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Andreas Malm

Maître de conférences en géographie humaine à l’université de Lund en Suède. Il est l’auteur de Fossil Capital : The Rise of Steam Power and the Roots of Global Warming (2016)

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x 13 20 242 p. L’anthropocène contre l’histoire
Le réchauffement climatique à l’ère du capital
T
Malm Andreas essai 2017 10/04/17 9782358720953 La Fabrique LA FABRIQUE Politique et société 15,00 € 15.00 prochainement à Plume(s) ?
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Du delta du Nil aux cercles polaires, le constat est effrayant : la Terre se réchauffe dans des proportions qui nous mènent aujourd’hui au seuil de la catastrophe. Le concept d’Anthropocène, s’il a le mérite de nommer le problème, peine à identifier les coupables et s’empêtre dans le récit millénaire d’une humanité pyromane. Or si l’on veut comprendre le réchauffement climatique, ce ne sont pas les archives de « l’espèce humaine » qu’il faut sonder mais celles de l’Empire britannique, pour commencer. On y apprend par exemple que dans les années 1830 la vapeur était, aux mains des capitalistes anglais, un outil redoutable pour discipliner la force de travail et une arme de guerre impérialiste ; on y suit la progression fulgurante de la machine mise au point par James Watt qui supplante en quelques années la force hydraulique – pourtant abondante et moins chère – dans l’industrie textile anglaise. En puisant dans les sources de l’histoire sociale, ce livre raconte l’avènement du « capital fossile », ou comment la combustion ininterrompue de charbon a permis de repousser les limites de l’exploitation et du profit.

Il faut couper la mèche qui brûle avant que l’étincelle n’atteigne la dynamite, écrivait Walter Benjamin dans un fragment célèbre, « Avertisseur d’incendie », où il insistait sur la nécessité d’en finir avec le capitalisme avant qu’il ne s’autodétruise et emporte tout avec lui. Pour Andreas Malm, on ne peut pas mieux dire l’urgence contemporaine de défaire l’économie fossile par des mesures révolutionnaires.

x 11 17 160 p. Comment saboter un pipeline T Malm Andreas pamphlet juin 2020 19/06/20 9782358721950 La Fabrique Politique et société 14,00 € 14.00 présent à Plume(s)
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Le réchauffement climatique est le problème vital de notre époque. Chaque nouvelle étude scientifique vient confirmer que la situation est pire que prévu, presque irréversible. Pourtant au premier rang des responsables identifiés, l’économie fossile continue de tourner à plein régime, comme si de rien était, avec le soutien affirmé ou discret des dirigeants politiques dont l’incapacité à faire face à l’écueil se révèle, de COP en COP, plus évidente.

Le paradoxe est d’autant plus saisissant que le mouvement pour le climat a pris une ampleur sans précédent, organisant ces derniers mois dans les pays du Nord global des rassemblements massifs pour exiger des mesures des gouvernements. Dans le même temps, les investissements dans les énergies fossiles n’ont pas cessé d’augmenter. Comment cesser d’être à ce point inoffensif ? C’est en tant qu’acteur de ces luttes qu’Andreas Malm entreprend ici une discussion critique des principes et des pratiques du mouvement pour le climat, dont la plupart des théoriciens plaident pour la non-violence et revendiquent l’héritage des Suffragettes, de Gandhi ou de Martin Luther King.

Replongeant dans l’histoire de la désobéissance civile, Malm rappelle que la mise en œuvre de stratégies non violentes a toujours eu pour condition de possibilité l’existence d’une aile radicale, laquelle manque aujourd’hui à des organisations telle qu’Extinction Rebellion qui s’en trouvent neutralisées. La question n’est pas de choisir entre violence ou non-violence, mais de distinguer entre différents types de violence — et de savoir quand, comment, y recourir à dessein.

Or lutter contre le réchauffement climatique n’est pas la même chose que combattre un dictateur, une armée d’occupation ou un état ségrégationniste. C’est à l’infrastructure fossile qu’il faut s’attaquer en premier lieu, l’occasion de raviver toute une tradition de sabotage des équipements pétroliers et gaziers — jusqu’à celui récent opéré avec succès par deux militantes catholiques contre un pipeline dans l’Iowa.

La consommation est l’autre versant du problème et Malm invite à faire la différence entre les émissions de CO2 "de subsistance" — auxquelles Macron a cru bon de s’attaquer, déclenchant la révolte des Gilets jaunes — et celles "de luxe" des ultra-riches, véritable "étendard idéologique" qui transforme un crime contre la planète et ses habitants en idéal de vie. Là encore le mouvement pour le climat doit savoir identifier ses cibles et intégrer à sa grille politique les rapports de classe et de race.

Enfin s’il doit ajouter à son répertoire tactique la destruction matérielle, il lui faut garder à l’esprit les périls d’un extrémisme qui serait contre-productif, du substitionnisme et de la répression étatique. Nous n’avons plus le temps d’attendre, tout ce qui n’a pas été tenté doit l’être, et les militants pour le climat de demain — potentiellement des millions — doivent apprendre dès maintenant à lutter dans un monde en feu.

x 11 17 240 p. La chauve-souris et le capital
Stratégie pour l’urgence chronique
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Malm Andreas essai 18 septembre 2020 18/09/20 9782358722032 La Fabrique Politique et société 15,00 € 15.00 sur commande ?
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Le début de la décennie semble marqué par une accélération de l’histoire de la relation des hommes à la Terre. Alors que les conséquences du dérèglement climatique, de l’Australie au Kenya, prenaient la forme de méga feux, de cyclones et de nuages de criquets ravageurs, le Covid-19 est venu frapper comme un éclair plus de la moitié de la population mondiale. Rapidement, les mesures de confinement prises par les gouvernements du monde entier ont cependant laissé entrevoir des effets inattendus : les émissions carbones chutaient drastiquement et la nature semblait reprendre un peu de ses droits jusque dans les villes. Et si la crise sanitaire était une opportunité pour la lutte contre le réchauffement terrestre ? Dans ce court essai, Andreas Malm prend la question à bras-le-corps. Il explique que les deux phénomènes sont biologiquement liés. On sait depuis un moment qu’une des causes premières des contagions zoonotiques (de l’animal vers l’homme et vice-versa) est la déforestation qui détruit la biodiversité... et accélère la concentration de CO2 dans l’atmosphère. Ensuite, si le virus s’est propagé à une telle vitesse sur le globe, c’est qu’il a emprunté les circuits de l’économie fossile : des routes qui s’enfoncent toujours plus profondément dans les forêts, aux cargos et aux avions, véritables autoroutes virales. Malm décrypte les mécanismes par lesquels le capital, dans sa quête de profit sans fin, produit de la pandémie comme de l’effet de serre, sans fin. Mais l’analogie a aussi ses limites. Malm rappelle que la crise sanitaire et économique provoquée par le Covid- 19 s’est accompagnée dès le départ de la promesse d’un « retour à la normale » - et donc à la hausse continue des températures. Si l’énergie déployée par les États pour combattre l’épidémie contraste tant avec leur inaction en matière climatique, c’est aussi qu’elle a touché en plein coeur les métropoles des pays développés, et que personne n’a intérêt à la voir perdurer. Le virus n’est pas, à la différence du CO2, un coefficient du pouvoir et de la richesse. Un tout autre antagonisme pèse sur le climat : un antagonisme social. On sait à présent qu’il est possible d’arrêter, même temporairement, le businessas- usual. Mais dans « le monde d’après-covid-19 », les méthodes bureaucratiques ne suffiront pas à éviter la catastrophe : il faudra des méthodes révolutionnaires. Sans quoi nous serons condamnés à survivre sur une « planète fiévreuse habitée par des gens fiévreux ».
x 13 20 350 p. Fascisme fossile
L’extrême droite, l’énergie, le climat
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Zetkin collective et Malm Andreas enquête écologie, extrême droite 22 octobre 2020 22/10/20 9782358722063 La Fabrique Politique et société 18,00 € 18.00 présent à Plume(s)
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D’un côté, la planète se réchauffe dangereusement, de l’autre, l’extrême droite gagne du terrain, de l’Europe aux Amériques. Que se passe-t-il quand ces deux tendances se rencontrent ? La poussée nationaliste contemporaine a été largement commentée, mais son rapport à l’écologie reste dans l’ombre. Ce livre entreprend de combler cette lacune : qu’ont dit, écrit et fait les principaux partis d’extrême droite à propos du climat et de l’énergie durant la dernière décennie ? En premier lieu, ils ont nié le problème.

Le climato-négationnisme qu’on croyait moribond a fait un retour fracassant par la voix de leurs leaders. Dans sa grande majorité, l’extrême droite voue un culte aux réserves nationales et abhorre les éoliennes, s’oppose aux accords climatiques, entretient des liens étroits avec l’industrie fossile et nourrit de théories conspirationnistes sa détestation des mouvements écologiques et de la climatologie.

Même quand elle reconnaît le problème, qu’elle se revendique d’un "nationalisme vert" , ses positions restent en toutes circonstances déterminées par la défense de la nation et du territoire, et par son obsession de l’immigration non-blanche. Pour les auteurs de ce livre, l’essor des politiques nationalistes dans le contexte du réchauffement mondial nous alerte sur les dangers d’un fascisme fossile qui emploierait les moyens les plus brutaux à la préservation du statu quo.

Pour étayer l’hypothèse et sonder sa probabilité, cet état des lieux se double d’une enquête historique aux sources du phénomène : dans le fascisme historique, où les écrits de Marinetti et Jünger autant que les réalisations du Troisième Reich et de l’Italie de Mussolini témoignent d’une passion pour les combustibles fossiles indissociable de leurs projets guerriers ; mais aussi au coeur de la civilisation bourgeoise, où race et énergie ont parfois fusionné, conférant au charbon puis au pétrole et au gaz une place centrale dans la domination blanche du monde moderne.

Les auteurs examinent en particulier deux moments de cette histoire, quand les navires à vapeur de l’empire britannique faisaient la démonstration par le sang de la prétendue supériorité raciale anglaise sur les peuples colonisés ; ou quand un siècle plus tard, dans les États-Unis d’après-guerre, l’automobile servait les projets de ségrégation raciale urbaine en permettant la constitution de ghettos blancs en périphérie des villes.

S’appuyant sur des recherches inédites et sur les travaux de Fanon et Adorno notamment, ce livre explore les ressorts politiques, idéologiques et psychologiques d’une "fascisation fossile" en germe au XXIe siècle. Le fascisme a toujours émergé d’une situation de crise majeure : celle qui s’annonce, passé le seuil des 2 °C, est d’une ampleur sans précédent.


Coordonné par Andreas Malm
Traduit de l’anglais par Lise Benoist


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