Donatella Di Cesare - Librairie Plume(s)
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Donatella Di Cesare

(1956 — ) Philosophe, essayiste et éditorialiste italienne. Elle enseigne la philosophie à la Sapienza, l’université de Rome. Elle est l’auteure de nombreux essais dont un a fait l’objet d’une traduction française : Heidegger, les Juifs, la Shoah (Le Seuil, 2016).

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x 11 17 112 p. Un virus souverain
L’asphyxie capitaliste
T
Di Cesare Donatella essai 22 octobre 2020 22/10/20 9782358722056 La Fabrique Politique et société 13,00 € 13.00 présent à Plume(s)
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Du gouvernement des experts à l’état d’exception, de la démocratie immunitaire à la hantise du complot, de la distance physique imposée au contrôle électronique des corps : le virus a changé nos existences sans que l’on sache encore ce qui en restera à l’avenir. Ce qui est sûr, c’est qu’il a révélé la façon dont la logique immunitaire exclut les plus pauvres, les plus vulnérables. Ainsi, le virus et les modalités inventées pour le combattre ont mis en évidence la cruauté du capitalisme. Pour s’en sortir, il faudra rien de moins que l’invention d’un nouveau mode d’exister en commun.

En philosophe, Donatella Di Cesare tire les leçons des méfaits du virus souverain, qui ignore les frontières et bouscule notre ordinaire façon de penser.


Il n’est pas question ici d’épidémiologie, ni de virologie, ni de quelque "logie" que ce soit car c’est de philosophie qu’il s’agit. Du reste, Donatella Di Cesare enseigne cette discipline dans la plus ancienne institution universitaire d’Europe, La Sapienza à Rome. Que penser d’une démocratie immunitaire où les experts ont acquis des places de gouvernants et où l’état d’exception est permanent ? Que dire de la "distanciation sociale" sinon qu’elle est l’élargissement du fossé entre les riches et ceux qui n’ont rien ? Comment qualifier un virus capable d’annuler l’idée même de frontière ? Comment qualifier les relations où chacun vit caché derrière son masque et où personne n’ose se toucher ? Le virus a rendu manifeste la brutalité du capitalisme qui nous emporte dans sa spirale dévastatrice.

"Ce qui se passe n’est pas une crise mais bien une catastrophe au ralenti. Le virus a bloqué le dispositif. Ce que l’on voit, c’est une convulsion planétaire, le spasme produit par la violence fébrile, l’accélération sans fin autre qu’elle-même qui a inexorablement atteint son point d’inertie. C’est une tétanisation du monde". Est-ce un dernier signal d’alarme ?


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