septembre. Entre temps survient une « décade prodigieuse » – du 10 au 20 septembre 2008 – qui a de quoi changer la face du monde néolibéral.

Dépassé avant même parution ? Ce serait le cas si ce livre avait eu la visée d’une chronique de crise. Pour le coup, il en aurait loupé un gros bout ! Et, même repris à la hâte, se serait condamné à la fatalité de l’obsolescence – ou bien au chantier d’une écriture sans fin, car, en cet automne 2008, la décomposition financière prend un cours torrentiel qui rend parfaitement caduc le commentaire en temps réel dans l’instant où il est produit.

Mais la perspective de ce livre n’est pas celle-là. Les événements auxquels il est fait référence n’y sont pas mobilisés au titre de la consignation des faits mais comme support d’une analyse – au demeurant, le livre serait très incomplet même si l’horloge s’était arrêtée fin août 2008, et c’est à dessein qu’il a laissé de côté bon nombre d’événements croustillants qu’un historien de la période ne manquera pas d’enregistrer.

Aussi, que la « facture » du sauvetage de Fannie Mae et Freddie Mac soit montée à 200 milliards de dollars alors qu’elle n’était « que » de 25 milliards au moment où le livre était achevé, qu’il faille rajouter Lehman Brothers, Merrill Lynch et AIG à la liste, décidément interminable, des faillis ou des grands brûlés, qu’il n’y ait plus de banques d’affaire aux Etats-Unis ( !), qu’une structure de cantonnement géante destinée à purger d’un coup le système financier constitue une délicieuse irruption de socialisme seule à même de sauver le capitalisme étasunien du désastre, tout cela, qui est considérable en soi, et même inouï, n’altère pas, au contraire, la thèse que la première année de crise suffisait largement à étayer : l’analyse des nuisances intrinsèques de la finance libéralisée appelle son impérative mise au pas, c’est-à-dire une réaction politique de première grandeur.

En définitive le cours stupéfiant pris par la crise depuis le 12 septembre 2008 ne change fondamentalement qu’une chose – mais importante : il a littéralement pulvérisé toutes les stratégies « du fil de l’eau » qui pensaient s’en tirer avec quelques bonnes paroles – le cas échéant on irait jusqu’aux martiales déclarations –, un ersatz de « régulation » à base de transparence et de vertu, et les effets de l’oubli pour, une fois le choc amorti, laisser les affaires reprendre gentiment leur cours sans avoir rien changé de significatif. Cette disposition d’esprit qui prévalait encore à la fin de l’été 2008 a été anéantie. Nul ne peut plus feindre d’ignorer que ce sont les structures mêmes des marchés de capitaux libéralisés qui sont en question, et que les laisser à l’identique vaut ipso facto renouvellement de l’abonnement « crise et krach ». Arraisonner la finance n’est plus une option.

x 13 20 216 p. Capitalisme, désir et servitude
Marx et Spinoza
T
Lordon Frédéric essai philosophie 2010 09/09/10 9782358720137 La Fabrique Politique et société 12,20 € 12.20 sur commande ?
AA AA

Comment un certain désir s’y prend-il pour impliquer des puissances tierces dans ses entreprises ? C’est le problème de ce qu’on appellera en toute généralité le patronat, conçu comme un rapport social d’enrôlement.

Marx a presque tout dit des structures sociales de la forme capitaliste du patronat et de l’enrôlement salarial. Moins de la diversité des régimes d’affects qui pouvaient s’y couler. Car le capital a fait du chemin depuis les affects tristes de la coercition brute. Et le voilà maintenant qui voudrait des salariés contents, c’est-à-dire qui désireraient conformément à son désir à lui. Pour mieux convertir en travail la force de travail il s’en prend donc désormais aux désirs et aux affects.

L’enrôlement des puissances salariales entre dans un nouveau régime et le capitalisme expérimente un nouvel art de faire marcher les salariés. Compléter le structuralisme marxien des rapports par une anthropologie spinoziste de la puissance et des passions offre alors l’occasion de reprendre à nouveaux frais les notions d’aliénation, d’exploitation et de domination que le capitalisme voudrait dissoudre dans les consentements du salariat joyeux.

Et peut-être de prendre une autre perspective sur la possibilité de son dépassement.

x 12,6 19,2 245 p. L’intérêt souverain
Essai d’anthropologie économique spinoziste
T
Lordon Frédéric essai finance 2011 01/06/11 9782707169167 la Découverte La Découverte/Poche Politique et société 11,00 € 11.00 actuellement indisponible
AA AA

La science économique utilitariste domine largement le champ des sciences sociales.

À ses yeux, tout n’est que comportements intéressés et calculateurs. Si une bonne partie de la sociologie s’est rendue avec armes et bagages au paradigme de la théorie du choix rationnel, tous ses courants n’ont pas cédé. Ainsi, par exemple, le Mouvement anti-utilitariste en sciences sociales (MAUSS), pour qui les faits de donation et de solidarité échappent à l’empire théorique de l’économicisme. Pour salutaire qu’elle soit, la réaction anti-utilitariste verse néanmoins plus souvent qu’à son tour dans l’exaltation naïve du désintéressement.

Est-il possible de sortir de cette antinomie finalement improductive opposant un utilitarisme étriqué et les apologies enchantées du geste donateur ? C’est à cette question qu’entend répondre ce travail, à partir d’un concept élargi d’intérêt emprunté à Spinoza : le conatus. Mouvement par lequel o chaque chose s’efforce de persévérer dans son être le conatus est l’expression de ce qu’une existence est fondamentalement intéressée à elle-même, et qu’il n’est pas une de ses actions qui ne soit la manifestation de cet intérêt à soi C’est alors toute une anthropologie économique et sociale qui se réordonne dans la perspective ouverte par Frédéric Lordon.

De la prise violente à l’achat économique, en passant par l’échange symbolique et tous les registres du don - cérémoniel, sociable et charitable -, il n’y a rien d’autre que les expressions de l’intérêtconatus souverain, et ses métamorphoses.

x 13 18,5 134 p. D’un retournement l’autre
Comédie sérieuse sur la crise financière en trois actes et en alexandrins
T
Lordon Frédéric théâtre finance 2011 05/05/11 9782021045772 Seuil Politique et société -économie 14,20 € 14.20 sur commande ?
AA AA

Economiste, Frédéric Lordon est connu pour ses essais critiques sur la mondialisation financière, qui ont rencontré un grand succès public.

Il a ici choisi une forme singulière, celle du théâtre, pour mettre en scène la crise de la finance mondiale. Le rideau s’ouvre : Messieurs les Banquiers, son Altesse le président de la République française, Monsieur le Premier ministre, Monsieur le Gouverneur de la Banque centrale et le petit peuple des conseillers de la Cour. La pièce peut commencer : complètement lessivés par la crise des désormais célèbres « subpraïmes » (sic), les Banquiers vont bientôt sonner à la porte de l’Etat pour lui demander de mettre la main au porte-monnaie ...

Frédéric Lordon se révèle un versificateur virtuose, qui a fait le choix de l’alexandrin pour raconter la déconfiture d’un système qui a tous les traits de l’Ancien Régime.

Mais si la forme évoque la tragédie classique, D’un retournement l’autre est aussi une farce sinistre qui dresse un portrait dévastateur de notre élite (le lecteur reconnaîtra sans peine ses plus célèbres représentants). On rit jaune, à écouter cet aréopage de beaux parleurs affolés par l’interminable maelstrom qu’ils ont provoqué, mais qui jamais n’abjureront leur foi dans les vertus du marché. Crise de la finance, sauvetage public, Explosion de la dette et rigueur hystérique.

Et comme d’habitude, à qui va l’addition ? Qui donc de la farce pour être le dindon ? On l’aura compris : le « retournement » à venir n’aura rien à voir avec celui d’un cours de bourse

x 14 20,5 284 p. La société des affects
Pour un structuralisme des passions
T
Lordon Frédéric essai 2013 05/09/13 9782021119831 Seuil l’ordre philosophique Politique et société -philosophie 22,00 € 22.00 présent à Plume(s)
AA AA

Après avoir longtemps refusé d’y toucher, les sciences sociales découvrent que la société marche aux désirs et aux affects. Mais quand on voit que l’économie, bien dans sa manière, poursuit son fantasme de science dure en s’associant maintenant avec la neurobiologie, on devine que le risque est grand que le " tournant émotionnel " porte à son comble le retour à l’individu et signe l’abandon définitif des structures, institutions, rapports sociaux, par construction coupables de ne pas faire de place aux choses vécues.

Comment articuler les émotions des hommes et le poids de détermination des structures ? Comment penser ensemble ces deux aspects également pertinents, et manifestement complémentaires, de la réalité sociale - que rien ne devrait opposer en principe ? Tel est le projet de " structuralisme des passions " que Frédéric Lordon expose dans ce livre brillant et roboratif. Mobilisant les textes de Spinoza, mais aussi de Marx, Bourdieu et Durkheim, il s’efforce de penser la part passionnelle des structures du capitalisme et de leurs crises historiques successives.

Économiste devenu philosophe, Frédéric Lordon s’attache au fond par ce travail à la " réfection de nos sous-sols mentaux ". Parce que la destruction du socle métaphysique de la pensée libérale est un préalable indispensable à la transformation politique des structures.

x 13 20 360 p. Imperium
Structures et affects des corps politiques
T
Lordon Frédéric essai politique 2015 22/09/15 9782358720700 La Fabrique Politique et société 15,00 € 15.00 prochainement à Plume(s) ?
AA AA

Aujourd’hui, la gauche sociale et politique est en panne de réflexion sur l’Etat. Pourtant, la critique de l’Etat y est toujours fréquente, des professions de foi internationalistes jusqu’à l’anarchisme ou communisme libertaire. Pour Frédéric Lordon, ces positionnements constituent le plus souvent une posture et ont tendance à fuir le vrai problème posé par l’Etat : toutes les communautés humaines semblent se référer à une entité verticale, que ce soit sous la forme d’une autorité charismatique, d’un ensemble de règles communément partagées ou sous la forme rationnelle et bureaucratique de l’Etat propre aux sociétés contemporaines.

Que faire de ce principe vertical qui traverse les sociétés ? Certains (les républicains, les étatistes) célèbrent ce principe et promeuvent un "vrai" Etat-nation, une république "sociale". D’autres voudraient en finir avec ce principe, en imaginant une société humaine transparente à elle-même, intégralement cosmopolite et strictement fondée sur le principe d’association et de réciprocité. Frédéric Lordon s’oppose à ces deux propositions et fait à nouveau travailler les concepts qu’il a forgés dans Capitalisme, désir et servitude.

A travers une lecture contemporaine de Spinoza, l’auteur propose de repenser l’Etat non comme un corps étranger face à la "bonne" société civile, mais comme une nécessité intrinsèque du social. Chez Spinoza, ce principe de verticalité a pour nom imperium : l’imperium est l’expression d’une puissance, celle de la multitude, incommensurablement supérieure à celles de chacune de ses parties constituantes prises séparément.

Sous cet angle, il ne faut plus penser l’Etat sur le modèle des Etats "bourgeois" modernes, ni celui des royautés, des grands Empires féodaux ou esclavagistes. L’Etat au sens large est le nom qu’on peut alors donner à tout groupement politique persévérant, quelle qu’en soit la forme. Contre les libéraux - et aussi les libertaires - qui pensent que le lien social est réductible à des contrats, ou à des pactes, passés dans la transparence de la conscience, il faut dire que les hommes tiennent en groupements nombreux non sous l’effet de promesses explicites et d’engagements transparents mais, comme le dit Spinoza, par l’effet d’un affect commun.

En ce sens, si l’on veut penser l’Etat comme une forme politique potentiellement dominatrice, il faut reprendre le fil de Capitalisme, désir et servitude : la servitude n’est que rarement l’imposition d’une contrainte étrangère aux désirs de la multitude. Elle est la forme politique prise par la multitude pour réaliser ses priorités, sa puissance. C’est la puissance de la collectivité qui est par là même capturée par les "entrepreneurs de pouvoir", et cette capture est facilitée par tous les Etats en tant que principe vertical et contraignant.

Penser l’Etat, c’est donc répondre à une question plus que jamais d’actualité : comment résister à la dépossession de notre puissance par l’Etat ? Comment accroître notre puissance collective ? Mais pour y répondre, il faut au moins abandonner le registre de la posture, les impasses de la dénégation, et être un peu au clair sur la réalité des forces passionnelles qui sont l’étoffe de la politique : ne pas se raconter des histoires.

x 12,5 19 187 p. On achève bien les Grecs
Chroniques de l’euro 2015
T
Lordon Frédéric essai Europe 2015 25/11/15 9791020903662 Les Liens qui Libèrent International -Europe 15,00 € 15.00 sur commande ?
AA AA

L’eurozone a jeté le masque. S’il en était encore besoin, 2015 aura été la date de la pleine révélation, et la Grèce son lieu. Nous savons désormais quel cas l’Union monétaire européenne fait des peuples européens et de la démocratie. La brutalité sans frein, le chantage ouvert, l’humiliation sans pitié : rien n’a été épargné au gouvernement Syriza - mais c’est qu’il s’agissait de faire un exemple.

Un exemple pour montrer à tous ce qu’il adviendra à tout gouvernement authentiquement de gauche en Europe. Syriza a été broyée. Mais ce sont sa pusillanimité stratégique et le refus d’envisager la rupture qui ont scellé son échec. Il est temps, pour tous ceux qui à gauche ont trop longtemps poursuivi la chimère d’un "autre euro possible", de méditer cette leçon : il n’existe aucune solution institutionnelle de transformation réellement progressiste de l’euro.

Les institutions de l’euro ne laissent que le choix de les souffrir, de les fuir ou de les détruire. C’est à la gauche qu’il appartient de rompre, et dans les formes d’un internationalisme enfin bien compris.

x 11 18 208 p. Les affects de la politique T Lordon Frédéric essai 2018 08/02/18 9782757870495 Points Babel Politique et société 7,80 € 7.80 prochainement à Plume(s) ?
AA AA
Une théorie neuve et vigoureuse de la contestation.

Que la politique soit en proie aux « passions », tout le monde l’accordera. Autrement malaisé serait de faire entendre que les affects sont son étoffe même. La politique n’est-elle pas aussi affaire d’idées et d’arguments, et les « passions » ne sont-elles pas finalement que distorsion de cet idéal d’une politique discursive rationnelle ?

Le point de vue spinoziste bouscule la fausse évidence d’une antinomie entre les « idées » et les affects. On émet bien des idées pour faire quelque chose à quelqu’un – pour l’affecter. Et, réciproquement, les idées, spécialement les idées politiques, ne nous font quelque chose que si elles sont accompagnées d’affects. Faute de quoi, elles nous laissent indifférents. En « temps ordinaires » comme dans les moments de soulèvement, la politique, idées comprises, est alors un grand jeu d’affects collectifs.

x 11 17 112 p. Vivre sans ?
autorité, institution, économie...
T
Lordon Frédéric et Boggio Éwanjé-Épée Félix entretien 2019 04/10/19 9782358721714 La Fabrique Politique et société 14,00 € 14 prochainement à Plume(s) ?
AA AA
Conversation avec Félix Boggio Éwanjé-Épée

C’est peut-être le discours le plus dynamique dans l’imaginaire contemporain de la gauche,mais ce qui fait son pouvoir d’attraction est aussi ce qu’il a de plus problématique. Car il nous promet la « vie sans » : sans institutions, sans État, sans police, sans travail, sans argent – « ingouvernables ».

La fortune de ses énoncés recouvre parfois la profondeur de leurs soubassements philosophiques. Auxquels on peut donner la consistance d’une « antipolitique », entendue soit comme politique restreinte à des intermittences (« devenirs », « repartages du sensible »), soit comme politique réservée à des virtuoses (« sujets », « singularités quelconques »). Soit enfin comme politique de « la destitution ». Destituer, précisément, c’est ne pas réinstituer – mais le pouvons-nous ? Ici, une vue spinoziste des institutions répond que la puissance du collectif s’exerce nécessairement et que, par « institution », il faut entendre tout effet de cette puissance. Donc que le fait institutionnel est le mode d’être même du collectif. S’il en est ainsi, chercher la formule de « la vie sans institution » est une impasse. En matière d’institution, la question pertinente n’est pas « avec ou sans ? » – il y en aura. C’est celle de la forme à leur donner. Assurément il y a des institutions que nous pouvons détruire (le travail). D’autres que nous pouvons faire régresser (l’argent). D’autres enfin que nous pouvons métamorphoser.

Pour, non pas « vivre sans », mais vivre différemment.

x 11 17 144 p. Police T Bentounsi Amal, Bernanos Antonin, Coupat Julien, Dufresne David, Hazan Eric et Lordon Frédéric essai 18 septembre 2020 18/09/20 9782358722025 La Fabrique Politique et société -répression 12,00 € 12.00 présent à Plume(s)
AA AA

La police, un sujet omniprésent sur lequel, à force, on ne sait plus trop quoi penser. Ce livre, qui ne prétend pas à l’objectivité, donne le point de vue de quelques individus qui ont eu " maille à partir ", comme on dit, avec les forces de l’ordre.

David Dufresne qui suit depuis longtemps les violences policières, résume ce qu’il a vu, subi, et entendu.

Julien Coupat explicite le sens du mot d’ordre " Tout le monde déteste la police ", il montre qu’il s’agit plus que d’un cri d’instinct, que ce slogan a valeur tactique.

Eric Hazan au contraire reste (très minoritairement) convaincu que seul le basculement de la police peut transformer l’émeute en mise à bas du système : il préconise le mot d’ordre opposé : " La police avec nous ! ".

Antonin Bernanos, militant antifasciste, met en évidence les connivences et les alliances objectives entre l’institution policière et l’extrême droite ;

Amal Bentounsi, évoquant sa bataille judiciaire pour faire condamner les policiers meurtriers de son frère Amine Bentounsi, donne à voir la façon dont le racisme d’État a pu appuyer l’ascension inexorable et incontestée du pouvoir policier dans tous les pores du champ social.

Enfin Frédéric Lordon examine la menace d’affranchissement sauvage, inhérente aux institutions de la violence d’État, qui menace d’entraîner la police dans un devenir corps-étranger au sein du corps politique, sous les oripeaux du " monopole de la violence légitime ".


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Nous écrire | Espace privé | SPIP | squelette |