Khalil Toufakji - Librairie Plume(s)
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Khalil Toufakji

Cartographe palestinien. Depuis plus de 35 ans, il étudie l’extension de la colonisation israélienne. Maintes fois, il a démontré comment l’Etat hébreu grappillait de la terre palestinienne depuis l’Occupation du territoire en juin 1967.

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x 14 20,5 256 p. 31° nord, 35° est
Chroniques géographiques de la colonisation israélienne
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Toufakji Khalil et Maupas Stéphanie janvier 2020 16/01/20 9782348042263 la Découverte International -Moyen Orient 19,00 € 19.00 présent à Plume(s)
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« À 17 ans, je n’avais pas l’expérience de la guerre. Et puis j’ai vu les corps des soldats jordaniens qui jonchaient les rues ; et enterré les morts tout près de la vieille ville, à l’entrée de la porte aux Lions. Ce jour de juin 1967, je m’étais rendu au Mur des Lamentations que nous appelons El-Bourak. Des dizaines de maisons se dressaient alors à ses pieds. Les Israéliens avaient commencé à raser le quartier. J’observais les excavatrices à l’oeuvre, sans bien saisir la gravité de la scène que d’autres jouaient sous mes yeux. Mais depuis ce jour-là, je n’ai cessé de voir des maisons démolies.

"Peut-on introduire une carte de Palestine, une nouvelle carte ? m’avait demandé Fayçal el-Husseini lorsque je rejoignis la Société d’Études Arabes en 1983. Fayçal, avec lequel je construirais des liens profonds, avait une formation d’officier. Il n’avait jamais combattu, mais voulait créer ’une salle des opérations". Ce fut donc la Maison d’Orient, à Jérusalem. Dans l’esprit des Palestiniens, la Maison d’Orient était plus qu’une municipalité clandestine. C’était la résistance.

Lorsque j’ai rencontré Fayçal, nous avions une vision du futur. Nous pensions que nous aurions un Etat, et nous construisions ses institutions. Nous avions compris que nous aurions besoin de cartes, pour faire front face à Israël. Pendant presque trois ans, nous avons eu des discussions longues, souvent tendues, avec les Israéliens, en amont puis en aval de la déclaration d’Oslo. Je faisais partie de l’équipe palestinienne. J’étais le cartographe de l’équipe, un simple technicien.

Mais en 1995, j’ai dit à Yasser Arafat qu’il n’y avait pas d’État palestinien. Qu’il n’avait pas d’État. Qu’il n’avait rien. Pour avoir observé pendant dix ans la colonisation de la Cisjordanie et l’avoir enregistrée sur des cartes, pour avoir regardé la vieille Jérusalem et l’Est de son visage batailler pour chaque centimètre, je savais que le projet d’État palestinien ne serait pas ici, pas sur cette terre. Pas aujourd’hui. Nous avons encore besoin de temps. Et nous avons besoin de chefs. »


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